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Accompagnez Marc Grunberg au travers de cet essai historique...
Au pied du monument aux morts de Morteaux-Couliboeuf (Calvados) une plaque de onze noms rend hommage à ceux disparus entre 1939 et 1945. Parmi eux, deux déportés dont Marc Grunberg. C’est aujourd’hui la seule trace de cet homme qui a été le médecin du village durant quatre ans (1938-1942) et rien pour indiquer la particularité de son parcours. Marc Grunberg est juif roumain, il naît sur les bords de la mer Noire en 1906, fait ses études à Strasbourg puis s’installe en Normandie. En 1942, il est arrêté comme otage à la suite du sabotage d’un train allemand. C’est dans un des rares convois de répression qu’il part pour Auschwitz dont il ne revient pas. Marc Grunberg a toujours aimé la France, il a appris notre langue, il a choisi d’y vivre et il a espéré obtenir la nationalité française. Vaine illusion. Son parcours est celui d’un juif étranger qui malgré tous ses efforts pour s’intégrer se heurte sans cesse à une fin de non-recevoir. Ce livre reconstitue et éclaire son histoire. Marc Grunberg a désormais un visage, il est maintenant plus qu’un nom sur un monument aux morts.
Un ouvrage riche et émouvant que vous ne pourrez plus lâcher !
À PROPOS DE L'AUTEURE
Pascale Savin est professeur d’histoire. En 2011, un projet pédagogique l’amène à découvrir le nom de Marc Grunberg. A partir de cet instant, elle se lance dans une enquête personnelle sur cet homme qui lui permet aujourd’hui de présenter cette biographie.
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Veröffentlichungsjahr: 2021
Savin
À mon grand regret
Essai
ISBN : 979-10-388-0189-9
Collection : Les Savoirs
ISSN : 2428-9450
Dépôt légal : septembre 2021
© couverture Ex Æquo
© 2021 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle, réservés pour tous pays.
Toute modification interdite.
Éditions Ex Æquo
Merci…
À Hélène et Arnaud de m’avoir encouragée à me lancer.
À ma sœur pour avoir consulté des cartons d’archives avec moi lors d’un séjour à Strasbourg.
À Françoise pour m’avoir accueillie chez elle toutes les fois que j’en ai eu besoin pour mes déplacements et pour une multitude d’autres choses…
À Odette pour son accueil et sa confiance. Elle a fait de moi l’héritière de son histoire et de sa mémoire, elle m’a ouvert sa maison, son cœur et ses souvenirs.
À toutes mes amies : Claire, Cécile, Sandrine pour m’avoir écoutée et soutenue dans ce projet.
À tous ceux que j’ai croisés, questionnés, sollicités et qui m’ont renseignée et conseillée.
À Xavier pour sa relecture bienveillante et rigoureuse de mon manuscrit. Une aide précieuse que je n’attendais pas et qui m’a ravie.
À toi qui te reconnaîtras d’avoir été auprès de moi, si près de moi, pendant ces longues années de gestation du livre. Merci d’avoir partagé une partie de ma vie.
À mes enfants, Clément et Thomas, d’être ce qu’ils sont. Je vous aime.
Pascale Savin a mené une enquête rigoureuse et passionnante puisqu’elle n’intéresse pas seulement le Dr Marc Grunberg, médecin juif roumain, mais les dizaines de médecins juifs roumains au service de la population française, le plus souvent installés dans des bourgs de province écartée où sans les soins qu’ils leur ont prodigués, nombreux auraient été les ruraux malades à ne pas être soignés. J’ai toujours regretté de n’avoir pas eu le temps d’établir la liste de ces médecins juifs, alors que j’ai publié une étude sur la ligne politique du gouvernement roumain à l’égard des Juifs roumains installés en France pendant la période de l’occupation.
