Furtif: Mason - Willow Fox - E-Book

Furtif: Mason E-Book

Willow Fox

0,0
9,99 €

oder
-100%
Sammeln Sie Punkte in unserem Gutscheinprogramm und kaufen Sie E-Books und Hörbücher mit bis zu 100% Rabatt.

Mehr erfahren.
Beschreibung

Vendue à la mafia. Je ne suis rien de plus qu'une propriété pour mon frère. Forcée à un mariage arrangé, je demande l'aide de Aigle Tactique.
Ariella
J'ai emménagé avec Jaxson après l'attaque. C'est difficile de ne pas le toucher, mais c'est mon patron. Il m'a donné un travail à Tactique de l’Aigle en tant que subordonnée.
Je n'accepte pas bien les ordres, surtout d'un patron grincheux.
Jaxson
J'ai juré de protéger Ariella. C'est ce qu'elle représente pour moi, mais elle me tape sur les nerfs avec son attitude « je sais tout » et son déhanché insolent qui met mon corps en ébullition.
J'ai juré que je ne ferais jamais de coup d'un soir. C'est ce qu'elle pense qu'on a partagé ? C'est pour ça qu'elle me déteste ?
Je ne sais pas combien de temps encore je peux me réveiller sous le même toit, aller travailler avec elle et ne pas la jeter sur le lit.
Nous avons une mission qui est prioritaire, mais comment puis-je garder mon esprit au travail quand elle est toujours dans la pièce et que j'ai envie de la voir penchée sur le bureau ?
Furtif: Mason est le deuxième livre de la série Aigle Tactique et se termine sur une note positive. Bien que ce livre puisse être lu de façon autonome, il est recommandé de lire la série dans l'ordre.

Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:

EPUB

Veröffentlichungsjahr: 2023

Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



FURTIF : MASON

AIGLE TACTIQUE LIVRE 2

WILLOW FOX

Furtif : Mason

Aigle Tactique Livre Deux

Willow Fox

Publié par Slow Burn Publishing

© 2022

v2

Traduction par sarahlrnt

Relecture par marie_frcy

Tous droits réservés.

Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite ou transmise sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, électronique ou mécanique, y compris par photocopie, enregistrement ou par tout système de stockage et d'extraction d'informations, sans l'autorisation écrite de l'éditeur.

TABLE DES MATIÈRES

A propos du livre

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Chapitre 15

Chapitre 16

Chapitre 17

Chapitre 18

Chapitre 19

Chapitre 20

Chapitre 21

Chapitre 22

Chapitre 23

Chapitre 24

Chapitre 25

Chapitre 26

Chapitre 27

Chapitre 28

Épilogue

Des cadeaux, des livres gratuits et bien d'autres choses encore !

À propos de l'auteur

Du même auteur

A PROPOS DU LIVRE

Furtif : Mason

Aigle Tactique Livre Deux

Vendue à la mafia. Je ne suis rien de plus qu'une propriété pour mon frère. Forcée à un mariage arrangé, je demande l'aide de Tactique de l’Aigle.

Ariella

J'ai emménagé avec Jaxson après l'attaque. C'est difficile de ne pas le toucher, mais c'est mon patron. Il m'a donné un travail à Tactique de l’Aigle en tant que subordonnée.

Je n'accepte pas bien les ordres, surtout d'un patron grincheux.

Jaxson

J'ai juré de protéger Ariella. C'est ce qu'elle représente pour moi, mais elle me tape sur les nerfs avec son attitude « je sais tout » et son déhanché insolent qui met mon corps en ébullition.

J'ai juré que je ne ferais jamais de coup d'un soir. C'est ce qu'elle pense qu'on a partagé ? C'est pour ça qu'elle me déteste ?

Je ne sais pas combien de temps encore je peux me réveiller sous le même toit, aller travailler avec elle et ne pas la jeter sur le lit.

