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Fils d'un père mort, rejeté par sa mére, sans ami, ni ressources financières, abandonné de tous, telle est mon histoire... De New York à Madrid, de la jungle Thaïlandaise aux bas-fonds du Cambodge, Jean Charles découvre la dégringolade sociale internationale, lui qui était né avec une cuillère en argent dans la bouche, qui était ce qu'il convient d'appeler un "gosse de riche". Du tout au rien, lui, à qui "tout était dû", va se retrouver dans une situation où "tout part en vrille", l'obligeant à s'adapter! à se remettre en cause...! Quand il s'agit de sa propre destinée "vaincre ou périr" devient avant tout un combat face à soi-même.
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Seitenzahl: 147
Veröffentlichungsjahr: 2021
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PREMIERE PARTIE : NEW YORK CITY
Chapitre I : 105th Street - Manhattan Avenue
Chapitre II : Self Made Man
Chapitre III : Une sale guerre
Chapitre IV : L’hippodrome
Chapitre V : Une virée au Panjia
Chapitre VI : Black-out
DEUXIEME PARTIE : MADRID
Chapitre I : Aéroport de Barajas
Chapitre II : Un business en expansion
Chapitre III : Une femme unique
Chapitre IV : Seul au monde
TROISIEME PARTIE : BANGKOK
Chapitre I : Aéroport International de Thaïlande
Chapitre II : Bangkok, Rattanakosin Disctrict
Chapitre III : Cour suprême de Thaïlande
Chapitre IV : Bangkok, Poste de police de Sukhumvit
QUATRIEME PARTIE : LA JUNGLE THAÏLANDAISE
Chapitre I : Chang Maï
Chapitre II : Filature
Chapitre III : Champs de pavot
Chapitre IV : Le point de non-retour
CINQUIEME PARTIE : CAMBODGE
Chapitre I : Entrepôt au Nord-ouest de Cheom-Khsan
EPILOGUE
Mon nom est Jean-Charles de Cantenac.
Fils d’un père mort, Fils rejeté par sa mère, Sans amis et sans aucune ressource financière, Seul, abandonné de tous.
Mais tout cela, je ne le sais pas encore. Voici mon histoire.
- Rita, occupez-vous de ce chat immédiatement. Son repas aurait dû lui être servi depuis sept minutes, incapable !
- Bien entendu Madame, tout de suite Madame. Love, viens là mon mignon, viens voir Rita, s’exclama la jeune fille pourtant allergique aux poils de chats.
La salle à manger dans laquelle se trouvait la famille de Cantenac avait été préparée avec beaucoup d’attention et de délicatesse. Comme tous les soirs, le repas y était servi avec un service de très haute qualité.
Les deux servantes avaient pour habitude d’être toutes deux vêtues d’un haut blanc cousu à la main, sur lequel était brodé l’écusson de la famille.
Le port de gants blanc entourés d’un sigle bleu légèrement cassé était obligatoire.
Les deux femmes, pour avoir servi depuis des années dans cette maison, connaissaient parfaitement les désirs et volontés de Madame de Cantenac.
Ce travail, elle le détestait. Le cadre lugubre et l’ambiance austère qui y régnaient donnaient à Rita l’envie constante de donner sa démission. Mais elle savait que cela lui était impossible. Cela faisait trop longtemps qu’elle travaillait ici. Elle ne pourrait trouver un meilleur salaire ailleurs, ce dernier était son unique motivation.
Elle redoutait Madame de Cantenac. Pourtant, elle avait toujours veillé à faire de son mieux, travaillant parfois jusqu’à quatorze heures par jour. L’argent qu’elle gagnait permettait à ses trois enfants - restés en Lituanie - de survivre, l’hiver de cette année s’y annonçait être rude. Rita prévoyait d’envoyer la plupart de ses économies dans son pays natal afin de permettre à ses enfants de lutter contre le froid et faire face au manque de ressources.
