Boss Brutal - Willow Fox - E-Book

Boss Brutal E-Book

Willow Fox

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Beschreibung

Nous sommes connus pour notre sauvagerie.
Nous dirigeons la ville de New York. Nous en contrôlons chaque centimètre et quiconque se met en travers de notre chemin est exécuté.
Je protège les gens des arnaqueurs et des voyous comme le cartel. Mais je ne suis pas un bon gars. Je déteste penser à moi comme un justicier. Et ai-je mentionné que ma petite sœur a essayé de me faire incarcérer ?
Quand la voiture d'une jeune femme tombe en panne sous la pluie, je me sens très généreux.
Je la reconnais, c'est une infirmière du Steele Concierge Medical, du moins c'est ce qu'elle veut me faire croire...
Je la ramène dans ma propriété pour lui offrir un abri pendant la tempête.
Mais elle me trahit.
Il s'avère qu'elle travaille sous couverture pour le FBI et qu'elle a l'intention de détruire la Bratva de l'intérieur.
Maintenant que je connais la vérité, qui la protégera de moi ?
BOSS BRUTAL est une romance torride type « ennemis à amants » sur la mafia russe. Ce roman peut être lu indépendamment des autres. Les frères Bratva ont été présentés dans le roman Vœu Impitoyable (Mariages mafieux, tome 5). Il n'est pas nécessaire d'avoir lu Vœu Impitoyable avant de lire l'un des livres de la série des Frères Bratva.
Pas de tromperie. Pas de cliffhanger. Fin heureuse.

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Veröffentlichungsjahr: 2023

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BOSS BRUTAL

FRÈRES BRATVA LIVRE 1

WILLOW FOX

Boss Brutal

Frères Bratva Livre 1

Willow Fox

Publié par Slow Burn Publishing

© 2022

v2

Traduction par sarahas2

Relecture par marie_frcy

Cover Design by MiblArt

Tous droits réservés.

Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite ou transmise sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, électronique ou mécanique, y compris par photocopie, enregistrement ou par tout système de stockage et d'extraction d'informations, sans l'autorisation écrite de l'éditeur.

TABLE DES MATIÈRES

A propos de ce livre

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Chapitre 15

Chapitre 16

Chapitre 17

Épilogue

Concours, Livres Gratuits et Plus de Cadeaux

A propos de l’Auteur

Du même auteur

Notes

A PROPOS DE CE LIVRE

Boss Brutal

Frères Bratva Livre 1

Nous sommes connus pour notre sauvagerie.

Nous dirigeons la ville de New York. Nous en contrôlons chaque centimètre et quiconque se met en travers de notre chemin est exécuté.

Je protège les gens des arnaqueurs et des voyous comme le cartel. Mais je ne suis pas un bon gars. Je déteste penser à moi comme un justicier. Et ai-je mentionné que ma petite sœur a essayé de me faire incarcérer ?

Quand la voiture d'une jeune femme tombe en panne sous la pluie, je me sens très généreux.

Je la reconnais, c'est une infirmière du Steele Concierge Medical, du moins c'est ce qu'elle veut me faire croire...

Je la ramène dans ma propriété pour lui offrir un abri pendant la tempête.

Mais elle me trahit.

Il s'avère qu'elle travaille sous couverture pour le FBI et qu'elle a l'intention de détruire la Bratva de l'intérieur.

Maintenant que je connais la vérité, qui la protégera de moi ?

BOSS BRUTAL est une romance torride type « ennemis à amants » sur la mafia russe. Ce roman peut être lu indépendamment des autres. Les frères Bratva ont été présentés dans le roman Vœu Impitoyable (Mariages mafieux, tome 5). Il n'est pas nécessaire d'avoir lu Vœu Impitoyable avant de lire l'un des livres de la série des Frères Bratva.

Pas de tromperie. Pas de cliffhanger. Fin heureuse.