Nous avons une mission qui est prioritaire, mais comment puis-je garder mon esprit au travail quand elle est toujours dans la pièce et que j'ai envie de la voir penchée sur le bureau ?

Furtif: Mason est le deuxième livre de la série Aigle Tactique et se termine sur une note positive. Bien que ce livre puisse être lu de façon autonome, il est recommandé de lire la série dans l'ordre.

CHAPITREUN

Hazel

Je n’ose pas regarder dans les yeux l'homme qui m'a achetée. A cause de mon demi-frère, Nikolaï, j’appartiens à Franco, son second dans la mafia.

— La semaine prochaine, tu seras ma femme, dit Franco, les dents jaunes et tordues.

Il attrape ma mâchoire et rapproche mon visage du sien pour l'embrasser. Son haleine sent le vomi. Mon estomac se retourne.

Nous sommes devant sa berline noire, la portière ouverte.

Je dois partir avec lui. Je ferais aussi bien d’entamer une grève de la faim. C'est toujours une possibilité.

La bile me monte à la gorge, et je ravale l'acide brûlant avec difficulté. Je garde ma bouche fermée, mais ça ne l’empêche pas de planter ses lèvres épaisses et sèches contre les miennes. Sa langue tente de rentrer dans ma bouche, rude et énergique, mais je refuse de lui donner accès.

Cette vermine peut plutôt embrasser la plante de mes pieds.

Je veux tuer mon demi-frère, mais pas avant d'avoir éliminé Franco.

Sa main épaisse touche mes cheveux, ses doigts s’emmêlent dans mes boucles avant qu'il ne tire fort, ramenant mon visage vers le sien.

— Les autres filles rêveraient d’être aussi chanceuses que toi.

Mon demi-frère est introuvable. Typique. Me vendre et passer à autre chose, comme si je ne représentais rien pour lui. Je ne suis qu'un objet. C'est tout.

Franco me pousse vers la porte arrière de sa berline.

Oh, bon sang, non. Je suis seule maintenant, il n’y a que Franco et son chauffeur.

Si j’arrive jusqu'à sa maison, qui sait le danger qui m’attend. Combien d'hommes je devrais combattre ? Ou quelles mesures de sécurité existent ?

—Lâche-moi !

J’enfonce mon coude dans son estomac et je piétine ses orteils avant de lui donner un coup de genou dans l'entrejambe.

Son chauffeur lève son arme, la pointant sur ma tête.

— S'il vous plaît ! Vous me feriez une faveur, dis-je. Plutôt mourir que de l'épouser.

— Ne la tue pas !

Franco dévie l'arme du conducteur, abaissant le canon.

Je retire mon poing et donne un autre coup au visage, avant que sa main ne me tire les cheveux et ne m'écrase la tête contre le côté de la voiture.

Le monde tourne et la nausée m'envahit.

Il pousse mon corps à l'arrière du véhicule, claque la porte et se dirige vers le côté passager avant.

— Ne vomis pas sur les sièges, salope !

Le moteur de la voiture démarre.

Ma vision se brouille, mais je cherche la poignée de la porte et je tire dessus. Saleté de sécurité enfant. Ça ne s’ouvre pas.

Grrr.

Je suis propulsée contre le siège quand le conducteur appuie sur l'accélérateur. Les pneus crissent, et l'odeur de caoutchouc brûlé me chatouille le nez.

La ligne d'horizon se rétrécie au loin alors que nous sortons de la ville.

Mais où est-ce qu'on va ? Où vit Franco ?

— Où m'emmenez-vous ?

Je me frotte les yeux, confuse et fatiguée. Ma vision devient un peu plus nette, mais j’ai toujours l'impression d'avoir été écrasée par une voiture.

— Home sweet home, chérie. On va en Russie.

La Russie n’est pas mon pays.

Je ne suis jamais sortie des Etats-Unis.

Mes doigts caressent le médaillon en or blanc contre mon cou, le seul souvenir de ma mère qu’il me reste, un cadeau de mon père décédé.

