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Cette fiche de lecture sur
Les âmes du purgatoire de
Prosper Mérimée propose une analyse complète de l'oeuvre :
• une présentation de l'oeuvre
• un résumé des Ames du purgatoire
• une analyse des personnages
• une présentation des axes d'analyse des Ames du purgatoire de Prosper Mérimée
Notre fiche de lecture sur Les âmes du purgatoire de Prosper Mérimée a été rédigée par un professeur de français.
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Seitenzahl: 23
Veröffentlichungsjahr: 2015
Prosper Mérimée
Les âmes du purgatoire est une nouvelle de Prosper Mérimée publiée dans la revue des deux mondes le 15 août 1834, elle est ensuite republiée dans les grandes nouvelles en 1842. Cette nouvelle est une version distincte du mythe de Don Juan, l’auteur se réfère au personnage de don Juan de Maraña.
Mérimée débute son œuvre par une présentation dans laquelle le narrateur, qui s’inspire de références savantes telle que Cicéron déclare qu'il va nous raconter une des histoires à l'origine de la légende de Don Juan. Il justifie son choix en nous avouant qu’il a choisi par « goût » celle du Don Juan qui finit bien. Il semble s'appuyer sur un personnage historique : Don Juan de Maraña et non Don Juan Tenorio, à l'origine des œuvres de Molière et de Mozart. Cette nouvelle de Mérimée nous présente pour la première fois dans la littérature la version du Don Juan repenti, illuminé par la grâce inspiré de Don Juan Tenorio : « J'ai tâché de faire à chaque don Juan la part qui lui revient dans leur fonds commun de méchancetés et de crime. Faute de meilleure méthode, je me suis appliqué à ne conter de don Juan de Marafia, mon héros, que des aventures qui n'appartinssent pas par droit de prescription à don Juan de Tenorio, si connu parmi nous par les chefs-d'œuvre de Molière et de Mozart ».
À son retour de la guerre contre les Maurisques, le comte don Carlos de Maraña se maria et eut des filles, il désespérait d’avoir un fils. C’est alors que Don Juan naquit, il voulut en faire homme brave, comme lui tandis que sa mère rêve d’un fils pieux. Don Juan, enfant est très gâté : « Don Juan, ce fils tant désiré, et le héros de cette véridique histoire, fut gâté par son père et par sa mère, comme devait l'être l'unique héritier d'un grand nom et d'une grande fortune. Tout enfant, il était maître à peu près absolu de ses actions, et dans le palais de son père personne n'aurait eu la hardiesse de le contrarier ». Il fut marqué dès son plus jeune âge par un tableau de Moralès : « Il y avait dans l'oratoire de la comtesse de Marafia un tableau dans le style dur et sec de Moralès, qui représentait les tourments du purgatoire. Tous les genres de supplices dont le peintre avait pu s'aviser s'y trouvaient représentés avec tant d'exactitude, que le tortionnaire de l'Inquisition n'y aurait rien trouvé à reprendre ».
