Deux-Sèvres: Dictionnaire biographique et album - Diverse Auteurs - E-Book

Deux-Sèvres: Dictionnaire biographique et album E-Book

Diverse auteurs

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"Deux-Sèvres: Dictionnaire biographique et album", de Diverse Auteurs. Publié par Good Press. Good Press publie un large éventail d'ouvrages, où sont inclus tous les genres littéraires. Les choix éditoriaux des éditions Good Press ne se limitent pas aux grands classiques, à la fiction et à la non-fiction littéraire. Ils englobent également les trésors, oubliés ou à découvrir, de la littérature mondiale. Nous publions les livres qu'il faut avoir lu. Chaque ouvrage publié par Good Press a été édité et mis en forme avec soin, afin d'optimiser le confort de lecture, sur liseuse ou tablette. Notre mission est d'élaborer des e-books faciles à utiliser, accessibles au plus grand nombre, dans un format numérique de qualité supérieure.

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Diverse Auteurs

Deux-Sèvres: Dictionnaire biographique et album

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066334789

Table des matières

PRÉFACE
DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE et Album DES DEUX-SÈVRES
DÉPARTEMENT DES DEUX-SÈVRES
HISTORIQUE
MONUMENTS
CULTES
ARMÉE
JUSTICE
INSTRUCTION PUBLIQUE
AGRICULTURE
INDUSTRIE
COMMERCE
PARLEMENT
NIORT
BRESSUIRE
MELLE
PARTHENAY
AIRVAULT
ARGENTON-CHATEAU
CHATILLON-SUR-SÈVRE
CHEF-BOUTONNE
CHIZÉ
COULONGES-SUR-L’AUTIZE
ECHIRÉ
LA MOTHE-SAINT-HÉRAYE
LEZAY
MAUZÉ
MENIGOUTE
OIRON
PRAHECQ
SAINT-HILAIRE-LA-PALLUD
SAINT-JOUIN-DE-MARNES
SAINT-LOUP-SUR-THOUET
SAINT-MAIXENT
SECONDIGNY
THOUARS
DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE DES DEUX-SÈVRES
A
B
BRANCHE DE SAINTONGE ET POITOU
2 e BRANCHE DE SAINTONGE ET POITOU
C
LA CRÈCHE
D
E
F
G
SAINT-MAIXENT-DE-BEUGNÉ
H
I
J
K
L
M
N
P
Q
R
FRONTENAY ROHAN-ROHAN
PAROISSE DE COULONGES-SUR-L’AUTIZE
S
T
V
W
Z
DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE DES DEUX-SÈVRES
ARMORIAL des Familles du Poitou
DEUXIÈME PARTIE
RENSEIGNEMENTS UTILES
TROISIÈME PARTIE
ANNONCES
M

PRÉFACE

Table des matières

Le DICTIONNAIRE DES DEUX-SÈVRES, que nous publions aujourd’hui, est le cinquante-deuxième de la grande série que nous avons entreprise. — D’autres volumes sont sous presse, et nos cartons sont remplis de documents et de Notice biographiques que nous adressent les nombreux correspondants que nous avons recrutés sur tous les points de la France. Nous pourons donc affirmer qu’avant peu chaque département aura son Dictionnaire spécial.

Comme on le voit, c’est une œuvre considérable, véritable monument élevé à la gloire des hommes de tous les partis et de toutes les classes qui, par leur travail, leur intelligence ou leur dévouement, se sont distingués ou ont illustré leur pays à différents titres.

Quels documents précieux se trouveront réunis dans une œuvre aussi gigantesque, et quelle mine inépuisable pour les générations futures!

Certes, pour mener à bien cet immense travail, nous avons rencontré — et nous rencontrerons encore — plus d’une difficulté sur notre chemin.

Nos amis et, en général, tous ceux qui portent intérêt à notre entreprise, peuvent être certains que notre ferme volonté et notre persévérance sauront vaincre les obstacles, et que nous n’hésiterons devant aucun sacrifice pour assurer le succès d’une œuvre aussi utile.

Il est bon, il est indispensable de conserver, comme sur un grand Tableau d’Honneur, les noms de tous les hommes de travail et de cœur qui ont tracé leur sillon dans la vie.

Grâce à notre ouvrage, des noms qui seraient fatalement tombés dans l’oubli avant un demi-siècle seront pieusement conservés, formeront des archives de famille et aussi des archives départementales du plus haut intérêt.

Nos photographies résisteront aux années; elles seront, plus tard, l’objet d’une légitime curiosité.

Qu’il nous soit permis ici de remercier les collaborateurs qui ont bien voulu nous apporter leur bienveillant concours pour la rédaction du DICTIONNAIRE des DEUX-SÈVRES.

C’est grâce à eux que nous avons pu créer cette œuvre utile entre toutes.

Qu’ils reçoivent l’expression de notre rire reconnaissance.

LA DIRECTION.

Avant de procéder au tirage, nous avons du supprimer un certain nombre de notices pour lesquelles nous n’avions pas de renseignements absolument certains et quelques photographies ne portant aucun nom.

DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE et Album DES DEUX-SÈVRES

Table des matières

DÉPARTEMENT DES DEUX-SÈVRES

Table des matières

Le département des Deux-Sèvres tire son nom des deux rivières qui le traversent: la Sèvre niortaise et la Sèvre nantaise. En 1790 il fut formé de trois pays de l’ancienne province du Poitou (Gâtine, Thouarsais et Niortais). Il est limitrophe de la Charente, de la Charente-Inférieure, Maine-et-Loire, Vendée et Vienne.

Il est divisé en 4 arrondissements; 31 cantons et 354 communes.

Sa superficie est de 6,055 kilomètres carrés et sa population est de 346,700 habitants.

Les quatre arrondissements sont: Niort, préfecture; Bressuire, Melle et Parthenay.

Les montagnes sont peu élevées, c’est un pays de collines et de plaines.

Le point le plus élevé est à 272 mètres d’altitude au nord-nord-est de Niort, appelé le Terrier de Saint-Martin-du-Forsilloux. Le terrain forme trois régions: la Gâtine, au sol de roches anciennes, de granit, terre pauvre couverte de bois et d’étangs; la Plaine liasique et oolithique, calcaire, est plus monotone, mais plus riche, plus découverte, vaste champ de céréales; la troisième région caractérisait son nom de Marais; elle était autrefois noyée, malsaine. Elle est aujourd’hui asséchée, canalisée, mise en culture (fourrage et chanvre).

Par la Sèvre nantaise et le Thouet, les eaux du département vont à la Loire; par la Boutonne elles vont à la Charente et directement à l’Océan par la Sèvre niortaise.

Quoique un peu humide, le climat est bien tempéré, doux. La Gâtine serait plus froide que la Plaine et le Marais aurait conservé un reste d’humidité. La température moyenne à Niort est de 12°.

HISTORIQUE

Table des matières

Ce département a dû être habité dès l’âge de la pierre. De nombreux vestiges l’attestent.

Les premiers habitants de cette contrée se mettaient à l’abri dans les vallons des collines, des rivières et de leurs affluents. Pendant la belle saison ils s’aventuraient dans la Plaine et la Gâtine et faisaient la chasse aux fauves.

A l’époque romaine ce territoire était occupé par les Pictones ou Pictavi, venus du Caucase. Les Pictavi. prirent part- à la guerre de l’indépendance et suivirent la fortune de Vercingétorix, vaincu par Jules César, à Alésia (52 ans ayant Jésus-Christ). Après cette grande défaite ils firent partie de l’Aquitaine, province romaine entre la Loire et les Cévennes.

Les Romains ouvrirent des routes, desséchèrent les marais, assainirent le pays, fortifièrent les villes existantes et en fondèrent de nouvelles; aussi ils ont laissé des traces de leur passage un peu partout que des fouilles ont fait découvrir.

L’empereur Honorius céda l’Aquitaine aux Visigoths en 419, peuples barbares qui ne jouirent pas longtemps de leurs nouvelles possessions. Clovis, le fondateur de la monarchie française, les en déposséda une centaine d’années après, en infligeant une grande défaite à Alaric, roi des Visigoths, près de Vouillé, en 507. Clovis s’empara de toute l’Aquitaine.

A cette époque le christianisme faisait de grands progrès. Saint Agapit et saint Maixent fondèrent une abbaye dans un bois appelé Vauclau qu’ils appelèrent Saint-Maixent: De là l’origine de la ville de Saint-Maixent.

Au VIIIe siècle les Sarrazins d’Espagne envahirent l’Aquitaine et ravagèrent le Poitou. Charles Martel détruisit leur armée à Poitiers (732).

Les ducs d’Aquitaine ayant oublié la reconnaissance qu’ils devaient à la couronne de France, Pépin le Bref, fils de Charles Martel, battit Waifre ou Gaïfer, duc d’Aquitaine, et réunit l’Aquitaine et le Poitou à la France.

