Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Destiné aux randonneurs et, de manière générale, à tous les amateurs de ces montagnes lointaines, la collection « Les Andes, guide de trekking » reprend les plus beaux itinéraires de trekking des Andes et de Patagonie, ainsi que les voies d'ascension des principaux «sommets de trekking» faciles de la Cordillère. Au total, plus de 35 itinéraires décrits en détail, avec de multiples variantes.
Les milliers d’informations précises contenues dans cette collection aideront tous ceux qui désirent approcher la montagne en Amérique du Sud dans la préparation et l’organisation de leur voyage. Elles permettront également à tous ceux qui souhaitent voyager dans les Andes en dehors des sentiers battus de découvrir des régions reculées dont aucun autre guide ne parle.
Dans ce tome, retrouvez toutes les informations concernant la Colombie.
À PROPOS DE L’AUTEUR
Instructeur de montagne professionnel, John Biggar grimpe régulièrement dans les Andes depuis une quinzaine d’années. Lorsqu’il n’est pas en Amérique du Sud, il vit à Castle Douglas en Écosse où il dirige ANDES, une agence de voyages spécialisée en trekking, alpinisme et ski dans les Andes.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 98
Veröffentlichungsjahr: 2014
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
L’AMÉRIQUE DU SUD ET LES ANDES
Ce guide présente une sélection des plus beaux itinéraires de trekking de la cordillère des Andes, un choix varié de randonnées d’une journée dans chacune des régions décrites et les itinéraires d’ascension des sommets de trekking les plus intéressants.
La variété des paysages de montagne dans les Andes est infinie, ce qui n’est guère surprenant lorsque l’on sait qu’elles constituent la plus longue chaîne de montagnes au monde - près de 9000 km du nord au sud. On y trouve des cimes aux formes alpines surgissant abruptement des forêts tropicales les plus humides, des hauts volcans isolés et souvent actifs dominant les déserts les plus arides, ou encore d’improbables cathédrales de rocher entourées de myriades de glaciers et de forêts. Une grande partie des Andes est encore aujourd’hui très reculée, mais certains coins disposent à présent d’une bonne infrastructure touristique. De nombreux treks dans les Andes se déroulent en haute altitude, sauf en Patagonie où ils sont très proches du niveau de la mer. La grande variété des climats permet de voyager quelque part en Amérique du Sud à tout moment de l’année. Par ail leurs, les treks andins dépassent rarement une semaine et peuvent facilement se combiner avec d’autres activités d’aventure ou un voyage plus classique.
Beaucoup de gens éprouvent quelque réticence à voyager en Amérique du Sud, en raison notamment des problèmes de sécurité rencontrés ces dernières années au Pérou et en Colombie. S’il reste préférable aujourd’hui d’éviter certaines parties de cette dernière, le Pérou par contre est redevenu une destination beaucoup plus sûre qu’au début des années 90. Par ailleurs, plusieurs régions du continent n’ont tout simplement jamais été dangereuses – comparer la Patagonie à la Colombie revient un peu à comparer la Norvège à … l’Afghanistan !
Partout la population parle espagnol, mais il y a de très grandes différences culturelles entre les nations andines. Si vous voulez voir des lamas, des costumes traditionnels, de beaux vestiges archéologiques ou des marchés animés, il faut vous rendre au Pérou, en Bolivie ou en Équateur. Les conditions d’hygiène et de voyage dans ces pays sont en général plus précaires qu’en Europe. Si par contre vous préférez les pays plutôt propres et modernes, avec de bonnes routes, des bus équipés à l’air conditionné et de grands supermarchés, alors il faut vous rendre au Chili ou en Argentine. Le Venezuela et la Colombie se situent quelque part entre ces deux cas de figure. Mais vous trouverez partout dans les pays andins un doux mélange de tradition et de modernité.
Les termes trekking ou trek, de l’anglais to trek, « cheminer », désignent une randonnée pédestre en montagne s’étendant généralement sur plusieurs jours. On distingue dans ce guide plusieurs types de treks, selon leur degré de difficulté, mais aussi d’autonomie, c’est-à-dire selon que l’on recoure ou non à une aide extérieure pour le portage des affaires personnelles et du matériel collectif (le plus souvent des animaux de somme, plus rarement des porteurs). On parlera donc dans ce guide de trekking avec portage individuel en cas de portage individuel et de trekking sans portage individuel en cas d’aide extérieure pour porter l’ensemble des affaires et du matériel.
