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Un thriller haletant mêlant manipulation, séduction, enquête policière et psychologie. Un patron embauche une nouvelle secrétaire mais il était loin de se douter qu'elle serait l'objet de ses désirs et également la reine qui pourrait le faire tomber. Entre ruse et amour, qui sera le meilleur stratège ? Qui en paiera le prix fort ?
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Seitenzahl: 169
Veröffentlichungsjahr: 2025
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Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
C’est dans un bâtiment de 7 étages que cette histoire va débuter. En observant les façades, on peut distinguer des baies à doubles vitrages qui cachent les employés de bureau. Certains tapent à l’ordinateur, d’autres font des allers retours dans les corridors ou sont en réunion. Parmi tous ces employés, un ou plutôt une va nous intéresser et voici son histoire…
Belle, une jeune femme de 25 ans, célibataire et sans enfant, profite d’une vie épanouie. Elle oscille entre le travail acharné de secrétaire la semaine et les repas en famille le week-end. Sa routine la réconforte et elle n’aime pas vraiment les imprévus. Femme organisée, si le moindre évènement vient chambouler son équilibre de vie, elle en devient perturbée et le vit très mal. Il faut dire qu’elle a toujours respecté son éducation rigide et donc enfreindre les règles ne fait point partie de son vocabulaire. C’est une des raisons pour laquelle Belle est toujours célibataire. Son sens des règles et de la rigidité du cadre dans lequel elle vit, a fait peur plus d’une fois à ses anciens prétendants. Elle s’est même souvent faite surnommer “la psychorigide”. Elle ne sortait presque jamais sauf si cela ne bousculait pas trop son planning et que cela était prévu à l’avance, elle s’autorisait à aller boire un verre. Belle avait fait de son travail sa vie sociale, elle ne connaissait personne d’autre que ses collègues et ses parents et elle le vivait bien. Du moins, c’est ce qu’elle pensait.
Pour revenir aux prétendants, c’est vrai que Belle n’était pas le style de femme à qui on passe devant sans broncher. Elle était charismatique, décidée, impliquée et sa beauté égalait presque celle d’Aphrodite. Son air assuré au travail était presque intimidant, plusieurs du bureau avait essayé de sortir avec elle, d'autres trop intimidés n’osaient pas lui parler et certains préféraient juste fantasmer. Suivant son humeur, soit elle vous charmait, soit elle vous glaçait le sang en un regard. Regard, qui lui était d’une profondeur d’âme, comme si elle pouvait lire en vous comme dans un livre ouvert. Bref, la présence de Belle à son travail ne pouvait pas passer inaperçue. Dressée sur ses talons aiguilles noirs, elle avait toute la prestance qu’aurait voulu avoir une femme. Elle était quelqu’un au sein de son entreprise et le fait de le savoir pouvait lui dégoter un sourire en coin de lèvres.
Belle était secrétaire au sein de la petite entreprise Botanista. Elle gérait les rendez-vous de son grand patron mais aussi les courriels clients. Souvent derrière son ordinateur, ses collègues étaient en admiration devant l’énergie qu’apportait Belle à son travail. En plus d’être souriante et aimable. Jamais une once de mauvaise humeur n’avait traversé son visage. Ils l'admiraient et l’aimaient pour certains de trop et Belle se sentait vite oppressée par leurs avances, leurs attentions. Il faut dire que Belle prenait également à cœur son travail et était fière d’avoir ces responsabilités, elle en faisait même passer son travail avant ses besoins fondamentaux (manger, boire, aller au WC). Elle s’autorisait des pauses que très rarement et donc quelques fois un de ses collègues de travail Sancho lui rapportait sa boisson préférée : du thé Matcha. Cela lui permettait de lutter contre la fatigue.
