Manuel de l'amateur de porcelaines, manufactures européennes - Charles de Grollier - E-Book

Manuel de l'amateur de porcelaines, manufactures européennes E-Book

Charles de Grollier

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"Manuel de l'amateur de porcelaines, manufactures européennes", de Charles de Grollier, Xavier-Roger-Marie de Chavagnac. Publié par Good Press. Good Press publie un large éventail d'ouvrages, où sont inclus tous les genres littéraires. Les choix éditoriaux des éditions Good Press ne se limitent pas aux grands classiques, à la fiction et à la non-fiction littéraire. Ils englobent également les trésors, oubliés ou à découvrir, de la littérature mondiale. Nous publions les livres qu'il faut avoir lu. Chaque ouvrage publié par Good Press a été édité et mis en forme avec soin, afin d'optimiser le confort de lecture, sur liseuse ou tablette. Notre mission est d'élaborer des e-books faciles à utiliser, accessibles au plus grand nombre, dans un format numérique de qualité supérieure.

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Charles de Grollier, Xavier-Roger-Marie de Chavagnac

Manuel de l'amateur de porcelaines, manufactures européennes

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066336028

Table des matières

PRÉFACE
INTRODUCTION
1° Aperçus historiques.
2° Méthode et plan.
3° Définitions sommaires des termes cités dans l’ouvrage .
BIBLIOGRAPHIE
LISTE DES ABRÉVIATIONS
ERRATUM
ALLEMAGNE
ALT-HALDENSLEBEN
ALT WASSER
AMBERG
ANSPACH
ARNSTADT
AUGSBOURG
BADE
BAYREUTH
BERLIN
BLANKENHAIN
BREITENBACH
BRESLAU
BRUCKBERG
BUCKAU
CASSEL
CHARLOTTENBOURG
CLOSTER VEILSDORF
COLDITZ
CÖLLN-MEISSEN
COLOGNE ou CÖLN
DAMM
DRESDE
DURLACH
ELGERSBOURG
FRANCFORT-SUR-LE-MEIN
FRANKENTHAL
FREIBOURG
FREYWALDAU
FULDA
FURSTENBERG
GERA
GŒTTINGUE
GÖGGINGEN
GOTHA
GROSSBREITENBACH
GRÜNSTADT
HAMBOURG
HANAU
HARBURG
HERMSDORF-KLOSTERLAUSNITZ
HESSE CASSEL
HESSE DARMSTADT
HILDBURGHAUSEN
HILDESHEIM
HÖCHST-SUR-LE-MEIN
HOHENBERG
HORNBERG
ILMENAU
KELSTERBACH
KLOSTERWEILSDORF
KÖNIGSBERG
KRONENBOURG
LANDSBERG
LICHTE
LIMBACH
LIMBACH, PRÈS D’ALSBACH
LOUISBOURG
MAGDEBOURG
MEISSEN
Première période de 1709 à 1726
CÖLLN-MEISSEN
MOABIT
NEUDECK
NEUHAUS
NEUHAUS
NURENBERG
NYMPHENBOURG
PIRNA
PLAUE-SUR-LE-HAVEL
PLAUE OU PLAUEN
POPPELSDORF
PÖSSNECK
PROSKAU
RATISBONNE OU REGENSBURG
RAUENSTEIN
REGENSBURG
REICHENSTEIN
ROSCHÜTZ
RUDOLSTADT
SALZERODE
SCHAALA
SITZENDORF
SITZERODE
TETTAU
THURINGE
TIEFENFURT
ULM
UNTERMHAUS
VAUDREVANGE
VALSDORF
VOLKSTEDT
WALDENBOURG
WALLENDORF
WALLERFANGEN
WEIMAR
WRAT (WRATISLAVIA)
WURTZBOURG
ZELL
ZWEIBRUCKEN
ZWICKAU
ANGLETERRE
BAYSWATER
BELFAST
BIRMINGHAM
BOW
BRADWELL
BRISTOL
BURSLEM
CAMBRIAN
CASTLEFORD
CAUGHLEY
CHELSEA
CHURCH GRESLEY
COALPORT
COBRIDGE
COLEBROOKDALE
DERBY
DUBLIN
ETRURIA
FENTON
FERRYBRIDGE
FULHAM
GREENWICH
HANLEY
HERCULANEUM
ISLEWORTH
JACKFIELD
KENTISH TOWN
LAMBETH
LANE DELPH
LANE END
LIVERPOOL
LONGPORT
LONGTON-HALL
LOWESTOFT
MADELEY
MANSFIELD
NANTGAROW ou NANTGARW
PINXTON
PLYMOUTH
SHELTON
STEPNEY
STOKE-UPON-TRENT
STOKE-ON-TRENT
SWANSEA
SWINTON
TUNSTALL
WIRKSWORTH
WORCESTER.
YARMOUTH
YORK
AUTRICHE
AICH
ALTROHLAU
BISTRITZ
BUDAPEST
BUDAU
CARLSBAD
DALWITZ, PRÈS CARLSBAD
DESSENDORF
ELBOGEN
FISCHERN, PRÈS CARLSBAD
FRAIN
HEGEWALD
HEREND
HIRCHEN
HOHENSTEIN
HOLLITSCH
KARLSBAD
KLÖSTERLE
PIRKENHAMMER
PRAGUE
SCHLAGGENWALD
TANAWA
TATA
TEINITZ
TETSCHEN
VIENNE
BELGIQUE
ANDENNES
ARLON
BRUXELLES
HAL
HASTIÈRE
IXELLES
KERAMIS
LIÉGE
NAMUR
NIMY
TERVUEREN
TOURNAY
DANEMARK
COPENHAGUE
ESPAGNE
ALCORA
BUEN RETIRO
GERONA
MADRID
PALMA
RETIRO
SARGADELOS
SÉVILLE
VALENCE
ITALIE
CAPO DI MONTE
DOCCIA
ESTE
FERRARE
FLORENCE
MALVIA
MANTOUE
MILAN
MURANO
NAPLES
NOVE OU LENOVE.
PESARO
PISE
ROME
SAINT-CHRISTOPHE
SAVONE
TREVISE
TURIN
VENISE
VICENCE
VINEUF
GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
ECHTERNACH
LUXEMBOURG
SEPT-FONTAINES
PAYS-BAS
OUDE AMSTEL
NIEWE AMSTEL
AMSTERDAM
ARNHEIM
DELFT
LA HAYE
LOOSDRECHT
NIEWE AMSTEL
ROTTERDAM
WEESP
PORTUGAL
LISBONNE
OPORTO
PORTO
VISTA ALEGRE
RUSSIE
BARANUWKA
BELVEDÈRE
BOROWITCHÉ
HARCOFF OU KARCOFF
KIJEW OU KIEV
KORZEC
KOUSTARNAIA.
LESNOÏE
LUBARTOW
MEZER
MOSCOU
POSKOTCHINA
SAINT-PÉTERSBOURG
TOMASZOW
VIBORG
VIRBILIK
SUÈDE
GUSTAFSBERG
MARIEBERG
RORSTRAND
STOCKHOLM
SUISSE
CAROUGE
GENÈVE.
NYON
SCHOREN
WINTERTHUR
ZURICH .
MARQUES INCERTAINES OU INDÉCHIFFRABLES

