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Après avoir vécu un drame pour sa famille ainsi que son Royaume, Iris doit essayer de se relever tant bien que mal. Seulement une annonce de son père va venir chambouler toute sa vie. Promise à un prince détestable qui la tourmentera, Iris va faire face à ses sentiments pour son ami d'enfance, Cameron. Elle va devoir endosser les conséquences de ses décisions. Tiraillée entre ses sentiments et ses devoirs en tant que princesse, arrivera-t-elle à trouver une balance pour ne pas risquer de sombrer ?
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Seitenzahl: 350
Veröffentlichungsjahr: 2023
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à mon père pour avoir fait de moi la femme que je suis, à la petite fille que j’étais, qui a créé ce monde de toute pièce avec son imagination débordante…
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
Chapitre 27
Chapitre 28
Chapitre 29
Chapitre 30
Chapitre 31
Chapitre 32
Chapitre 33
Épilogue
« Je suis désolée ». Ce furent les derniers mots que ma mère avait prononcés avant de sombrer dans un sommeil profond qui durerait pour l’éternité.
Je m’étais préparée à sa mort, mais je ne pensais pas la perdre aussi tôt. Je n’arrivais pas à réaliser que je venais de perdre une des personnes les plus importantes de ma vie.
Cela faisait désormais à peine une semaine et pourtant la douleur était toujours aussi vive. Le royaume de Crystal pleurait la perte de ma mère, la reine. Des milliers de villageois faisaient le trajet pour la cérémonie de deuil qui se déroulait une semaine après sa mort ; l’atmosphère au palais était devenue lourde, pesante même.
Je ne vis personne d’autre qu’une de mes dames de compagnie qui m’apportait mes repas. J’ai passé la semaine qui suivait la mort de ma mère, seule dans ma chambre, sans même voir mon père le roi, qui j’en étais certaine, devait être accablé de tristesse.
Le matin des funérailles, quelqu’un frappa à la porte de ma chambre.
- Bonjour princesse, je suis le garde qui est chargé de vous escorter jusqu’à la cérémonie, sous ordre du roi, expliqua le garde.
C’était Clark, un des gardes les plus fidèles du palais. Il m’avait vu grandir depuis ma plus tendre enfance. Mes parents étaient amis bien avant ma naissance ; sa femme Élodie était une dame d’une gentillesse extraordinaire, elle avait toujours été là pour moi lorsque j’en avais besoin. C’est elle qui me gardait le plus souvent avec ses enfants lorsque mes parents devaient partir à travers le pays, quand ils avaient des devoirs à remplir. Clark et Élodie avaient un fils de mon âge, Cameron, nous avons grandi ensemble ; il était brun avec des yeux bleus, il était un peu plus grand que moi en taille, nous sommes devenus des amis plutôt proches. Ils avaient également eu des jumeaux, une fille et un garçon, ils étaient à peine âgés de 8 ans et pourtant c’étaient deux petits monstres.
- Bonjour Clark, je suis heureuse de vous voir et que ce soit vous qui m’escortiez, de toute façon le choix de mon père ne me surprend guère, répondis-je le regard toujours fixé sur mon reflet dans le miroir tandis qu’une jeune couturière reprenait quelques points de ma robe.
- Je suis aussi heureux de vous voir princesse. Encore toutes mes condoléances, je suis vraiment désolé. Vous savez que si vous avez besoin de quoi que ce soit, Élodie et moi sommes là pour vous. dit-il avec une pointe de tristesse dans sa voix.
- Merci Clark, me retournais-je vers lui avec un sourire attristé, « son départ nous a tous affectés, j’imagine qu’Élodie et vous devaient être tout aussi bouleversés que nous, continuais-je sur un ton plutôt mélancolique. Je voyais à son regard que le départ de ma mère avait été un choc, ils se connaissaient depuis leur adolescence.
- J’en ai pour quelques minutes, le temps que la couturière finisse l’ourlet. Vous pouvez m’attendre devant la porte de ma chambre si vous le souhaitez, lui dis-je avec un petit sourire.
Une fois la porte fermée, je fixai mon reflet dans le miroir. Je portais une robe toute noire ornée de cristaux noirs également. J’avais des manches qui reposaient sur mes épaules et il y avait tous pleins de volants qui bougeaient à chacun de mes mouvements. La couturière me fit sortir de mes pensées lorsqu’elle me déclara qu’elle avait fini l’ourlet. Je la remerciai et elle sortit de la chambre. Je me fixai quelques instants dans le miroir, je savais qu’en sortant de cette pièce, toutes mes peurs et ma tristesse seraient bien réels. Pendant la semaine qui venait de s’écouler, je refusais d’y croire et pourtant, c’était bel et bien réel. Tout ce que je voyais dans le miroir était une jeune princesse accablée de tristesse et faible. Clark frappa à la porte, ce qui me fit sursauter.
- Prête ?
- Je suppose que je ne serai jamais prête, dis-je en haussant les épaules.
Il me regarda d’un air plein de compréhension, on savait tous qu’il nous faudrait du temps pour se remettre de cette tragédie. Je pris le bras qu’il me tendit et nous nous dirigeâmes vers la voiture qui nous escorterait jusqu’au lieu de la cérémonie.