UN

Madisyn

Devant Steele Concierge Medical, je regarde le grand bâtiment blanc qui se dresse devant moi. Je me sens petite et insignifiante en comparaison, mais ma contribution ne se limite pas à mon rôle d'infirmière.

— Tu attends quelque chose ? demande Hannah.

Je bois une gorgée de la tasse de café que je tiens dans ma main.

— Que la caféine fasse effet ?

J'attendais que ma collègue du FBI, l'agent spécial Savannah Blakely, me contacte. Elle n'était pas venue au café.

Hannah m'attrape le bras et m'entraîne vers la porte d'entrée, ignorant le fait que je travaille secrètement pour le FBI en tant qu'infirmière médico-légale.

Nous montrons nos badges à la sécurité avant d'être autorisées à traverser le hall pour rejoindre les ascenseurs.

— Regarde le beau gosse à six heures, me chuchote Hannah alors que nous approchons du long couloir où se trouvent les ascenseurs.

Il y a huit ascenseurs, quatre de chaque côté, ce qui fait que personne n'a à attendre très longtemps pour monter à son étage.

Je suppose que lorsque l'on paie vingt-cinq mille dollars de frais annuels par personne, le moins qu'ils puissent faire est de ne pas nous faire patienter longtemps pour voir notre médecin.

Je jette discrètement un coup d'œil dans la direction désignée par Hannah. Un homme avec une barbe brune, des yeux sombres et des tatouages couvrant ses bras, sa poitrine et jusqu'à son cou croise mon regard.

C’est Mikhail Barinov, ma cible.

C'est pour ça que Savannah m'a planté ce matin ? Elle l'a vu entrer dans le bâtiment en se rendant au café ?

Je ne m'attendais pas à un sms ou un appel de sa part. Mon téléphone fourni par le FBI est sur mon bureau en ville. J'ai un téléphone prépayé que le bureau m'a fourni, et Savannah a reçu l'ordre direct de ne pas utiliser ce numéro de téléphone. Les contacts entre nous doivent être maintenus au minimum.

— Canon, pas vrai ? dit Hannah avec un sourire malicieux. J'espère qu'il finira par être l'un de mes patients aujourd'hui. J'adorerais lui faire un examen physique complet.

— Je ne t'ai jamais imaginé aimer le genre mauvais garçon tatoué, dis-je.

Elle a un petit ami qui l’attend à la maison. Il est gentil, charmant, et est comptable. Il n'y a pas beaucoup de fantaisies cachées dans ce lot.

Hannah est un rayon de soleil, et Mikhail est clairement une source de problèmes. Heureusement, elle ne fait que regarder et ne va pas lui demander son numéro de téléphone.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Hannah ferme sa bouche, je fais de même, et on entre en premier.

Mikhail entre aussi, sa veste de costume enlevée, drapée sur son bras. Il est accompagné par un garde du corps ou un de ses hommes. Il a une demi-douzaine de gardes du corps d'après les informations que j'ai étudiées avant ma mission d'infiltration.

Je ne reconnais pas spécifiquement le monsieur, mais Mikhail a fait un court séjour en prison en attendant son procès. Il est possible qu'il se soit fait de nouvelles relations et ait agrandi son empire.

Aucun des deux ne semble être blessé ou malade à première vue. Mais Mikhail et son ami pourraient aussi rendre visite à un patient.

Ou peut-être qu'il veut s'assurer qu'il n'a rien attrapé pendant qu'il était derrière les barreaux. Qui peut bien savoir pourquoi il est là aujourd'hui ?

L'homme au costume prestigieux appuie sur le bouton du troisième étage. Il y a un grand nombre de médecins et de cabinets médicaux au troisième étage. Cela ne m'aide pas à déterminer la raison de sa venue aujourd'hui.

— Tu as quelque chose de prévu pour le déjeuner ? me demande Hannah, d'humeur très joyeuse.