PRÉFACE

Table des matières

Ami lecteur — laissez-moi vous appeler ainsi. Un livre n’est-il pas une lettre écrite à tous les amis inconnus qu’on a sur la terre? — puisse cette appellation vous entraîner à un peu d’indulgence pour votre nouvel ami.

Vous me trouvez osé d’entreprendre cet ouvrage. Jamais autant que je le trouve moi-même. Que mon juge, quelque sévère qu’il soit, daigne m’entendre avant de me condamner.

J’avais un frère qui ne rêvait que porcelaine. Il passa sa vie à fouiller partout, à retourner tous les tessons pour y découvrir une marque nouvelle, à consulter tous ceux qui pouvaient lui fournir un renseignement sûr, si j’osais, je dirais, à chiner sans arrêt, ce terme de métier qui dépeint si bien son travail quotidien.

Il avait rassemblé un vrai trésor de documents plus précieux les uns que les autres, contrôlé aux sources autorisées, discuté enfin avec tous les oracles consacrés. L’implacable, la grande libératrice vint un jour nous l’enlever, avant même qu’il pût mettre son trésor en ordre. Son ami Chavagnac, qui voulut bien être aussi un peu le mien, s’était chargé de faire sortir du chaos ces notes attendues avec une impatience fébrile par tous les amateurs. Il allait y mettre la première main quand à son tour il dut nous quitter. Les deux grands maîtres de la porcelaine étaient disparus et leurs portes fermées à ceux qui jamais n’étaient venus y frapper en vain pour demander un renseignement ou éclaircir un doute. Si leurs arrêts ont été parfois discutés, je ne crois pas qu’ils aient jamais été sérieusement contestés par une des autorités reconnues en matière de céramique. Leur influence et leur science avaient été encore renforcées par les entretiens de chaque jour au fond des magasins ou par les discussions devant les vitrines des musées et des particuliers.

Dans ces conditions, avais-je le droit de laisser perdre ou même dormir ce trésor de notes, le résultat du travail de toute une vie, de priver le public des renseignements qu’il ne peut plus venir chercher?

Je me suis donc mis à l’œuvre en souvenir des absents, par devoir familial, dans l’intérêt de la science et pour répondre aux nombreuses demandes qui m’ont été faites. Tout en comprenant l’étendue et la difficulté de la tâche entreprise, m’inspirant de la devise de Guillaume d’Orange, confiant dans l’aide qui peut me venir d’en haut, je raidis mes vieilles épaules pour recevoir le poids un peu lourd qu’elles vont avoir à porter.

Jugez-moi maintenant si vous le voulez, condamnez-moi si vous l’osez.

Dans le volume de la Porcelaine française mes chers maîtres avaient adopté la formule nous, aussi juste que pratique dans ce duo si parfait. Aujourd’hui je ne puis dire je sans être honni, avec raison, par tous. Qu’il me soit donc permis de conserver la formule nous, qui pourrait paraître un peu prétentieuse de ma part, si je n’avouais humblement que je n’apporte au trio qu’un bien modeste appoint.