Un soir, alors que Belle terminait encore une fois tard le travail, -n’ayant pas d’enfants et personne qui ne l'attendait à la maison, elle en profitait pour terminer ses tâches de la journée- elle se dirigea vers l’ascenseur. Quand les portes commencèrent à se fermer, un pied empêcha leur fermeture. C’était Sancho. Le nez dans son ordinateur quelques heures auparavant, elle était persuadée d’être la dernière au bureau. Son collègue, Sancho prit place à côté d’elle dans l’ascenseur. Tous deux fixaient l’écran d’affichage qui indiquait le numéro des étages. Ils avaient encore 5 étages à descendre, Sancho cassa le silence le premier. Belle resta de marbre et fit semblant de ne pas l’entendre. Sancho se rapprocha, les doigts de ses mains commencèrent à effleurer ceux de Belle. Elle retira d’un geste brusque sa main et s’éloigna. Sancho se rapprocha une nouvelle fois, la bloquant contre la paroi de l’ascenseur. A son grand soulagement, les portes de l’ascenseur s’ouvrirent. Belle réussit à se faufiler et talons en mains couru le plus vite possible. Sancho, touché dans son égo, se promit de réussir un jour à la séduire.
Le lendemain, Belle avait décidé de prendre une revanche sur son soi-disant “ami-collègue”. N’étant pas du genre à aller geindre dans le bureau du directeur et sachant déjà quelles réponses machistes il allait lui donner, Belle allait se débrouiller seule. Elle enfila son tailleur fétiche rouge, laissa ses longs cheveux ondulés tombés jusqu'audessus de la courbure de ses fesses. Elles-mêmes mises en valeur par sa jupe un peu serrée au niveau des hanches. Elle se chaussa de ses talons noirs aiguilles dans lesquels elle se sentait femme. Elle orna son cou et ses oreilles de perles ce qui rendit son visage lumineux. Elle était décidée à donner une petite leçon à ce vaurien. Elle prit le taxi. En regardant par la fenêtre, elle imaginait toutes les choses piquantes qu’elle pourrait faire pour rendre fou Sancho et ainsi le frustrer.
Belle avait un sourire en coin de lèvres. Le chauffeur de taxi lui ouvrit la portière, elle sortit une jambe puis une deuxième d’une façon tout à fait élégante. Elle se redressa, bomba la poitrine et traversa le hall de Botanista. Ayant toujours eu les cheveux attachés et tirés, ses collègues furent surpris d’un tel changement capillaire. Certains disaient même que cette coiffure était tout à fait négligée et pas du tout en concordance avec le caractère de Belle. Elle avait entendu les remarques mais les avait ignorées. Une fois dans l’ascenseur, Belle se sentait fière, puissante rien qu’à l’idée de savoir ce qu’elle allait faire endurer à ce minable de Sancho. En osant la toucher, il avait déclaré la guerre et Dieu sait qu’elle sera remplie de tentation, de frustration et de provocation.
Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent laissant apparaître la femme fatale qu’est Belle. Elle parcourut les corridors telle une mannequin pendant un défilé avant d’arriver devant son bureau. Elle jeta un coup d'œil dans celui de Sancho. Un rictus traversa son visage quand elle vit le crâne d'œuf de son collègue. Elle s’installa à son bureau comme tous les matins et lu les post-it collés ici et là. L’un d’entre eux retint son attention. Elle le décolla de son écran d’ordinateur et se dirigea vers le bureau de Sancho. Avant même qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, elle lui colla sur le front et lui dit d’une manière autoritaire d’arrêter de la courtiser. Elle tourna les talons et repartit en faisant balancer ses hanches de gauche à droite. Des rires éclatèrent. Sancho tourna la tête et vit que quelques collègues hyperbolisaient sa manière de relooker Belle, en ajoutant un peu de bave, en ouvrant exagérément la bouche et en louchant. Sancho se remit de cet incident, secoua sa tête et passa discrètement la main devant sa bouche comme pour se rassurer qu’il n’avait pas baver.