Bien qu'elle me parle, elle mate le chef de la bratva. Je suis sûre qu'elle n'a aucune idée de qui il est, sinon, elle la fermerait tout de suite.

— Je vais juste aller chercher des sandwichs avec ma nouvelle meilleure amie ? dis-je, en lui donnant un petit coup d'épaule. En supposant qu'on puisse se libérer pendant une heure.

Hannah glousse.

— On aura de la chance si on a une pause de 15 minutes.

Ma première mission est d'entrer en contact avec Mikhail sans avoir l'air d'en avoir envie. S'il sent que je suis désespérée, il verra clair dans mon jeu. Je dois avoir l'air sincère, c'est pourquoi il devra faire le premier pas.

C'est difficile à faire dans l'ascenseur quand il ne sait rien de moi.

Mais il m'a vu.

C'est la première étape.

Et maintenant qu'il me reconnaîtra, j'espère pouvoir gagner sa confiance.

L'ascenseur sonne, et Mikhail sort avec ses muscles, en prétendant qu'il ne nous a même pas remarqués ou reconnus notre existence.

Sauf qu'il m'a remarquée.

Son regard se plante dans le mien, et bien que je doive prétendre que ce n'est que professionnel, il y a quelque chose là. Une étincelle qui n'aurait pas dû être là, et des sentiments qui me font palpiter l'estomac et accélérer mon cœur.

Après que les doubles portes se soient refermées, je jette un coup d'œil à Hannah. Je ne peux pas lui dire qu’il appartient à une bratva, mais il donne une impression de mauvais garçon.

— Toi et les mauvais garçons tatoués ? plaisanté-je.

— Mes parents m'ont envoyé en internat. Je suppose que je suis toujours en pleine rébellion.

— Eh bien, tu ferais mieux de mettre ça de côté. Mark va te demander en mariage d'un jour à l'autre.

* * *

Je n'ai jamais été complètement sous couverture. J'ai passé une semaine avec le cartel Sanchez il y a dix-huit mois, mais je ne m'étais pas approchée de leur chef, et ce n'est rien comparé à la cruauté de la bratva.

Après le travail, je croise l'agent Blakely dehors. Savannah se fait discrète, mais au moment où nos regards se croisent, elle me donne le signal pour la deuxième étape de notre plan.

Pendant que je travaillais méticuleusement au centre médical en tant qu'infirmière, l'équipe du bureau de New York a cherché des informations sur la bratva et rassemblé des renseignements à analyser.

Je descends la rue pour rejoindre ma voiture, destinée à tomber en panne sur le chemin du retour. Le véhicule surchauffera, et le moteur rendra l'âme à quelques rues de la propriété de la bratva si j'ai de la chance.

Ils avaient choisi le jour le plus pourri, le plus froid et le plus pluvieux de l'histoire.

Des fois, mon boulot est nul.

Je sors du parking et je descends le long du trottoir. La circulation est dense, ce qui n'est pas rare à New York. Si je n'étais pas sous couverture, je prendrais normalement le métro pour rejoindre le bureau local du FBI depuis chez moi.

Mais en tant que Madisyn Taylor, je me rends quotidiennement au travail dans une voiture d'occasion que l'agence a achetée. Étonnamment, le véhicule a encore ses quatre roues, mais il a largement dépassé les trois cent mille kilomètres, et l'extérieur est une horreur avec sa rouille et la décoloration de sa peinture.

Les infirmières du centre de soins ne sont-elles pas bien payées ? On croirait que je vis sur le sous.

Est-ce l'impression qu'ils veulent donner à Mikhail ? Que je suis sans ressources pour qu'il ait pitié de moi.

J'ai mémorisé l'itinéraire pour me rendre à l'enceinte de la bratva, et le logement que je loue se trouve à quelques kilomètres de là.