Je n’irai pas en Russie ou dans un autre pays avec Franco.

Je plonge la main dans ma poche et récupère mon téléphone portable. Je le mets en mode silencieux et j’envoie un SMS pour demander de l'aide.

Je ne sais pas combien de temps il me reste avant le vol ou avant qu'ils ne me fouillent. J’ai été stupide de ne pas prendre un couteau ou, au moins, un macis, une sorte d'arme pour me défendre.

J’ai mémorisé le numéro de Mason que j’avais cherché en ligne. Cela fait des années que nous ne nous sommes pas vus.

Nous sommes allés à l'internat ensemble. Il a rejoint l'armée après le lycée, et j’ai été envoyée vivre avec mon père.

Ce n’est un secret pour personne qu'il travaille pour la société de sécurité Tactique de l’Aigle. Je ne peux pas les appeler. C’est trop risqué.

J’espère que leur ligne professionnelle peut recevoir les textos. Je n’ai pas le numéro personnel de Mason, il semble être sur liste rouge.

Mason, j'ai besoin de ton aide. S'il te plaît, trace mon téléphone et viens me chercher. Je ne demanderais pas si ce n'était pas une question de vie ou de mort - ma mort. Hazel

C'est court et précis. C'est tout ce que je peux faire. J’espère que ça passera et qu'il viendra me chercher.

CHAPITREDEUX

Ariella

La lumière du soleil filtre à travers la lucarne, donnant à la cuisine un ton chaud et doré.

L'arôme du café envahit la pièce, je me précipite vers la cafetière, je prends une tasse et je me sers.

Izzie est assise à la table de la cuisine et mange un bol de céréales. Je ne l’ai jamais vue aussi silencieuse, sauf quand elle fait la sieste.

Jaxson descend les escaliers, habillé et prêt à partir.

Je dois encore prendre une douche, mais je serai rapide.

— On va au travail ensemble ? demandé-je.

— Non.

Sa réponse est courte, son ton froid, sans émotion.

Ai-je fait quelque chose pour le mettre en colère ?

Nous n’avons pas parlé de cette nuit où il m’a trouvée dans la douche, recroquevillée, l'eau coulant sur mon corps. Je ne pouvais plus bouger, j'étais complètement secouée. Il m’a habillée, portée au lit, et a dormi à mes côtés.

C’est la seule nuit où j'ai dormi dans cette chambre. Je suis maintenant déléguée à la chambre d'amis, ce qui est logique, je suppose.

On s’est mis d'accord sur le fait que s'il devait être mon patron, les choses devaient rester platoniques.

Ce n’est pas ce que je voulais, mais j’ai des sentiments mitigés. Il a disparu après la seule nuit que nous avons partagée chez moi avant que le feu ne réduise ma maison en cendres. Nous n'en avons pas non plus parlé, et maintenant il semble inutile de repenser à une relation qui ne pourra jamais exister.

Je le regarde fixement, la tasse de café que je tiens à deux mains posée sur mes lèvres.

Les tremblements sont sous contrôle, et bien que ma maison ait brûlé, j'ai pu obtenir une ordonnance du médecin local pour les médicaments dont j’ai besoin pour mon combat contre le dysfonctionnement autonome. Je m'en sors pour l'essentiel.

Son téléphone portable sonne et il l'attrape sur le comptoir de la cuisine.

— Bonjour, Declan. Qu'est-ce qu'il y a ?

Il va dans le salon pour avoir de l'intimité, du moins un semblant d'intimité.

Je sirope mon café et m’assieds à la table de la cuisine en face d'Izzie.

— C'est bon ? demandé-je, en essayant d’avoir une conversation polie avec une enfant de trois ans.

C’est ma première semaine de travail, et Jaxson est enterré dans son bureau.

Je ne sais pas s'il m'ignore ou s'il me donne de l'espace pour éviter un traitement préférentiel.

