Demons - Marie Tassin - E-Book

Demons E-Book

Marie Tassin

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Beschreibung

Lena Jones assassinée le 13 janvier 1999 à l'âge de 19 ans, refusée à l'accès du paradis et condamnée à vivre pour le restant des siècles en tant que démon sur terre dans un monde caché pour les crimes qu'elle a commis. Le jour où Harry Edward croisera son regard, il sombrera sans le savoir dans le mal, découvrant l'existence d'un monde parallèle au sien. L'amour est un jeu bien trop dangereux qui risque de les mener à la véritable mort. Le bien réussira t'il à gagner sur le mal ?

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Seitenzahl: 182

Veröffentlichungsjahr: 2015

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J’adresse tous mes remerciements à ma famille, mes parents, ma petite sœur, mes grands-parents, cousins, cousines, tantes et oncles qui m’ont soutenu dès le départ.

Un grand merci à mes amis, mes camarades qui m’ont adressé leur soutien dans cette belle aventure.

J’adresse une pensée à tous ceux qui ne sont malheureusement plus ici mais auxquels je pense chaque jour.

Un énorme merci à Margaux pour les croquis et à Patrick MASSON de Proxima création ainsi qu’à TrailerRequests pour la création de cette magnifique couverture.

Mais surtout un grand merci à vous lecteurs, sans qui rien ne serait possible.

Merci d’avoir permis de réaliser ce beau rêve et de continuer de me suivre.

Je vous souhaite une bonne lecture en espérant que le travail de plusieurs mois vous plaira.

Avec tout mon amour.

« Une chose est certaine, vous ne verrez plus jamais le monde du même œil après cette lecture. »

Je dédie tout particulièrement ce livre à mes parents et ma petite sœur pour leur soutien de tous les jours et sans qui rien de ce que je suis n’existerait.

Sommaire

Prologue

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Chapitre 15

Chapitre 16

Chapitre 17

Chapitre 18

Chapitre 19

Chapitre 20

Chapitre 21

Chapitre 22

Chapitre 23

Chapitre 24

Chapitre 25

Chapitre 26

Chapitre 27

Chapitre 28

Chapitre 29

Chapitre 30

Chapitre 31

Chapitre 32

Chapitre 33

Chapitre 34

Chapitre 35

Epilogue

- - Prologue - -

"-Je t'en supplie, ne fais pas ça ! dit-il en pleurant."

Elle le regarda, ses yeux étaient remplis de haine. Des années entières elle avait souffert dans le silence et avait été séquestrée, frappée ...

Son propre frère avait abusé d'elle. Comment ne rien faire devant cet homme qui avait failli lui ôter la vie plusieurs fois de suite ?

"-Moi, je t'ai supplié, j'ai pleuré, j'ai failli mourir. Mais tu n'as rien écouté alors je vais te rendre ce que tu m'as fait, dit-elle en appuyant sur sa tête pour Le forcer à s'agenouiller."

Elle sortit de sa veste en cuir un revolver en acier qui éblouit l'homme agenouillé face à elle grâce au reflet que la sombre lumière projetait.

Elle le pointa sur l'homme en visant son front. Il pleurait fortement.

"-De toute façon, vas-y tire! Tu n'es qu'une moins que rien. J'ai aimé te séquestrer et te faire du mal, dit-il fièrement. "

La haine s'empara de ses yeux noisette. Il fallait qu'il sache ce que ça faisait. Il fallait qu'elle rende justice à toutes celles qui l’avaient rencontré dont elle.

"-Va mourir en enfer. J'ai été fier de te faire beaucoup de mal, dit-il plus audacieux."

C'en était trop. La haine s'empara de son corps et ses traits se durcirent. Elle avait manqué de l'amour fraternel. Il avait été inhumain avec elle. Il l'avait frappé jusqu'à la mettre en sang. Il l'avait insulté de tous les noms. Il avait abusé d'elle, de sa confiance. Il avait failli lui ôter la vie. Il l'avait traité comme un animal. Elle avait vécu plus de dix ans dans la souffrance silencieuse. Les émotions se mélangeaient dans sa tête. La vengeance était venue.