Les Normands et les Danois envahirent le Poitou en 817, livrèrent aux flammes plusieurs villes, saccagèrent l’abbaye de Saint-Maixent. Niort résista à leurs attaques.

L’Aquitaine et le Poitou suivirent le reste de la France, au XIe siècle, qui devint presque toute féodale. Les ducs, les marquis, les comtes et les barons rendirent leurs fiefs indépendants et héréditaires tout en se dévorant entre eux. Les seigneurs de Bressuire, de Parthenay et de Thouars luttaient contre les comtes de Poitou créés par Charlemagne.

En 1137 Louis VII, dit le Jeune, épousa Eléonore, héritière des ducs de Guyenne et des comtes de Poitou, dont les apanages réunis à la couronne de France en furent séparés en 1152 et passèrent à Henri duc de Normandie. par son mariage avec Eléonore, divorcée.

Cette union eut les plus graves conséquences pour la France. Eléonore apporta en dot les provinces de son patrimoine qui lui avaient été rendues par le roi de France. Devenu roi d’Angleterre, Henri, son mari, devint maître de presque toute la France occidentale. Le territoire des Deux-Sèvres se trouva, de ce fait, sous la domination anglaise.

En 1204, Philippe-Auguste put conquérir presque tous les fiefs français dont le comté du Poitou. La guerre de Cent-Ans fut désastreuse pour cette contrée.

Tous les habitants de Saint-Maixent furent passés au fil de l’épée par les Anglais (1346). Niort repoussa trois assauts et força l’ennemi à se retirer.

Le traité de Bretigny (1360) céda encore le Poitou aux Anglais. Ce n’est qu’en 1668 que Charles V put réunir de nouveau le Poitou à la couronne.

Les hostilités commencèrent aussitôt. Du Guesclin remporta de sanglantes victoires sur les Anglais dont la plus célèbre fut celle de Chizé (1372).

En 1436, les guerres du Poitou furent terminées, et Charles VII le déclara complètement acquis à la couronne.

Pendant les règnes de Charles VIII, Louis XII, François Ier et François II, le Poitou jouit d’une tranquillité relative.

Sous Charles IX les guerres religieuses eurent souvent pour théâtre le territoire des Deux-Sèvres.

La succession de Henri III guerres de la Ligue) eut son contre-coup dans cette région. Le calme fut de nouveau rétabli à la promulgation de l’édit de Nantes (1598) qui permit aux huguenots de pratiquer leur culte.

La prospérité commença pour cette province dès ce moment et ne s’arrêta qu’à la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV (1685), par l’exode d’ouvriers et manufacturiers habiles qui furent obligés de s’expatrier, portant à l’étranger leurs industries et leurs commerces.

Le département des Deux-Sèvres eut beaucoup à souffrir pendant la Révolution, surtout en 1793 par la guerre de la Vendée.

Bressuire fut livrée aux flammes par le général Grignon. Parthenay, Fontenoy, Thouars furent prises et reprises.

Depuis cette époque le département des Deux-Sèvres, grâce à sa situation topographique jouit d’une tranquillité relative. Son agriculture, son industrie et son commerce ont pu se développer sans subir les souffrances des invasions de 1814 et de 1870.

MONUMENTS

Table des matières

Parmi les monuments historiques des Deux-Sèvres nous citerons à Aiffres: la croix du cimetière (XVIe siècle); — l’église (XIIe et XIIIe siècles; le pont de Vernay (XIIe siècle), à Airvault; — la croix du cimetière à Amuré ; — un dolmen, dit la Pierre-Levée, à Bougon; — le clocher (XVIe siècle) de l’église de Bressuire; — les ruines du château de Beaupinay (XVe siècle), à Breuil-sous-Argenton; — l’église (XVe siècle) de Celles-sur-Belle; — l’église (XIe siècle) de Champdeniers; — l’église (XIIe siècle); les ruines du château (XVIe siècle) de Javarzay; — un dolmen, dit la Pierre-Pèse, à Limalonges; — l’église (XIIe et XIIIe siècles) à Marnes; — l’église Saint-Hilaire (XIe et XIIe siècles); l’église Saint-Pierre (XIIe siècle); l’église Saint-Savinien (XIe siècle), à Melle; — le clocher (XIIe siècle) de l’église Saint-Melleran; — la chapelle (XIVe et XVe siècles) et la croix hosannière (XVIe siècle) à Ménigoute; — le château (XIIe siècle); l’ancien Hôtel de Ville (XVIe siècle) et la porte latérale (XVIe siècle) de l’église Notre-Dame, à Niort; — l’église (XVIe siècle) d’Oiron; — la croix du cimetière (XIIIe siècle), à Pamplie; — les églises Notre-Dame de la Couldre (XIIe siècle), Saint-Laurent (XIIe siècle) et Porte-Saint-Jacques (XIIIe siècle), à Parthenay; — l’église (XIIe siècle), à Parthenay-leVieux; — la Lanterne des Morts (XIIe siècle), à Pers; — la croix du cimetière (XVe siècle), de Prahecq; — la croix du cimetière (XIIIe siècle), de Saint-Christophe-sur-Roc; — l’église (XIIe siècle) de Saint-Généroux; — la croix du cimetière (XIVe siècle) de Saint-Georges-de-Noisné ; l’église (XIIe siècle) de Saint-Jouin-de-Marnes; — l’église (XIIe et XVe siècles) et la crypte de Saint-Léger (VIIe siècle), à Saint-Maixent; — la croix du cimetière de Saint-Maixent-de-Beugné ; — l’église (XVe siècle) de Saint-Marc-la-Lande; — le château (VIIe siècle, prison); la chapelle du château (XVIe siècle); la tour du Prince-de-Galles (XIIe et XIIIe siècles); la tour (XIIIe siècle) de l’église Saint-Laon; la tour du Prévot (XIIe et XIVe siècles) et la tourelle (XVe siècle) de l’hôtel du Président Tindo, à Thouars; — l’église (XIIe siècle) de Verrines-sous-Celles.

CULTES

Table des matières

Culte catholique. — Evêché : Poitiers (suffragant de Bordeaux). Avec la Vienne, les Deux-Sèvres forment le diocèse de Poitiers. Ce diocèse n’a pas de séminaire respectif. Les congrégations d’hommes et de femmes s’occupent d’enseignement; celles de femmes y joignent des œuvres charitables. Les pèlerinages renommés sont ceux de N.-D.-de-l’Agenouillée, à Azay-sur-Thouet; N.-D.-de-Pitié, à la Chapelle-Saint-Laurent; N.-D.-de-Beauchêne, à Cerizay.

Culte protestant. — On compte près de 40,000 protestants; 5 consistoires, dont un, celui de Niort, fait partie de la 4e circonscription synodale; les 4 autres: Lezay, Melle, La Mothe-Saint-Héraye et Saint-Maixent sont rattachés à la 5e. Les conseils presbytéraux sont répartis comme suit: Breloux, Chauray, Chavagné, Fressines, Prailles, Vouillé font partie du conseil presbytéral de Niort; — Chenay, Chey, Rom, Saint-Coutant, Sepvret, Vançais de celui de Lezay; — Beaussais, Celles-sur-Belle, Maugon, Thorigné, Verrines de celui de Melle; Bougon, Exoudun, Pamproux et Soudan de celui de La Mothe-Saint-Héraye; — Azay-le-Brûlé, Cherveux, Moncoutant et Sainte-Néomaye de celui de Saint-Maixent.

ARMÉE

Table des matières

Le département des Deux-Sèvres fait partie de la 9e région militaire. Cette région comprend 5 départements et 8 subdivisions de région, dont une, celle de Parthenay, qui embrasse tout le département, en dépend.

Les troupes de cette subdivision font partie du IXe corps d’armée dont le siège est à Tours.

Saint-Maixent possède une école militaire d’infanterie pour l’admission des sous-officiers au grade de sous-lieutenant.

Le département fait partie de la 9e légion de gendarmerie.

JUSTICE

Table des matières

Le département des Deux-Sèvres est du ressort de la Cour d’appel de Poitiers: Niort a un tribunal de première instance (siège de la Cour d’assises); un Tribunal de commerce et un Conseil de prud’hommes; Bressuire, Melle et Parthenay ont un Tribunal de première instance.

INSTRUCTION PUBLIQUE

Table des matières

Le département est un des huit qui sont du ressort de l’Académie de Poitiers. L’enseignement supérieur n’a pas d’établissement.

L’enseignement secondaire comprend: à Niort, le Lycée Fontanes et un Lycée de jeunes filles, les collèges communaux à Melle, Parthenay et Saint-Maixent; — des établissements libres à Aigonnay, Bressuire, Châtillon-sur-Sèvre, Niort, Rom et un Petit-Séminaire à Bressuire.