Mais depuis quelque temps elle se sentait menacée. Une fois déjà, elle avait été sur le point de se faire congédier. Non pas à cause d’une erreur venant de sa personne mais en raison de Jean-Charles. Ce jeune vaurien prétentieux.
A l’époque, Rita avait refusé de coucher avec lui. Et pourtant, ce n’était pas l’envie qui lui en manquait.
Jean-Charles est un beau garçon de 25 ans. Son succès auprès des femmes est indéniable. Rita était bien placée pour le savoir. Elle avait trop souvent assisté à l’affligeant spectacle de Jean-Charles lors des soirées mondaines chez sa mère.
Elle connaissait toutes ses ruses et toutes ses remarques redondantes qu’il employait avec tant de réussite. Il promettait des lendemains fait d’amour et de passion jusqu’au moment où il obtenait ce qu’il voulait, délaissant vulgairement sa conquête à la recherche d’une autre.
Cela écœurait Rita qui assistait à chacun de ces affligeants spectacles.
Malgré tout, le charme de cet Apollon des temps modernes pourrait un jour faire chavirer le cœur de Rita, à son insu. Elle en était consciente, elle devait prendre garde.
Elle était mariée, Jean-Charles le savait pertinemment. Cette difficulté lui procurait un désir supplémentaire qu’il n’arrivait pas à assouvir.
N’acceptant pas son refus, il s’était lancé le défi de la faire renvoyer par sa mère.
C’était pour lui un jeu qui l’amusait et il savait qu’il n’était pas loin d’atteindre son objectif.
La dernière tentative était presque concluante. Il avait réussi à s’introduire dans la chambre de sa mère dont l’accès est généralement interdit à toute autre personne.
Il y avait dérobé deux foulards de marque Hermès lui permettant de financer ses paris de courses de chevaux qu’il tenait pour secret.
Sa mère, malgré la panoplie sans fin de produits de luxe, avait des doutes concernant le vol. Elle l’avait plus ou moins fait comprendre à Rita, totalement incrédule et impuissante face à cette accusation.
- Mère, le service n’est plus ce qu’il était dans cette maison, cela fait une éternité que j’attends la sauce pour la viande ! Dit Jean-Charles d’un ton sec.
- Tu as raison mon fils. On ne peut plus se faire servir dans ce pays. Qu’ils viennent de l’Est ou d’Afrique, les domestiques n’ont plus le sens du service !
Nous devrions profiter pleinement du système américain et rémunérer le personnel en fonction de la qualité de leur prestation et non des heures de travail effectuées. On ferait beaucoup d’économie !
A propos d’argent, où en est ton soi-disant projet d’entrepôt au Cambodge dans lequel tu as investi avec tes amis ?
- Vous savez bien, mère, j’ai besoin de plus d’argent. Les autorités locales nous font barrage et ne cessent de réclamer toujours plus d’argent afin d’obtenir les autorisations nécessaires. L’agrandissement nous pose problème. La plupart des terrains bien placés ont été achetés par la police locale. Il me faut débloquer plus d’argent afin de les soudoyer et continuer les travaux, dit Jean-Charles avec beaucoup d’assurance.
- Toute cette histoire est ridicule ! Si ton grand-père te voyait… Tu ferais mieux de reprendre tes études de Droit plutôt que de traiter avec un peuple primaire !
- Mère, je ne vais pas revenir là-dessus. Je vois grand. En quelques mois, nous allons faire un carton à l’échelle planétaire, faites-moi confiance. Pourquoi voir petit alors que le succès, le vrai, est rapidement à notre portée ?
Laissez-moi le temps de vraiment démarrer l’activité et vous verrez…
- Bon, et pour avancer dans ton projet, de combien as-tu besoin mon garçon ?
- 50.000 Dollars minimum. Vous savez comment cela fonctionne dans ces pays...
Je n’ai pas le choix. Je dois développer notre activité et comme vous le savez, je ne peux toucher l’héritage de Père avant mes 30 ans. J’ai donc besoin d’un peu d’aide de la part des gens que j’aime.
