Le Jugement dernier de Michel-Ange - L.-L. Chapon - E-Book

Le Jugement dernier de Michel-Ange E-Book

L.-L. Chapon

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"Le Jugement dernier de Michel-Ange", de L.-L. Chapon. Publié par Good Press. Good Press publie un large éventail d'ouvrages, où sont inclus tous les genres littéraires. Les choix éditoriaux des éditions Good Press ne se limitent pas aux grands classiques, à la fiction et à la non-fiction littéraire. Ils englobent également les trésors, oubliés ou à découvrir, de la littérature mondiale. Nous publions les livres qu'il faut avoir lu. Chaque ouvrage publié par Good Press a été édité et mis en forme avec soin, afin d'optimiser le confort de lecture, sur liseuse ou tablette. Notre mission est d'élaborer des e-books faciles à utiliser, accessibles au plus grand nombre, dans un format numérique de qualité supérieure.

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L.-L. Chapon

Le Jugement dernier de Michel-Ange

Préface par M. Émile Ollivier
Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066306632

Table des matières

PRÉFACE
PARTIE HISTORIQUE
I
II
III
IV
V
VI
VII
PARTIE DESCRIPTIVE
I
II
III
IV
V
VI

PRÉFACE

Table des matières

Monsieur,

Peu d’admirateurs ont rendu au peintre immortel de la chapelle Sixtine un hommage aussi convaincu et aussi éclatant que vous l’avez fait, en consacrant tant d’années à étudier, à pénétrer, à comprendre et à rendre visibles jusque dans leurs plus délicates nuances, les pensées, les sentiments, les mouvements doux et terribles, joyeux et désespérés, des trois cents personnages qui s’agitent, prient, pleurent, s’épanouissent dans l’éternelle allégresse, ou se débattent dans le désespoir sans fin, sur le mur du grand autel de la chapelle.

Vous avez eu une ambition encore plus haute. Après avoir interprété le chef-d’ œuvre par le burin, vous l’avez commenté par la plume et vous ne remplissez pas cette seconde tâche moins bien que la première.

Vous avez compris d’abord que, dans un être de la complexité grandiose de Michel-Ange, une œuvre, quelque colossale qu’elle soit, ne saurait être comprise si on l’isole de l’ensemble de la conception esthétique de l’artiste, et qu’ainsi complétée, cette œuvre elle-même se rattache par la loi historique de la continuité aux manifestations antérieures des maîtres renommés.

Dans cette étude vous vous astreignez parfois un peu trop, à mon gré, aux inexactitudes de Vasari et aux imaginations de Condivi. Par exemple, après avoir noté l’influence décisive et constante de Dante, des grandes hymnes liturgiques et de la Bible, vous accordez trop d’importance inspiratrice à Savonarole, au supplice duquel Michel-Ange n’assista point puisqu’il était à Rome en ce moment, et dont l’esprit fanatique et étroit ne méritait pas d’asservir à une perpétuelle admiration le poète sublime d’Adam. Dans l’ensemble néanmoins, vos appréciations sont aussi judicieuses qu’exactes.

En quelques traits sobres et sûrs, aussi précis que ceux de votre crayon, vous commencez par caractériser le mouvement de la Renaissance, puis les vicissitudes personnelles, politiques et esthétiques de l’existence de Michel-Ange, jusqu’au jour où, dans l’extrême plénitude de ses forces et de son génie, il est monté sur les échafaudages de la Sixtine. Le grand artiste gagne beaucoup à cette vue rétrospective. Dans les sites poétiques d’où je vous adresse ces lignes, il est un beau golfe entouré de douces collines, qui, peu à peu s’élargissant, deviennent plus amples à mesure qu’elles s’avancent vers la haute mer. Il en est ainsi de Michel-Ange.

Éclos dans l’élégante, forte, mais un peu étroite Florence, il élargit aussi son âme à Rome et il l’amène à une ampleur inconnue lorsqu’il touche enfin à la grande mer de l’être, selon la parole de son poète «la gran mare dell’ essere».

Dès que vous avez suivi le Grand Maître au bord de cet horizon infini, vous vous arrêtez et vous contemplez. Aucun des aspects de la composition ne vous échappe. Vous l’examinez en homme du métier et en critique, en poète et en dessinateur; vous la disséquez et vous la chantez; vous la montrez à vol d’oiseau et vous descendez jusqu’à son plus petit détail.