L’enseignement primaire comprend une École normale d’instituteurs (avec école annexe) à Parthenay et une École normale d’institutrices (avec école maternelle annexe) à Niort; — Bressuire et Parthenay ont des écoles primaires supérieures de garçons; — Argenton-Château, Bressuire, Saint-Maixent et Secondigny ont des écoles supérieures de filles; — des cours complémentaires pour garçons ont été organisés à Argenton-Château, Breloux, Chef-Boutonne, La Mothe-Saint-Héraye et Thouars; — des cours complémentaires pour filles existent à Breloux et à Thouars. — Argenton-Château, Breloux, Bressuire, Chef-Boutonne et Thouars ont des pensionnats primaires.

Une école spéciale de dessin existe à Niort.

AGRICULTURE

Table des matières

Les Deux-Sèvres sont avant tout agricoles; les deux tiers du département comprennent le terroir; la population agricole est aussi prépondérante. L’avoine et le froment sont surtout cultivés; l’orge et le maïs occupent le deuxième rang; viennent ensuite le fourrage, les betteraves et les pommes de terre. Le bétail est élevé en grande quantité.

Les pentes du nord et du nord-ouest sont couvertes de quelques vignobles. La tourbe, le plomb argentifère, le marbre, les pierres dures et tendres sont extraites, mais en petite quantité.

Les étoffes et les lainages forment la principale industrie du département. Les manufactures de draps; les tricots de Parthenay, de Bressuire et de Saint-Maixent; les gants de laine de Niort jouissent d’une certaine renommée. Les huiles, les alcools, la chapellerie et la poterie sont aussi fabriqués.

Les Deux-Sèvres exportent les produits agricoles et importent les machines et denrées.

INDUSTRIE

Table des matières

Le département des Deux-Sèvres exploite de nombreuses carrières de pierres à chaux, de taille, meulière, moëllon, de marbre, de granit, etc.; des mines de fer, de plomb argentifère et d’antimoine; une seule concession de mine de houille, à Saint-Laurs.

Les principales minoteries sont à Cerizay, La Forêt-sur-Sèvre, Saint-Loup-sur-Thouet, Parthenay, Secondigny, La Mothe-Saint-Héraye, etc.

Niort et Saint-Maixent ont des brasseries; Melle des distilleries; les huileries sont nombreuses et dissiminées dans toutes les parties du département.

Les confits d’angélique de Niort ont une renommée universelle.

Des coopératives de laiterie sont prospères. Des établissements d’automobiles se sont fondés avec succès à Niort. Dans la même ville quelques fabriques de noir animal et de colle-forte. — La Mothe-Saint-Héraye, Salles, Parthenay et Azay-sur-Thouet ont des filatures de laine; — Niort et La Mothe-Saint-Héraye, des filatures de coton. — Parthenay et La Mothe-Saint-Héraye fabriquent le drap commun, de la peluche et de la toile. Moncoutant a quelques fabriques d’articles spéciaux en lainage, toile, etc.

Des droguets et des serges sont fabriqués à Brioux-sur-Boutonne, Thouars et Vernoux-en-Gâtine.

Des fabriques d’étoffes existent à Saint-Loup-sur-Thouet et Saint-Marsault. Des flanelles, des mouchoirs de poche, etc., sont confectionnés à Châtillon-sur-Sèvre. Niort a la spécialité des confections pour hommes. Saint-Maixent, Bressuire et Parthenay celle des tricots, etc.

COMMERCE

Table des matières

En outre de ses grands magasins dans les principales villes, le département des Deux-Sèvres opère de grandes transactions dans ses foires et marchés de Bressuire (bestiaux); Melle (bestiaux, mules et mulets, graines fourragères); Saint-Maixent (bestiaux, porcs, veaux); La Mothe-Saint-Héraye (mules et bœufs gras).

L’exportation avec l’Espagne a pris depuis quelques années une certaine extension en mules, mulets et chevaux, graines fourragères, grains et farines, huiles de colza et de noix, vins et eaux-de-vie, légumes, peaux chamoisées et de gants, étoffes, confiserie, etc.

PARLEMENT

Table des matières

Le département des Deux-Sèvres est représenté au Sénat par trois sénateurs, MM. Aguillon, Girard et Goirand. Il est représenté à la Chambre des députés par cinq députés: MM. de Beauregard, Disleau, Gentil, Demellier et Rougier.

Sénat. — Aux élections du 30 janvier 1876 le département des Deux-Sèvres nomma deux sénateurs: MM. Taillefert et Monnet (droite).

Le 8 janvier 1882 ils furent remplacés par MM. de Reignié et Goguet, républicains.

Le 26 avril 1885 M. Bergeon remplaça M. de Reignié, décédé le 30 janvier.

Le 28 mars 1886 M. Garran de Balzan succéda à M. Goguet, décédé le 25 janvier.

Aux élections du 4 janvier 1891 M. Garran de Balzan, sénateur sortant, fut réélu et M. Léo Aymé remplaça M. Bergeon.

M. LOUIS DEMELLIER (PARTHENAY)

M. CHARLES DISLAU (NIORT, 1er CIRCONH)

M. GENTIL (NIORT. 2ME CIRCONS’)

M. FERDINAND ROUGIER (MELLE)

M. H SAVARY DE BEAUREGARD (BRESSUIRE)

MM. LES SÉNATEURS DES DEUX-SÈVRES

M. LÉOPOLD GOIRAND

M. THÉODORE GIRARD

M. AGUILLON

Le 16 août 1891 M. Jouffrault, républicain, remplaça M. Léo Aymé, décédé.

Au décès de Jean Macé, sénateur inamovible, en 1894, son siège fut attribué au département des Deux-Sèvres. M. Théodore Girard fut élu le 25 janvier 1895.

Au renouvellement de 1900 MM. Girard, Jouffrault et Garran de Balzan furent réélus.

Chambre. — En 1885, le département des Deux-Sèvres, appelé à élire cinq députés, nomma cinq républicains: MM. de La Porte, Antonin Proust, Giraud, Ganne, Jouffrault.

Pendant le cours de la législature, MM. Georges Richard et Goirand, républicains, remplacèrent MM. Giraud et Ganne, décédés.

En 1889, deux républicains furent réélus: MM. Antonin Proust et Giraud; et trois conservateurs ou boulangistes furent élus: MM. le marquis de La Rochejaquelein, ancien député ; Paul Taudière et Pontois.

En 1893 deux députés sortants furent élus: MM. Goirand, républicain, et le marquis de La Rochejaquelein, monarchiste; trois députés nouveaux: MM. Disleau, de La Porte (ancien député) et André Lebon, républicain.

En 1898 deux députés sortants furent réélus: MM. Charles Disleau et de La Porte; trois nouveaux députés furent élus: MM. Savary de Beauregard; Aymé, baron de la Chevrelière, et Gilbert de Maussabré.

En 1902 trois députés sortants furent réélus: MM. Savary de Beauregard; Ch. Disleau et G. de Maussabré ; deux nouveaux députés furent élus: MM. H.-A. Gentil et E.-P.-F. Rougier.

En 1906 quatre députés sortants ont été réélus: MM. Disleau, Gentil, Rougier et Savary de Beauregard. M. Demellier, radical, a été élu dans l’arrondissement de Parthenay par 11,975 voix contre 10,780 à M. Maussabré, député sortant, monarchiste; — M. Disleau réélu dans la 1re circonscription de Niort, par 11,184 voix, contre 46 voix à M. Artomarchi, monarchiste; — M. Gentil, républicain, réélu dans la 2e circonscription de Niort, par 6,828 voix, contre 853 à M. Petiet, progressiste; — M. Rougier, républicain, réélu dans l’arrondissement de Melle, par 12,606 voix, contre 3,514 à M. Nicolle, monarchiste, et 3,341 à M. P. Condé, républicain; — M. Savary de Beauregard, monarchiste, réélu dans l’arrondissement de Bressuire par 14,482 voix, contre 6,440 à M. Thébault, radical-socialiste.

NIORT

Table des matières

Chef-lieu du département, sur la Sèvre niortaise, 23,670 habitants (Niortais), à 411 kilomètres de Paris. Chemin de fer de l’Etat. Tribunal de commerce; Tribunal de première instance. Lycée de garçons et Lycée de filles.

Cette ville est agréablement située sur les versants de deux collines dominant la rive gauche de la Sèvre niortaise; en face d’une presqu’île de la rive droite; à l’ouest de Niort, s’étend une vaste plaine, un ancien golfe de l’Océan. Le chef-lieu des Deux-Sèvres tend à devenir la ville la plus importante de tout le Poitou, elle s’est étendue sur le plateau de la gare du chemin de fer, au sud-est, et, du côté opposé, a franchi la Sèvre.