Moins heureux que mes prédécesseurs, je ne puis mettre comme eux la préface d’un académicien. Ce livre n’est qu’un ouvrage de recherches sans prétention de style et ne mérite certes pas un tel honneur. Ami lecteur, soyez donc indulgent pour ces quelques lignes qui n’ont que le mérite d’être courtes et sincères et pourraient s’intituler une confession en public, celle des premiers siècles, qui portait des fruits pour celui qui la faisait, comme pour ceux qui l’entendaient.

Loin de moi la prétention de charmer le lecteur. Je ne dois pas être lu, tout au plus consulté par l’amateur indécis dont il faut ménager le temps et la bourse avant tout.

CHARLES DE GROLLIER.

INTRODUCTION

Table des matières

1° Aperçus historiques.

Table des matières

Dans ces considérations générales ma première pensée avait été de faire un historique très succinct de la porcelaine, voire même de la faïence, ou du moins d’en faire saisir les différences. Cet exposé ayant été traité d’une façon magistrale dans l’Histoire des manufactures françaises, j’ai cru de mon devoir de le respecter, sans y rien ajouter, et d’y renvoyer le lecteur désireux avide de s’instruire. Je vais donc me borner à tracer les grandes lignes de l’histoire de la porcelaine à travers l’Europe.

Dans les essais qui furent faits pour arriver à produire la porcelaine dure de Chine, les fabricants furent conduits à s’inspirer des formes, des décors chinois et même des marques orientales, très mal interprétées la plupart du temps.

Les efforts n’aboutirent d’abord qu’à la découverte de la pâte tendre dans plusieurs localités d’Italie. Florence est la seule fabrique dont on ait des pièces authentiques datant du XVIe siècle. Les décors en sont orientaux et se rapprochent souvent du goût persan.

Meissen produisit au commencement du XVIIIe siècle de la porcelaine dure avec des formes, des marques et des ornements chinois copiés sans une grande exactitude, surtout pour les marques. Plus tard le décor japonais ou plutôt coréen, improprement applé Imari, fit son apparition. Meissen étant le point de mire de tous les centres de fabrication, la France ne tarda pas à adopter aussi ce nouveau décor, et alla même jusqu’à imiter à cette époque les formes et la marque de cette manufacture sur des porcelaines tendres françaises.

Dans la collection Chavagnac se trouvait un bouillon de Chantilly marqué des épées de Meissen qui furent également copiées par d’autres établissements européens, comme on le verra par la suite.

A l’origine, certaines fabriques ont même surdécoré des porcelaines orientales pour faire croire qu’elles produisaient de la porcelaine dure, effort vers lequel tendaient toutes les manufactures. Nous pouvons en citer comme preuve le gobelet aux armes des Médicis placé sous notre n° 2337 et un peu plus loin à notre p. 365, le n° 460 de la collection Franks, qui sont tous les deux des porcelaines blanches orientales.

On a de même surdécoré à Delft des porcelaines chinoises en y ajoutant des inscriptions hollandaises. Il ne faut pas confondre ces contrefaçons avec les pièces commandées en Chine par les hollandais et connues sous le nom de porcelaines de la Compagnie des Indes.

Lowestoft a envoyé à Londres des pièces orientales également surdécorées.

A la fin du XVIIIe siècle, un revirement s’est fait sentir. Les produits et même la marque de Sèvres ont été imités dans plusieurs manufactures. Meissen et Frankenthal ont essayé de copier les fonds bleus de Sèvres avec ses médaillons de personnages.

L’Angleterre a subi cette crise d’imitation, mais leurs copies ont toujours conservé un certain goût de terroir.

Buen Retiro a fait du pur Louis XVI dans ses pièces à canaux creux avec filets bleus, sans parler des biscuits de Sureda à son retour de France en Espagne.

La Suisse a subi les influences des pays voisins, Zurich copiant l’Allemagne, Nyon copiant la France.

En Suède, Marieberg s’inspirait de la France dans la porcelaine tendre du Français Berthevin et dans la porcelaine dure du Français Fleurot.

En Danemark, le Français Louis Fournier produisit une porcelaine tendre, véritable copie de celle de Sèvres.

En Belgique, Tournay, par son voisinage et ses rapports constants, devait aussi s’inspirer du goût français.

En Italie, les fouilles de Pompéi et d’Herculanum avaient trop passionné les artistes pour qu’ils puissent tourner leurs regards vers la France. Le néogrec était adopté tôt ou tard par l’Europe. Sous l’influence de Marie-Antoinette Sèvres abandonna ses anciens modèles aux formes élégantes pour les remplacer par ces lignes rigides, disgracieuses, exhumées du sol italien. Mais la mode est souvent le plus cruel ennemi de l’art et torture sans pitié ceux qui viennent l’adorer. N’en déplaise à ses victimes.

Le glas de la décadence avait sonné pour l’Europe tout entière.

2° Méthode et plan.