Trois ans après la naissance de Philippe Pétain (1854), Napoléon III avait pris des mesures assurant aux étudiants en médecine roumains ayant effectué l’essentiel de leurs études médicales en France de pouvoir s’y établir tout en conservant leur nationalité roumaine. Dans les années trente, Pascale Savin a montré par ses investigations comment ce statut particulier a été ébréché par une xénophobie et un antisémitisme croissant. Il était difficile pour Pascale Savin de suivre pas à pas Marc Grunberg depuis sa naissance jusqu’à son assassinat à Auschwitz à l’âge de 36 ans. Très peu de témoignages personnels subsistent le concernant et sa personnalité intime restera ignorée. Nous ne connaîtrons que son aspect physique, son parcours reconstitué très précisément, ses qualités professionnelles attestées par le maire et ses administrés d’une bourgade du Calvados, Morteaux-Couliboeuf où Marc Grunberg n’a pas laissé d’écrits ou de lettres personnelles. L’hommage que Pascale Savin a voulu lui rendre est bouleversant parce qu’elle ne l’a pas connu et ne le connaîtra jamais et pourtant il lui est proche et chaque document administratif ou policier où son nom est inscrit la rapproche de cet homme reconstitué qui n’est que l’ombre d’une ombre qui ne laissera de trace que grâce à elle. Pascale Savin se pose de multiples questions sur l’étudiant, le médecin, l’exclu de la profession médicale, l’arrestation comme otage juif, l’internement au camp de Compiègne, la déportation et elle parvient souvent à en trouver les réponses exactes. En regardant mon « Mémorial de la Déportation des Juifs de France », il m’arrivait de déclarer : « il suffirait d’ouvrir au hasard, de pointer n’importe quel nom et l’on pourrait écrire un livre sur l’homme ou la femme qui existait derrière ce nom ». Pascale Savin n’a pas agi comme je l’évoquais, mais tout comme : elle a décidé de rendre hommage à la mémoire d’un homme inconnu et le dévouement de cette mémoire est la réussite d’une méthode intelligente de recherche historique et archivistique menée avec une persévérance passionnée. Oui sur chacun des 75 000 déportés de France un livre peut être écrit. 75 000 livres pour 75 000 vies. Celle de Marc Grunberg démontre que ce défi n’a rien d’impossible.
Serge Klarsfeld
La collection Les Savoirs regroupe les ouvrages scientifiques ou techniques, les essais, les livres de sciences humaines ou les ouvrages à caractère universitaire rédigés par des spécialistes désireux de faire partager au grand public leurs connaissances et leur expérience.
À mon grand regret trouve parfaitement sa place dans cette collection – en collaboration avec la collection Hors-Temps –, en ce qu’il apporte un éclairage original sur le sort des Juifs étrangers vivant en France durant l’Occupation. En effet, à travers le destin tragique du Dr Grunberg, l’auteure décrit avec précision comment le piège s’est graduellement refermé sur eux. Comment ce médecin juif roumain installé en Normandie, qui ne semblait vivre que pour son métier, fut interdit d’exercer en raison des lois radiant les praticiens non français et des lois antisémites ciblant en premier lieu les juifs étrangers originaires de pays occupés par l’Allemagne. De ce fait, la Roumanie alliée de l’Allemagne semble épargnée, pourtant Marc Grunberg sera déporté dès juillet 1942, mais en tant qu’otage et mourra à Auschwitz. Pour retracer le parcours de cet homme attachant, dont le seul tort aura été de respecter les lois d’une France qu’il adorait, Pascale Savin a mené durant plusieurs années un travail de documentation exhaustif entre la Normandie et la Roumanie. Au-delà de son intérêt historique, À mon grand regret rend justice à un homme foncièrement bon, honnête et travailleur qui méritait que son souvenir soit extrait de l’oubli.