Un trekking sans portage individuel dans les Andes est le voyage d’aventure le plus couramment effectué en Amérique du Sud. Tous les treks de ce type repris dans ce guide traversent des régions de montagne spectaculaires et permettent de rencontrer les populations locales tandis que le portage est assuré par des mules ou des ânes. Ce type de trekking nécessite un effort physique modéré et l’absence de portage permettra à la plupart des marcheurs réguliers de parcourir aisément tous les itinéraires décrits.
C’est au Pérou et en Bolivie que l’on trouve les plus beaux circuits de treks sans portage des Andes. Certains itinéraires y sont mondialement connus, comme le remarquable tour de la Cordillera Huayhuash, le sentier de la Quebrada Santa Cruz dans la Cordillera Blanca ou la descente vers Coroico dans la Cordillera Real. Mais nombre de ces itinéraires réputés sont aujourd’hui assez fréquentés – ce qui n’est pas sans conséquences sur l’environnement – alors que la plupart des treks moins connus repris dans ce guide sont beaucoup plus calmes et tout aussi gratifiants.
Le Chili, l’Argentine, la Colombie et le Venezuela n’offrent pas les mêmes facilités pour les marcheurs. La plupart des itinéraires de trekking impliqueront au moins en partie un portage individuel. Il est donc recommandé d’avoir une certaine expérience des randonnées dans des régions reculées avant de s’engager. Une bonne condition physique sera indispensable pour porter tout l’équipement et les vivres nécessaires pour une semaine, mais la récompense sera à la mesure de l’effort fourni. Les treks avec portage les plus réputés sont le célèbre tour des Torres del Paine en Patagonie, la traversée du Villarrica dans la région des lacs andins ou encore la Sierra Nevada au Venezuela.
Les termes marche et randonnée sont utilisés dans ce guide pour désigner le voyage à pied, sans faire de distinction entre trekking avec portage ou sans portage.
Un double système de cotation des difficultés a été retenu afin de tenir compte d’une part de la nature du terrain rencontré et d’autre part de l’intensité de l’effort physique requis pour réaliser chaque itinéraire. Le degré de difficulté d’un trekking est une moyenne calculée sur l’ensemble de l’itinéraire, certains passages de celui-ci pouvant être plus faciles ou plus difficiles.
Chaque itinéraire fait l’objet d’une évaluation en fonction de la nature du terrain rencontré. Cette évaluation prend en compte la configuration de celui-ci, les problèmes de recherche d’itinéraire ainsi que la présence d’obstacles particuliers (passages d’escalade, traversées de glaciers ou de rivières). En plus de la cotation générale de l’itinéraire, certains passages spécifiques peuvent faire l’objet d’une cotation particulière dans le texte.
BON SENTIER • l’essentiel de l’itinéraire se déroule sur un sentier facile, sans obstacle particulier et en général bien balisé.
SENTIER ESCARPÉ • certains passages peuvent être plus ardus à traverser (rivières, pierriers raides, arbres en travers du chemin, névés, etc.), mais l’itinéraire reste dans son ensemble assez facile à suivre et bien balisé.
PAS DE SENTIER • absence de sentier et de marquage sur la majeure partie de l’itinéraire, terrain escarpé et recherche d’itinéraire délicate.
TECHNIQUE • passages plus sérieux au cours du trek (escalade, traversées de glaciers et de rivières) et recherche d’itinéraire difficile. Corde, piolet et/ou crampons parfois indispensables.
Une estimation de l’effort physique à consentir (et par conséquent de la condition physique requise) est donnée pour chaque trekking décrit. Celle-ci prend en compte la distance et la dénivelée totales parcourues, la nature du terrain, le rythme de marche et le portage éventuel par les randonneurs de leurs affaires. Ceci signifie que si vous choisissez de porter vos affaires sur un trekking présenté comme « sans portage individuel », il vous faudra en augmenter le niveau d’effort d’un degré.
FACILE • les treks sans portage les plus faciles, en général à des altitudes raisonnables (jusqu’à 4000 m) et sur de bons sentiers balisés.
MODÉRÉ • des treks assez faciles, avec ou sans portage, requérant un effort assez soutenu et parfois en haute altitude.