Entre la gare et la ville se trouve la vaste place de La Brèche, ornée de statues. Au nord, au dessus de la rivière, le Jardin des Plantes, garni de beaux arbres; c’est un des jardins publics les plus pittoresques de France; à côté, l’abondante Source du Vivier.

De beaux monuments historiques embellissent cette ville:

L’église Notre-Dame. Commencée en 1491, terminée vers 1535 par l’architecte Mathurin Berthomé, est en grande partie gothique; belle flèche de ce style de 75 mètres de haut, balustrade du XVIe siècle dont les meneaux à jour forment l’inscription: O mater Dei, memento mei; vitraux de Lobin; beau vitrail des premières années du XVIe siècle; riche tribune de Berthomé de 1535; trois tombeaux (XVIIe siècle) de la famille de Baudean-Parabère.

L’église Saint-André, construite de 1848 à 1866 par Legrétain, dans le style du XIVe siècle; les deux clochers avec leur flèche atteignent 70 mètres; fresques; vitraux de Lobin.

L’église Saint-Hilaire, du même architecte, construite de 1862 à 1865, style roman; fresques.

L’ancien Hôtel de Ville, construit de 1530 à 1535, style renaissance, par Berthomé, sur l’emplacement d’un Hôtel de Ville dû au duc de Berry, comte de Poitiers (1400). Resserrée entre deux tours, la façade est couronnée de mâchicoulis et, au centre, d’une fort belle lucarne. Le beffroi date du XVIIe siècle. L’ancien Hôtel de Ville renferme le Musée d’antiquités.

Les Maisons des XVe et XVIe siècles.

L’Hôtel d’Estissac (XVIe siècle).

La Maison de Candie, dans laquelle une tradition erronnée fait naître Mme de Maintenon.

Le Donjon, curieux reste d’un château fort des comtes de Poitiers, formé de deux tours carrées légèrement dissemblables se faisant face et réunies par un corps de logis dont la base seule est du même temps que les tours; à remarquer surtout les tourelles rondes et les larges mâchicoulis des deux tours attribués par les uns au roi Henri II et par d’autres à son fils Richard Cœur-de-Lyon.

L’Hospice, dont la chapelle est ornée de peintures murales de Louis Germain.

Le Musée départemental est dans l’ancien couvent oratoriens. Au 1er étage, curieuses boiseries peintes du XVIe siècle (83 panneaux) provenant du château de La Mothe-Saint-Héraye et représentant des scènes tirées de l’Ancien Testament; musée d’histoire naturelle (importante collection); bibliothèque et curiosités diverses appartenant à la Société de statistique, sciences, lettres et arts. La galerie de peinture, au 2e étage, contient près de deux cents toiles (Simon Vouet, P. Mignard, L. Boullongne, Parrocel, La Garrache, Le Guide, Bon Boullongne, Boucher et un certain nombre de facsimilés de dessins de grands maîtres dont les originaux sont au Musée du Louvre. Les toiles les plus remarquables sont: le Marquis d’Artagniette, par Grimou, 1620; — la Princesse Palatine, par Rigaud; — Marie Leczinska, par Tocqué ; — un Paysage, par Conrad Decker; — Nature morte, par Jean Steen; — Tête de vierge, par Sasso Perrato; — Une petite princesse, par Mignard; — l’Abbé Maury, par Bernard d’Agescy.

Les sculptures sont surtout des statues modelées sur l’antique, des copies ou des moulages d’œuvres de diverses époques et quelques statues modernes.

La bibliothèque renferme trente mille volumes; elle est installée dans l’ancienne église des Oratoriens.

Sur la place de Strasbourg, Gloria Victis, pyramide surmontée du groupe Mercié, monument élevé en 1881 à la mémoire des gardes mobiles du département, tués à la guerre franco-allemande en 1870-71.

Sur la place du Donjon, le Buste en bronze de Ricard, ministre en 1880, accosté de deux renommées en marbre blanc.

BRESSUIRE

Table des matières

Chef-lieu d’arrondissement; 4,700 habitants; à 70 kilomètres de Niort. Tribunal de première instance. Commerce important de blé ; d’étoffes de laine et de bestiaux.

L’église Notre-Dame construite du XIIe au XVe siècle, nef romane, chœur de style gothique, clocher Renaissance.

- Sur un promontoire rocheux est le Dolo, une des branches de l’Argenton. Ruines du château de Bressuire des XIIe et XIIIe siècles.

Bressuire commença à se former autour du Château vers le XIe siècle. C’est à tort qu’on l’a identifié avec Ségora.

Le Château appartenait aux seigneurs de Beaumont qui le conservèrent jusqu’en 1510.

Les soldats de Du Guesclin le saccagèrent en 1370 en s’emparant de la ville.

A l’époque de la Révolution, pendant les guerres de la Vendée, Bressuire fut prise et reprise plusieurs fois de 1792 à 1796. Sa population était descendue au-dessous de 1,000 habitants à la fin des hostilités.

MELLE

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Chef-lieu d’arrondissement des Deux-Sèvres; 2,700 habitants (Mellois); à 25 kilomètres de Niort; sur un plateau rive gauche de Niort. Chemin de fer de l’Etat.

Les principales industries comprennent: huilerie, distillerie, imprimerie, teinturerie, corderie; exploitation de plomb sulfuré argentifère etc. Le commerce du bétail est très important, surtout dans les mules et mulets.

Au XVIe siècle, cette ville était florissante. Son industrie était très prospère. La révocation de l’édit de Nantes lui porta un coup funeste.

Melle faisait partie de l’apanage des ducs de Berry et des comtes du Maine.

Comme monuments: l’église Saint-Hilaire (XIe et XIIe siècles, style roman; l’église Saint-Pierre (XIIe siècle; et l’église Saint-Savinien avec un clocher roman remanié au XVe siècle. Cette église sert de prison. L’Hospice a une belle porte construite sous Louis XIV. On peut voir encore deux tours du XVe siècle et un reste des remparts.

PARTHENAY

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Chef-lieu d’arrondissement, 7,500 habitants (Parthenaisiens), à 42 kilomètres de Niort, au confluent du Thouet. Chemin de fer de l’Etat.

Ecole normale d’instituteurs.

Les industries dominantes sont les fabriques de lainages et tricots, les filatures de laine, les tanneries, minoteries, faïences. Commerce important de bestiaux.

Comme monuments remarquables, il y a: l’église romane Notre-Dame de la Coudre (XIe siècle); Sainte-Croix, collégiale du XIIe siècle; Saint-Laurent, à deux tours romanes, dont l’une surmontée d’une flèche du XIIe siècle; Saint-Paul; l’église des Cordeliers, de style roman, et Saint-Jacques du XVe siècle. Des anciens remparts et du Château de la ville il reste la porte Saint-Jacques.

Les seigneurs de Parthenay dans les luttes avec la monarchie pour conserver leur autorité furent vaincus sous le règne de Philippe-Auguste et la ville dut se rendre. Elle fut conquise par l’Angleterre pendant le règne de Guillaume VIII. Du Guesclin reprit Parthenay, qui resta fidèle à Charles V. Jean de Parthenay fut vaincu par le duc de Berri, qui s’empara de son comté (1045). En 1425 Parthenay passa au comte de Richemont et en 1458 au comte de Dunois et de Longueville, batârd d’Orléans. Parthenay ayant pris fait et cause pour le duc d’Orléans, Charles VIII mit le siège devant cette ville. A la reddition de cette place il en rasa les fortifications.

- En 1568-69, Parthenay fut prise et reprise par les deux partis.

Pendant l’insurrection vendéenne, en 1792, cette ville fut le théâtre de batailles horribles.

Catherine de Rohan et de La Meilleraye sont nés à Parthenay.

AIRVAULT

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Chef-lieu de canton de l’arrondissement de Parthenay, sur la grande ligne des chemins de fer de l’Etat, de Paris à Bordeaux. Petite ville de 1,800 habitants, bâtie sur deux côteaux calcaires séparés par une étroite vallée, garde encore dans ses quartiers son aspect féodal, rues étroites et tortueuses, maisons en encorbellement; ruines du Château avec le donjon qui domine la ville.

Presque au pied du Château, brûlé par Coligny après sa défaite à Moncontour, une grande et magnifique église du XIIe et du XIIIe siècles porte très haut sa flèche ogivale et sollicite l’attention du connaisseur. Les archéologues admirent dans la complication des nervures de la voûte l’apogée du style Plantagenet.

D’ailleurs tout est remarquable dans ce monument historique, ensemble et détails, depuis le porche au caractère archaïque très prononcé jusqu’au chevet avec ses «alsidioles» rayonnant autour d’un déambulatoire très imposant: les chapiteaux présentent des personnages, des entrelacs, des scènes de métiers, véritablement curieux.

Cette église, bâtie sur les ordres et avec les subsides de la châtelaine Hildegarde, vicomtesse de Thouars, fut la collégiale d’un monastère de chanoines réguliers augustins, incendié aussi par Coligny et finalement anéanti par la Révolution.