Comme pour se racheter, Sancho alla tout de même chercher la boisson préférée de Belle et prit soin d’y marquer très vite “ bonne dégustation”. Pour une boisson gratuite, Belle acceptait cette attention. Elle porta à la bouche son thé mais le recracha aussitôt sur son ordinateur. Belle s’empressa de regarder ce que contenait son verre et s’aperçut que c’était du café tout ce qu’elle détestait mais aussi ce qui pouvait lui causer bien des soucis digestifs. Sancho riait à cœur joie de cette situation ridicule. Belle se leva, s’approcha de lui si près qu’ils se touchaient presque le nez. Sancho s’arrêta de rire, il avait soudainement la respiration haletante et une envie irrépressible d’embrasser Belle. Au lieu de ça, elle sourit, elle fit mine de mettre sa main entre les jambes de son collègue, ce dernier baissa la tête et donc ne vit pas le restant de café qui était en train de couler audessus de sa tête. Sa chemise blanche devint marron clair. Belle tourna les talons laissant Sancho mouillé, frustré, ridiculisé et surtout avec une très forte érection. Il voulut dire quelque chose, tout ce qu’il reçut en retour c’est un doigt d'honneur bien dressé. “Pimbêche, j’aurais ta peau” pensat-il. Il était bon pour la douche. L’heure du midi allait le sauver mais Belle ne paierait rien pour attendre.
Sancho savait que tous les midis Belle allait se délecter des repas copieux du restaurant de l’autre côté de la rue. Le destin fit qu’ils prirent ensemble l’ascenseur. Une tension sexuelle mais aussi une certaine vengeance régnait entre les deux adultes. D’un point de vue extérieur, l’on aurait dit deux enfants qui se chamaillent. Belle n’allait pas se laisser faire. Profitant de cet instant de solitude, Belle ouvrit le haut de son chemisier et repoussa ses cheveux en arrière. Sancho était subjugué par sa beauté. Elle était aussi pure qu’un diamant mais aussi énervante qu’un enfant capricieux.
Sancho rentra chez lui et vit qu’il avait un message sur son répondeur. Il l’écouta et la voix qu’il entendit l’obligea à revenir à la réalité et les mots qui en sortaient, lui glacèrent le sang. Il avait une mission et devait s’y résoudre.
Pendant ce temps, Belle dégustait sa salade Caesar avec sa boisson au thé matcha repensant aux événements de cette matinée. Cela la fit sourire.
Tourmenté par son message vocal, Sancho abrégea sa pause du midi et retourna à son travail. Il oscillait entre deux choix décisifs : perdre son travail et faire couler la boîte ou tout faire pour virer celle qui l’avait repoussé. Elle était la source de tous ses désirs, il en était même déconcentré.
Avant qu’elle ne franchisse les portes, Sancho devait planifier ses agissements afin de convaincre Belle de partir. Il s'introduit dans son bureau, s’assit à son bureau (sur la pause de midi, personne n’était présent). Là, il ouvrit des dossiers, des mails, en envoya, en supprima. Il ouvrit même des comptes-rendus, les modifia et fit des fautes d’orthographe dignes d’un enfant de CE2. Son plan était machiavélique mais c’était la seule solution.
La pause de midi prendrait bientôt fin. Sancho guettait l’heure, il prit soin de fermer tous les onglets, de remettre les objets à leur place, il partit en refermant la porte. En se retournant il fit face à Belle. “Merde” pensa-t-il. Belle le fixa du regard et lui demanda sur un ton menaçant “Tu cherches quelque chose ?”. Sancho releva la tête, fit mine de réajuster son bouton de chemise et répondit le plus clairement possible “Je venais voir si tu étais à ton bureau pour avoir des informations sur un dossier”. Sentant son manque d’honnêteté, Belle entra dans son jeu “Ah oui quel dossier ?”, Sancho se sentit piégé et fit mine de ne plus avoir le nom exact en tête. Belle se contenta de le regarder de haut en bas en s’arrêtant sur ce qui ressemblait une érection, elle le perça du regard et prononça seulement “Évidemment”. Elle entra dans son bureau et la claqua au nez de Sancho qui resta abasourdi. Lui-même retourna à son ordinateur, il n’avait plus qu’à attendre le résultat de ses actes. Les mots du message vocal résonnaient toujours dans sa tête. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas entendu cette voix et ces mots : “C’est elle, c’est la bonne, je la veux”.