Lucy n’a même pas reconnu mon existence ou le fait que Tactique de l’Aigle m’emploie maintenant. Alors qu'elle est à la réception à l'entrée du bâtiment, je me retrouve à la table de la salle de repos avec mon ordinateur portable branché sur la prise la plus proche.

Il est clair qu'ils ont fait de la place pour que je les rejoigne, et je prends ce que je peux avoir, bureau ou pas. J’ai probablement de la chance d'avoir un ordinateur sur lequel travailler, même si le clavier est défraîchi et usé.

Le couloir n’est pas si terrible, c’est un endroit correct pour travailler.

Je peux presque voir Jaxson si je me penche en arrière sur ma chaise de bureau, ce que je fais sans cesse, faisant grincer la chaise.

Lucy me jette un coup d'œil par-dessus son épaule, les yeux bridés et la mâchoire acérée.

Peut-être que nous n’allons pas être amies comme je l’étais avec Emma.

Je suis d'accord avec ça, tant qu'elle ne m’enterre pas sous la paperasse.

Un message apparait sur l'écran.

Mason, j'ai besoin de ton aide. S'il te plaît, trace mon téléphone et viens me chercher. Je ne demanderais pas si ce n'était pas une question de vie ou de mort - ma mort. Hazel

Qui est Hazel, et pourquoi je reçois son message ?

Je ne suis toujours pas très amie avec Mason. On s’est réconciliés, ou peut-être que c'est parce que ma cabane a brûlé que je lui ai pardonné.

Ce n’est pas sa faute si le feu a pris, et la colère que j’ai envers lui pour m'avoir vendu cet endroit minable semble stupide maintenant. De plus, il ne m’a pas empêché de trouver un emploi et il a aidé Jaxson avec les mecs qui m'avaient menacé.

Nous sommes presque amis. Enfin, pas tout à fait. Il ne me déteste pas, et je ne le méprise pas, du moins plus maintenant.

Je me lève, et la chaise grince.

Lucy se retourne sur son siège, les yeux écarquillés.

— Tu permets ? Il y en a qui essaient de travailler !

Je n’ai pas une tonne de choses à faire, étant donné que c’est ma première semaine et que personne ne m’a assigné de surveillance ou d'antécédents à rechercher. Je tiens ma langue.

Je n’ai pas besoin d'une nouvelle ennemie. J'en ai eu assez dans mon passé.

Mes bottes font un bruit sourd sur le carrelage quand je me dirige vers le bureau de Mason. Je frappe à la porte ouverte, ne voulant pas faire irruption à l'improviste.

— Oui, Ariella ?

Mason lève les yeux de son ordinateur.

— Que puis-je faire pour toi ?

Il n’a pas l'air ravi que je le dérange, mais je dois m'assurer que le message n’est pas une blague et qu'il est bien réel.

— J'ai besoin que tu voies quelque chose qui est apparu sur mon ordinateur, dis-je.

Je ne veux pas élaborer. Je ne suis pas sûre de qui est Hazel pour lui, et les portes sont grandes ouvertes. Les gars peuvent tous entendre notre conversation. J’essaye d'être discrète, pour son bien.

Son attention qui s’était portée sur moi est brièvement revenue sur son ordinateur, sa main droite cliquant et faisait défiler la souris.

— Declan peut t'aider si tu as des problèmes d'ordinateur.

— Il faut que tu voies ça, dis-je.

Comme il ne regarde pas et ne se lève pas, je réessaye. Je suppose que j’ai besoin d’être plus claire pour lui.

— Connais-tu quelqu'un qui s'appelle Hazel ? On dirait bien qu'elle a des problèmes.

Il bondit de sa chaise comme si elle était en feu et me suit jusqu'à mon « bureau ». Il se penche en avant, lisant le message affiché sur mon écran.

— Alors ? demandé-je.

Il étudie le message plus longtemps que nécessaire avant de croiser ses bras sur sa poitrine. — Tracer son téléphone à partir du texto. Tu peux le faire, n'est-ce pas ?