Une fois arrivée, je vis plusieurs visages familiers ainsi qu’un millier de courtisans qui venaient de tous les coins du royaume. Lorsque je descendis de la voiture, c’est mon père que je vis en premier, il était habillé d’un smoking noir avec l’emblème de notre famille royale, un diamant orné d’une couronne. Il s’avança vers moi et me présenta son bras pour nous diriger vers nos places qui se situaient devant. Cela faisait une semaine que je ne l’avais vu et pourtant j’avais l’impression que c’était il y a bien longtemps. Il ne s’était que très peu reposé cette semaine, cela se voyait à son visage, ses cernes violettes et ses yeux tous petits à cause de la fatigue.
- Bonjour Iris, je suis content de te voir, je suis désolé de ne pas être venue te voir. J’avais plusieurs choses à régler cette semaine et puis j’ai dû m’occuper des médias, je sais que ce n’est pas une excuse, mais j’étais dépassé par la situation et par ailleurs…
- Je sais, ne vous en faites pas, ce n’est rien. Vous êtes le roi, je comprends le coupais-je.
Je savais qu’il s’en voulait, mais je savais aussi qu’il était dépassé par les événements. « Vous savez père, moi non plus, je ne suis pas venue vous voir, alors nous pouvons dire que nous sommes au même niveau ».
- Cela n’excuse pas le fait que je ne sois pas venu te voir et m’assurer que tu ailles bien, me dit-il tout en me regardant avec un air de culpabilité.
Je connaissais mon père, dans ce genre de situation, il avait la fâcheuse tendance à se renfermer et se concentrer sur sa fonction de roi, tout en oubliant qu’il avait une fille. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Pas parce qu’il était mon père et roi, non puisque je savais que j’aurais fait la même chose.
Tout à coup, je vis au loin un petit garçon courir vers moi, je plissai les yeux pour être sûre, mais c’était bien Léonard que je remarquais, mon petit cousin âgé de neuf ans. Il avait tellement changé :la dernière fois que je l’avais vu, il avait à peine cinq ans.
- Léonard !
- Iris ! Il me sauta dans les bras. Il était si heureux, je l’avais toujours considéré comme mon petit frère.
- Mais dis donc tu as bien grandi depuis la dernière fois que nous nous sommes vus, lui dis-je avec un sourire, tu es devenu un garçon formidable et tu t’es bien habillé en plus.
- Merci Iris. Je me devais de bien m’habiller pour au moins aujourd’hui, m’affirma-t-il avec un petit sourire. Il était si innocent, je ne pouvais pas résister à sa tête d’ange avec ses cheveux tout ébouriffés, malgré le fait que ce soit un petit monstre le reste de l’année.
- Je suis content que vous ayez pu venir, déclara mon père. Où sont tes parents Léonard ?
- Ils arrivent, regardez ils sont là, c’est juste que je suis plus rapide ! dit-il tout fier de lui. Mon père rit face à ce petit garçon plein de vie.
- Bonjour John, déclara mon oncle à mon père en lui offrant une poignée de main.
Mon oncle Henri et ma tante Pénélope arrivaient d’Italie avec Léonard et leur fille Clara. Clara était ma cousine certes mais nous ne nous sommes jamais bien entendues. On avait le même âge et elle refusait de me parler pour une raison que j’ignorais.
- Toutes mes condoléances à toi et Iris, déclara mon oncle tout en tenant la main de ma tante.
Pénélope venait de perdre sa sœur, on s’y était préparés, ma mère était malade depuis quelques années maintenant. Aucun docteur n’avait réussi à trouver un remède pour la guérir, il lui restait quelques années et pourtant personne n’arrivait à digérer le fait qu’elle soit partie si tôt.
- Ophélie serait ravie que vous soyez venus, j’en suis sûr et certain.
- Père a raison, mère aurais été ravie que la famille soit réunie, même si ce n’est peut-être pas une occasion très joyeuse, déclarais-je sur un ton assez détaché de la réalité.
- Merci Iris, ta mère serait fière de toi, tu lui ressembles tellement, me confia ma tante tout en ayant les larmes aux yeux.
Elle avait raison, j’avais hérité de ses cheveux châtains et de ses yeux couleur noisette. On m’avait toujours dit que j’étais son portrait, ce qui me faisait plaisir, encore plus aujourd’hui, cela me réconfortait d’une certaine façon.
Clara restait en retrait, on avait l’habitude qu’elle restât silencieuse.
Les funérailles commencèrent, des trompettes jouèrent un morceau, puis le cercueil fut enterré. En voyant le cercueil se recouvrir de terre, mon cœur se serra, tellement fort qu’à certains moments j’eus cru que j’allais m’évanouir. J’avais les larmes aux yeux mais je m’étais promis de ne pas craquer. Je ne le pouvais pas, je ne pouvais pas rajouter un problème de plus pour mon père. Une fois les funérailles terminées, mon oncle et ma tante rentrèrent au palais avec nous, ils allaient rester un moment pour pouvoir aider mon père à gérer le pays. Léonard était plutôt content, il commençait à réfléchir à toutes les bêtises qu’il allait pouvoir faire endurer aux domestiques. Ce petit était fort pour les rendre fous. Clara se dirigea directement vers sa chambre pour déposer ses affaires et partit en direction de la salle de danse. Elle était un vrai prodige en danse classique. Personne ne pouvait la défier sur cela, elle était la meilleure.
