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Je me réveille, perdue, sans ma fille. Qu'est-ce que je fais ici? Un dédale de couloirs, plusieurs inconnus. On ne se connait pas et nous n'avons rien en commun, pourtant nous allons devoir survivre ensemble. Mais qui nous a abandonné ici? Pourquoi ai-je tant de souvenirs si horribles qui me hantent l'esprit? Autant de mystères et de questions auxquels je vais devoir répondre pour connaître la vérité.
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Seitenzahl: 70
Veröffentlichungsjahr: 2022
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CHAPITRE 1 – JOUR 1
CHAPITRE 2 – JOUR 2
CHAPITRE 3 – JOUR 3
CHAPITRE 4 – JOUR 4
CHAPITRE 5 – JOUR 5
CHAPITRE 6 – LE RETOUR DE SOPHIA
CHAPITRE 7 – LES KIDNAPPINGS
CHAPITRE 8 – DÉCOUVERTE DE LA GROTTE
CHAPITRE 9 – LES MEURTRES
CHAPITRE 10 – L'ENQUETE
CHAPITRE 11 – LA PETITE ELOISE
CHAPITRE 12 – VERITE OU MANIPULATION ?
Il fait froid et humide. J’ai très mal au bras gauche et je ne sens plus mes mains. J’ai les yeux grands ouverts mais je ne vois rien. Je tente de reprendre mes esprits et de comprendre ce qui m’est arrivé. Au loin, une petite lueur que j’essaie d’atteindre. J’ai beaucoup de peine à me déplacer, ça glisse. Je crois que j’étais en voiture. Je me rendais chez une amie. Quelle horreur je n’arrive pas à me rappeler si ma fille était avec moi. J’angoisse et me laisse tomber contre un mur. Réfléchis, réfléchis… quel jour sommes-nous ? Est-elle à l’école ? J’ai forcément dû prendre un coup sur la tête pour ne pas me souvenir d’une chose pareille. La petite lumière n’est plus très loin. Je me relève avec difficulté et l’atteint enfin. Une sorte de trou percé dans la roche me permet de constater que je suis dans une grotte ou un bunker. Je n’en sais rien, mais je ne suis pas arrivé ici toute seule. J’étais en voiture j’en suis sûre. Maintenant, je vois bien que j’ai les mains en sang. Mais il ne provient pas de moi. Ma petite Eloïse où es-tu ? Je cris, mais pas de réponse. Je retourne à mon point de départ. Il y fait tellement sombre que je ne vois plus devant moi. Est-elle juste à côté de moi ? Je l’appel de toutes mes forces, pose mes mains au sol pour tenter de la trouver. Je me heurte à des débris, des petits fragments. J’en ramasse quelques-uns et retournent à la lumière pour les identifier. Soudain, je réalise : ce sont des os. Plutôt grands, je doute que cela appartienne à un animal. Je retombe au sol et mes nerfs lâchent. Je reste là un moment, sans rien y comprendre. J’ai tellement peur… je réalise maintenant qu’il n’y a plus aucune lueur. Il doit faire nuit et je n’ai pas osé m’aventurer plus loin dans ma tombe. La fatigue prend le dessus. Je suis épuisée et m’endors rapidement. Je me vois avec ma fille et son papa…
Son père et moi nous sommes rencontrés il y a 8 ans chez des amis en commun. Il ne me plaisait pas tant que ça au départ je dois avouer. Philippe était quelqu’un d’irresponsable et d’égoïste. Puis, il a su trouver les mots et j’y ai cru. Je crois que je n’ai jamais été heureuse avec lui. Il m’a manipulé. Et je suis tombé enceinte. Ce n’était pas son souhait évidemment, c’était mon choix. Eloïse est la plus belle chose qui me soit arrivée. J’ai enfin pu revivre. J’ai quitté Philippe il y a 2 ans. Il n’a jamais cherché à garder sa fille, il m’a rapidement remplacé et ses plus mauvais côtés ont repris le dessus. Je ne l’ai jamais dénigré devant elle. Papa est parti pour un long voyage, il ne rentrera pas. A 6 ans je ne vois pas quoi lui dire d’autre.
Un bruit me réveille. Je reste prostrée dans mon coin. Eloïse ? Pas de réponse… je ne peux pas rester ici indéfiniment. Je me décide à avancer et très lentement me rapproche de quelque chose ou quelqu’un.
« - Je vous en prie répondez-moi !
- Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous m’avez fait ?
- Je ne vous ai rien fait du tout je me suis retrouvée là comme vous !
- Mais je ne comprends pas, j’étais chez moi et maintenant je suis ici… et entre temps c’est le trou noir.
- C’est pareil pour moi. Je crois que j’ai eu un accident.
- Et après ? Qu’est-ce qu’on ficherait ici ? Je vous préviens si c’est vous la responsable… ».