Apparemment, c’est rhétorique. Avant que je puisse répondre, il donne des ordres.

— Envoie-moi ses coordonnées. Si elle est près de Chicago, comme je le pense, alors j'appellerai un de mes potes du bureau des Marshals, Colton. Il nous donnera un coup de main.

— Ok.

Je m’assieds à mon bureau et ouvre une nouvelle fenêtre pour commencer à tracer le numéro de téléphone d'où provient le message. Une fois terminé, je peux localiser sa position à partir des tours de téléphonie mobile. C’est presque sûr, elle est à Chicago.

J'envoie l'information à Mason depuis notre réseau privé.

— Envoie-lui un message en retour. Dis-lui de jouer le jeu.

Je n’ai aucune idée de ce dont Mason parle, mais je relaie le message par SMS. J'ouvre une deuxième fenêtre pour accéder aux caméras de surveillance le long de l'autoroute. Le véhicule dans lequel ils sont se dirige vers l'aéroport international O'Hare.

Où allez-vous ? pensé-je en regardant l’écran.

Des bruits de pas résonnent dans le bureau de Mason, puis la porte claque brusquement. Ai-je été si bruyante ? J’ouvre la bouche pour m'excuser, mais je ne le fais pas.

Mason est au téléphone avec quelqu'un. Je peux entendre sa voix sourde et bourrue à travers le mur. Il parle à quelqu'un, peut-être cette personne, Colton, dont il a parlé plus tôt.

Comment les U.S. Marshals sont-ils en mesure d'aider ?

Dans quoi Hazel s'est-elle fourrée ?

J’espère que ce n’est pas un canular, mais vu le regard qui a traversé le visage de Mason en lisant le message, il devait être authentique. Elle est en danger.

Je veux faire plus. Je ne peux pas laisser passer ça. J'ouvre la fenêtre des SMS avec Hazel et j'envoie une autre réponse.

Peux-tu me dire ce qui se passe ?

Peut-être que je pourrai offrir plus d'aide si nous avons plus d'informations. Ils se dirigent vers l'aéroport. Si je sais quel vol, je pourrai peut-être pirater le système de billetterie et les mettre sur la liste des personnes interdites de vol.

Mason ?

J'avale la boule dans ma gorge.

Oui.

Je réponds un peu trop vite. Avec un peu de chance, il ne sera pas contrarié que je mente. Elle n’aura jamais à le savoir. Et si je peux aider, pourquoi ne pas essayer ?

Quelle est ma couleur préférée ?

Merde. Comment suis-je censée le savoir ? C’est une question piège ? Silence radio. Je ne réponds pas. J'ai merdé.

Mason ouvre la porte du bureau et entre dans le couloir.

— Arrête d'envoyer des textos à Hazel. Je peux tout voir sur ton écran.

Mon estomac se retourne.

Merde.

De là où il se tient, il ne peut pas voir l'écran de mon ordinateur. La seule explication est qu'il a décidé de pirater mon ordinateur. Quand l’a-t-il fait ? Après qu'Hazel m'ait envoyé le premier message ?

Mason jette son manteau et se dirige dans le hall vers l'entrée principale.

— Réponds-lui. Dis-lui arc-en-ciel, me crie Mason par-dessus son épaule.

Arc-en-ciel.

Je pousse un soupir de soulagement. Mes doigts tambourinent contre le bureau. J'attends qu'elle réponde tout en gardant un œil sur le moniteur.

Il y a plusieurs caméras de surveillance à l'extérieur de l'aéroport. La berline noire dans laquelle elle se trouve passe par la dernière. Je me connecte à l'un des flux satellite, et je cible ses coordonnées. J’ai besoin d'être avec elle, pour voir ce qui se passe.

Où diable est parti Mason ? Ne souhaite-il pas regarder avec moi ?

Je me déplace nerveusement sur le siège, et Lucy jette un autre regard noir par-dessus son épaule.