Une fois rentrée au palais, je me dirigeai vers ma chambre pour me changer et ensuite aller vers les jardins. C’est alors que je tombai nez-à-nez avec Cameron. Il se trouvait dans un des couloirs, je ne l’avais pas vu à la cérémonie, en réalité je n’avais même pas pensé à le chercher. J’étais bien trop triste et trop occupée à penser à autre chose.
Cameron était un peu plus âgé que moi de quelques mois. On s’était toujours bien entendus, nous avons pratiquement tout fait ensemble ; il était comme mon confident, on partageait tout entre nous, je savais que je pouvais compter sur lui quoi qu’il se passe.
- Oh Cameron ! Désolée de pas être venue te voir pendant les funérailles, mon oncle et ma tante sont arrivés et j’ai été préoccupée…
- Tu es vraiment incorrigible princesse, il m’appelait ainsi depuis toujours, tu viens de perdre ta mère et tu t’excuses de pas être venue me voir lors de ses funérailles. Ce n’est pas grave. Ne t’excuses pas pour cela, me dit-il sur un ton reposant tout en passant sa main dans ses cheveux caramel. Il me regardait avec un air attendrissant.
- OK, je suis désolée d’être désolée ! dis-je en levant les yeux au ciel. Mais tu sais très bien que c’est plus fort que moi. Je ne peux pas m’en empêcher, c’est comme ça, répondis-je en lui donnant un petit coup sur le bras.
- Aïe ! dit-il tout en riant. Je le regardais avec un sourire sur le visage tout en soupirant et secouant la tête, il avait le don de me faire rire et me redonner le sourire quelle que soit la situation, même lors des pires jours de ma vie.
- Tu sais, j’ai cru que tu m’avais oublié ces derniers jours, continua-t-il sur le ton de la rigolade, non plus sérieusement, je me suis fait un sang d’encre pour toi. Je n’avais aucunes nouvelles de toi et tu avais refusé quelconques visites.
- Je sais, je n’ai pas réussi à affronter la réalité jusqu’à aujourd’hui. Je me suis refermée sur moi-même, je ne voulais pas l’accepter, dis-je tout en regardant dans le vide.
- Ce n’est pas facile de vivre une situation pareille et j’en suis conscient, je serai toujours là pour t’aider à surmonter cette épreuve, je te le promets.
Je plongeai mon regard dans ses yeux d’un bleu profond avant de m’effondrer en larmes dans ses bras. Il resserra ses bras sur moi, je pouvais sentir son cœur battre et l’odeur de son parfum qui me réconfortait.
- Iris… Je suis sincèrement désolé je…si je peux t’être utile pour quoi que ce soit…
- Merci Cam, sans toi je serais perdue… lui dis-je entre deux sanglots.
- Chut, ne t’inquiètes pas Iris, je te promets tout va bien se passer.
Il essayait de me rassurer, je le savais. J’avais l’impression que le temps s’était arrêté une fois dans ses bras. Après plusieurs minutes, il me raccompagna dans ma chambre pour être sûr que j’aille bien.
- Tu penses que ça ira ? me demanda-t-il, je voyais qu’il était inquiet, comme toutes les fois où j’allais mal à vrai dire.
- Oui ne t’en fais pas, je vais déjà un peu mieux, merci, répondis-je avec les yeux tout rouges après avoir pleuré dans ses bras pendant un moment.
Il commença à s’éloigner de ma chambre, jusqu’à ce qu’il se retourne vers moi, il avait une tête comme s’il réfléchissait et en même temps comme remplie d’incompréhension.
- Dis Iris, je pense que tu es au courant que maintenant que le royaume de Crystal n’a plus de reine, étant fille unique, tu es la prochaine reine du royaume. Tu en es l’héritière, me dit-il avec son air sérieux.
- Oui et ? Il y a toujours mon père le roi, et puis désormais, il y a mon oncle pour l’aider à diriger le pays, le temps que mon père reprenne pied. Je ne vois pas où tu voudrais en venir, lui demandais-je tout en essayant de comprendre le sens de sa phrase.
- Je sais mais je veux dire qu’il faut que tu sois prête à toute éventualité pour pouvoir diriger le royaume.
- J’en suis bien consciente, et ne t’en fais pas, je suis tous mes cours pour être compétente en tant que future reine.
- Tu seras une reine exceptionnelle, j’en suis sûr et certain.
Il me regardait avec admiration et un regard attristé. Je ne savais pas vraiment si c’était la réponse qu’il attendait mais il avait l’air rassuré.
- Je vais te laisser te reposer, bonne nuit princesse. Il me fit un clin d’œil et se dirigea vers un couloir pour rejoindre ses appartements.
- Bonne nuit Cam.
Les rayons de soleil qui se déposèrent dans ma chambre, me réveillèrent de mon sommeil. J’avais passé une nuit affreuse, j’avais fait plusieurs cauchemars et puis la discussion que j’avais eue avec Cameron la veille tournait en boucle dans ma tête. Pourquoi voulait-il être certain que je sois prête à être reine dès aujourd’hui et à me préparer à toutes éventualités ? Me cachait-il quelque chose ?
C’est à ce moment que quelqu’un frappa à la porte, c’était une de mes dames de compagnie.
- Bonjour votre Altesse, le roi vous attend dans la salle des banquets, m’informa celle-ci.