Table des matières

Le but de cet ouvrage étant de faciliter la classification des porcelaines européennes et de leurs marques, il fallait trouver un groupement pratique. Trois principaux modes s’offraient à nous:

L’ordre alphabétique, le plus usuel;

L’ordre chronologique, le plus scientifique;

L’ordre par pays, celui que nous avons choisi comme étant le plus pratique pour les recherches de l’amateur, surtout en le conciliant avec les deux premiers.

Nous avons donc mis par ordre alphabétique les États qui avaient eu des centres céramiques, en arrêtant nos recherches aux manufactures fondées après 1850.

Dans chaque division les fabriques sont également présentées par ordre alphabétique. Par exception, les Incertains et les Indéchiffrables qui se rapportent à un grand nombre d’établissements des différents pays, sont placés à la fin.

Dans nos descriptions, nous avons adopté un système de groupement des marques qui peut varier suivant les exigences de la manufacture, mais qui a toujours pour but de faciliter les recherches et de permettre dans ce cas d’embrasser d’un seul coup d’œil les marques plus ou moins similaires de la fabrique. Cette méthode nous a paru la plus claire et la plus pratique.

Dans l’historique des fabriques nous avons donné autant que possible la date de fondation et de fermeture, les phases de la fabrication, la chronologie des marques et tous les détails que nous permettait le cadre restreint que nous nous étions tracé.

La provenance de chaque marque est indiquée, ainsi que la pièce sur laquelle elle a été relevée. On pourra ainsi vérifier et compléter nos indications sommaires en s’inspirant de visu du caractère de la porcelaine.

Nous mentionnons toujours si nous avons vu la pièce ou si le renseignement provient d’un livre ou d’un catalogue.

Nous donnons quelquefois deux pièces portant la même marque, mais se trouvant dans des pays différents, afin d’offrir aux amateurs étrangers plus de facilité pour l’étude et le contrôle.

Les marques indiquées en noir au grand feu doivent être en brun ou bleu brûlé ; car le noir est une couleur uniquement de feu de moufle.

Les décors pour lesquels il n’est fait aucune mention doivent être considérés comme étant au naturel.

La collection Chavagnac ayant été dispersée en vente publique, cette mention pour ses pièces n’a plus qu’une garantie morale, d’une certaine valeur néanmoins.

Quant à la collection Grollier, on la trouvera entière et intacte dans la salle qui porte son nom au Musée de Sèvres, auquel elle a été léguée.

Je suis heureux d’avoir ici l’occasion de remercier le conservateur du Musée, M. Papillon, et son secrétaire, M. Delavallée, de la science et de l’art avec lesquels ils ont su présenter cet ensemble si intéressant qui résume l’histoire complète de la porcelaine européenne.

La fabrication et la composition au point de vue technique ne sont décrites ici que lorsque la nature de la pièce l’exige. Les personnes qui voudraient consulter à ce sujet un ouvrage à la portée de tous, trouveront cette étude admirablement traitée dans: la Porcelaine de Vogt (G) ou le Traité des Arts céramiques de Brongniart (A).

Pour condenser cet ouvrage déjà trop étendu, nous avons dû adopter un système d’abréviations souvent employé dans les livres de céramique, facile à comprendre et dont la table se trouve au commencement de chaque volume.

Afin d’éviter les confusions dans les différentes espèces de numéros que nous avons dû employer, nous avons fait précéder de l’ajectif notre le numéro du Manuel auquel nous renvoyons l’amateur, quel que soit le propriétaire de la pièce. Nous mettons au contraire le possessif son devant les numéros qui renvoient aux ouvrages des différents auteurs, excepté pour les descriptions du Musée de Sèvres par Brongniart. Ex.: p. 164 du Manuel:

(1) Voir notre n° 1.071, signifie le n° du Manuel 1.071, — p. 165 du Manuel.

(2) Voir Keramic Gallery à ses nos 433 et 434, signifie les numéros dans Keramic Gallery.

Toutes les pièces du Manuel sont numérotées, qu’elles portent une marque ou n’en portent pas.

Nos numéros se trouvent toujours en tête du paragraphe où la pièce est décrite.

Lorsque ce paragraphe se rapporte à plusieurs objets, leurs numéros respectifs se trouvent en tête et sont répétés dans ce cas en dessus de leur marque. Ex.: V. p. 413, 2611, 2612, 2613, Ris Paquot donne...

Dans certains cas, comme dans celui où deux pièces ne font qu’un tout, le bis a été employé sans rien compliquer dans les recherches de l’amateur.

On trouvera des lettres accompagnant certaines marques. Elles indiquent en général la série, mais peuvent aussi appartenir à des artistes.

Pour la partie historique des fabriques, nous avons puisé souvent nos renseignements dans les ouvrages parus dans les différents pays et ensuite comblé une partie des nombreuses lacunes par notre étude personnelle des pièces dans les musées, dans les collections particulières et chez tous ceux qui s’occupent de céramique.

Sans vouloir contredire les grandes autorités que nous avons consultées, nous avons dû indiquer notre manière de voir, quand elle ne concordait pas tout à fait avec celle de certains auteurs.