Je grimace mais j'hausse les épaules en réponse. Je ne m’excuse pas de mon inquiétude pour Hazel ou du grincement de la chaise.

Deux SUV noirs font une embardée vers la berline, forçant le véhicule à s'arrêter brusquement.

Je retiens mon souffle et je regarde les quatre hommes qui en sortent, armes au poing, et qui ouvrent la porte arrière d'un coup sec.

L'alimentation devient neigeuse et s'éteint.

CHAPITRETROIS

Hazel

La tête baissée, j’envoie tranquillement un texto sur mon téléphone portable, quand Franco se retourne sur son siège et m'arrache le téléphone des mains.

— Hé ! Rends-moi ça !

Depuis la banquette arrière, je fais un bond en avant.

Franco baisse la vitre d'une simple pression sur un bouton et jette mon portable sur l'autoroute.

— Espèce de salaud !

— On n'a pas besoin de téléphone en Russie, dit Franco.

Il remonte la vitre.

Dans le rétroviseur, je peux voir son air suffisant, satisfait de ses actions envers moi.

Je n’irai pas en Russie, mais le temps presse.

Nous passons la dernière sortie et nous nous rapprochons des départs et des arrivées de l'aéroport. Il ne semble pas être le genre de type à nous faire prendre un vol commercial, mais c’est un long vol.

S'il me force à entrer dans l'aéroport, je donnerais des coups de pied, je me battrais, je menacerais d'avoir une bombe, n'importe quoi pour ne pas avoir à le suivre.

Pourquoi veut-il que j'aille en Russie ? Est-ce là qu'il vit ? Mon frère se soucie-t-il que Franco m’emmène hors du pays ?

Deux SUV s’arrêtent à nos côtés, l'un bloquant la voiture à l'avant et l'autre à l'arrière. Le chauffeur freine brusquement pour ne pas entrer en collision avec les voitures. La berline n'aurait pas fait le poids.

Quatre hommes en tenue de ville, armes dégainées, se précipitent sur notre véhicule.

L'un d'entre eux tirent sur la porte arrière pour l'ouvrir, ce qui me sauve.

— Hazel Agron, vous êtes en état d'arrestation. Vous avez le droit de garder le silence.

C'est quoi ce bordel ?

Je pensais qu'ils m'aidaient ?

Joue le jeu. Les mots tournent dans ma tête. C’est l'idée que Mason se fait d'une blague ?

L'homme le plus proche de moi me traine hors de la berline et me pousse contre l'asphalte, le visage en premier. Il me tient les mains derrière le dos, m'immobilisant pendant qu'il me menotte et me lit mes droits.

— Ne dis rien ! me crie Franco.

Est-il inquiet pour lui ou pour moi ? Je doute qu'il se soucie de ce qui m’arrive. Il peut s'acheter une nouvelle épouse. Il trouvera quelqu'un d'autre pour me remplacer, et ça me convient.

Les menottes en métal s’enfoncent dans mes poignets tandis que l'homme me fouille à la recherche d'armes avant de me hisser sur mes pieds. Il m’escorte jusqu'à l'arrière de son SUV et me pousse à l'intérieur, les menottes toujours en place, les mains attachées derrière le dos.

L'homme qui m’a mis les menottes est le premier à parler.

— Mason nous a envoyés.

Il ferme la porte et fait le tour du côté opposé avant de monter à côté de moi.

— Désolé pour le côté théâtral, mais il fallait que ça ait l'air convaincant.

— Vous pouvez m'enlever ça ?

Le SUV fait une embardée en avant, et il défait les menottes. Mes poignets sont douloureux à cause du métal. Je frotte les marques, en espérant qu'elles disparaissent.

Nous faisons le tour de l'aéroport avant de prendre l'autoroute.

— Je suis Colton Carr des U.S. Marshals. D'habitude, on n'enlève pas les gens aux voyous.