"PAN!"

- - Chapitre 1 - -

-Lena-

"N'oubliez pas de contacter les services de police si vous voyez ou reconnaissez cette personne. Elle est très dangereuse et tue discrètement"

J'attrapai la télécommande et fermai cette télévision. Les journaux, la télévision, j'étais en photo partout. C'est clair que ce que j'avais fait n'était pas un comportement exemplaire mais, bizarrement, je ne regrettais rien.

Pourquoi ? Avait-il eu de la peine à me séquestrer pendant plus de dix ans?

Non. Alors moi non plus, je n'avais pas eu de scrupule à tuer celui qui avait ôté la vie à deux jeunes filles qui n'avaient rien fait. J'avais des raisons de l'avoir tué. J'avais des raisons de m'être enfuie.

Pourquoi allait-on m'arrêter alors que j'avais rendu justice? Je ne savais pas. De toute façon il aurait été condamné à mort si on l’avait retrouvé.

J’avais préféré le faire moi-même et lui rendre la souffrance, le désespoir et le manque d'amour que j'avais eu.

Il m'a cherché, il m'a trouvé.

Après avoir longuement réfléchi au fait que j'avais tué mon propre frère, j'en reviens à la même conclusion :

Il l'avait mérité.

Je n'avais pas eu la moindre hésitation et tristesse à l'avoir tué puisque, lui-même, avait ôté deux vies.

Je me levai du fauteuil dans lequel j'étais assise et me dirigeai d'un pas lent vers mon réfrigérateur et l'ouvris.

Mon estomac se tournait dans tous les sens.

Deux jours que je n'avais pas mangé... Je fus stupéfaite de voir qu'il était vide. Je dus me

convaincre de sortir de cet appartement qui me servait de cachette.

J'enfilai une veste de jogging noire et mis la capuche, cachant mes cheveux teints depuis toujours d'un tie and die blond. Je me baissai et enfilai des chaussures neuves noires. Je pris un revolver et le cachai dans une poche intérieure de ma veste.

J'enfilai un manteau noir et sortis.

J'avançais, méfiante, dans la rue où mon regard vaquait de droite à gauche.

Je trouvai la supérette du coin de ma rue et y rentrai. Je pris un panier et traînai dans les rayons.

Je pris de la nourriture, de l'eau et une teinture brune. Je passai à la caisse et payai en leur laissant la monnaie.

Je sortis de l'épicerie et refis le chemin inverse tout en gardant un œil inquiet sur les alentours. Je baissai, alors, la tête et fixai mes pieds qui avançaient.

Je tenais fermement le sachet de plastique dans ma main droite.

J' heurtai soudainement quelqu'un et le choc de l'impact fit valser les affaires ainsi que le sac à terre. Cette personne s’accroupit, s’excusant, et m'aida gentiment à ramasser les courses.

Nos yeux se croisèrent instantanément et ne purent se quitter avant plusieurs secondes.

C'était un homme très séduisant, son corps aux traits avantageux dévoilait quelques tatouages que laissait entrevoir sa chemise à peine boutonnée. Mais surtout d'incroyables yeux émeraude, un magnifique sourire et de doux traits angéliques.

Une mèche blonde tomba de derrière mes oreilles mais je la replaçai rapidement à sa place initiale.

Il prit la teinture entre ses grandes mains avant de la placer dans le sac:

"-Je pense que le brun vous ira très bien, dit-il en souriant.

-Merci lui, dis-je timidement."

Je me levai, prenant soin de reprendre le sac. J'avançai de quelques pas avant de me retourner et, une énième fois, le remercier.

Je vis son visage s'éloigner dans le brouillard d'un hiver glacial.

J'aurai tout donné pour le revoir.

Une fois rentrée chez moi, je mangeai, sortis la teinture et allai dans la salle de bain.