- Un peu d’argent ?! Cela fait trois fois en six mois que tu me réclames toujours plus !
Te rends-tu compte de la situation mon fils ? Je me pose des questions sur la nature même de ce fameux projet…
- Mère, je sais que l’héritage de Papa n’est pas éternel mais vous avez suffisamment d’argent pour vivre comme une princesse jusqu’à la fin de votre vie !
Par ailleurs, jamais je ne songerai à vous tromper. Depuis la mort de Père, vous êtes ce qui m’est de plus cher au monde.
- Je t’aime maman, lâcha-t-il contre toute attente avec une petite voix câline.
Jean-Charles n’en pouvait plus de ces dîners sans fin et surtout de devoir supporter sa mère à chaque repas, tous les soirs. Ces conversations lui donnaient mal au cœur et il prenait énormément sur lui pour montrer de la compassion et de la gentillesse.
En réalité, il ne pouvait plus endurer ces moments. Il devait faire preuve d’un stoïcisme renforcé pour garder son calme et sa sérénité.
Il n’avait pas le choix. Cela lui était insupportable mais inévitable.
- Mon chéri, comme tu es mignon, bien entendu, je vais t’aider dans tes démarches. Je t’ai toujours fait confiance et je t’aimerai toujours mon ange, répondit Madame de Cantenac à son fils avec beaucoup de tendresse.
Le dernier mot qu’elle avait prononcé avait créé chez Jean-Charles une frustration qui pouvait se lire sur son visage. Il ne supportait vraiment pas quand elle l’appelait « mon ange ».
Il eut soudain l’envie de quitter la pièce en claquant la porte et ne plus jamais revenir.
Mais il avait trop besoin de sa mère pour financer ses projets. Après tout, peu importe ce que pensait cette vieille bique, l’essentiel était de trouver l’argent nécessaire.
Lorsque Jean-Charles s’apprêta de nouveau à prendre la parole, un cri strident s’échappa de la cuisine et résonna en écho dans toute la salle à manger.
Aussitôt, Jean-Charles sauta de sa chaise et prit la direction de la cuisine où il rejoignit Rita et le cuisinier. Tous les deux se trouvaient au sol, agenouillés, impuissants.
Il était trop tard, Love venait de succomber brutalement. Impossible de ranimer le chat ou de tenter le moindre sauvetage. Il était mort, étendu au sol, sur le dos, les pattes recroquevillées sur elles-mêmes.
- Love, Love, réveille-toi, réveille-toi !! Se mit à hurler Jean-Charles.
- Mon Dieu ! Que s’est-il passé ici ? Rita, répondez-moi ! S’exclama avec rage Madame de Cantenac, arrivant essoufflée.
- Je… Je ne sais pas Madame. Je lui ai donné son dîner comme tous les soirs, son pâtée pour chat et puis tout d’un coup, il s’est mis à délirer et à se cambrer dans tous les sens avant de ne plus bouger du tout… Je ne comprends pas…
A ce moment précis, Jean-Charles se leva lentement et s’adressa à Rita en la fixant droit dans les yeux. Son regard noir traduisait la rage qui l’animait :
- Qu’avez-vous fait à Love ?? Regardez l’état dans lequel il se trouve ! Vous n’imaginez même pas la souffrance qu’il a dû subir !
Puis se tournant vers sa mère, il dit d’un ton sec :
- Mère, Rita a tué Love, il était en pleine forme il y a cinq minutes.
Elle l’a drogué et tué parce qu’elle ne le supportait pas et en était allergique !
S’exclama Jean-Charles partant de la pièce dans un élan de furie, les larmes aux yeux.
Madame de Cantenac se retourna et rétorqua dans une expression de haine :
- C’en est trop Rita, remontez dans votre chambre, faites votre valise et partez d’ici avant que je n’appelle la police, je ne veux plus jamais vous voir !