- Très bien, merci de m’avoir prévenue. Dites-lui que j’arrive dans dix minutes.
- Bien, votre altesse. Elle fit une révérence et disparut dans les multiples couloirs du palais.
Je mis une robe d’une couleur bleu nuit à bretelles, elle avait plusieurs tulles et scintillait au soleil. Je brossai mes cheveux assez vite, puis descendis rejoindre mon père.
Dans la salle des banquets, une grande table était dressée avec un petit déjeuner, une odeur de pain chaud s’en échappait. Il y avait à peu près de tout, des fruits, des viennoiseries, des pancakes, des jus et plein d’autres choses. À mon arrivée, je vis mon père assis en bout de table comme à son habitude. Je vis également mon oncle et ma tante, ainsi que Léonard et Clara. Il y avait également toute la famille de Cameron, les Spark. C’est vrai que sa famille prenait le petit déjeuner pratiquement tous les matins avec nous.
- Bonjour tout le monde, les cuisiniers se sont surpassés ce matin, m’exclamai-je face à ce buffet qui se faisait de plus en plus rare depuis la maladie de ma mère.
- Ah Iris, j’espère que tu vas mieux aujourd’hui, me demanda mon père, j’espère que tu as bien dormi, j’ai demandé aux cuisiniers de faire tout ce que tu appréciais et puis c’est aussi pour célébrer l’arrivée d’Henri et Pénélope.
- Et moi aussi ! s’exclama mon petit cousin. Tout le monde se mit à rire.
- Oui, je vais bien père, merci. Vous vouliez me voir de ce que m’a informé une de mes dames de compagnie, lui dis-je tout en allant m’installer à la droite de mon petit cousin.
- Effectivement, je voulais non seulement te voir, mais il fallait que je te parle de quelque chose d’assez important, il avait repris son air sérieux, comme quand il parlait avec ses fonctionnaires pour prendre une décision importante.
- Je vous écoute de quoi voulez-vous me parler qui puisse être si important pour m’en parler dès mon réveil, lui demandais-je tout en jetant un coup d’œil complice vers Cameron.
- Et bien, tu sais que tu es ma seule fille, et tu es donc la seule héritière du trône, commença-t-il.
- Bien sûr que je le sais, et vous comme moi savez que je me prépare tous les jours pour être une reine digne de ce nom, lui répondis-je dubitative tout en prenant des pancakes au sirop d’érable.
Je ne savais pas où est ce qu’il voulait en venir, mais j’avais l’intuition que cette discussion allait mal tourner.
- Père, je sais que vous avez une idée derrière la tête, allez droit au but s’il vous plaît.
- Très bien, je vais être direct avec toi Iris, ta mère nous a quittés il y maintenant une semaine…
- Merci de me le rappeler, vous ne m’apprenez rien, le coupai-je brusquement.
- Laisse-moi terminer ma phrase, dans quelques mois, tu vas avoir dix-huit ans, et de ce fait tu seras en âge de te marier.
À ce moment-là mon cœur fit un bond dans ma poitrine, mon père voulait que je me marie dès ma majorité ? C’était bien trop tôt.
- Écoute, je sais que ce n’était pas prévu, que nous n’en avons jamais parlé sérieusement, mais maintenant que ta mère nous a quittés les choses ont changé. Et puis un jour ce sera à ton tour de représenter notre royaume, continua-t-il calmement.
Je commençai à m’énerver, non, il ne pouvait pas me faire ça, pas à moi et pas maintenant.
-Co…comment pouvez-vous me dire cela ? Mère vient de nous quitter, et vous, vous pensez à me marier pour l’avenir de notre pays ! Comment avez-vous pu penser à cela dans de telles circonstances ?
J’étais complètement perdue, je ne savais pas si c’était réellement pour ce que je venais d’entendre ou bien si c’était la tristesse que j’avais accumulée ces derniers jours.
- Désolée, mais non, je ne suis pas prête à me marier, pas maintenant et pas de cette façon si…soudaine ! Je ne m’en étais pas rendu compte, mais j’avais élevé la voix un peu trop fort.
- J’en suis conscient, mais il va bien falloir te marier un jour, que tu le souhaites ou non. Le plus tôt serait le mieux. Malgré la colère qui montait en lui, il réussissait à garder son calme.
- Ce n’est pas que je ne veuille pas, c’est que je ne suis pas prête à m’engager, lui déclarai-je un peu plus en colère à chaque fois.
- De toute manière, je t’ai déjà trouvé quelqu’un à épouser. dit-il en regardant dans le vide.
- Vous quoi ?! Je n’arrive pas à le croi…
- Tu épouseras le prince du royaume Shadow…le prince Elliot est déjà en route pour venir te rencontrer, dit-il d’un air froid et sérieux.
En entendant ces mots franchir ses lèvres, c’est comme si le sol que j’avais à peu près réussi à garder en un seul morceau ces derniers jours, s’écroulait d’un seul coup. Le prince Elliot était le prince le plus prétentieux du monde, la seule chose qui l’intéressait vraiment était ma couronne et non moi.
- Non, vous ne pouvez pas…vous ne pouvez pas décider à ma place ! Et pas lui… lui dis-je sur le point de m’effondrer en larmes. Auriez-vous oublié ce que mère m’avait promis ?