Un autre bruit nous interpelle.
Silence total maintenant.
« - J’ai besoin d’aide s’il vous plaît ! Ne me faites pas de mal ! Je m’avance vers la petite voix.
- On ne vous fera rien Madame. Êtes-vous blessée ?
- Je ne crois pas. Mais qu’est-ce que je fais là ?
- On ne sait pas. Nous sommes trois maintenant… Il faut qu’on progresse dans la galerie pour savoir si on trouve encore quelqu’un. ».
Ce couloir semble interminable. Nous progressons ensemble. Les parois sont tellement froides et l’humidité se fait ressentir. On ne sait pas sur quoi nous marchons, tout craque sous nos pas… Nous parvenons enfin dans une sorte de petite salle beaucoup plus claire. Ça me fait du bien de voir un peu de lumière et de pouvoir regarder autour de moi. Nous apercevons deux corps inertes. J’hésite à m’approcher, quand l’un d’eux se dresse brutalement.
« - Ne m’approchez surtout pas ! Qu’est-ce que vous avez fait à ma femme ? Lisa, ma chérie, réponds-moi !
Il se saisie d’une branche pour nous tenir à l’écart.
- Nous sommes tous dans le même cas ! Nous nous sommes réveillés dans les galeries plus loin. Calmezvous !
- Lisa réveille-toi !
La silhouette toujours à terre semble reprendre ses esprits. Son mari se penche au-dessus d’elle.
- Mais qu’est-ce qu’on fait là ?
- Tu n’es pas blessée ?
- Non ! Qui sont ses gens ?
- J’en sais rien. On va vite sortir d’ici.
- Vous ne pouvez-pas sortir par ici.
Ils ne m’écoutent pas et partent dans le dédale de couloir.
- Allez-vous faire voir ! ». Nous lance-t-il.
Ils sont sous le choc. Nous les laissons s’éloigner. Ils finiront par revenir de toute façon. On se regarde sans trop savoir quoi faire. Je me décide à me présenter.
« - Bon moi c’est Sophia. Et vous ?
- Moi Jonathan. C’est quoi son problème à l’autre ?
- Il a peur pour sa femme c’est tout. Moi c’est Katia.
Jonathan est très agité.
- On n’est pas là pour faire des rencontres ! Alors moi je continue.
- On devrait les attendre. Ils vont devoir faire demi-tour. On devrait progresser ensemble.
- Il nous a envoyé nous faire voir non ? Qu’ils se débrouillent seuls ! ».
Il s’en va au fond de la pièce, me laissant seule avec Katia. Je le vois tentant d’escalader les parois. Je pense que c’est impossible de grimper, mais il a l’air tellement sûr de lui. Je l’observe et m’appuie contre l’un des murs. Quelque chose attire mon regard. Mon sac. Je me précipite vers lui pour retrouver mon portable. Il n’est pas à l’intérieur mais j’y trouve une arme. Qu’est-ce que ça fiche dans mes affaires ? Je n’ai jamais eu d’arme ! Je ne crois pas que je dois en parler aux autres. Ils me paraissent tellement nerveux que l’un d’eux risqueraient de nous menacer avec. Je ne sais pas m’en servir, je ne sais même pas s’il est chargé. Jonathan admet enfin sa défaite. Je range rapidement l’objet. Katia me demande fragilement :
« - Alors, qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
- Apparemment on ne peut pas aller plus loin.
Jonathan me regarde fixement.
- C’est quoi ça ?
- Mon sac.
- Et ? T’as un portable ?
- Non il n’est plus à l’intérieur.
- Ouai ben moi je trouve ça bizarre qu’on te laisse ton sac.
- Je te rappel qu’on se trouve dans la même situation.
- T’es la première réveillée, t’as les mains pleines de sang et tu te demandes pourquoi nous on se pose des questions ?
- Lâche-moi, je n’ai pas à subir d’interrogatoire. ».
Nous sommes interrompus par le retour du couple. Le mari semble dépité. Un silence pesant prend possession du lieu. Personne n’a de solution. Je repense encore et encore à ma fille. Nous scrutons les moindres recoins. Soudain, quelque chose tape contre une paroi métallique. Une petite porte se cachait derrière une paroi. Jonathan ouvre. Un jeune homme tombe à ses pieds. Katia panique.
« - Mon dieu ! Est-ce qu’il est mort ?
Je m’avance vers lui.
- Vous m’entendez ? Dites quelque chose !
- J’ai mal ! Aidez-moi !
Il se retourne. En me voyant son visage se décompose.
- Ne me remettez pas là-dedans ! J’ai rien fait !
Il s’évanouit. Tout le monde recule d’un pas.
- Ne me regardez pas comme ça. Il nous a pris pour les responsables. ».