La pluie s'abat sur le pare-brise, et j'actionne les essuie-glaces, peinant à voir à travers le mauvais temps qui s'installe. Je ne suis pas impatiente de découvrir ce qui va suivre.

Je suis une boule d'énergie anxieuse, que je dois contenir si je veux que tout se passe bien. Je me suis entraînée pour ce moment, être sous couverture, être capable de mentir sans être prise.

En descendant la route et en m'éloignant du trafic dense de la ville, le voyant de mon moteur s'allume. J'appuie un peu plus fort sur l'accélérateur, en espérant pouvoir arriver à destination avant que le déluge dehors ne me noie.

Le moteur crachote, et le voyant de l'huile s'allume ensuite. Le FBI voulait vraiment être certain que ma voiture tombe en panne. Le moteur émet un horrible cliquetis et rend l'âme juste au moment où je me range à quelques pas de la clôture de la propriété.

J'aurais préféré être un peu plus près. Il y a d'autres maisons à proximité, mais ce ne sont pas mes cibles.

Je sors du véhicule dans la tempête. Il ne faut que quelques secondes pour que je sois trempée. Je dégouline, je frissonne, et mes vêtements me collent à la peau.

Je me précipite vers la barrière de garde.

— Excusez-moi, dis-je.

Mes dents claquent, et je ne suis pas sûre qu'ils puissent même comprendre les mots qui sortent de ma bouche.

Le garde ouvre la fenêtre de sa cabine et la fait coulisser pour me répondre. Il est à l'abri de la pluie, sec comme un os.

— C'est une propriété privée, dit-il.

Sa voix est bourrue, et il a un gros accent russe.

— Ma voiture est tombée en panne, dis-je en pointant du doigt le véhicule qui se trouve à quelques mètres.

Je ne sais pas s'il peut le voir depuis son poste à l'intérieur de la cabine, mais il n'a pas l'air de vouloir m'aider.

— Utilisez votre téléphone.

— Il n'a plus de batterie.

Je sors mon téléphone de ma poche. C'est un vieux téléphone portable que l'agence m'a fourni, un ancien modèle qui ne ressemble pas à un téléphone jetable. La dernière chose que je souhaite est d'attirer plus de suspicion à mon égard.

Même si la batterie n'avait pas été entièrement vidée auparavant, le déluge a bel et bien tué mon téléphone. Je le montre au garde en fonction.

Il grogne et décroche son téléphone fixe.

— Je vais vous appeler une dépanneuse, grommelle-t-il.

Alors que je suis plantée là, dans le froid, frissonnante, trempée, et que la pluie continue de tomber, un 4x4 noir aux vitres teintées s'arrête devant le portail.

La vitre côté conducteur se baisse, et je reconnais l'homme rencontré plus tôt à l'hôpital, le garde du corps. Mikhail Barinov est assis sur le siège passager avant.

Le garde du corps ne dit pas un mot. Il n'a pas besoin de le faire. Ma présence suffit à exiger une explication.

— Elle dit que sa voiture est tombée en panne, répond l’homme dans la cabine.

Il ouvre le portail pour leur véhicule.

Le tonnerre gronde au-dessus de nos têtes.

Mikhail sort sous le déluge avec un parapluie et se précipite vers le côté conducteur pour m'ouvrir la portière. Il se débarrasse de son manteau de laine noir, qui est presque sec, et le drape sur mes épaules. C'est un soulagement chaleureux et bienvenu par rapport aux vêtements froids qui me collent à la peau.

— Entrez, séchez-vous, et nous vous aiderons à repartir, dit-il en ouvrant la portière arrière.

Je frissonne et tremble à cause du temps glacial. Le manteau m'empêche de salir l'intérieur en cuir avec mes vêtements mouillés.

— Merci, dis-je, et Mikhail ferme la portière avant de faire le tour du côté passager.

Le moteur ronronne tandis que le conducteur appuie sur l'accélérateur et fait avancer le 4x4 au-delà du portail ouvert.