Virginie Cailleau
« À mon grand regret je n’ai pu me déplacer cette fois-ci, car j’ai été alité jusqu’à ce jour à la suite d’une congestion pulmonaire. Je me permets de vous adresser ci-joint ma déclaration en vous priant de m’excuser du retard que j’ai mis pour vous la faire parvenir.{1} »
Ces quelques lignes sont extraites d’une lettre, en date du 17 juillet 1941, écrite par Marc Grunberg, médecin roumain. Peut-être vous demandez-vous ce qu’il peut y avoir de notable dans celles-ci. On peut se contenter de remarquer, dans l’expression de l’auteur, la parfaite maîtrise de la langue française ou bien l’extrême politesse de cet homme qui s’excuse, auprès du préfet du Calvados, de ne pas avoir pu se rendre à la mairie de son village pour faire sa « déclaration ». Mais pour qui connaît la suite des événements, cette phrase glace le sang. Et aujourd’hui encore, je ne peux la relire sans penser à la cruauté de la réalité qui se cache derrière : celle d’un homme qui s’excuse de ne pas avoir rendu, en temps et en heure, sa condamnation à mort. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : la « déclaration » en question est celle d’être juif en pleine Seconde Guerre mondiale. Ce courrier illustre alors la naïveté de Marc Grunberg, mais aussi de milliers de personnes juives, qui comme lui, au milieu de la Seconde Guerre mondiale ne peuvent imaginer quel va être leur sort et qui croient et font confiance à la France. Pauvre Marc Grunberg qui ne sait pas qu’en postant cette lettre, il facilite la réalisation de la funeste mission entreprise par le régime de Vichy : participer à l’extermination des Juifs de France. Pauvre Marc Grunberg qui ne sait pas que se déclarer juif, en 1941, c’est s’identifier comme une personne à éliminer. Alors, s’excuser de le faire en retard, et si poliment, semble bien cruel.
Marc Grunberg est né le 21 septembre 1906, à Tulcea, en Roumanie. C’est un médecin juif qui officie, en 1941, en Normandie. Il va faire partie de ces 76 000 Juifs de France qui vont être déportés dans plus de 74 convois entre le 27 mars 1942 et le 17 août 1944{2}, mais il ne sera pas parmi les 2 500 qui reviendront. Marc Grunberg va être une victime de la politique antisémite mise en place par le régime de Vichy, mais comme sa lettre le laisse entendre il ne s’en doute alors absolument pas.
Tout commence six mois plus tôt. Le 27 septembre 1940 est appliquée la première ordonnance allemande exigeant le recensement des Juifs en zone occupée, dont la date limite est fixée au 20 octobre 1941. Comme beaucoup de Juifs étrangers résidant en France, le docteur Grunberg respecte les mesures qu’on lui impose et se rend à la préfecture du Calvados pour faire sa déclaration. On peut remarquer qu’il n’a pas tardé puisqu’il écrit, dans la lettre citée ci-dessus, qu’il s’est présenté le 18 octobre 1940 pour se faire recenser. C’est donc logiquement que le nom de Marc Grimbert (orthographié ainsi par les services préfectoraux) apparaît sur la liste des Juifs « dont la déclaration a été faite en octobre 1940 en exécution de l’ordonnance allemande du 27 septembre 1940{3} ». Par conséquent, comme le prévoit le texte, depuis cette date, Marc Grunberg doit se rendre tous les jours, à la mairie de Morteaux-Couliboeuf pour pointer.
Puis le 3 octobre 1940, le gouvernement de Vichy promulgue le premier statut des Juifs.Ce texte législatif marque le début de la persécution dont les Juifs vont être les victimes, en les excluant d’un grand nombre de postes de la fonction publique, de l’enseignement, de la presse, du spectacle sans, à cette date, leur fermer l’accès aux professions libérales. Marc Grunberg est médecin, donc, à cette heure, il peut encore exercer même si le statut autorise « l’élimination des Juifs en surnombre ». Son nom est toujours présent dans l’annuaire du Calvados de 1940.