Le cadre de cet ouvrage ne devait contenir que des porcelaines tendres ou dures, ainsi que des biscuits. Nous avons dû nous occuper aussi des jaspes, des grès cérames, des basaltes, voire même de certaines faïences, et principalement des faïences fines qu’il est difficile de distinguer des porcelaines opaques et dont les marques, plus ou moins similaires à celles de la porcelaine, peuvent avoir un certain intérêt pour l’amateur.

On pourra s’étonner que les pièces de nos deux grands maîtres soient souvent placées avant celles des musées. Aucun orgueil ridicule là dedans, mais la certitude de ce qu’ils avançaient, ayant toujours la pièce sous la main pour l’interroger ou même l’essayer, soit à l’acide, soit à la lime.

Nous avons réuni dans le second volume, pour faciliter les recherches de l’amateur pressé, les marques par ordre alphabétique, ou groupé les figurations en y ajoutant des indications très sommaires et des numéros de renvoi au Manuel pour de plus amples détails.

Afin de ne pas fatiguer le chercheur et pour rendre le livre abordable à toutes les bourses, notre préoccupation constante a été de condenser autant que possible cet ouvrage tout en restant clair et aussi complet que peut le comporter un cadre aussi restreint.

Nous ne pouvons nous lancer dans la partie aride et technique du livre sans avoir exprimé notre reconnaissance et adressé nos sincères remerciements aux conservateurs des Musées étrangers ou français, auprès desquels nous avons toujours trouvé un accueil si gracieux et des renseignements si précieux. Si parfois nos lecteurs ont un moment de satisfaction, ils en devront une large part à ces messieurs ainsi qu’aux aimables collectionneurs qui nous ont prêté aide et lumière.

C. G.

3° Définitions sommaires des termes cités dans l’ouvrage .

Table des matières

Arcaniste. — Nom qu’on donne en Allemagne au chimiste qui fait les couleurs sur porcelaine.

Avers. — Côté de la médaille ou de la monnaie qu’on appelle aussi la tête, le droit ou la face.

Barbotine. — Pâte à porcelaine d’une liquéfaction visqueuse qui ressemble à de la boue et qu’on utilise par coulage dans les moules ou qu’on emploie pour faire des collages.

Basalte. — Voir noir égyptien.

Biscuit. — Pâte de porcelaine non émaillée qui après avoir reçu une cuisson est restée dans son blanc mat imitant le grain du marbre ou du plâtre.

Cadogan. — Théière de forme élevée et se remplissant par en dessous.

Gazette. — Enveloppe ou support en pâte argileuse très résistante qui dans le four a pour but de séparer les pièces les unes des autres ou de les supporter.

Coque d’œuf. — Trous ou boursouflures qui se forment dans la couverte pendant la cuisson par un défaut de feu ou parce que le vernis, trop dur, n’a pu être assez fondu.

Coulage. — Trois modes principaux pour façonner la porcelaine: le coulage, le moulage, le tournage. Le coulage, employé depuis un siècle environ, consiste à verser de la barbotine dans un moule. L’eau est absorbée par le plâtre; la pâte, raffermie, épouse les formes du moule, avec une épaisseur suffisante pour former un moulage.

Couleur. — A pour base un oxyde métallique qui se développe à la cuisson en adhérant à la porcelaine, excepté pour l’or, l’argent ou le platine.

Couverte. — Enduit vitrifiable à base de feldspath ou à base calcaire qui se fond à une température élevée et égale à celle de la pâte. On l’étend sur les porcelaines dures et sur quelques grès. La dilatation de la pâte et de la couverte doivent avoir un accord parfait . La couverte se fait en général par immersion, en Chine par insufflation.

Cuisson. — Elle peut se faire en une ou plusieurs fois suivant la pâte, le degré exigé par la couverte ou l’émail, ou les fours employés, qui sont d’une grande variété. Quand la pâte et l’enduit peuvent cuire à la même température, une seule cuisson suffit, surtout pour les poteries communes.

Dégourdi. — A pour but de faire passer la porcelaine à une température douce, environ 800°, afin de lui donner la consistance nécessaire pour recevoir la couverte par immersion sans se déformer ni se désagréger.

Ecran. — Médaillon encadré par le pied d’une porcelaine.

Email. — Enduit vitrifiable, opaque, ordinairement stannifère, qu’on met sur les porcelaines tendres et sur les faïences. Il consiste en une bouillie épaisse de vernis broyé et fondu qu’on étend par immersion ou au pinceau suivant les surfaces à couvrir.

Faïence fine. — Dite demi-porcelaine, terre de pipe ou cailloutage. Elle est en général opaque, ou par exception légèrement translucide; elle est revêtue d’un vernis plombifère.

Faïence ordinaire blanche. — Opaque, recouverte d’un vernis stannifère, ne va pas au feu.

Feldspath. — Roche d’une nature fusible qu’on broie en poudre impalpable et qui à une haute température donne la glaçure à la porcelaine.

Feu de moufle. — Se fait dans un four de moufle qui donne une température douce entre 800° et 1100°, — environ 950°, — mais suffisante pour faire adhérer et glacer les couleurs posées sur la couverte d’une porcelaine déjà cuite.

Fours. — Trop compliqués pour être décrits ici. Voir les ouvrages spéciaux.