Airvault était autrefois un petit centre d’industrie et de commerce régional important pour la fabrication des étoffes de laine, des toiles de chanvre et de lin. La grande industrie a tué là, comme ailleurs, le métier familial.

Un hospice de fondation récente est dû à la générosité de M. et Mme Fribault. Elie Dézanneau fit tout récemment, à son décès, un don de 20,000 francs à la même œuvre.

Airvault a vu naître comme familles notables les Fourreau dont le nom est illustré par le célèbre explorateur Fernand Fourreau.

Le docteur Martin a laissé un renom de bienfaisance qui n’est pas près de s’éteindre. Ses deux fils, Gabriel et Henri, vivent à Paris adonnés aux études historiques et bibliographiques, tout en restant très attachés de cœur à leur ville natale, au sol airvaudais.

ARGENTON-CHATEAU

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Chef-lieu de canton, 1170 habitants, arrondissement de Bressuire, sur une colline très escarpée, au confluent de l’Ouère et de l’Argenton.

Cette commune possède de jolis sites riants et pittoresques.

Le château, qui fut habité par Philippe de Comines, a été détruit pendant les guerres de la Vendée.

CHATILLON-SUR-SÈVRE

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Chef-lieu de canton, arrondissement de Bressuire, 1,500 habitants, sur la Sèvre niortaise,

On voit encore les ruines du château (XIIe et XIIIe siècles) sur une colline qui domine toute la contrée.

Ancienne abbaye, construite au XIe siècle, reconstruite au XVIIIe siècle, occupée par divers services publics; la chapelle sert d’église paroissiale.

Points de vue pittoresques du haut de la colline du château Gaillard.

CHEF-BOUTONNE

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Chef-lieu de canton, arrondissement de Melle, 2,140 habitants.

Dans l’église, tombe d’un chevalier du XIIIe siècle.

Belle source de la Boutonne au pied de la colline du château de Malesherbes.

A Javarzay, situé à 1 kilomètre de Chef-Boutonne, église du XIIe siècle et château de la Renaissance.

Sur la route d’Aigre, champ de Chirons, où s’élèvent des tombelles.

A La Motte-Tuffeau, butte artificielle.

CHIZÉ

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Cette petite commune fait partie de l’arrondissement de Melle et du canton de Brioux. Sa population est de 572 habitants. Elle est traversée par la Boutonne, dont les eaux, captées comme force motrice, actionnent une meunerie, une huilerie et une machine électrique pour l’éclairage à domicile.

L’agriculture est des plus favorisées par le climat et le terroir propre à toute culture.

La forêt, d’une contenance de 4,120 hectares, s’étend sur les communes de Beauvoir, Belleville, Brieul, Saint-Etienne, La Cigogne, La Charrière, Les Fossés, Marigny, Saint-Martin-d’ Auzé, La Revétison, Le Vert, Villeneuve et Villiers-en-Bois.

L’église, ancienne chapelle du Château, de style gothique, est sise sur le haut d’une colline et domine toute la vallée. Complètement détruite pendant les guerres du XVe siècle, elle fut reconstruite en 1536. Une large et magnifique verrière, derrière l’autel, par un jour tamisé, fait ressortir la beauté des vitraux représentant le couronnement de la Vierge, patronne de la paroisse. Les deux nefs latérales sont formées par de belles arcades. Sur le fronton de la porte principale une niche sculptée contient une statue de la Vierge à l’enfant.

L’hospice a été construit sur l’emplacement de l’ancienne aumônerie placée sous l’invocation de saint Jacques. Guillaume VIII, comte de Poitou, dit la légende, en avait été le fondateur au retour d’un voyage à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il ne reste de cette aumônerie que la chapelle construite longtemps après, au XVe siècle. En 1700, les aumôneries d’Aulnay, d’Availles-sur-Chizé, Brioux et Coulon, réunies à l’hospice de Chizé avec leurs revenus, vinrent augmenter le patrimoine laissé par l’ancienne aumônerie de Chizé à l’hospice, patrimoine représenté par un grand bois et la ferme de l’aumônerie.

Les comtes du Poitou, propriétaires du Château, visitaient fréquemment l’hospice. Guillaume IX, tombé malade pendant une chasse à la forêt, y fut transporté et y mourut. Il fut inhumé dans l’église de Moutierneuf-de-Poitiers.

Chizé fut réunie à la France en 1545.

Parmi les nombreux sièges qu’eut à subir le château de Chizé, deux sont restés mémorables.

Du Guesclin assiégea Chizé, défendue par Robert Miton pour le compte du roi d’Angleterre.

Jean d’Evreux partit de Niort pour porter secours aux Anglais en forçant Du Guesclin à lever le siège. Ici se place une légende qui ne manque pas de piquant. En traversant la forêt les soldats de Jean d’Evreux rencontrèrent un chargement de vin destiné à l’armée assiégeante. Ses troupes défoncèrent les tonneaux, les vidèrent à la santé de l’armée ennemie et se mirent en déroute d’elles-mêmes. A ce moment la garnison du château tentait une sortie convenue. Du Guesclin, qui avait tendu le piège et savait ses derrières assurés, s’élança sur les Anglais avec son impétuosité habituelle et, après leur avoir fait subir de grandes pertes, les força à capituler.

Le second siège fut conduit par le roi de Navarre, peu après Henri IV, en 1687. Le château était défendu par des soldats d’élite, commandés par Fayolle. Ils opposèrent une résistance des plus vigoureuses. Leur artillerie pointée sur une des tourelles du château, répandait l’épouvante et la mort parmi les assiégeants. Mais ils avaient affaire à une armée tenace, aguerrie et vaillante. L’investissement avait été organisé par un capitaine de premier ordre. Les munitions et les vivres finirent par manquer aux assiégés et ils durent se rendre. Après la capitulation le château fut rasé.

COULONGES-SUR-L’AUTIZE

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Chef-lieu de canton, arrondissement de Niort, 2,370 habitants.

Magnifique château Renaissance, construit par Louis d’Estissac en 1542; caves remarquables; les plus beaux détails d’architecture ont été transportés dans la maison de Terre-Neuve à Fontenay-le-Comte.

ECHIRÉ

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Commune de l’arrondissement de Niort, 1,550 habitants, à 8 kilomètres de Niort, chemin de fer de l’Etat, ligne de Niort à Paris. La Sèvre traverse Echiré de l’Est à l’Ouest. Le territoire de cette commune est presque tout en plaine dont les parties avoisinant le fleuve sont bien boisées.

Charles IX s’arrêta à Echiré. Henri IV séjourna quelques semaines au château de Mursay, au moment de sa conversion. C’est dans ce château que vécut pendant son enfance Mme de Maintenon.

Les familles de La Taillée, de Château-Gaillard, de la Cour de Boisberthier, de Beaulieu et des Champs sont issues d’Echiré.

Le vieux château du Coudray-Salbart dont les ruines imposantes attirent tant de visiteurs mérite une mention spéciale. La légende qui attribue la construction de cette forteresse du XIIIe siècle à la fée Mellusine autorise à croire que la puissante famille des Lusignan n’y fut pas étrangère. Les documents concernant Salbart font presque complètement défaut. Jean V, duc de Bretagne, vaincu par les Penthièvre y fut quelque temps prisonnier.

Au XVe siècle, Louis Chateigner, seigneur de Mallevault, assiégea et prit la forteresse. Le château du Coudray-Salbart fut successivement la propriété des seigneurs de Parthenay, des ducs de Longueville, du domaine de la couronne et de la famille du Fay de la Taillée: on ignore l’époque de sa ruine.

Echiré fut érigée en commune au moment de la Révolution.

L’histoire de la paroisse de Notre-Dame d’Echiré n’offre rien de bien remarquable. Quelques curés d’Echiré furent archiprêtres avant la Révolution. Le presbytère actuel a été construit vers le milieu du XVIIe siècle.

L’église, bâtie après la guerre, est due à l’initiative de M. le curé Roussel, à sa générosité et à celle de ses principaux paroissiens. Ce monument, un des plus beaux de la contrée, futconsacré, en 1879; par le cardinal Pie, évêque de Poitiers.

En outre de l’église de Notre-Dame, il y avait sur le territoire de la commune d’Echiré, avant la Révolution, cinq chapelles et deux prieurés:

1° Notre-Dame de Charlieu; 2° la chapelle de Saint-Jacques; 3° la chapelle de Sainte-Marthe; 4° la chapelle de Saint-Nicolas et 5° celle de Saint-Michel.

Quant aux deux prieurés: l’un, celui de Mursay, était sous le vocable de saint Nicolas et appartenait à l’ordre de Saint Benoît; l’autre, celui de Ternanfeuil, dépendait de l’ordre de Saint-Augustin.