- Ne joue pas sur ce terrain-là Iris… Je n’ai pas oub…
- Elle m’avait promis que tout comme vous, quand je me sentirai prête, j’épouserai un homme, prince ou non, pour régner à mes côtés. Cet homme-là, je le choisirai et je l’épouserai parce que je l’aime, pas pour une alliance ou parce que vous aviez décidé que c’était lui à épouser… Je ne m’en été même pas rendue compte, mais j’étais en pleurs, mon père avait ses mains jointes et fixait son assiette comme s’il était ailleurs. Il y eu un court instant de silence avant qu’il se retourne vers moi et me regarde droit dans les yeux :
- Quand est-ce que tu vas comprendre que tu es la princesse de Crystal et que tu as des devoirs à remplir !
me cria-t-il. Tu ne peux pas toujours choisir et décider de ce qui arrivera dans ta vie !
Je savais qu’il faisait allusion à la mort de ma mère.
- Et vous, à quel moment est-ce que vous allez comprendre que je ne suis pas mère ?! Je ne suis pas elle, je ne suis pas obligée de marcher dans ses pas. Je suis capable de faire mes propres choix toute seule, certes je ne peux prédire l’avenir, mais tant que je serais heureuse, c’est le plus important ! Donc non, je n’épouserai pas le prince de Shadow, lui dis-je toute tremblotante et les yeux remplis de larmes.
- Tu ne comprends pas que j’essaye de te protéger… essaya-t-il de me convaincre plus calmement.
- Si j’en suis consciente, mais j’ai besoin de vivre ma vie comme je le souhaite. Vous ne me forcerez pas à l’épouser.
- Je suis d’accord, mais je suis ton père et étant roi, je me dois de te choisir un mari pour assurer notre royaume dans les années à venir !
- Vous vous intéressez plus au royaume qu’à votre propre fille… vous ne cherchez même pas à savoir s’il y a quelqu’un dans ma vie, mon opinion n’a aucune importance pour vous, lui lançai-je toujours en larmes et en colère.
- Tu ne peux pas épouser n’importe qui Iris !
- J’en suis bien consciente ! La personne que je prendrai comme époux sera une personne formidable, et saura diriger notre royaume comme vous le faites !
- Très bien et as-tu trouvé quelqu’un ? Aimes-tu un homme qui est assez digne de ma confiance pour que je puisse lui léguer mon pays ? me demanda-t-il droit dans les yeux.
- Oui, j’en connais un, mais je ne suis pas sûre de mes sentiments envers lui. Et de toute façon, cela vous importe peu, vous avez déjà fait venir un...prince pour qu’il puisse m’épouser.
Je me levai d’un coup et commençai à marcher hors de la salle. Cameron m’attrapa par le poignet et me regarda droit dans les yeux :
- Iris…
- Tu le savais ?
- Je…
- Tu étais au courant… C’est pour cela que tu m’en as parlé hier soir, m’exclamai-je furieuse, contre lui, mais contre moi-même, de pas l’avoir deviné plus tôt.
- Écoute, je…
- Je le savais ! Tu n’as pas besoin de te justifier, c’est moi, j’ai été trop bête de penser que tu aurais été là pour moi. Tu savais ce que mon père allait m’annoncer et par la suite, tu m’aurais juste laissée tomber. Tu te serais dit « elle n’a plus besoin de moi à présent, il y a le prince ! », et tu aurais continué ton chemin, et tu n’auras plus jamais besoin de moi. Toute trace de notre amitié aura disparu. Je sanglotais, tellement fort que j’en tremblais comme si j’étais dans une tempête de neige. Les yeux emplis de larmes, je n’arrivais plus à me contrôler.
- Iris...s’il te plaît écoute-moi, je t’en prie je n’en savais rien. Je ne pouvais pas deviner et encore moins que ton père avait prévu de te marier avec ce prince vaniteux et prétentieux.
- Je suis désolée Cam, j’ai besoin d’être seule… il me lâcha le poignet doucement et me laissa sortir de la salle, il me suivait du regard avec ses yeux bleu océan.
Je courus jusqu’aux écuries aussi vite que mes jambes me le permettaient, une fois arrivée, je montai à cru mon cheval et partis au galop dans les champs qui s’étendaient à des milliers de kilomètres. Cristal était mon cheval, il était d’une blancheur étincelante, je l’avais rencontré lorsqu’il n’était encore qu’un poulain et depuis nous avions grandi ensemble. C’est avec lui que j’avais fait toutes mes premières chutes à cheval. Je lui avais appris tout ce qu’il connaissait, je n’ai jamais eu d’autre cheval que Cristal ; il m’était, comme prédestiné.
J’ai toujours aimé faire de l’équitation, j’en faisais le plus souvent avec ma mère, elle était vraiment douée pour parler aux chevaux, les comprendre. C’est elle qui m’a transmis son amour pour eux. Cela me fendait le cœur de savoir que je ne pourrais plus jamais remonter à cheval avec elle.
Une fois près du gouffre, je m’arrêtai pour contempler le paysage devant moi. Mes cheveux flottaient au vent tandis que je séchais mes larmes. Je ne pouvais pas le croire, me marier au Prince le plus prétentieux du monde, je savais très bien les intentions pour lesquelles il avait accepté de me rencontrer. Ce n’était certainement pas pour moi, son royaume était le deuxième le plus puissant après le mien, en m’épousant son père avait vu l’opportunité de mettre une main sur ma couronne et par la suite avoir les deux royaumes les plus puissants du monde.