Fritte. — Terre fine, lavée et mélangée à des matières vitrifiées. Après fusion, elle entre dans la composition de la porcelaine et lui donne la solidité sans nuire à la transparence. Le pé-tunzé ou caillou des Chinois est une fritte naturelle.

Garnisseur. — Préparateur des ornements qu’il applique sur les pièces au moyen de barbotine. Ces ornements sont ordinairement moulés ou quelquefois tirés comme les métaux.

Gerçures ou treissaillures. — Phénomène se produisant sur une pièce sortie du four avant la fin de la cuisson. La pâte et la couverte étant en désaccord, la seconde se rompt. Les Chinois en ont tiré parti dans leurs craquelés et dans leurs truités.

Glaçure. — Enduit vitrifiable qu’on applique sur les porcelaines pour leur donner leur éclat.

Grand feu. — Température nécessaire pour amener la fusion de la couverte, donner la translucidité et autres qualités caractéristiques de la porcelaine et fixer la décoration qui a été faite sur la pièce crue ou dégourdie. La palette est restreinte, beaucoup de matières colorantes ne résistant pas à cette température élevée.

Grès cérame. — Poterie à pâte dense, dure, sonore, opaque, glacée ou pas glacée, imperméable.

Hygiocérame. — Porcelaine dure de santé ou de pharmacie.

Imari. — Nom improprement donné au décor japonais ou coréen.

Impression. — Procédé pour transporter sur la porcelaine des épreuves tirées d’une planche gravée, en couleurs vitrifiables.

Jaspe. — Matière vitrifiée dont l’aspect jaspé lui a fait donner ce nom et qui permet de faire des camées en deux couleurs superposées.

Kaolin. — Argile pure, blanche, infusible, onctueuse, base de la composition de la porcelaine dure et qui donne à la pâte la plasticité nécessaire pour permettre le façonnage.

Lithophanie. — Procédé qui permet de simuler la transparence de la porcelaine à l’aide de plans différents dans l’épaisseur de la pâte.

Magnésite. — Silicate de magnésie, vulgairement écume de mer, employé surtout en Piémont et en Espagne dans la pâte céramique.

Manganèse — Le décor au manganèse est brun violacé.

Marli. — Bord d’une assiette ou d’un plat, qu’on écrit aussi Marly.

Moufle. — Boîte rectangulaire, légèrement voûtée et construite à l’intérieur du four pour faire cuire à basse température, environ de 800° à 1100°, les couleurs, les ors et la porcelaine tendre

Moulage. — Se fait à la main, à la balle, à la croûte, à la housse, à la presse. Voir les ouvrages spéciaux pour cette définition compliquée.

Noir égyptien. — Pâte sans kaolin, colorée en noir et qui entre dans la composition de certains grès cérames. On lui donne aussi le nom de basalte.

Parian. — Porcelaine imitant le marbre de Paros.

Pâte artificielle. — N’est autre que notre pâte tendre en opposition avec la pâte tendre anglaise, dite naturelle.

Pâte colorée. — Peut être obtenue en introduisant la couleur dans la pâte. Elle reste mate et n’est glacée que par la couverte, ce qui lui a fait donner le nom de décoration sous couverte.

Peigné. — Décor qui se trouve en général sur le bord du marli et dont les extrémités fines et détachées semblent avoir été faites par un peigne.

Pied. — Rebord sur lequel repose la pièce. Il est isolé dans le four au moyen de supports et de cazettes ou d’une couche d’alumine.

Pochoir. — Sorte de poncif encore plus ajouré.

Poncif. — Feuille ajourée représentant le dessin à reproduire et par les vides de laquelle on fixe sur la pièce les couleurs en poudre ou en liquide.

Porcelaine artificielle. — N’est autre que notre porcelaine tendre en opposition avec la porcelaine tendre anglaise dite naturelle.

Porcelaine dure. — Est caractérisée par une pâte dure, fine, translucide, par une glaçure résistante à l’acier, terreuse et appelée couverte. La porcelaine dure est composée de deux éléments principaux: le kaolin argileux, infusible, et le feldspath ou autres minéraux pierreux et fusibles. Elle reçoit une couverte de feldspath seul ou mélangé, toujours sans plomb ni étain. Sa cuisson pourrait être simple; car celle du dégourdi qui sert à l’immersion pourrait au besoin être supprimée.

Porcelaine hybride. — Sans caractères déterminés.

Porcelaine mixte. — Pâte dans laquelle il entre du kaolin et qui tient des deux compositions.

Porcelaine tendre. — Cette dénomination ne s’applique pas au peu de dureté de la pâte, mais à sa faible résistance à une haute température et à son émail au vernis stanifère, qui se raie facilement. Sa composition compliquée et sans kaolin naturel lui a fait donner le nom d’artificielle. Elle exige deux cuissons au moins.

Porcelaine tendre anglaise ou naturelle. — Porcelaine phosphatique, intermédiaire entre la porcelaine tendre artificielle et la faïence fine; plus fusible que la première, avec une glaçure plombifère un peu plus transparente que la seconde et ayant un vernis plus dur. Elle subit deux cuissons.

Putois. — Pinceau plus ou moins large, coupé en brosse à son extrémité, sert surtout à poser les fonds de couleur ou à égaliser les teintes larges ou dégradées.

