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Cette fiche de lecture sur
Complot contre l'Amérique de
Philip Roth propose une analyse complète de l'oeuvre :
• une biographie de Philip Roth
• un résumé de Complot contre l'Amérique
• une analyse du contexte de l'oeuvre
• une analyse des personnages
• une présentation des axes d'analyse de Complot contre l'Amérique de Philip Roth
• une analyse du style de l'auteur
Cette fiche de lecture sur Complot contre l'Amérique a été rédigée par un professeur de français.
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Seitenzahl: 34
Veröffentlichungsjahr: 2015
Philip Roth
Ce résumé ne peut pas être court, vu qu’il s’agit d’un livre de plus de 450 pages. Il vous serait toujours possible de le raccourcir mais, en ayant lu un résumé complet vous serez en position de mieux pouvoir répondre à certaines questions.
Notre narrateur a sept ans et se nomme Philip Roth. Nous sommes en juin 1940 et la guerre est déjà quasiment terminée pour la France vaincue par Hitler. Les juifs américains sont plutôt bien au courant de ce qui arrive à leurs congénères d’Allemagne, sauf de « la solution finale », mais ont entendu parler de la Nuit de Cristal et de spoliation des juifs. Roosevelt est très apprécié par eux et, pour la première fois, un président se présente pour un troisième mandat. Ils sont donc ravis et convaincus qu’il gagnera haut la main. Mais voilà que soudain apparaît un personnage jeune, grand et blond, auréolé de gloire : Charles Lindbergh. À la surprise générale il se présente comme candidat républicain pour la présidence. Il passe du premier coup !
Dès les premières lignes du roman, Philip Roth nous dit : « C’est la peur qui préside à ces Mémoires, une peur perpétuelle. Certes, il n’y a pas d’enfance sans terreurs, mais tout de même : aurais-je été aussi craintif si nous n’avions pas eu Lindbergh pour président, ou si je n’étais pas né dans une famille juive ? »
La femme de Lindbergh nous est décrite comme antisémite et lui-même aussi et totalement isolationniste et à droite. Toute la campagne sera axée sur le slogan que Lindbergh ce sera la paix, tandis que Roosevelt ce sera la guerre. Et les Américains sont nettement isolationnistes ! Quant à Roosevelt, il se dit qu’il ne peut pas accepter la chute de l’Angleterre et laisser tous ces territoires à l’Allemagne Hitlérienne ou au Japon en Asie. S’il n’aide pas l’Angleterre, ne fut-ce qu’en matériel, elle va s’effondrer ! Et voilà que Lindbergh gagne les élections.
Très vite les juifs vont se sentir très mal à l’aise. En outre, le père Roth se bat et ne se gêne pas pour dire tout haut ce qu’il pense de son président. À ses yeux il va de soit qu’il est tout aussi américain que les pronazis allemands du Bund ou du mouvement d’extrême droite dénommé America First. La famille Roth réserve une chambre à Washington avec l’intention de visiter cette ville et ses grands monuments érigés à la démocratie. Mais à force de parler tout haut contre Lindbergh, le père et sa petite famille vont se faire jeter dehors de leur hôtel. Pendant ce séjour le sentiment de malaise va fortement grandir.
Rentré à Newark, le père reprend son boulot dans sa compagnie d’assurance, Sandy, frère aîné de Philip, ses dessins dans lesquels il excelle, Philip sa collection de timbres. Mais il y a un grand changement ! La mère qui avait arrêté de travailler depuis un temps pour s’occuper des enfants, reprend un boulot de vendeuse dans un magasin. Elle ne gagne pas énormément mais les parents se disent qu’il ne serait pas idiot d’envoyer tout cet argent sur un compte au Canada où ils pourraient être amenés à s’enfuir s’il le fallait.
La famille comprend encore un jeune homme, cousin des deux enfants Roth, Alvin. Celui-ci est le fils d’un frère aîné du père de Philip et de Sandy. Il est décédé et Alvin est tout à fait orphelin. Il a un caractère plus violent et des idées beaucoup plus tranchées et le père Roth a les pires difficultés à faire rentrer les bons principes en lui. Il ne rêve que de s’engager dans l’armée canadienne qui, elle, aide réellement l’Angleterre. Il finira par le faire.