J'ouvris la boîte en carton et y sortis le tube. Je lus longuement la notice et appliquai le produit sur mes cheveux.

Je regardai la télévision pendant une heure avant de retourner dans la salle de bain.

Je me déshabillai et me plaçai dans la douche. L'eau ruisselait sur ma peau et sur mes cheveux.

Après quelques minutes, je sortis de celle-ci, séchai mes cheveux et enroulai une serviette autour de mon corps humide.

Je m'avançai vers le miroir et vis mes cheveux devenus bruns presque noirs. Je les nouai en queue et m’habillai.

Je fus soudain arrêtée dans mon élan quand j'entendis les sirènes des voitures de police.

Je savais qu'elles étaient là pour moi...

Je me précipitai et pris ma veste ainsi que mon manteau sans oublier mon revolver.

Je sortis et pris une balle dans mon bras. La douleur était plus qu'insupportable.

Je devins folle à cause de la souffrance atroce que m'infligeait cette balle ayant touché mon nerf et tira avec mon revolver partout sans réfléchir.

Je vis deux corps sans vie tomber par terre. Qu'avais-je fais?

Les policiers arrivaient en masse.

Je t'en supplie Lena, trouve une solution !!

Je vis une grande forêt s'étendre en face de moi.

COURS !

- - Chapitre 2 - -

Je remerciai le ciel d’avoir pratiqué l'athlétisme plus jeune, cependant, les policiers étaient toujours sur mes traces.

Après plusieurs minutes, je réussis enfin à les semer. Perdue dans la nuit noire au milieu de cette grande forêt, les larmes ne pouvaient s'empêcher de s'échapper de mes yeux.

J'avais ôté la vie à deux policiers qui avait sûrement une famille, qui faisaient juste leur travail...

Tout ceci pour mon propre bien. J'étais injuste! Je m’assis, alors, contre un arbre et enfouis ma tête humidement salée de larmes dans mes genoux.

Pour la première fois, je regrettai d'avoir tué mon frère.

Le sang, tombant de mon bras touché par une balle précédemment, coulait en abondance.

Je me sentais voler, comme au-dessus de moi, oubliant peu à peu l'espace-temps et les heures qui s'écoulaient lentement dans cette forêt, oubliant le froid qui me glaçait chaque membre, oubliant la douleur vive et ardente qui brûlait mon bras.

Mon champ de vision se réduisait, semblant se faire avaler par le noir complet.

Je n'entendais plus le vent qui soufflait dans un cri aigu à l’intérieur de mes oreilles.

Je me sentais faible et vulnérable comme jamais auparavant mais j'étais incroyablement bien.

Mes yeux se fermèrent doucement et je sentis mon corps s'allonger dans l'herbe mouillée.

"CLAC".

Je sursautai et ouvris difficilement mes yeux.

Ma tête était baissée et je pouvais voir la mare de sang qui couvrait le sol, me rappelant brutalement la douleur qui brûlait mon bras abîmé.

Je levai la tête. J'étais dans une pièce digne de mes pires cauchemars, d'une sombre luminosité, une pièce qui semblait sans aucune issue, une pièce me rappelant le douloureux passé que j'essayais de fuir. Un frisson de frayeur me parcourut le corps quand je découvris les chaînes qui entouraient mes poignets et étaient reliés à cette maudite chaise où j'étais maintenue assise.

Je sursautai une nouvelle fois quand je pus apercevoir dans la pénombre deux iris bleu glacials qui me fixaient.

Je compris, haletant, qui il était :

John, le meilleur ami de mon frère.

Il ne m'avait pas attaché pour rien. Il s'approcha sournoisement de moi, je pouvais sentir mon cœur qui s’accélérait à chaque pas qu'il franchissait.

Quand je sentis son souffle froid s'écraser contre mon visage, l'air me manqua péniblement.

J'avais peur, terriblement peur.

"-Alors, comme ça, on s'amuse à jouer à la méchante, Lena, dit-il arborant un sourire pervers.