Quartz. — Nom donné à plusieurs variétés de silice plus ou moins pures. Il entre dans certaines compositions de pâtes ou de couleurs.

Répareur. — Le réparage consiste à faire disparaître à la sortie du moule les imperfections, telles que trous, gerçures, traces de sutures, barbes des jours, etc.

Revers. — Côté de la médaille ou de la monnaie opposé à l’avers.

Smalto. — Sorte de verre opaque, souvent coloré en bleu, auquel on cherche à donner une apparence céramique.

Tireur. — Le tirage consiste à étirer une pâte très plastique et à façonner ainsi les pièces de garnissage d’un faible diamètre, toujours unies et qui ne sont pas moulées. Ce mode de fabrication est peu employé.

Tournage. — Ebauchage à la main sur le tour pour donner à la pâte molle une forme déterminée et la consistance nécessaire pour le tournassage qui donne le fini à la première opération.

Vissage. — Défaut qui consiste en des sillons partant de la base de la pièce, s’élevant en spirale et provenant de pressions inégales par la main de l’ouvrier dans le tournage.

BIBLIOGRAPHIE

Table des matières

Angst (H.). Zürcherporzellan. Zurich, 1905, in-4°.

Balet (L.). Ludwigsburger Porcellan (Figurenplatstik). Stuttgart, 1911, in-4°.

Barth (Carl). Chart of marks and Monograms on porcelain. Stuttgart,1865. — Porzellan-marken und monogramme. Ulm, 1881, in-32.

Bemrose W.). Longton-Hall porcelain, London, 1900, in-8°.

— Bow, Chelsea and Derby porcelain. London and Derby, 1898, in-4°.
— A descriptive catalogue of porcelain and other art objects in the collection of W. Bemrose, Elmhurst, Derby. Derby, 1898, in-8°.

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LISTE DES ABRÉVIATIONS

Table des matières

a. — Ancien.

a. bisc. d. — Ancien biscuit dur.

a. bise. t. — Ancien biscuit tendre.

antiq. — Antiquaire.

a. p. d. — Ancienne porcelaine dure.

a. p. t. — Ancienne porcelaine tendre.

art. — Artiste.

aut. — Auteur.

bise. — Biscuit.

bise. d. bl. — Biscuit dur blanc.

bise. t. m. — Biscuit tendre moderne.

bl. — Blanc ou blanche.

C. a. d. — C’est-à dire.

Chau. — Château.

col. — Collection.

comt. — Commencement.

dir. — Directeur.

d. — Dur.

descr. — Description.

Dr. — Docteur.

E. T. de Leipzig. — Exposition temporaire de Leipzig.

ex. — Exemple.

fabt. — Fabricant.

Fab. — Fabrique.

f. de mouf. — Feu de moufle.

f. f. — Faïence fine.

fres. — Frères.

g. f. — Grand feu.

gar. — Garnisseur.

mod. — Modeleur.

m. — Moderne.

M. — Monsieur.

mée. — Musée.

p. (suivi d’un chiffre) — page.

peint. — Peintre.

p. — Porcelaine.

p. d. — Porcelaine dure:

p. m. — Porcelaine moderne.

p. t. — Porcelaine tendre.

prof. — Professeur.

propre. — Propriétaire.

sculp. — Sculpteur.

t. — Tendre.

tour. — Tourneur.

V. — Voir.

vol. — Volume.

ERRATUM

Table des matières

P. 8. — N° 42. — J. C. F., couronnées, lire: couronnés.

P. 10. — N° 55. — a eu plus , lire: a en plus.

P. 17. — Nos 114 bis, 115 bis, 116 bis, 117 bis, lire: 114 bise., 115 bise., 116 bisc., 117 bise.

P. 28. — N° 178. — Plusieures, lire: plusieurs.

P. 49. — N° 317. — Shakspeare, lire: Shakespeare.

P. 58. — Hesse Darmstadt: V. Keltersbach, lire: Kelsterbach.

P. 61, — N° 392. — La petite roue de la marque ne doit avoir que cinq rayons.

P. 77. - N° 506. — Dernière ligne: Nendeck, lire: Neudeck.

P. 79. — N° 520. — Un K a été oublié dans la marque.

P. 87, 93, 95, 101, 123, 126. — Hœrold, ou Haerold, lire partout: Hérold.

P. 98. — N° 649. — Reliefs en blanc et connues..., lire: et connus.

P. 111. — N° 722. — Antérieure à 1830, lire: 1730.

P. 87 et 117. — N° 764. — Il est même épuisé vers 1850, lire: il est même épuisé vers 1846. On avait déjà cru à la fin de la mine en 1817; un nouveau filon ayant été découvert, la mine de Sornsing ne fut exploitée que vers 1846, contrairement à ce qui a été dit à notre p. 87.