LA MOTHE-SAINT-HÉRAYE

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Petite ville de 2,200 habitants, à proximité de la ligne de Niort à Poitiers, à 18 kilomètres de Melle et à 32 de Niort.

Bâtie sur l’emplacement et autour d’une villa appelée Sensiac et ayant appartenu à Saint-Héraye, patron de la ville.

Saint-Héraye (Arœdius), fils de deux nobles habitants de Limoges, Jocondius et Pélagia, naquit en l’année 510. Il était le contemporain et l’ami de Radégonde et de Fortunat de Poitiers qu’il se plaisait à visiter.

Elevé à la cour d’Austrasie, il fut l’un des chanceliers de Théodebert et l’un des clercs de sa chapelle en suivant les leçons de l’évêque Nizier, Nicetius de Trèves.

Saint-Héraye mourut en 591 à Attane aujourd’ hui Saint-Yrieix.

L’église actuelle de La Mothe, dédiée à saint Héraye, fut bâtie vers la fin du XVe siècle. Avant cette époque l’église se trouvait à la Cimalière; un simple immeuble est construit sur son emplacement.

Autrefois La Mothe et Saint-Héraye formaient deux groupes distincts. L’ancienne église de La Mothe fut cédée à l’abbaye de Saint-Maixent en 1401.

Au XVe siècle les deux paroisses furent réunies sous le nom de Saint-Héraye de la Mothe, qui sont devenues de nos jours la ville de La Mothe-Saint-Héraye.

Près de La Mothe, sur les bords de la Sèvre, existe une fontaine appelée «fontaine du Pouple » ou «du Peuplier», autrefois très célèbre par les pèlerinages qu’y faisaient à diverses époques les malades de la contrée.

LEZAY

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Chef-lieu de canton de l’arrondissement de Melle, 2,685 habitants, était anciennement une terre du domaine de la maison de Lusignan. Elle passa, au XIIIe siècle, à Jacques de Beaumont, seigneur de Bressuire et sénéchal de Poitou, par son mariage avec Jeanne de Rochechouart, issue de la branche de Simon de Lezay.

Philippe de Beaumont, fils de Jacques de Beaumont, fit passer cette terre dans la maison de Laval par son alliance, au XIVe siècle, avec Pierre de Laval. En 1789, la terre de Lezay appartenait à Guy-André, duc de Laval.

Mathieu et Louise de Montmorency possédaient quelques restes de cette belle seigneurie vers le commencement du premier Empire.

La terre de Lezay fut qualifié de baronnie jusqu’en 1642.

A cette date, Louis XIII, par lettres patentes du mois de janvier, l’érigea en marquisat pour récompenser Hilaire de Laval des services que celui-ci lui avait rendus.

Les audiences se tenaient de quinzaine en quinzaine.

Les officiers étaient, un juge sénéchal, un procureur fiscal, un greffier et six procureurs-notaires.

MAUZÉ

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Chef-lieu de canton de l’arrondissement de Niort, 1,560 habitants.

Sur le pont du Mignon, buste du voyageur René Caillé, le premier Européen qui ait pénétré jusqu’à Tombouctou; né à Mauzé (1799-1838).

Château Renaissance; agrandi de nos jours.

MENIGOUTE

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Chef-lieu de canton de l’arrondissement de Parthenay sur la ligne du tramway de Parthenay à Saint-Maixent.

Admirablement située sur le penchant d’un côteau au bas duquel serpente la Vasne, cette ville eut une certaine importance au moyen âge.

Un chapitre fortifié, fondé au XIVe siècle, y explique l’existence de deux églises; l’une romane sert actuellement de grange et l’autre ogivale est l’église paroissiale.

Une belle colonne gothique, classée comme monument historique en 1889, se dresse sur la place publique, elle servait de croix hosannière à l’ancien cimetière des chanoines.

Jean Boucard fonda au XVe siècle un hospice de soixante lits et il fit aussi édifier la chapelle dépendance de l’hospice et s’y fit inhumer. C’est un splendide monument d’architecture gothique, dont l’ornementation offre de charmants détails.

Le portail est un vrai chef-d’œuvre. Les douze niches étaient admirables aussi et contenaient jadis les douze apôtres. Le monument est entouré de huit beaux piliers surmontés de clochetons.

Cette chapelle est classée comme monument historique depuis 1867.

A 2 kilomètres de Menigoute se trouve la fameuse et ancienne abbaye des Chatelliers.

OIRON

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Commune du canton de Thouars, 800 habitants.

Beau château formé d’un grand corps de logis du temps de Louis XIV, terminé par deux pavillons, desquels se détachent, pour encadrer la cour d’honneur, deux longues ailes: l’une, celle de gauche, date de François Ier; l’autre remonte au même règne, mais elle a été remaniée sur la fin du XVIIe siècle.

Les parties du XVIIe siècle se font remarquer par leur aspect grandiose et l’originalité de leurs détails; elles offrent pourtant moins d’intérêt que l’aile gauche, bijou Renaissance, avec galerie de cloître dont les arcades sont séparées par des piliers à nervures torses et surmontées de fenêtres dont les appuis sont ornés de médaillons représentant des Césars et Mahomet; ces médaillons ont été sculptés par Mathurin Bouberault de Tours. L’intérieur est remarquable par un grand escalier Renaissance dont la voûte terminale a été refaite au XVIIe siècle; la salle des peintures, appelée de ce nom parce qu’elle est ornée de quatorze sujets tirés de l’Enéïde, peints au XVIe siècle par Pierre Foulon et Noël Jallier; diverses peintures et sculptures du XVIe ou XVIIe siècle et une belle cheminée; une petite chapelle avec carrelages de l’époque de Henri II; des plafonds peints et sculptés.

Derrière le château s’étend le petit parc (100 hectares) complètement séparé du grand parc (590 hectares), situé à l’ouest et au nord-ouest.

A côté du château, l’église, commencée en 1518, une de ses dépendances, avec le titre de collégiale; remarquables portes à l’Ouest et au Nord. A l’intérieur, bas-relief, encastré dans un mur du clocher, représentant saint Eloi en costume de sa profession de maréchal-ferrant; stalles sculptées; sept tableaux des XVe, XVIe et XVIIe siècles, dont un représentant Claude Gouffier; vasque, provenant d’une fontaine du château, servant de bénitier; crocodile, qu’on suppose offert par l’amiral Sanivet; tombeau, avec statues couchées, mais très mutilées de Philippe de Montmorency; de la veuve de Guillaume Gouffier, premier du nom; d’Artus Gouffier, leur fils; de l’amiral de Bonnivet, frère d’Artus, et de Claude Gouffier, fils d’Artus et d’Hélène de Hangest. Les deux premiers exécutés en marbre de Carrare (1535-1539) par le célèbre Jean Juste père, sont ornés d’arcatures formant niches d’où se détachent, en plein relief, des personnages debouts ou agenouillés. Le troisième et le quatrième ornés de niches et de statuettes ont été exécutés par Jean Juste le fils, vers 1575.

Partout, dans la collégiale et le château, on rencontre peinte ou incisée dans la pierre, la devise des Gouffier, tirée de l’Enéïde: Hic terminus hæret.

L’hôpital, fondé et construit par Mme de Montespan, renferme son portrait peint par Mignard.

A Leugny, située à 1 kilomètre d’Oiron, restes d’un château du XVe siècle, résidence primitive des seigneurs d’Oiron.

Dans le grand parc, sur un petit plateau, groupe de quatre dolmens, dont l’un est formé de sept pierres supportant une table de 6 m 50 de longueur.

PRAHECQ

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Chef-lieu de canton. — La paroisse de Prahecq existe depuis environ huit ou neuf siècles; peut-être faut-il même remonter jusqu’au temps de Charlemagne pour connaître sa fondation.

Les documents précis où il est fait mention de Saint-Maixent de Prahecq, patron de cette commune, datent de 1100, époque de la première Croisade.

Nous avons trouvé le nom de ce pays écrit de diverses manières: Praec, Praecum, Praicum, Prahic, Praic, Prahec, Prey, Prahée, Prahet, Prahé, etc. Le mot vient évidemment de «Patra aquosa» (prés humides ou aqueux) nom du pays dans la basse latinité, à cause des prairies voisines: la prairie de la Paix, la grande et la petite Rivière qui devaient être dans les temps anciens plus souvent et plus fortement inondées que de nos jours.

Quand le diocèse de Poitiers comprenait tout le Poitou et quelques cantons des provinces voisines, l’église de Prahecq, qui faisait alors partie de l’archiprêtré de Melle, était placée sous le patronage de la puissante abbaye de Maillezais et possédait un prieuré-cure de l’ordre de Saint Benoît. Maillezais ayant été érigé en évêché par le pape Jean XXII au XVe siècle, l’évêque de Maillezais continua à jouir du droit de patronage bien que la paroisse de Prahecq fût restée comprise dans le diocèse de Poitiers. Cet état de choses subsista après que le siège épiscopal de Maillezais eût été transféré à La Rochelle. Au moment de la Révolution de 1789 c’était encore l’évêque de La Rochelle qui présentait à l’évêque de Poitiers l’ecclésiastique à nommer curé de Prahecq.