Ça tombe bien parce que j'aime que tu joues à la méchante avec moi, reprit-il en caressant mon visage et en passant son pouce sur mes lèvres humides. "

Il enleva la capuche qui cachait mon visage et dénoua ma chevelure brune.

"-Le brun te va merveilleusement bien, dit-il en me déshabillant du regard.

-Humm. Tu as cru quoi ? Que tu m’intéressais ?

Pff... T'as vu ta tête ?

Même un cochon est plus beau que toi, dis-je en réalisant l'erreur que je venais de commettre sans y prêter attention. "

Je vis ses yeux insister durement sur moi, sachant l'erreur que j'avais commise.

"-Bien, comme tu voudras. Je n'ai pas de temps à perdre avec toi, dit-il. "

Je bougeai dans tous les sens mais rien n'y faisait, j'étais prisonnière de cette chaise.

"-La route s'arrête ici, Lena Jones."

Il prit le revolver caché dans la poche intérieure de mon blouson et le chargea. Il le posa sur ma tempe. Mon cœur ratait des palpitations tant il allait vite.

Je préférai mourir d'un arrêt cardiaque plutôt qu'à cause de lui.

Les larmes tombaient en rafale de mes yeux clos. Il ajouta :

"-Lena Jones s'est suicidée, honteuse de ses faits. Quelle tristesse!

-Tais –toi, John, dis-je en pleurant.

-Passe le bonjour au beau gosse que j'ai pris plaisir à venger de la crasse que tu es. Heureux de t'avoir connu, bon voyage. "

Il appuya son doigt sur la gâchette et ...

"PAN"

-PDV externe-

"-Allô ? Quoi ? Non, ce n'est pas possible... Que lui

est-il arrivé ?

Merci, au revoir.»

La vieille femme, désespérée, tomba lourdement au sol.

Son mari, alerté par le bruit, accourut vers elle et la prit dans ses bras. Elle pleurait fortement.

"-Naïna, que se passe-t-il ? demanda t’il

-Lena a été retrouvée morte ce matin...soupira t’elle en sanglotant.

Elle était dans la forêt ... A première vue, notre petite fille se serait suicidée...

Elle était si vulnérable et fragile et on l'a abandonnée...

On l'a perdue à jamais maintenant ...dit-elle en éclatant en sanglots. "

- - Chapitre 3 - -

-Lena-

Je marchai dans le noir total, une sorte de couloir sans fin et sans issue.

Je voulais arrêter d'avancer mais une force inhumaine me forçait à continuer.

Soudainement, j'aperçus une porte de marbre ornée de magnifiques dorures. Le plus beau était l'éclat de lumière blanche, si lumineuse, si rassurante, si douce, que laissait entrevoir cette porte.

Mes pieds m’attiraient jusqu'à celle-ci. J'étais seule au milieu de nul part. Je n'aimais pas me retrouver dans le noir mais cet éclat de lumière avait le don de rassurer toutes mes peurs.

J'avais envie que cette porte s'ouvre et que je puisse enfin quitter la souffrance qui demeurait en moi.

Je me postai devant cette porte d'une immensité infinie et attendis, tel un enfant surexcité de recevoir son jouet préféré, devant celle-ci.

Mais rien. Cette porte resta close.

J'essayais de trouver des raisons assez rationnelles au fait que cette porte reste fermée mais plus les minutes passaient, plus les raisons manquaient.

Quand tout à coup une trappe s'ouvrit en dessous de moi, tombant dans le vide infini, je sentais tous ces espoirs tombés en même temps que moi, mais surtout, cette chaleur ardente qui enflammait mon corps, cette brûlure qui amplifiait les souffrances les plus terribles, ce besoin devenant vital, comme l'eau permet aux humains de survivre, provoquer le mal.

Tout devenait de plus en plus sombre, passant du noir à une couleur plus sombre, plus oppressante, plus mal que cette couleur qui était la plus sombre de toutes.

Quand j’atterris, maladroitement, enfin sur mes pieds, je vis devant moi une balance mélangeant l'or et le noir, plus ténébreuse que jamais.