À la suite des faux mails envoyés et aux comptesrendus erronés, Belle fut submergée de mails menaçants et d’appels téléphoniques très piquants. Son travail avait pour habitude d’être impeccable. Là, elle était accusée de fraude, d’enfantillage mais aussi de diffamation. Elle fut donc convoquée dans le bureau du grand patron : Mr Beth. Ses erreurs avaient de gros impacts sur l’entreprise, ils avaient déjà perdu un gros contrat et étant une entreprise en cours de développement, ils ne pouvaient pas se permettre d’avoir de mauvais avis. C’est connu, un client insatisfait en convainc 10 autres de ne pas venir. Aussi intimidant qu’elle l’est, Belle se ratatina devant le grand patron. Il la regardait de ses iris noires. Belle le relooka en partant de ses chaussures cirées noires en passant par son pantalon de costume bleu marine assorti évidemment avec la veste, le tout coupé avec une chemise blanche slim laissant apparaître ses abdominaux et ses pectoraux. Belle regarda ses pieds en se sentant rougir. “Regardez-moi, Belle”. Elle fut parcourue de frissons, elle leva sa tête plongea son regard dans celui du grand patron. Il avait une barbe taillée très soigneusement, des lunettes accordées avec sa mâchoire carrée et des cheveux coiffés en arrière qui tenaient sûrement avec de la cire. Il était séduisant, charmeur et charismatique. Comment allait-elle faire pour se sortir de ce pétrin, elle ne le savait pas encore mais il fallait absolument qu’elle quitte cette pièce. Son grand patron est dangereux et il le savait. Belle avait ouï-dire qu’il gérait une très grande entreprise en plus de Botanista mais elle n’en savait pas plus et elle n’allait certainement pas lui demander. Le directeur savait que Belle était en train de l’analyser mais il la stoppa en lui adressant ceci “Je ne vais pas vous virer en revanche, je vais vous muter, vous êtes beaucoup trop bonne pour rester dans cette entreprise. Je vous propose le prestige, en échange vous serez ma secrétaire adjointe à Luxoria… mon entreprise”. Belle ne savait pas quoi dire, elle se plaisait là où elle travaillait malgré les incidents des derniers jours. Elle posa une seule question : “Pourquoi moi ?”. Il répondit simplement “J’ai envie de vous avoir à mes côtés”. Ces paroles pénétrèrent la peau de Belle la rendant toute chose, travailler pour cet homme ne serait pas du tout la bonne solution. Elle se leva, prit son sac et tendit une main. Mr Beth ne la lui serra pas mais lui prit et l’embrassa sur le dessus. Belle la retira brusquement et quitta son bureau. Le directeur resta derrière son bureau debout relookant sa future secrétaire.
Arrivé le soir, Belle ne trouvait pas le sommeil, la conversation avec le grand patron tournait en boucle dans sa tête. “Il a dit qu’il voulait m’avoir près de lui, c’est assez louche comme approche pour une promotion”, pensa-t-elle. Elle se posa aussi une multitude de questions sur les soi-disantes erreurs qu’elle avait faites. Elle qui avait toujours été irréprochable, organisée et minutieuse dans son travail. Elle était persuadée que quelqu’un lui en voulait dans la boîte mais qui ? Il y a tellement de raison d’être jalouse d’elle. N’importe qui voudrait avoir sa place et voudrait être elle tout simplement. L’idée que son collègue Sancho soit derrière ces supercheries lui traversa la tête mais elle trouva cette pensée ridicule.
Voyant l’heure du réveil, elle essaya de s’endormir. Il serait bête qu’un visage aussi parfait que le sien ressemble à un zombie le lendemain matin.