Je ne savais pas quand ce prince de pacotille allait arriver au palais, j’espérais le plus tard possible, voire jamais.
- John, ne trouves-tu pas que tu as été un peu trop dur avec elle ? déclara tante Pénélope.
- Comment ça trop dur ? Je n’ai fait que lui dire ce qu’elle devait entendre ! répondit mon père à ma tante sèchement.
- Elle n’a que dix-sept ans, et elle vient de perdre sa mère, tu pensais bien qu’elle n’allait pas bien le prendre ! Laisse-lui le temps de digérer tout cela, tu ne peux pas lui demander de tout oublier du jour au lendemain et de passer à une autre étape de sa vie ! essaya-t-elle de lui expliquer.
- Peut-être, mais elle savait ce qui l’attendait en étant princesse. Elle a des responsabilités à prendre et son devoir est d’être une reine qui sache régner comme il se doit.
- Et c’est ce qu’elle fait depuis toujours ! À mon avis, c’était trop tôt pour lui parler de tout cela. Henri, qu’en penses-tu ?
Mon oncle ne savait pas où se positionner, d’un côté il y avait mon père le roi et de l’autre sa femme.
- Je pense que…c’est à Iris de choisir qui elle veut épouser ? dit-il hésitant en regardant ma tante.
- Ophélie aurait fait la même chose que moi ! déclara mon père à bout de nerf.
- Non, tu te trompes, Ophélie lui aurait laissé du temps, elle lui a fait une promesse, fais en sorte de tenir cette promesse à sa place. C’est ce qu’elle aurait souhaité, qu’Iris puisse épouser un homme qu’elle aime réellement, tout comme elle et toi. Certes ma sœur était déjà une princesse et reine à en devenir, mais tu as pu la choisir. Laisse une chance à Iris, elle est jeune.
Elle lui dit tout cela sur un ton calme, mais en même temps, on pouvait entendre une pointe d’amertume dans sa voix.
- Léonard, vient, c’est l’heure de tes cours d’histoire. Mon cousin obéit aux ordres de ma tante. Il se leva et dit au revoir aux frère et sœur de Cameron.
- Pénélope, si vous le souhaitez, je peux vous aider avec ses cours. J’ai lu tout un tas de livres à la bibliothèque du palais, il y en a beaucoup qui sont très intéressants.
- Merci Cameron, ce serait avec grand plaisir ! déclara ma tante avec un grand sourire.
Cameron l’accompagna et prit la main de Léo jusqu’à notre bibliothèque, elle était énorme. Petite, j’adorais y aller, j’y passais des heures entières. Parfois Cameron venait avec moi, lui lisait des livres sur l’histoire du royaume et du monde, tandis que moi, je préférais lire des livres de romance.
- Clark, cherchez Iris et dites-lui que la famille Shadow arrive dans la journée, qu’elle soit prête à l’accueillir.
Cherchez la partout, si elle n’est pas dans sa chambre, ni dans les jardins, allez voir si Cristal est dans son box.
Ordonna-t-il à notre garde le plus fidèle.
- Bien, j’y vais de ce pas, votre Majesté. répondit Clark à mon père.
En écoutant le ton qu’avait pris mon père, on pouvait savoir qu’il était en colère, voire contrarié.
Ce n’est que seulement après deux heures passées dans les champs, que je décidai de rentrer au palais sur le dos de mon cheval. Cette sortie m’avais permis de me changer les idées, j’avais refusé de remonter à cheval depuis à présent presque un mois, à cause de la santé de ma mère qui s’était dégradée. Cela me faisait bizarre de remonter sans elle.
Une fois celui-ci rentré dans son box, je repartis en direction de ma chambre, en espérant que je ne croise personne. Malheureusement, une fois devant l’escalier central du palais que je m’apprêtais à prendre pour rejoindre ma chambre, mon père apparut derrière moi et m’appela. Je me retournai pour lui faire face, en sachant qu’il ne serait pas très enchanté de savoir que j’avais fugué pratiquement toute la matinée.
- Où étais-tu toute cette matinée ? Les gardes t’ont cherchée absolument partout ! Il me regardait avec son air réprobateur.
- Je suis désolée père, mais il fallait que je me change les idées, surtout après ce que vous m’avez annoncé ! lui-dis-je toujours aussi contrariée contre lui.
- Et donc tu t’es dit que la meilleure solution était de disparaître du palais ?!
Je regardai le sol, navrée, je savais que j’aurais au moins pu prévenir un garde ou bien un domestique, mais à ce moment-là, je pensais juste à fuir.
- Écoute Iris, je suis désolé pour ce matin, j’aurais dû te l’expliquer plus calmement. Et aussi peut-être un peu plus tard. Je sais que ça ne doit pas être facile en ce moment et puis…tout s’est passé si vite, m’avoua-t-il.
- Je...je n’aurais pas dû…excusez-moi.
Il voyait bien que j’étais désolée de lui avoir causé de l’inquiétude.
-Tu as réussi à remonter Cristal ? Je sais combien cela a dû être difficile pour toi…dit-il plus détendu.
- Oui, j’ai réussi, ça n’a pas été simple, mais j’ai réussi, lui répondis-je toujours contrariée, mais un peu plus sereine.