Je pus vaguement distinguer deux choses sur les plateaux qui étaient parfaitement équilibrés.

Partout devant moi apparu le mot « démon », des voix semblaient me chuchoter ce mot qui faisait saigner mes oreilles et poignardait de coups de couteau mon pauvre cœur.

Tout était flou, tellement flou et je n'entendais que des cris et ce mot tournoyant dans mes pensées, les affolant d'horreur. Il me semblait glisser dans le vide. J'essayais de toutes mes forces, de tout mon corps, de toute mon âme, de m'accrocher et d'essayer de remonter mais je n'y arrivais pas.

Dans ma chute infinie, je connus des souffrances plus atroces que les précédentes. Le sang dégoulinait de mes yeux. Mon corps entier était recouvert de ce liquide rougeâtre, presque noir qu'il semblait produire en abondance telle la sueur humaine.

Je sentis mon dos s'ouvrir en deux grandes plaies où s'infiltra une force inhumaine. C'était comme si quelqu'un s'emparait de ce que j'étais, qu'il buvait mon âme, qu'il me possédait.

Je voyais le mal, je voulais le mal, je provoquais le mal, j'étais le mal en personne.

La douleur était ardente et brûlait mon âme qui partait en cendre.

Je revis alors ma vie humaine, toutes ces rares scènes de bonheur où se cachait, toujours à la fin, le mal qui m'observait, sachant que je lui étais destinée comme esclave.

Que se passait-il ?

J'ouvris les yeux sur un plafond blanc, allongée dans des draps noirs. Il n'y avait rien dans cette chambre qu'un lit et un miroir.

Deux femmes entrèrent dans celle-ci mais je n'y prêtai pas la moindre attention. Je m'assis soudainement.

Ma tête était lourde et mes membres engourdis. Une vive douleur me brûlait. Je sursautai de frayeur.

J'aperçus dans le miroir deux yeux entièrement peints de noir qui fixaient cette grande glace.

Deux yeux ou le mal régnait. Ses deux yeux étaient les miens.

"-Bienvenue dans le monde des démons."

- - Chapitre 4 - -

-Lena-

Voilà quinze ans que j'étais morte et condamnée à vivre sous cette apparence.

Le "demon's world" autrement dit le "monde des démons" est un monde où la seule chose banale et normale est le paranormal.

Seuls ceux qui y habitent peuvent voir l'existence de ce monde parallèle à la réalité.

Les démons de notre monde sont des créatures à l'apparence humaine malgré leurs deux grands yeux noirs qui les différencient des vrais humains.

Ils sont condamnés, comme moi, à vivre pour le restant des siècles sur terre en monstre.

Les humains, eux, ne peuvent pas nous voir. Il est déconseillé d'aller dans leur monde et interdit de se dévoiler à eux.

Les humains ont la fâcheuse tendance de haïr et juger tout ce qui est différent d'eux.

On peut déduire que la personne qui a dit de ne pas entrer en contact avec eux voulait nous protéger de la méchanceté humaine.

Je ne comprends pas vraiment ce principe puisque que nous sommes des créatures qui respiront la bêtise humaine plus horrible soit elle.

À ce jour je devrais avoir trente-cinq ans mais j’étais bloquée jusqu'à la fin des temps à l'apparence d'une jeune fille de dix-neuf ans. C’est, en quelque sorte, le seul avantage que je trouve à cette vie.

J'aime retourner dans le monde qui était mien autrefois. Je ne suis pas comme toutes ses créatures stupides qu'on commande au doigt et à l'œil, à vrai dire, je désobéis souvent aux règles et j'aime m'aventurer.

Dans notre monde, très peu de choses sont interdites.

Une table des lois nous dicte les choses à ne pas faire.

Premièrement, ne pas révéler l'existence de ce monde à un humain.

Deuxièmement, ne pas se dévoiler physiquement à un humain.

Troisièmement, ne pas tomber amoureux d'un humain.