La paroisse de Prahecq possédait sur son territoire plusieurs petites chapelles qui ont disparu pour la plupart à l’époque des guerres de religion dans la seconde moitié du XVIe siècle: Saint-Pierre-de-Crissé, Saint-Anne-de-l’Homme-Thebault, Sainte-Catherine-de-l’Aumônerie, les chapelles des Loix, des Picards, du Crucifix, de N.-D.-de-Pitié ; ces dernières dans l’église paroissiale.

Nous ne possédons aucun renseignement sur la construction de l’église actuelle de Prahecq. Nous disons église actuelle parce qu’elle a, selon toute apparence, remplacé une autre église beaucoup plus ancienne. Les diverses parties de cette église ne datent du reste pas de la même époque; quelques-unes datent des XIe et XIIe siècles, d’autres du XIVe.

Un des personnages les plus célèbres qui aient marqué leur passage dans l’endroit est assurément le roi saint Louis qui, au commencement de l’année 1242, enleva le château de Prahecq au comte de La Marche, Hugues de Lusignan, beau-père du roi d’Angleterre Henri III, qui en était alors le propriétaire.

Trois siècles et demi plus tard les guerres de religion qui ravageaient ces contrées ne manquèrent pas de laisser des traces de leurs luttes à Prahecq. L’église fut dévastée et incendiée en partie. Une inscription de 1608, placée dans l’église près de la porte de la sacristie, rappelle cette dévastation et la réparation qui en avait été faite.

Voici cette inscription:

Ce est liev rvine par le fer et avtres desmolitions av gverres civiles de lannée 1568 par la-favevr et grâce de Dieu a este covmence a reparer - avdespens - pvblic dv privr et cvre de ceans et avmonsnier de ce liev et habitans de ceste paroisse en lannée 1595 le clocher fut-fait covvrir av frais des svsdits beneficiers de lannée 1600 et 1601 fvt achapte le bois et pieces - qvi sont svr les 4 vovstes fai sant append dvsdit clochier et icelles pieces fait mon ter svr les sablieres ala diligence-de ichan Moreau et Laurent Picard fabricqvevrs de la dicte paroisse esdites 2 années et lannée 1608 et 1609 Ion a covmence céans a tenir lordinaire du st concile de trente et povr ce achapte les livres nécessaire povr faire le service divin et fait mvrer 5 vi travx et ces 3 arc eav et remetre les 3 avtel-ala diligence de Francoys Berny et André Pascav avsy fabriqvevrs esdictes années en le temps desdicte re parations atovsiovrs servy indivinis ladite églize venera ble messire Loys Grimovlt pbreste povre le cvre son nepvev et icelle faite a son exortation et sollicitation faict lannée 1609 av seyl diev lhon neur et la gloire Amen

Pendant la Révolution l’église de Prahecq subit de nouvelles épreuves. M. André Gaignepain, curé, dut interrompre la célébration du culte pendant dix ans presque entièrement. Après le Concordat, en 1801, M. l’abbé Gaignepain fut renommé curé à Prahecq et dirigea cette paroisse jusqu’à sa mort, 1814.

Le territoire de cette commune est très fertile; on y récolte surtout les céréales, blés, avoines, etc., ces dernières surtout jouissent d’une grande réputation.

Elevage de la brebis, du mouton, vache, chèvre, mulet, etc. Commerce de lait, fromage, beurre, etc.

Château de la Voûte; sculptures Renaissance.

Le canton a 8 communes et 5,933 habitants.

SAINT-HILAIRE-LA-PALLUD

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Commune du canton de Maugé-sur-le-Mignon, située sur les confins de la Charente-Inférieure et de la Vendée. C’est une des plus grandes communes des Deux-Sèvres.

Saint-Grégoire, évêque de Tours au VIe siècle, prétend qu’à cette époque cet endroit existait et était connu sous le nom de «Gabellitan». Ce serait Hilaire, évêque de Poitiers, qui lui aurait donné son nom actuel.

D’autre part, nous trouvons dans les Annales d’Aquitaine, de Jean Bouchet (1644), première partie, chapitre XV, ce qui suit:

«Saint Grégoire, archevesque de Tours, récite qu’au territoire appelé Gabellitan, y avait une fontaine qu’on nommait la fontaine des Helles de laquelle était procédé un grand lac creux, profond, remply de l’eau de ladite fontaine où le commun peuple du dit païs avait accoustumé aller une fois l’an et porter linge, lange, laynes, vestements, pains, fromages et autres choses, chacun selon sa faculté et puissance, qu’ils jetaient dans le lac et par trois jours autour d’iceluy, tuyaient vaches, veaux, brebis et moutons qu’ils mangeaient par manière de sacrifice. Le quatrième jour ainsi qu’ils s’en voublaient aller, étaient surprins et anticipez de tonnerre, gresle et tempeste si grands qu’à peine pouvaient tous retourner en leurs maisons sans blessure et dommage. Et ainsi le faisaient tous les ans par erreur duquel on ne pouvait les corriger.

«Quoi voyant l’évesque du pays, et considérant que Saint-Hilaire avait esté extirpateur de tous erreurs, fit édifier une petite église près du dit lac au estang au nom de Dieu et de Monseigneur Saint-Hilaire et en l’autel d’icelle mit des reliques du dit saint. Puis ordonna un voyage en son diocèse, pour aller en pèlerinage à ladite église, au jour que le peuple avait accoustumé faire ces fols sacrifices au dit lac.

«A quoi le peuple obtempéra et dès la première fois qu’il y fut processionnellement cessa la gresle, tempeste qui, avait accoustumé faire par chacun du dit jour. Et laissa le dit peuple son erreur et mauvaise coustume. La dicte église est appelée ce présent Saint-Hilaire-de-la-Pallud où il y a paroisse et est près de la Rochelle.»

La fontaine des Helles dont il est parlé dans ce récit existe toujours sur le versant du plateau où se trouvent aussi des ruines de l’ancienne chapelle dédiée à saint Hilaire; mais cette fontaine est aujourd’hui intermittente.

L’endroit qui est actuellement compris entre le Tertre et le village du Pairé était autrefois un grand bassin envahi par les eaux de la mer. Au VIIIe siècle les habitants, lorsque la mer se fut totalement retirée, vinrent s’établir à cet endroit et ce n’est que vers le XIIe siècle qu’ils se fixèrent au bourg actuel de Saint-Hilaire.

Saint-Hilaire est à peu près à égale distance de La Rochelle et de Niort (à vol d’oiseau), six ou sept lieues. Le pays est entouré de marais renommés pour le poisson et le gibier.

SAINT-JOUIN-DE-MARNES

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Commune du canton d’Airvault, 1,120 habitants.

Belle église du XIIe siècle, qui faisait partie d’une abbaye de bénédictins des plus anciennes de France.

La façade est une des plus remarquables de l’époque romane. Elle comprend quatre faisceaux de colonnes massives qui la partagent en trois parties correspondant aux trois nefs; les colonnes extrêmes supportent deux tourelles octogonales à deux étages qui s’élèvent à la base du fronton et dont l’une a conservé son aiguille en pierre. L’ornementation de la porte est d’un goût excellent. Des arcades correspondent aux bas-côtés, celles de gauche sont seules bien conservées. La grande fenêtre qui surmonte la porte est accompagnée de statues; les arcades latérales du premier étage de la base au timpan du grand fronton sont ornées de statues.

Les chapelles de l’abside sont très ornées à l’extérieur; toutes les parties supérieures du chœur et du transept furent remaniées à la période gothique pour recevoir des ouvrages de défense (aujourd’hui détruits) et des voûtes soutenues par des arcs-boutants partant du sol. Sous le sanctuaire existe une petite crypte.

SAINT-LOUP-SUR-THOUET

Table des matières

La petite ville de Saint-Loup, chef-lieu de canton de l’arrondissement de Parthenay, est située sur la rive droite du Thouet au confluent du Cébron; station du chemin de fer de l’Etat de Paris-Bordeaux.

La population est de 1,300 habitants environ. Magnifique église du XVIe siècle, restaurée en 1879 par les soins de M. Moineau, curé de Saint-Loup de 1876 à 1882.

- Le château moderne de Saint-Loup, propriété de M. le marquis de Maussabré, a été bâti au commencement du XVIIe siècle par le cardinal de Sourdis; il n’enlève rien du côté pittoresque du vieux château avec son donjon du XIVe siècle qui résiste toujours malgré sa grosse demi-douzaine de siècles et domine fièrement les douves.