DIFFICILE • les treks sans portage les plus longs et les plus difficiles, demandant plus d’une semaine d’efforts soutenus, ainsi que les treks avec portage de longue durée et difficiles, dans des conditions météo parfois pénibles.
EXTRÊME • les itinéraires avec portage les plus longs et les plus difficiles, dans des conditions météo hostiles, sur un terrain accidenté avec d’importantes dénivelées.
Les nombres de jours et les temps en heures indiqués pour parcourir un itinéraire sont ceux qui seront nécessaires à des personnes ayant la condition physique requise et marchant à un rythme raisonnablement soutenu mais sans être rapide.
Il faut compter en général jusqu’à 6-8 h de marche par jour, ce qui laisse du temps en fin de journée pour se détendre aux campements. Il serait bien sûr possible de parcourir tous ces itinéraires en moins de temps, mais cela en enlèverait une partie du plaisir. Les personnes en moins bonne condition physique, non acclimatées ou inexpérimentées, prendront quant à elles davantage de temps pour boucler un circuit de trekking.
Les horaires ne tiennent pas compte des variantes ou des ascensions de sommets avoisinants, bien que les deux soient décrites dans le texte, ni des pauses et arrêts divers en cours de journée.
Les distances mentionnées ont été calculées sur base de cartes à grande échelle (1:50000 ou 1:100000), ce qui signifie que les distances réellement parcourues seront quelquefois plus longues, spécialement sur les sentiers à lacets, et dépendront parfois de vos talents en matière d’orientation !
Celles-ci ont également été calculées à partir de cartes à grande échelle et ne tiennent donc pas compte des nombreuses petites montées et descentes de 10 à 20 mètres que l’on rencontre sur la plupart des sentiers de montagne. Les dénivelées d’ascension des sommets ne sont pas comprises et les dénivelées à la descente ne sont mentionnées que lorsqu’elles sont conséquentes.
Chaque trekking décrit fait l’objet d’un croquis en « profil », c’est-à-dire une représentation graphique de l’itinéraire, qui permet de visualiser clairement la dénivelée et la distance parcourues. Ces profils donnent d’excellentes indications sur l’altitude moyenne et l’aspect général des treks et permettent de facilement repérer l’emplacement et l’altitude des cols et des camps. Mais ils ne sont pas destinés à la recherche d’itinéraire sur le terrain !
Les cartes des treks figurant dans ce guide sont destinées à aider à la préparation des itinéraires, mais elles ne peuvent servir à l’orientation sur le terrain, où l’on utilisera les cartes topographiques adéquates (voir ci-dessous).
La carte dont les coordonnées sont reprises dans la rubrique cartes de chaque trekking désigne la meilleure carte topographique actuellement disponible pour réaliser le parcours concerné. Ces cartes sont généralement l’œuvre de l’Instituto Geografico Militar du pays concerné (IGM). Elles sont dans l’ensemble assez précises sur le plan topographique (courbes de niveau, rivières, etc.), mais certains détails sont parfois erronés ou dépassés (routes, villages, etc.). En outre, les itinéraires exacts des treks n’y sont presque jamais marqués, nécessitant de la part des marcheurs de bonnes compétences de lecture de carte, surtout pour les itinéraires de type pas de sentier et technique. Le texte précise en outre dans certains cas si des connaissances particulières en matière de lecture de carte sont requises.
La cordillère des Andes est la seconde plus vaste chaîne de montagnes au monde après le massif de l’Himalaya-Karakorum en Asie centrale. Aucune région de montagnes au monde ne rivalise avec elles pour cette seconde place en termes d’étendue et d’altitude. Elles parcourent toute la côte ouest de l’Amé rique du Sud, traversant successivement le Venezuela, la Colombie, l’Équateur, le Pérou, la Bolivie, l’Argentine et le Chili, jusqu’à cette région mythique du bout du monde qu’est la Patagonie.
Du nord au sud, les Andes s’étendent sur plus de 8500 km, dépassant rarement les 250 km de largeur (en son point le plus large, au sud de la Bolivie, le plateau andin s’étend sur 500 km). Sur une grande partie de cette distance, les Andes ne forment pas une chaîne de montagnes continue, mais un haut plateau (l’altiplano, entre 3000 et 4000 m) où se dressent des massifs isolés appelés Cordilleras ou Nudos.
Au Venezuela et en Colombie