La loi du 3 octobre 1940 est complétée par celle du 4 octobre sur les « ressortissants étrangers de race juive » qui prévoit que les Juifs étrangers ou apatrides sont passibles d’internement dans des « camps spéciaux », et ce, à la discrétion des préfets départementaux. Marc Grunberg est Juif de nationalité roumaine, mais il n’est pas arrêté, la directive envoyée par la préfecture aux mairies du Calvados stipulant que « le gouvernement français a décidé de faire application, de la loi du 4 octobre 1940, sur les israélites étrangers, en procédant dès maintenant à l’internement de ceux d’entre eux qui seraient connus pour leur attitude contraire aux intérêts du pays ou qui se sont introduits illégalement en France ou ceux dont l’absence de ressources les place en surnombre dans l’économie nationale ».
Marc Grunberg n’entre dans aucune de ces catégories. Il n’a pas une attitude contraire aux intérêts de la France, c’est même tout l’inverse. Les témoignages qui seront faits en sa faveur lors de son arrestation en sont une preuve, tout comme les remarques faites par le maire de Morteaux-Couliboeuf dans son dossier de naturalisation affirmant que : « son loyalisme [envers la France] est assuré ». Dans ce même dossier, on apprend que Marc Grunberg a fait une demande pour être mobilisé et défendre sa patrie d’accueil au moment où la Seconde Guerre mondiale éclate. N’est-ce pas là une autre preuve indiscutable de son attachement à notre pays ?
Il ne s’est pas introduit illégalement en France, loin de là. Il réside sur notre territoire depuis 1928, date à laquelle il est venu faire ses études de médecine à l’université de Strasbourg.
Il n’est pas une charge pour l’État français puisqu’il est médecin libéral.
Le 26 avril 1941, une nouvelle ordonnance allemande redéfinit, le statut des Juifs en zone occupée. Celle-ci donne une nouvelle définition du Juif et élargit les interdictions d'exercice de professions à tout le secteur des activités commerciales. C’est l’occasion pour les autorités françaises de compléter, rectifier, affiner leurs listes d’israélites. On retrouve donc le nom de Marc Grunberg présent sur celles établies par la préfecture du Calvados, identifié comme célibataire habitant Morteaux-Couliboeuf.
Puis le 2 juin 1941, tout en ordonnant un recensement sur l'ensemble du territoire, l'État français promulgue un deuxième statut des Juifs, qui remplace la loi du 3 octobre 1940. Ce nouveau statut précise la définition, à son sens légal, de l'expression « race juive » et étend le champ des interdictions professionnelles. Les professions libérales deviennent interdites aux Juifs. Ainsi l’article 1er de cette loi établit que « toutes les personnes qui sont juives au regard de la loi du 2 juin 1941 portant du statut des Juifs doivent, dans le délai d’un mois à compter de la publication de la présente loi, remettre au préfet du département ou au sous-préfet de l’arrondissement dans lequel elles ont leur domicile ou leur résidence, une déclaration écrite indiquant qu’elles sont juives au regard de la loi, et mentionnant leur état civil, leur situation de famille, leur profession et l’état de leurs biens ».
Ce deuxième statut allonge la liste des professions interdites et prévoit une restriction de principe pour l’accès à une « profession libérale, une profession commerciale, industrielle ou artisanale, ou une profession libre ». Il s’agit, selon le ministre de la Justice, Joseph Barthélémy, d’interdire aux Juifs « les fonctions de directeur de l’âme française ou des intérêts français ». Ce texte est suivi d’une série de décrets d’application, de juin 1941 à juin 1942, fixant un numerus clausus de 2 % pour les professions libérales : avocats (16 juillet 1941), médecins (11 août 1941), architectes (24 septembre 1941), sages-femmes et pharmaciens (26 décembre 1941), chirurgiens-dentistes (5 juin 1942), acteurs, chanteurs et musiciens (6 juin 1942).