— Vous devriez peut-être, dis-je en riant doucement. Merci de m'avoir sauvé la vie.

— Ne nous remerciez pas encore. Ces types ne vont pas s'en aller comme ça. J'ai travaillé toute ma vie pour mettre des gars comme ça derrière les barreaux, dit Colton.

— Ouais.

Je jette coup d'œil par la fenêtre alors que nous nous engageons sur l'autoroute. Quel est le plan ? Où est-ce que je vais aller ? Qu'est-ce qui se passe maintenant ?

Je ne peux pas rentrer à la maison. Nikolaï me remettra directement à Franco.

— On t'emmène dans un endroit sûr.

— Comme la protection des témoins ? demandé-je.

Je peux supporter de ne plus jamais parler à mon frère.

— Nous allons obtenir des papiers pour toi et te donner une nouvelle identité. Les agents Stanford et Blakely te conduiront à travers le pays. C'est trop risqué de te mettre dans un avion maintenant, et j'ai parlé avec Mason. Nous sommes tous deux d'accord, c'est mieux si tu es loin de Chicago.

Je me suis endormie.

Grosse erreur.

Le crissement des pneus me réveille.

Une forte et lourde odeur de fumée envahit la voiture, alors que je me baisse sur la banquette arrière du SUV noir. Je détourne mon regard.

Des coups de feu éclatent de tous les côtés.

Le conducteur, l'U.S. Marshal Stanford, qui a été plutôt calme au cours des dernières heures, saigne abondamment de la poitrine, haletant et gémissant, luttant pour respirer.

Je ne peux pas faire grand-chose depuis la banquette arrière.

Le deuxième agent, l'U.S. Marshal Blakely, qui est assis du côté passager du véhicule, est maintenant affublé d'une balle dans la tête.

Le conducteur aux cheveux bruns respire difficilement. Il crie :

— Tiens bon !

Le pied sur l'accélérateur alors qu'il nous dirige vers les hommes armés, percutant l'un des SUV noirs avant de faire marche arrière et de recommencer.

Mon corps est secoué. Mon cœur martèle dans ma poitrine.

Le conducteur appuie fort sur l'accélérateur en marche arrière. Je jette un coup d'œil par-dessus mon épaule à travers la vitre arrière brisée alors que nous sommes catapultés en avant et que nous continuons à nous éloigner des hommes qui veulent ma mort.

Les battements de mon cœur ne cessent pas. Ce moment d'agonie semble ne jamais s’arrêter.

Je veux m'échapper, atteindre la porte, me jeter dehors dans l'inconnu et prier pour pouvoir distancer ces salauds.

Il y a près de vingt heures, ils me voulaient en leur possession comme une propriété, et Franco voulait m'épouser.

Maintenant les balles volent tout autour de moi. Il semble avoir changé d'avis sur le mariage arrangé.

Je veux être courageuse, mais je suis terrifiée. Tremblant comme une feuille à l'arrière du véhicule, je rampe sur le sol en boule, sanglotant tandis que le SUV continue sa course en marche arrière. L'U.S. Marshal Stanford n’halète plus. Lui aussi est affalé comme l'U.S. Marshal Blakely, sans m'offrir la moindre protection.

J’ai besoin de me ressaisir. Je n’ai pas fait tout ce chemin, échappé à la mafia russe, pour finir morte au milieu de nulle part.

Mon bras s'étire pour essayer de détacher l'arme du marshal. Il n'en a plus l'utilité. Mes doigts s'étirent, tripotant le holster depuis ma position sur le sol, le véhicule continuant à reculer vers on ne sait quoi.

Avec un bruit sourd, le véhicule est secoué et rebondit, la suspension me donnant l'impression d'être sur un tremplin.

Qu'ont-ils heurté ? Je n’ose pas lever les yeux. Les hommes et leurs coups de feu résonnent plus loin, effacés et oubliés. Mais ils n’ont pas abandonné, à moins que notre véhicule ne les ait blessés et rendus incapables de suivre quand il les a percutés.