La jeune fille, ne s’attendant pas à une telle réaction, n’eut pas le courage de sortir le moindre mot. D’un pas lent et la posture voûtée, comme si elle venait de prendre un coup de massue dans le dos, elle prit le chemin de sa chambre en pleurant de toutes ses larmes.
La première pensée qui vint à l’esprit de Rita était celle de son enfant.
Positionné discrètement derrière la porte, Jean-Charles esquissa un petit sourire lorsqu’il assista à la piètre sortie de la domestique.
Son plan avait fonctionné à merveille. La « poudre d’ange » qu’il avait mélangée avec la nourriture pour chat avait fait son effet. Cette substance, aussi appelée « Spécial K » est utilisée en général pour amoindrir les mauvaises ‘descentes’ d’héroïne provoquant des hallucinations. Elle est aussi utilisée pour parvenir à un dédoublement de la personne, semblable à une NDE (Near Death Experience ou «voyage astral»).
Elle provoque chez l’homme des arrêts cardiaques. Cela avait était le cas pour le pauvre chat, ne pouvant pas supporter un tel produit.
En quelques minutes, il avait réussi à se débarrasser de cet ignoble animal qu’il détestait tant et de cette domestique qui lui avait à plusieurs reprises refusé son corps.
Il se sentait fort et puissant.
Pour la première fois, Jean-Charles avait passé une bonne soirée en compagnie de sa mère.
Cela faisait plusieurs semaines qu’il avait rejoint sa mère à New York et jusqu’à présent, il n’avait jamais voulu s’adapter à la culture américaine.
La mort brutale de son père l’avait précipitamment contraint à quitter la France afin de s’occuper des problèmes liés à l’héritage.
Il devait montrer à sa mère qu’il était à ses côtés. Il devait faire bonne impression.
La disparition de son père ne le dérangeait pas tant que ça. Au contraire, c’était pour lui l’occasion de voyager et de découvrir New York qu’il connaissait si mal.
Il était pourtant déjà venu à maintes reprises mais uniquement dans le cadre de voyages de courtes durées, pour assister à des cocktails ou vernissages importants. Il ne s’était jamais donné la peine de comprendre la culture américaine ou simplement de la découvrir.
Dès son arrivée sur le territoire américain, il s’était promis de ne pas tomber dans le piège de ces « gros idiots » comme il se plaisait à dire.
Il était venu avec pleins de clichés en tête que les médias français lui avaient imposés à répétition. Il n’avait jamais fait l’effort de s’en défaire. Ce sentiment anti-américain qui planait en France l’avait affecté au point de ne pas vouloir s’ouvrir, de ne pas vouloir faire l’effort de comprendre. Il était persuadé que ce qu’on lui avait inculqué dans son pays était vrai.
Ce qui lui plaisait à New York, c’était l’ambiance du « Self Made Man » solitaire, ce sentiment de supériorité, d’invulnérabilité.
Il pouvait le ressentir partout dans la ville, il s’en imprégnait au maximum.
Il aimait par-dessus tout l’agressivité des hommes d’affaires dans les rues de Manhattan.
Le regard baissé, le costume sombre et la mallette en main. L’air dur et déterminé donnait à ces New-yorkais un sentiment de force que Jean-Charles aimait ressentir.
Lorsque vous vous retrouvez sur leur passage, ces derniers n’hésitent pas à vous bousculer sans s’excuser en continuant leur chemin comme si de rien n’était.
Jean-Charles, lui, aimait les affronter dans les rues de New York, contrairement à la plupart des gens qui évitaient ces hommes vêtus en noir au regard obscur et impénétrable…
Il s’amusait à les charger tel un taureau s’élançant de toutes ses forces sur le matador.
La plupart du temps, il sortait victorieux de ces affrontements allant jusqu’à faire tomber son adversaire au sol tout en continuant son chemin, fier d’avoir pris le dessus.
Cette force, c’était son père qui la lui avait inculquée.