Les Juifs sont érigés en catégorie distincte du reste de la population, alors qu’ils étaient des citoyens à part entière depuis le décret sur les droits civils et politiques des Juifs du 21 septembre 1791. Marc Grunberg ne peut plus exercer son métier de médecin. C’est ce que constate, avec regret, le maire de Morteaux-Couliboeuf (Guy de Blanchard) quand il écrit, dans la demande de renouvellement de carte d’identité d’étranger du Dr Grunberg, faite le 19 décembre 1941 : « le docteur n’a pas le droit d’exercer ! » Remarque confirmée par le fait que son nom n’apparaît plus dans l’annuaire du Calvados de 1941.
Enfin, le 2 juin 1941, pour permettre d’appliquer plus efficacement le « deuxième statut », est signée une seconde loi qui ordonne le recensement par autodéclaration de tous les Juifs de France, sous peine de sanction.
Une fois de plus, Marc Grunberg se plie aux exigences du gouvernement de Vichy. S’étant déjà fait recenser une première fois, il ne s’agit, pour lui, que d’une formalité administrative supplémentaire et il n’hésite donc pas, en ce 17 juillet 1941, à prendre son stylo et, de sa belle écriture, à s’adresser au préfet du Calvados pour lui exprimer son regret de ne pas avoir pu le faire dans les temps.
Marc Grunberg ne réalise alors pas, comme la grande majorité des Juifs de France, que ces mesures ne sont que les premières étapes d’une logique progressive et systématique qui mènera au génocide. Une nouvelle loi du 17 novembre 1941 étend encore la liste des interdictions professionnelles. Mais cela ne l’empêche pas de faire une demande de renouvellement de carte d’identité en décembre 1941 pour la période du 1er janvier 1942 au 31 décembre 1944. Demande qui lui sera accordée le 21 janvier 1942, le lendemain du jour, où à quelques milliers de kilomètres de là, quinze hauts fonctionnaires du parti nazi et de l'administration allemande se réunissaient, à Wannsee, dans la banlieue de Berlin, pour discuter de la mise en œuvre de ce qu'ils appelèrent « la Solution finale à la question juive ».
Marc Grunberg obtient une nouvelle carte d’identité d’étranger, mais puisqu’il est juif, il ne peut plus exercer son métier et ne se doute pas que la discrimination dont il est victime n’est que le commencement d’un processus qui va le mener quatre mois plus tard au camp de Compiègne-Royallieu, puis deux mois après, à prendre un train qui l’emmènera à Auschwitz.
Marc Grunberg voit le jour le 21 septembre 1906 à Tulcea, petite ville roumaine de la région de Dobrogée (Dobroujda), préfecture du district du même nom, mais aussi port donnant accès à la mer Noire, à l’embouchure du delta du Danube. La ville abrite, alors, une population légèrement inférieure à 20 000 habitants, dont environ 220 familles juives, soit 1 903 personnes (10 % de la population totale){4}.
Il est le fils de David L. Grunberg et de Rachel Cohen (le nom de la mère de Marc Grunberg est orthographié très différemment selon les sources{5}), troisième enfant d’une fratrie en comptant six : sa grande sœur Elca née en 1903, sa deuxième sœur Liba née en 1905, sa petite sœur Masi née en 1910 et ses deux petits frères, Adolf né le 18 novembre 1913 et Isidore né le 11 septembre 1915{6}.
Sur l’acte de naissance, il est précisé que Marc est né à une heure de l’après-midi dans la maison de ses parents de la rue Traian au numéro 22, dans une petite maison rouge. Rachel sa mère est alors âgée de 27 ans et son père David L. Grimberg de 30 ans. Ils sont tous les deux de Tulcea.
Sur l’acte de naissance original rédigé en roumain le nom de famille est orthographié GRIMBERG et le prénom est MARCU.
Marc Grunberg est issu d’une famille juive comme il le déclare lui-même, dans un document qui accompagne sa lettre du 17 juillet 1941, n’hésitant pas à préciser : « israélite (parents et grands-parents également israélites) ». Il naît dans un ménage modeste : le père est tailleur et la mère au foyer.