Des historiens affirment que Saint-Loup serait le lieu d’origine de la famille Arouët de Voltaire, mais on ne peut pas donner des preuves authentiques qu’il s’agit ici des ancêtres du célèbre philosophe du XVIIIe siècle.

C’est à Saint-Loup qu’est né, le 22 novembre 1829, le vénérable Jean Théophane Vénard, martyrisé au Tonkin le 2 février 1861.

SAINT-MAIXENT

Table des matières

Chef-lieu de canton de l’arrondissement de Niort, 5,370 habitants, sur la Sèvre niortaise.

Ecole d’officiers d’infanterie installée dans les bâtiments de l’ancienne abbaye du XVIIe siècle.

Ecole de dressage dans l’ancien château.

Statue du colonel Denfert-Rochereau, le défenseur de Belfort.

Belle église des XIIe et XVe siècles, reconstruite au XVIIe dans le style et le plan primitifs; porche du XIIe siècle, surmonté d’un superbe clocher du XVe, réparé au XVIIe; chœur style angevin; sanctuaire entouré d’une clôture Renaissance; maître-autel, boiseries et confessionnal du XVIIe siècle, cryptes (huit belles colonnes romanes) renfermant les sarcophages de saint Maixent et de saint Léger. Cryptes, aujourd’hui restaurées, de l’ancienne église Saint-Léger (reconstruite au XIVe siècle et qui a longtemps servi de temple protestant).

Tour Chabot, reste des remparts.

Maisons des XIVe et xve siècles.

SECONDIGNY

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Chef-lieu du canton de l’arrondissement de Parthenay, sur le Thouet naissant, 2,450 habitants.

Eglise du XIIe siècle, bas-côtés voûtés en quart de cercle; belle porte latérale; chœur de la fin du XIIe siècle; bas-reliefs sur les clefs de voûte; anciens chapitaux du XIe siècle.

THOUARS

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Chef-lieu de canton de l’arrondissement de Bressuire sur une colline dominant le Thouet.

Remarquable pont suspendu, long de 8 mètres, élevé de 27 mètres au-dessus du Thouet; beau viaduc métallique du chemin de fer.

Vieux pont gothique.

Eglise Saint-Laon, construite au XIIe siècle, remaniée au XVe siècle et à l’époque moderne; belle tour carrée avec deux étages de fenêtres romanes ornées de colonnettes.

Eglise Saint-Médard, construite au XVe siècle, nef unique, haute de 20 mètres sous voûte, chœur carré, avec belle fenêtre à meneaux; grande chapelle bâtie en 1510 par Gabrielle de Bourbon. Il reste une superbe porte latérale d’un aspect exceptionnel de l’église primatiale bâtie au XIIe siècle. Elle est en ogive, et entourée de quatre voussures dont la première est ornée de palmettes; la deuxième d’hommes tenant des palmes; la troisième d’anges et la quatrième de personnages entourant le Père éternel.

Au-dessus de l’arc, huit grandes statues de chérubins (romanes), surmontées d’une rose et d’un fronton gothiques.

Dans les restes des fortifications, la tour du Prince-de-Galles s’est conservée ainsi que la porte au Prévôt, beau donjon, avec deux autres tours.

Une curieuse maison du XVe siècle, appelée l’hôtel du Président, est bien conservée.

Sur les rochers qui dominent le Thouet, splendide château, édifié sous Louis XIII, par Marie de la Tour, long de 120 mètres, converti en maison de détention; escaliers gigantesques faisant communiquer entre elles des terrasses superposées; bel escalier intérieur avec balustre de marbre jaspé ; salles immenses; vastes cuisines.

La Sainte-Chapelle, attenante au château, est un petit chef-d’œuvre des styles ogival et Renaissance, édifié par Gabrielle de Bourbon, femme de Louis II de La Trémouille; jolie porte ornée de pinacles, de niches et de statuettes; caveau sépulcral; clefs pendantes dans la chapelle seigneuriale.

DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE DES DEUX-SÈVRES

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A

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AGUILLON (JULES), né le 17 juillet 1850 à Parthenay.

Curé de Périgné.

Fit ses études à Parthenay et à Montmorillon, et fut successivement nommé : vicaire de Sainte-Radegonde de Poitiers; curé de Saint-Maxire, près Niort; de Mairé-l’Esvécault et de Périgné, poste qu’il occupe depuis plus de vingt années,

M. l’abbé Aguillon est le frère aîné de M. Louis Aguillon, maire de Parthenay et sénateur des Deux-Sèvres.

D’esprit très libéral, il a su par ses idées larges s’assurer les sympathies de tous, partout où il a exercé ses fonctions.

Il s’est occupé tout spécialement à Périgné d’installer un théâtre où il a fait répéter et jouer des pièces de sa création, pièces d’autant plus goûtées dans l’endroit qu’elles étaient tirées exclusivement de légendes locales.

Tous ses acteurs sont des jeunes gens habitant la commune ou les environs.

Il a pu assurer ainsi aux habitants des distractions saines et contribuer dans une large mesure au développement intellectuel de la jeunesse de Périgné.

M. l’abbé Aguillon prépare, pour paraître prochainement, un recueil des plus intéressants de chansons locales.

AIGUILLON (LOUIS).

Sénateur des Deux-Sèvres.

Maire de Parthenay.

Président du Conseil d’arrondissement.

Administrateur du collège.

Vénérable de la loge maçonnique.

Président de la Commission administrative de l’hospice et du Bureau de bienfaisance.

Directeur-président de la Caisse d’épargne.

Président de la Commission cantonale de statistique agricole.

Officier d’Académie.

ALBERT (CHARLES-HENRY), né le 13 février 1813 à Mirebeau (Vienne).

Notaire honoraire à Parthenay depuis 1867.

Notaire à Parthenay, 1840-66.

Membre de la Chambre des notaires pendant de nombreuses années; à plusieurs reprises secrétaire, ancien conseiller municipal, président du Comice agricole de Parthenay. Suppléant du juge de paix jusqu’en 1893.

Président honoraire du Comice agricole.

Officier du Mérite agricole.

M. L’ABBÉ JULES AGUILLON

M. L’ABBÉ ABEL BASTARD

M. GEORGES BAUFINE

M. HENRI CAILLON

M. LOUIS DUMAY

M. ALEXANDRE DUGAST

M. PAUL EYMER

B. M. H. GAUSERON

M. L’ABBÉ STANISLAS PINOTEAU

MLLE EMILIE PORTRON

M. FERNAND PUICHAUD

M. ERNEST SACHÉ

M. J. L. VALLA-- BROCHART

M. CHARLES ALBERT

ALIX (PIERRE), né à Saivres le 29 juin 1849.

Instituteur honoraire à Argenton-Château.

Conseiller municipal.

Elève de l’Ecole normale de Parthenay, 1866-69. Instituteur-adjoint à Bressuire, 1869-71; à Moncoutant, 1871-72; instituteur au Breuil-Coiffault, 1872-74; à Montigné, 1874-76; directeur de l’Ecole publique d’Argenton-Château, il occupa ce poste difficile pendant vingt-huit ans, 1876-1904. Il y obtint successivement les différentes récompenses accordées aux instituteurs primaires qui se distinguent par leur dévouement et à sa mise à la retraite, en 1904, il fut nommé instituteur honoraire.

Officier d’Académie depuis 1894.

Elu conseiller municipal d’Argenton-Château en 1906, en remplacement de Camille Jauffrault, sénateur décédé.

ALLAIN (FRANÇOIS), né le 19 novembre 1860.

Vétérinaire à Sauzé-Vaussais.

Président du Syndicat agricole.

Président du Comité républicain cantonal.

Président de la Société mixte de tir.

Adjoint au maire.

Chevalier du Mérite agricole.

ALLARD (LOUIS-JACQUES), né à La Boissière-en-Gàtine le 15 juillet 1817, décédé à Parthenay le 16 février 1895.

Maire de La Boissière-en-Gâtine.

Notaire à Parthenay; président de la Chambre des notaires de l’arrondissement; président du Bureau de l’assistance judiciaire; membre de l’ancienne Société de statistique des Deux-Sèvres et des sociétés des antiquaires de l’Ouest, de législation comparée, etc.

Louis Allard s’occupa de différentes questions touchant le notariat et, dans les dernières années de sa vie, il s’attacha à l’étude des sciences économiques et sociales.

Un grand nombre de ses publications montrent un labeur considérable où il mettait toute son ardeur et dénotent une entente réelle des questions multiples et complexes qu’il s’était donné la mission de traiter. (Extrait de la Revue poitevine et saintongeoise), n° 135, pages 91-92)

ALLARD (NELZIR), né à Parthenay en 1798, décédé à Passy en 1877.

Conseiller d’Etat.

Grand officier de la Légion d’honneur.

Général de division.

Député des Deux-Sèvres.