Il y eu un court instant de silence avant que mon père ne le brise :
- Le prince devrait arriver bientôt, j’aimerais que tu sois là pour l’accueillir, vas te changer et reviens dans le hall. Il avait repris son air de roi, sérieux et impossible de savoir ce qu’il ressentait. Je relevai la tête brusquement pour le regarder dans les yeux, je voulais qu’il voie à quel point j’étais furieuse contre lui d’avoir choisi ce prince comme futur époux. Je me retournai et pris les escaliers pour retrouver ma chambre qui se situait au deuxième étage, près de la bibliothèque.
Une fois arrivée, je vis Séléna, une de mes dames de compagnie qui était en train de rajuster une robe, que je suppose était prévue pour l’arrivée du prince vaniteux.
Séléna était une de mes premières dames de compagnie, je l’ai toujours appréciée. Elle avait toujours été présente et était une couturière hors pair. En la voyant, je fus rassurée.
- Séléna ! Si tu savais comme je suis heureuse de te voir !
- Si tu savais, j’espère que tu vas mieux. Je m’excuse que ça n’ait pas pu être moi qui m’occupe de toi ces derniers jours, et surtout après la tragédie, dit-elle peinée.
- Ce n’est pas grave, j’étais ailleurs ces derniers temps. Ne t’en fais pas pour ça. Alors cette robe, c’est celle que je dois mettre, c’est bien cela ? lui demandai-je en me jetant sur mon lit.
- Je ne pensais pas que le roi aurait été capable de penser à te marier après ce qui s’est passé. Et oui, c’est la robe que tu vas porter, je viens de finir quelques retouches.
- Je n’ai pas le choix non ? lui dis-je maussade.
Elle me regardait désolée de la situation, et me fis non de la tête.
- Peut-être que tu l’aimeras bien en le connaissant, elle haussa les épaules, ah et d’ailleurs tant que j’y pense, tu as reçu une lettre. Elle me la tendit avec un petit sourire malicieux, je compris assez vite ce sourire. La lettre venait de Cameron.
Depuis tout petits nous avions pris l’habitude de nous écrire des lettres, même si nous étions dans le même bâtiment. On s’en écrivait pour toutes les occasions, lorsque nous étions heureux, tristes ou bien en colère contre l’autre.
Une fois ma robe mise, Séléna me déclara qu’elle me laissait cinq minutes et qu’elle reviendrait pour m’accompagner à l’entrée pour que je puisse accueillir ce fameux prince Elliot.
Une fois la porte fermée, je m’assis à mon bureau et ouvris la lettre de Cameron pour connaître le contenu.
Nous les écrivions toutes à la main. On trouvait cela plus authentique.
« Ma chère petite Iris,
Je sais que tu ne veux peut-être pas me parler, alors je t’écris comme nous en avons l’habitude.
Je suis bien conscient que tu as toutes les raisons de me faire la tête et de ne pas me répondre. Je te promets que je n’étais au courant de rien de cette nouvelle, si je t’en ai parlé l’autre soir c’était car je me faisais du souci pour toi. J’ai été aussi étonné que toi de cette annonce des plus surprenantes. Je comprends que tu avais besoin de te retrouver seule pendant un moment, et je…j’ai repensé à ce que tu m’as dit ce matin avant que tu sortais de la salle. Sur le fait que je te laisserais tomber une fois que tu auras rencontré le prince de Shadow. Je voulais que tu saches que c’est absolument faux, je ne t’abandonnerai jamais même si tu me haïssais, je serais toujours là pour toi quelle que soit la situation. Ce n’est pas ce petit prince arrogant et centré sur lui-même qui va m’éloigner de toi, au contraire, je vais l’avoir à l’œil, qu’il ose te faire du mal et c’est à moi qu’il aura affaire !
Crois-moi, je serai là pour toi, je t’interdis de penser le contraire !
Tu es et seras toujours ma petite princesse quoi qu’il se passe. Je t’embrasse fort.
Cameron
Ps : retrouve-moi à la bibliothèque ce soir 18h »
En finissant de lire la lettre de Cameron, j’en avais les larmes aux yeux, je ne pouvais pas lui en vouloir. J’étais énervée contre mon père et lui seulement, je m’en suis prise à Cameron juste parce que j’étais déboussolée. Il avait réussi à me redonner le sourire, il m’avait rassurée dans sa lettre. J’avais hâte de savoir ce qu’il m’avait préparé pour ce soir.
J’entendis quelqu’un frapper à la porte de ma chambre, c’était Séléna. Elle était venue me chercher pour que je descende rejoindre mon père pour accueillir la famille Shadow. Je pris la lettre de Cameron et la mit dans une boîte où je rangeais le reste des lettres qu’il m’écrivait depuis que nous étions enfant. Elle était de couleur crème ornée d’un ruban bleu émeraude, je la rangeai sur une des étagères de mon mur. Juste à côté d’un cadre photo de nous deux lors d’un de ses anniversaires au palais.
Une fois arrivée à côté de mon père dans le hall du palais, je commençai à avoir une boule de stress immense qui s’installait dans ma poitrine. Plusieurs gardes étaient présents pour assurer notre sécurité et pouvoir accueillir la famille Shadow. Je me répétai plusieurs fois que tout allait bien se passer, rien ne marchait, j’étais toujours autant stressée.