Frissonnant, j'enfonce mes bras dans le manteau chaud et mes mains dans les poches pour me réchauffer. Mes doigts effleurent un petit objet métallique rectangulaire, une clé USB.

DEUX

Mikhail

Il pleut à torrent dehors, et une fille qui semble à peine assez vieille pour boire se tient près de mon portail.

Peut-être qu'elle a plus de vingt et un ans. C'est honnêtement difficile à voir avec ses cheveux blonds qui lui collent au corps.

On se croirait encore en hiver, sauf qu'il ne neige pas.

Où est son manteau ? Ou au moins, un parapluie ?

Il y a un véhicule abandonné à moins de six mètres, dont les feux de détresse clignotent. Il faudrait mettre fin aux souffrances de cette voiture. Elle est probablement plus âgée que la fille aux cheveux blond-vanille sur le siège arrière du 4x4.

Luka n'a pas l'air très content de la faire entrer dans la propriété, mais c'est mon ordre, et c'est moi le putain de Pakhan ici. Je prends les décisions et je dis à mes hommes ce qu'ils doivent faire.

Luka est un bon garde du corps. Il obéit à mes ordres et est loyal au possible. Il aurait épousé ma sœur et aurait eu ma bénédiction si elle n'avait pas trahi la famille. Cette petite peste traîne avec les Italiens. Elle a osé me faire arrêter et emprisonner.

Ça ne veut pas dire qu'elle n'avait pas ses raisons, mais je ne suis pas un homme ordinaire. Je dirige la bratva. Je suis le Pakhan, le chef de toute l'opération. Mon travail est ma vie, et ma famille est composée de mes hommes. Leur sang coule avec le mien.

Je ne serai pas emprisonné, et eux non plus.

Je dirige New York, et je ne laisserai rien ni personne se mettre en travers de mon chemin.

— Entrez, séchez-vous, et nous vous aiderons à repartir, lui dis-je en lui ouvrant la portière et en l'invitant à s'asseoir à l'arrière.

Ses dents claquent et sont légèrement bleues.

— Merci.

Je lui prête mon manteau, pour essayer d'éviter que la banquette arrière ne se transforme en piscine, et aider à réchauffer la fille.

Luka se gare à l'entrée du garage pour éviter que nous soyons mouillés. Après avoir fait rentrer le véhicule, il ouvre la portière arrière pour qu'elle puisse sortir.

— Venez avec moi, dis-je, en lui demandant de me suivre dans la propriété.

Normalement, je ne laisserais pas un étranger entrer chez moi. Ivan est censé s'occuper de toute personne attendant devant le portail, mais je me sens généreux, et je trouve qu'elle est super sexy quand elle est trempée.

Elle est frissonnante et frigorifiée. La fille est vulnérable. J'aime les femmes qui sont sans défense et faibles. Non pas parce que je veux leur faire du mal. Non, je ne suis pas ce genre de monstre.

Je peux les aider et leur offrir une vie qu'elles ne pourraient pas avoir en temps normal, une opportunité.

Mais cette fille ne montre aucun signe de faiblesse, si ce n'est son véhicule en panne, qui était sacrément pathétique.

— Je m'appelle Mikhail, me présenté-je en ouvrant la porte et en la faisant entrer. Vous devriez enlever vos chaussures.

Elle les enlève avec aisance. Elles sont noires et à enfiler, pratiques, ce que je n'ai pas l'habitude de voir. D'habitude, les filles qui me rendent visite portent des escarpins « fuck-me » et des bottes sexy qui se lacent jusqu'au genou.

Ses chaussettes sont trempées et font des petits bruits sous ses pieds.

— Enlevez vos chaussettes aussi. Je ne veux pas que vous salissiez tout ici, lui dis-je.

Elle s'exécute sans même un mot. Elle s'appuie contre le mur, et j'attrape son bras pour la soutenir. Je n'ai pas besoin d'une empreinte géante de fesses mouillées sur les murs.