Jean-Charles l’avait détesté mais il lui avait appris à devenir un homme, à ne pas se laisser faire.
Issu d’une famille pauvre, Albert de Cantenac ne devait sa réussite qu’à lui-même. Il avait depuis toujours multiplié les conquêtes ‘stratégiques’. Divorcé à trois reprises, il avait fait des mariages d’argent extraordinaires, épousant tour à tour une actrice célèbre, une femme riche issue de la haute bourgeoisie française (Madame de Cantenac, mère de Jean-Charles) et une mannequin russe de trente années sa cadette qu’il avait épousée quelque temps avant sa mort.
Alors que Jean-Charles était à peine âgé de treize ans, il lui avait raconté que dès son plus jeune âge, il établissait avec ses amis des listes de femmes fortunées avec qui sortir. Ils se lançaient ainsi un défi ; celui sortant avec la plus riche de la liste remportait le concours...
L’humour d’Albert de Cantenac, son charme naturel et l’incroyable admiration qu’il avait à l’égard des femmes le rendaient imbattable à ce jeu.
Sa grande taille, sa démarche gracieuse, son regard plein de vivacité et sa forme athlétique en faisaient un homme à succès auprès des femmes.
Son apparence était malgré tout très trompeuse car Albert de Cantenac était un véritable calculateur opportuniste prêt à tout pour atteindre ses objectifs et arriver à ses fins. Il n’était pas issu de ce monde bourgeois mais il avait appris à en maîtriser les rites et les codes afin de mieux le pénétrer.
La mère de Jean-Charles s’en était rendu compte trop tard, peu après leur mariage, malheureusement pour elle.
S’il n’aimait pas son père, Jean-Charles le respectait et le prenait pour modèle.
Jamais il n’aurait osé élever le ton face à lui. C’était la seule personne dont il suivait les conseils.
L’argent faisait partie des priorités dans la vie d’Albert de Cantenac, il avait bien veillé à éduquer son fils en ce sens.
Il se rappelait ce que son père lui répétait sans relâche :
- N’oublie pas mon fils :
L’argent est comme un sixième sens : sans lui, nous ne pourrions développer les cinq autres.
Sur le chemin de l’hippodrome, Jean-Charles repensait à cette réflexion en se disant que son père avait raison :
Ce soir, il allait parier gros.
La guerre en Irak venait d’éclater, les troupes américaines s’étaient lancées à l’assaut de ce pays pour le libérer de son dictateur : Saddam Hussein. Les relations diplomatiques franco-américaines étaient au plus mal. La crise entre les deux pays dépassait largement le cadre politique.
Jean-Charles ressentait constamment cette tension si pesante. Les médias américains développaient un véritable acharnement à l’encontre des Français (comme cela pouvait être le cas en France envers les Américains). Les télévisions passaient des images de restaurateurs déversant leur meilleur vin français dans les caniveaux. Certains magazines réputés n’hésitaient pas à enflammer la situation.
C’est ainsi que Jean-Charles tomba sur un article dans un journal très connu dans lequel le journaliste traitait le président français Jacques Chirac de : « President of the cheese and wine club ».
De quel droit ces cow-boys pouvaient-ils traiter les Français de la sorte ? Ce peuple sommairement éduqué à la culture Mac Do/Catch/MTV ne pouvait pas comprendre un pays aussi raffiné que la France. Cette arrogance gênait Jean-Charles mais le fascinait également.
D’un geste brutal, Jean-Charles balança le plus loin possible le journal en question, soulageant ainsi une partie de sa frustration. Il prit la direction du métro pour se rendre à l’hippodrome.
Cette haine envers les Français, Jean-Charles s’en servait pour être plus fort.
Il rentra dans le wagon du métro le torse bombé, la tête haute.
Debout, agrippant d’une main le poteau afin de ne pas perdre son équilibre - le métro new-yorkais étant vieux et vétuste - son regard croisa celui d’un Américain assis face à lui.