Le réveil sonna à 7h. Belle se leva, se dirigea dans la salle bain, se passa un coup d’eau froide sur la figure, prit sa douche en écoutant de la musique positive. Et ceci comme chaque matin. Ensuite elle se dirigea dans sa chambre, ouvrit son armoire dans laquelle tous ses vêtements étaient pendus. Elle choisit un costume couleur jade assorties avec des talons aiguilles noirs. Elle s’admira dans son miroir, blinda son esprit d’affirmations positives et sortit de chez elle, prête à commencer une nouvelle journée. Elle prit le taxi, s’arrêta dans un café pour commander son thé matcha. Elle en bu une gorgée en écoutant le chant des oiseaux. C’était une belle journée. Elle monta dans l’ascenseur, appuya sur le numéro 7, bomba le torse, redressa la tête et s’entraîna à sourire à n’importe quelle personne aigrie qu’elle croiserait aujourd’hui. Belle se dirigea vers son bureau quand une ombre masculine traversa le couloir. Elle lui semblait familière. Elle ouvrit son bureau, posa son sac, son thé et s’assit. A peine avait-elle allumé son ordinateur que Sancho débarqua. Il lui posa une multitude de questions sur sa convocation. Autant dire que de bon matin, ça n’était pas la première conversation que Belle aurait voulu avoir. Elle ne s’en était pas remise, elle ne savait pas du tout quoi en penser et ne savait même pas si elle devait parler des allusions qui lui avaient été faites, si pour ainsi dire elles étaient réellement des allusions ou juste le fruit de son imagination. En d’autres termes, elle était perdue et n’arrivait pas à peser le pour et le contre et donc n’avait aucune envie de s’étendre sur le sujet. Elle resta donc froide et se contenta de dire que l’entretien s’était bien passé et qu’elle n’était pas virée.
Sancho fut presque surpris de cette réponse, avant de quitter son bureau il lui fit remarquer le prospectus collé sur son ordinateur. Belle lui répondit “ferme la porte” d’un ton sec et continua de répondre aux courriels. Sa matinée avait si bien commencé mais en une fraction de secondes son super collègue venait de remuer le couteau dans la plaie. Belle resta de marbre et se reconcentra sur son travail.
Pour répondre à l'un des mails, Belle devait se procurer le dossier du client, en se retournant, son thé matcha se renversa ce qui irrita un peu plus Belle. Elle nettoya son bureau avec le chiffon qu'elle avait sous la main et tomba sur un prospectus qui lui était inconnu. Elle le saisit et en lu quelques lignes. Il faisait la promotion de la grande entreprise de Mr Beth : Luxoria.
Cela fit écho avec ce que lui avait dit le grand patron quelques jours auparavant : qu'il avait besoin d'une secrétaire adjointe. L'idée passa dans son esprit aussi vite qu'elle lui était venue.
Sancho, de son côté, était déterminé à saboter le travail de Belle : telle était sa mission. Il aimait beaucoup sa collègue mais un pot de vin généreux était à la clé de sa quête. Il attendit une nouvelle fois sa pause et se rendit dans le bureau de Belle, il gribouilla son carnet de rendez-vous ainsi que les post-it de tâches à faire. S'y connaissant un peu en informatique, il fit le nécessaire pour transmettre un virus à l'ordinateur de sa collègue et pas l'un des moindres : le cheval de Troie.
Belle rentra de sa pause, s'assit devant son bureau et s'aperçut que tous ses post-its avaient disparus. Elle, qui était imperturbable de base, avait l'impression d'avoir perdu des moyens, de devenir folle ou que quelqu'un lui en voulait, et pas qu'un peu. Elle ne savait plus où donner de la tête. Elle ouvrit son carnet et vit les gribouillages et hachures. Elle pesta. Son dernier espoir était son ordinateur. Elle essaya de l'allumer à plusieurs reprises, en vain. Son appareil ne voulait rien savoir.
Belle s'en arracha les cheveux, elle avait envie d'hurler et d'envoyer tout le monde balader.
Folle de rage, elle écouta son instinct primaire. Elle débarqua dans le bureau de Sancho en l’insultant de tous les noms d’oiseau. Eprise de sa colère, elle ne remarqua même pas qu’il était en entretien avec une personne qui lui était plutôt familière. Sancho resta stupéfait et bouche bée de son manque de contrôle – un jeu d’acteur digne des Awards-. Les seuls mots qui sortirent de sa bouche avaient la sonorité de l’hypocrisie même : « Je ne sais pas ce qui t’arrive mais j’espère te revoir vite ». Belle tourna les talons si brusquement que même ses cheveux avaient l’air fou de rage. Elle prit ses affaires et partit.
Sancho reprit son entretien avec un homme à l’allure carrée, mystérieuse. Un beau brun qui n’avait pas perdu une miette de l’altercation avec Sancho et Belle et qui se réjouissait déjà du tempérament qu’aurait sa nouvelle recrue.
L’entretien se termina par une poignée de main amicale.