- Votre Majesté, la famille Shadow arrive ! déclara un garde qui venait d’apercevoir leur carrosse.
- Très bien, retournez à votre poste. répondit mon père.
Il se tourna vers moi et remit mon diadème orné de diamant et cristaux comme il le fallait sur ma chevelure brune légèrement ondulée, j’avais fait une coiffure simple. Ma robe était rose pâle voire blanche, mon père avait été très strict sur les couleurs de ma robe. Il était important que je porte une robe couleur claire avec des cristaux pour représenter notre Royaume, ma robe n’avait qu’une seule manche qui se trouvait sur mon bras gauche, les volants de ma tenue avaient des reflets de toutes les couleurs avec le soleil. Il me regardait dans les yeux, son regard me disait que tout allait bien se passer.
Des trompettes commencèrent à jouer pour annoncer leur arrivée, je pris une grande inspiration et affichai un grand sourire sur mon visage, au fond de moi, j’étais terrifiée.
- Bienvenue à Crystal ! J’espère que vous avez fait bon voyage, déclara mon père avec un grand sourire chaleureux.
- Merci de nous accueillir dans votre palais malgré la situation, vous avez un palais vraiment ravissant ! attesta le roi de Shadow, toutes nos condoléances.
- Merci, espérant que vous apprécierez votre séjour.
- Espérons-le aussi. Le roi de Shadow était pour le peu des moins chaleureux, il avait un regard sombre, à croire qu’il ne ressentait aucunes émotions, c’était une personne aussi froide que le nom de son royaume. Je savais bien ce qu’il était venu faire ici, mettre la main sur ma couronne.
- Je vous présente ma femme Alice, et bien évidemment notre venue ici, notre fils, le prince Elliot. dit-il avec fierté et un grand sourire qui me donnait des frissons dans le dos.
Elliot était grand, il devait faire au moins deux têtes de plus que moi, il avait les cheveux très sombres tout comme ses vêtements. Ses yeux était d’un vert éclatant.
Il portait une épée autour de son cou, et avait une médaille sur son costume. De ce que je savais de lui, il adorait l’équitation, les échecs et bien évidement avait une soif de pouvoir tout comme son père. Il avait le même regard que lui, tout aussi froid et sans émotions.
- Heureux de vous rencontrer prince Elliot, je suis ravie de vous accueillir ! J’espère que vous vous adapterez vite à notre Royaume, déclara mon père en regardant le prince.
- Merci beaucoup, je suis aussi content d’être ici.
répondit-il avec un petit sourire en coin.
Mon père se retourna vers moi et commença à me présenter à cette famille royale qui m’inspirait très peu confiance.
- Je vous présente ma fil…
- Iris, princesse du royaume de Crystal. Bienvenue, leur dis-je avec un sourire forcé. Je savais que mon père allait me faire une remarque plus tard pour l’avoir coupé.
- Bien, ravie de vous rencontrer chère Iris, en espérant que mon fils vous plaira, me déclara le roi de Shadow tout en me regardant avec un regard de mépris.
Je me contentai de lui renvoyer un grand sourire.
- Si vous le souhaitez je vais vous faire visiter le palais, Iris si tu le souhaites, tu peux faire la visite à notre cher prince, m’informa-t-il en me regardant avec des gros yeux. Je compris que je n’avais pas vraiment le choix ni mon avis à donner.
- D’accord, alors si vous voulez bien me suivre votre Altesse, je vais vous faire la visite du palais, dis-je sur un ton écœuré. J’essayais de rester calme, juste une visite et je me retirerais dans les jardins ou rejoindre ma famille, s’ils n’étaient pas avec nos invités.
- Donc nous sommes dans l’entrée. À votre droite vous avez la salle des banquets, c’est ici que nous prenons nos repas. Vous avez les cuisines juste à côté, ensuite à notre gauche vous avez les appartements des gardes et de quelques-uns de notre personnel. En face, vous avez notre salle de réception où se déroulent tous nos bals, festivités…cette salle donne directement sur les jardins du palais. L’infirmerie se trouve également au rez-de-chaussée.
Je ne savais pas si ce que je lui montrais l’intéressait, il ne m’avait pas adressé la parole une seule fois, ce qui m’arrangeait.
- Si vous voulez bien, nous allons rejoindre le premier étage, c’est là que se trouvent le bureau du roi ainsi que le mien, il y a par ailleurs la plupart des chambres de nos domestiques et le personnel de ménage. La salle de danse se trouve à droite au fond du couloir.
- Et donc les appartements de la famille Royale se trouve au deuxième étage c’est bien cela ? me demanda-t-il avec un ton interrogatif, je pouvais entendre un fond de moquerie dans sa voix.
- Euh…oui c’est bien cela, veuillez me suivre, nous allons prendre cet escalier pour y accéder. Je ne savais comment il s’y prenait mais il arrivait à me déstabiliser ne serait-ce qu’en me regardant.
- Devant nous, nous avons la bibliothèque qui contient plus de livres que tous les royaumes réunis. Et puis à gauche se trouvent mes appartements ainsi que ceux du roi et ma famille. Et à droite se trouvent les appartements pour notre entourage, dont ceux de vos parents et les vôtres.
Je me retournai vers lui en espérant que je puisse retourner à mes occupations, je le regardais avec un regard perplexe, il cherchait quelque chose ça se voyait mais quoi, ça je ne savais pas.