— Votre nom, dis-je puisqu'elle ne s'est pas encore présentée.

Je suis un peu plus insistant, mais elle est concentrée sur la tâche d'enlever une chaussette à la fois.

Ses orteils sont d'un blanc affreux à cause des vêtements mouillés, ce qui est encore plus frappant par rapport à ses ongles de pieds peints en rouge vif.

— Je m'appelle Madisyn, dit-elle en claquant des dents.

Je la maintiens sur ses pieds après qu'elle ait enlevé ses chaussettes.

— Vous êtes trempée et devriez enlever vos vêtements, dis-je.

Je l'aide à enlever le manteau que je lui ai prêté, et elle ne s'y oppose pas.

Va-t-elle s'y opposer lorsque je lui dirai qu'elle doit tout enlever devant moi ? Je ne peux pas prendre le risque qu'elle soit une flic ou une fille portant un micro pour obtenir des informations pour me renvoyer en prison.

Je fais tout ce que je peux pour changer ma vie. Eh bien, rester hors de prison en tout cas. Ce n'est pas comme si j'allais commencer à faire de bonnes actions et être un bon gars et toute cette merde.

Ce n'est pas comme ça que je fonctionne.

Luka nous suit à l'intérieur. Il jette un bref coup d'œil à Madisyn avant de traverser le couloir sans même dire un mot.

Il sait qu'il doit se taire, mais il n'est pas du tout ravi que j'aie fait entrer une étrangère dans ma maison.

Eh bien, c'est ma maison, et je peux inviter qui je veux à rentrer. De plus, la fille est pratiquement sans défense et tomberait en hypothermie avant qu'une dépanneuse n'arrive.

Le soleil commence à se coucher, et la pluie va sans doute se transformer en verglas. Ils prévoient une tempête de verglas ce soir.

La jeune fille blonde souffle doucement après que j'ai enlevé son manteau mouillé.

— Venez avec moi, lui dis-je en lui ordonnant de me suivre.

Sans rien dire, elle m'accompagne dans le couloir et s'arrête lorsque je commence à monter l'escalier.

— Où m'emmenez-vous ? demande-t-elle.

Je m'arrête à la troisième marche et me retourne pour lui faire face.

— Il faut que vous enleviez ces vêtements mouillés.

Les cheveux de Madisyn sont mouillés et emmêlés contre sa peau. Ses vêtements lui collent au corps, rendant son soutien-gorge transparent et me donnant une vue généreuse de ses seins à travers la chemise blanche en coton.

Elle s'entoure de ses bras et frissonne.

— Suivez-moi ou je vais vous porter, lui dis-je.

Ses sourcils se crispent, et elle ouvre la bouche comme si elle allait faire une remarque insolente. Mais à la place, elle grogne sa réponse.

— Bien.

Madisyn me suit dans les escaliers, et je l'escorte dans ma chambre. D'habitude, je fouillerais la fille pour m'assurer qu'elle ne cache pas une arme ou qu'elle ne porte pas de micro, mais il est évident qu'il n'y a pas grand-chose sous ses vêtements.

Quand même, étant un patron de la bratva, on n'est jamais trop prudent.

— Déshabillez-vous, ordonné-je.

— Quoi ? Ses ongles s'enfoncent dans ses avant-bras, ses mains sont crispées.

— Vous devez enlever vos vêtements mouillés, et je dois m'assurer que vous ne cachez pas une arme, dis-je.

Je renonce à la partie où je veux m'assurer qu'elle ne porte pas de micro. Il n'y a aucune raison de l'effrayer. Elle n'a aucune idée de ce que je fais dans la vie.

Je traverse la pièce d'un bout à l'autre et ouvre le tiroir, récupérant un t-shirt noir et un pantalon de survêtement. Ils seront trop grands pour elle, mais il y a un cordon qu'elle peut utiliser pour les resserrer un peu.