Ces trois lois doivent être respectées par chaque habitant.

-Harry-

"-Au revoir bébé."

J'ouvris lentement les yeux et vis une fille en minijupe se penchant sur moi.

Je la saluai et elle sortit.

Encore une autre.

Je me levai et pris une douche.

Je me demandai quand je connaîtrai le véritable amour mais j'étais encore jeune et j'aimais m'éclater.

Je m'habillai rapidement et allai dans la cuisine.

Je posai une assiette sur le plan de travail et toastai deux tartines avant de retourner dans le salon et de regarder la télévision quand tout à coup ...

"BOUM"

-Lena-

"BOUM"

Et mince. Pourquoi il fallait que je casse quelque chose partout où j'allai ?

J'entendis des pas se précipiter dans ma direction.

Je vis alors, sous le choc, le beau et gentil garçon de la dernière fois. Comment était-ce possible ?

Je compris alors qu’il était possible que ce ne soit pas lui mais son fils, son frère quelqu'un de sa famille mais peu m'importait.

Il était encore plus beau.

Je secouai mes mains devant lui mais je revins vite à la réalité plus horrible soit elle.

Il ne pouvait pas me voir.

Désespérée, je traînai lourdement les pieds sur le parquet, décidée à quitter la maison.

C'est alors que le parquet grinça sous mon poids plume.

"- Il y a quelqu'un ? dit-il visiblement angoissé."

C'est là, au bruit de sa parole, que je compris. J'avais envie qu'il me voit. Je savais que je devais désobéir aux règles peu importe le prix que je payerai.

- Chapitre 5 - -

"3ème règle:

Ne pas tomber amoureuse d'un mortel. "Fait.

Cette loi dictée par "je ne sais qui", je l'avais définitivement enfreinte.

J'avais passé la nuit à observer cet homme. Je ne pouvais pas me lasser de son visage aux traits si doux, si jolis.

Il avait les cheveux bruns éparpillés en masse sur son coussin.

Pendant quelques minutes ses yeux étaient restés ouverts, fixant la chaise où je m'étais assise et ils s'étaient clos.

Son visage esquissait un léger sourire qui creusait ses petites fossettes.

J'aimais les cernes qui entouraient ses yeux clos et ces quelques égratignures qui couvraient son beau, si beau visage.

Il avait des défauts physiques apparents aux yeux des autres mais c'était, à mes yeux, ce qui faisait son charme.

Il était d'une beauté qui m’était inhabituelle.

Je savais qu'il sentait ma présence sans pour autant savoir qui j'étais.

J'aimais tellement voir son visage aux doux traits angéliques et sereins, endormi.

Je savais que je ne voulais que lui et qu'il était la solution à toutes mes souffrances.

Je savais que désobéir aux règles allait engendrer un prix à payer mais, aussi lourd soit-il, rien ne pouvait m'arrêter.

Tout le monde, la planète et l'univers pouvait me détester et chercher à me détruire mais rien ne pourrait me ruiner tant qu'il était avec moi.

Les démons ont la chance de connaître le moyen de se faire entendre par les humains.

Certains ont déjà essayé, ces êtres humains sont devenus fous, croyant que cette voix descendant du ciel venait d'un problème mental puisqu'eux seuls entendaient ces démons qui leur parlaient.

Ils savent aussi comment se dévoiler aux mortels mais jamais personne n'a essayé.

J'étais allongée dans mon grand lit froid et noir dans cette chambre, où j'étais prisonnière la plupart du temps.

Je fixai le plafond, détaillant chaque détail et fissure de celui-ci.

Pour la première fois depuis quinze ans, la souffrance semblait m'avoir quitté le temps d'un instant.

Je cessai de penser à la souffrance, aux problèmes, au prix que je payerai et au mal que je faisais.

Non. Je pensais, rêveuse, au beau jeune homme que j'observais chaque nuit.

Je rêvais de ses grands bras entourant ma taille et réfléchissait au goût que pouvait avoir ses belles lèvres roses.