Je n’arrive pas à me souvenir du nombre d'impacts que j’ai ressentis, au moins trois. Y a-t-il eu quatre collisions ? Mon corps est encore secoué, mon cou douloureux et mon estomac retourné, mais c’est plus dû à la terreur qu'à autre chose.

Je lève prudemment les yeux, jetant un coup d'œil par la fenêtre arrière.

Merde. On se dirige vers un ravin.

— Stop ! Tu dois arrêter le camion !

Je ne sais pas pourquoi je le crie à Stanford. Il est mort. Il ne peut pas m'aider. Son pied reste comme du plomb sur la pédale, refusant de s'alléger.

Je ne peux pas dire à quelle distance se trouve la chute, mais l'herbe a disparu, et il y a des montagnes au loin. Ça n’a pas l'air prometteur.

Je renonce à l'arme, je n'ai plus le temps. J'attrape la poignée de la porte arrière et l'ouvre.

L'herbe défile, l'air vif de l'hiver frappe mes joues. Je dois le faire si je veux avoir une chance de survivre, et je le veux plus que tout.

Je veux une seconde chance de vivre.

Je me relève en hâte pour me positionner sur le siège. Je prends deux respirations rapides avant de me jeter hors du véhicule, en entendant le fracas du métal en bas.

Je roule du mieux que je peux hors du camion. Mes joues brûlent, mes genoux me font mal et j’ai un terrible mal de tête, mais je suis en vie.

Haletant pour respirer, je m’allonge en regardant le ciel, reconnaissante d'être encore en vie.

Après plusieurs secondes, je sors de ma rêverie et je me dirige vers le ravin, fixant le rebord où le véhicule a disparu.

En bas, le SUV git sur son plafond, écrasé.

Une partie de moi veut descendre et s'assurer que les deux U.S. Marshals sont morts, mais je connais déjà la réponse. Ils sont morts en me sauvant la vie.

CHAPITREQUATRE

Mason

C'est le milieu de la nuit. Mon téléphone sonne, m'arrachant au sommeil et au confort.

— Quoi ?

Je ne suis pas du matin, encore moins du milieu de la nuit.

— C'est Colton. On a un problème.

J'ai l'impression que mon estomac se déchire. Je passe une main sur mes yeux fatigués et je saute du lit. Dans le noir, j'attrape des vêtements et me précipite dans la salle de bains.

— Merde.

J'allume la lumière, la clarté m'aveugle.

— Qu'est-ce que c'est ?

Je ne suis pas prêt pour ce qu'il est sur le point de m'annoncer.

Hazel est censée être en route pour Tactique de L’Aigle sous notre protection. J’ai demandé le meilleur à Chicago, et c'était Colton Carr.

— Les U.S. Marshals ont été touchés au cours des deux dernières heures. Ils n'ont pas appelé comme ils étaient censés le faire, et leur véhicule ne bouge pas. J'ai les coordonnées GPS. J'ai besoin que vous alliez vérifier.

— Pourquoi ne l'as-tu pas escortée ?

Je mets mon téléphone sur haut-parleur, arrache mon caleçon et le jette contre le mur. Il aurait dû être dans le véhicule.

— Je t'ai appelé toi, Colton. Je ne demandais pas l'aide d’autres agents.

— Stanford et Blakely sont deux des meilleurs agents du service des Marshals. Veux-tu que j'appelle le bureau du shérif ? Tu dois savoir que la mafia est impliquée, la mafia russe. Ils vont continuer à essayer de la retrouver.

J'enfile un caleçon, un jean propre et un pull en vitesse. J'attrape le téléphone et me dépêche, chaussettes à la main, d'aller chercher mes chaussures.

Je n’ai pas une seconde à perdre. La vie d'Hazel est en danger.

— Je le sais.

— Fais-moi savoir ce que tu trouves, dit Colton.

— Ouais.