En attendant, je peux demander à un de mes hommes de mettre ses vêtements dans le sèche-linge pendant qu'elle se réchauffe à l'intérieur de la maison.

— Je peux utiliser la salle de bain ? demande-t-elle en tendant une main vers les vêtements que j'ai pris dans la commode.

— Non. Je ne plaisantais pas à propos de l'arme.

— Je ne plaisantais pas sur le fait de me changer dans les toilettes, dit Madisyn.

Il y a un feu dans son regard, et je déteste admettre que j'aime beaucoup ça. Il est rare que quelqu'un me défie, et encore plus rare que ce soit une femme.

Mon regard passe à nouveau sur ses vêtements mouillés.

— Vous étiez au centre médical aujourd'hui, dis-je, la reconnaissant dans l'ascenseur.

— Je suis infirmière, dit Madisyn.

— Alors vous savez que c'est strictement professionnel et vous pouvez vous détacher de la situation.

Sa mâchoire se décroche, surprise par ma remarque.

— Vous n'êtes pas sérieux ? Je ne vais pas me changer devant vous.

— Alors je suppose que vous n'aurez pas de vêtements secs.

Elle frissonne. Elle a la chair de poule sur les bras, et ses lèvres sont bleutées.

La fille essaie probablement d'avoir des pensées chaleureuses, de prétendre qu'elle a chaud, mais il y a des signes évidents de sa détresse, et elle finira par succomber à mes exigences.

— Bien, dit-elle en se tournant vers la porte du couloir.

Bon sang, elle est têtue !

Je grogne et jette ma tête en arrière.

— Madisyn ! ma voix résonne et retentit.

Un frisson la parcourt, visible alors qu'elle se tient dans l'embrasure de la porte, dos à moi. Je ne pense pas que ce dernier frisson soit dû au froid, mais le reste l'est probablement. Elle claque des dents.

— Déshabillez-vous, ou je vous déshabille moi-même, dis-je et je traverse la pièce, avant de claquer la porte de la chambre. Contente ? Maintenant vous avez de l'intimité.

Mes gardes n'ont pas besoin de la voir nue, mais je dois m'assurer qu'elle ne porte pas quelque chose qu'elle ne devrait pas.

Sa lèvre inférieure tremble. Je suppose que c'est le froid, et elle est plus bleue que lorsqu'elle est entrée pour la première fois dans la propriété. L'endroit est bien chaud, mais avec ses vêtements glacés et humides qui lui collent au corps, elle n'a aucune chance de se réchauffer.

Ses mains se déplacent vers l'ourlet de sa chemise, mais elle tremble. Cela prendra toute la nuit à ce rythme, et je ne suis pas un homme patient.

Je m'approche d'elle, mes mains chaudes contre sa peau glacée. Je laisse mes doigts couvrir les siens et je guide sa chemise et ses mains vers le haut et au-dessus de sa tête.

Elle couvre ses seins dès que la chemise est dans mes mains et enlevée de son corps.

— Vous allez devoir enlever ça aussi. Tout ce que vous portez qui est mouillé ne vous aidera pas à vous réchauffer, dis-je.

Madisyn presse ses lèvres l'une contre l'autre et me regarde. Elle sent comme la pluie, comme dehors.

J'expire lourdement. Son parfum est enivrant et fait battre mon cœur dans ma poitrine.

— Le soutien-gorge s'enlève. Comme votre jupe et votre culotte.

— Vous ne pouvez pas au moins regarder ailleurs ? Vous pouvez voir que je ne porte pas d'arme, dit-elle.

— Je ne suis pas un gentleman, l'avertis-je.

Ça ne sert à rien de faire semblant d'être quelqu’un que je ne suis pas.

La couleur revient sur ses joues, mais je ne sais pas si c'est de la gêne ou de la colère. Elle semble découragée et passe la main derrière elle pour dégrafer son soutien-gorge, tenant la fine dentelle beige dans ses mains. Madisyn baisse sa jupe, puis sa culotte, laissant tomber ses vêtements trempés sur le sol.

— Je peux avoir quelque chose de sec à porter maintenant ? Il y a une pointe de colère dans son ton.

Je souris et me dirige vers ma salle de bain, récupérant une serviette propre et sèche pour qu'elle puisse se sécher correctement avant de lui remettre les vêtements qu'elle pourra porter jusqu'à ce que les siens soient secs.

En me baissant, je ramasse ses vêtements mouillés.

— Restez ici, ordonne-je en me glissant dans le couloir.

Nikita monte les escaliers.

— Tout va bien, patron ? demande-t-il.

Maintenant, le fait que j'ai fait entrer un animal errant a probablement atteint les oreilles de tout le monde.

— Mets ça dans le sèche-linge. Il y a aussi une paire de chaussettes à l'entrée du garage qui doit y aller.

— Bien sûr, monsieur. Autre chose ?

— Je veux que tu vérifies le profil de la fille, Madisyn.

— Aucune chance que vous ayez un nom de famille ? Ma demande n'amuse pas Nikita.

Eh bien, c'est la merde. Je ne veux pas qu'il soit évident que je me renseigne sur elle. La croiser deux fois dans la même journée me semble être un peu plus qu'une coïncidence.

Je souhaite avoir tort.

— Elle est infirmière à Steele Concierge Medical. Je suis sûr que l'on peut se renseigner sur le personnel sur leur site web : cheveux blonds, yeux marron foncé. Luka l'a vue. Montre-lui toutes les photos que tu vois.

— Je m'en occupe.

Nikita prend les vêtements et descend les escaliers. J'attends une seconde avant de retourner directement dans ma chambre.

Madisyn a déjà mis le t-shirt noir et monte la taille du pantalon de survêtement quand j'entre. Elle serre le cordon, ce qui fait que le pantalon lui va mieux que je ne l'imaginais. Il est toujours plusieurs tailles trop grand pour elle, mais elle est superbe dans mes vêtements.

— Un de mes employés a mis vos vêtements dans le sèche-linge. Pourquoi ne pas descendre et appeler une dépanneuse ?

— Ce serait génial.

J'ouvre la porte de la chambre, elle me suit et descend les escaliers. Je l'emmène dans le bureau et laisse la porte ouverte.

Il y a un téléphone fixe dans le bureau et un autre dans la cuisine. Ils sont rarement utilisés, et j'ai plusieurs fois envisagé de couper la ligne, mais l'argent n'est pas un obstacle.

— Je suppose que vous n'avez pas d'annuaire téléphonique ? demande-t-elle en riant.

— Je n'arrive pas à croire que vous êtes assez vieille pour savoir ce que c'est, dis-je en la regardant. (Je sors mon téléphone portable de ma poche.) Je vais vous donner un numéro que vous pouvez appeler. C'est un ami.

— Merci.

TROIS

Madisyn

L'illusionnisme. N'est-ce pas ainsi que les magiciens empêchent que leurs tours soient révélés ? Apparemment, je ne suis pas trop mauvaise à ça non plus.

Mon cousin m'a offert un kit de magie pour mon septième anniversaire, et il s'avère que c'est le meilleur cadeau que j'ai jamais reçu.

La clé USB passe de ma main à ma paume, puis au bout de mes doigts. Heureusement, elle est incroyablement petite, et Mikhail n'a pas remarqué que je l'avais en ma possession alors qu'il fouille chaque centimètre de mon corps.

Je dois en faire quelque chose et la mettre quelque part jusqu'à ce que je parte, ce qui pourrait prendre un certain temps. Je suis censée appeler l'agent Lexington sur un numéro qui est routé pour apparaître comme une dépanneuse si quelqu'un enquête sur l'appel.