P. 125. — N° 824. — Inscription intéressante, lire l’inscription.

P. 157. — Valsdorf, lire: Veilsdorf.

P. 180. — N° 1182. — aspec, le t de la fin est tombé à l’impression, lire: aspect.

P. 196. — N° 1293. — W. Adam, lire: Adams.

P. 201. — N° 1319. — Col. Staniforh, lire: Staniforth.

P. 219. — N° 1342, lire: 1432.

P. 230. — N° 1487. — La marque 1487 a été oubliée.

P. 264. — N° 1704. — Marque en bleu de mouffle, lire: moufle.

P. 306. — Hastière. lire: Hastiers

P. 315. — N° 2079. — Cette marque a été oubliée.

P. 322. — (1) 2642, 2643, 2644, lire: 2640, 2641, 2642.

P. 339. — N° 2211. — En creux en cachet, lire: au cachet.

P. 347. — N° 2247. — A notre n° 14477, lire: à son n° 14447.

P. 347. — N° 2248. — Sous le n° 14118, lire: à son n° 14118.

P. 355. — 5e alinéa. Reconnu un émail plombière, lire: plombifère.

P. 377. — (2) à notre p. 474, lire: 443.

P. 401. — N° 2542. — Même col., n° 14082, lire: 14083.

P. 418. — N° 2643. — Nous l’avons mise, lire: mis.

P. 435. — N° 2730. — Musée Suisse, H. S., lire: H. A.

P. 442. — N° 2787. — a. p. f., lire: a. f. f.

P. 443. — N° 2794. — p. f., lire: f. f.

P. 459. — 2e ligne — Et qui puissent fournir, lire: peuvent.

P. 459. — 4e ligne. — Toutes ces mentions, lire: ses.

ALLEMAGNE

Table des matières

ALT-HALDENSLEBEN

Table des matières

SAXE

Mathusius fonda, vers 1826, une fabrique de porcelaine.

D’après Brongniart, la pâte d’un caractère argileux est très plastique, un peu grise; la couverte, qui contient dans la composition des os calcinés, est imparfaitement étendue et glacée, mais très solide.

La marque est un trait en bleu grand feu. On dit que Closter Veilsdorf l’a aussi employé. Nous ne le croyons pas.

1. — p. d. m. — Assiette blanche décorée de feuilles en relief; marque en bleu g. f. (Musée de Sèvres, n° 2248 4.)

2. — p. d. — Tasse avec la vue d’Alt-Haldensleben et une inscription qui permet d’en déduire la provenance malgré l’absence de marque. (Musée National de Munich, n° 509.)

ALT WASSER

Table des matières

SILÉSIE

Cette fabrique fut fondée, en 1845, par Tielsch et Cie, et produisit de la vaisselle et des pièces techniques.

3. — Nous avons relevé cette marque en vert g. f. sur une soucoupe avec ornements d’or. (Col. Grollier, n° 14840.)

AMBERG

Table des matières

BAVIÈRE

Cette fabrique, fondée vers 1757, appartient à M. Ed. Kick; on y fait des articles de luxe et de la vaisselle en grès. La marque est le nom de la fabrique, en creux.

4. — f. à pâte bl. d. — Assiette décorée d’une scène villageoise à l’impression en noir; marque en creux au cachet. (Col. Grollier, n° 14907.)

ANSPACH

Table des matières

BAVIÈRE

Cette fabrique, fondée en 1718, n’aurait produit d’abord que de la faïence, et, d’après le Docteur Brinckmann, de la porcelaine vers 1760.

Elle fut transportée, en 1762 ou 1764, au château de Bruckberg, berceau de la porcelaine d’Anspach . Les produits sont, en général, de bonne qualité.

La marque est un A, quelquefois accompagné de l’écusson de la ville, de sinople à une rivière ondée, posée en bande chargée de trois poissons. On le rencontre parfois avec l’aigle de Brandebourg. Enfin l’écusson peut aussi être seul. Anspach a employé également une marque en creux au cachet avec des rayures indiquant les couleurs des armes . On a prétendu que cet écusson était la marque de Bruckberg; il est difficile de le refuser à Anspach dont ce sont les armes. Pour tout concilier, on pourrait admettre qu’il n’y a eu qu’une seule fabrique, comme nous l’avons laissé entendre plus haut. D’autant plus que les marques d’Anspach ont été employées à Bruckberg. Nous les mettons toutes ici, sauf celles qui étaient attribuées à Bruckberg pour les propriétaires.

5. — a. p. d. — Berger appuyé contre un tronc d’arbre, socle plat, bonne qualité ; marque en creux au cachet. La rivière ondée est bien visible, les poissons sont indiqués, mais les rayures du fond à peine imprimées semblent verticales. (Col. Grollier, n° 13986.)

6. — a. p. d. — Vénus près d’un arbre; même marque que le numéro précédent; les rayures franchement verticales indiquent un fond de gueule. M. Hirth l’attribue à Bruckberg quoiqu’il y ait les armes d’Anspach. (Col. Hirth, n° 464.)

7. — a. p. d. — Assiette avec médaillon de paysage en camaïeu pourpre; marque en bleu g. f. un peu coulé ; les poissons seuls sont indiqués. (Col. Grollier, n° 14307.)

Ces deux pièces semblent appartenir à Bruckberg.

8. — a. p. d. — Pot dont le bec est formé par une tête de femme, décor de bouquets; marque en bleu g. f. (Même col., n° 13959.)

9. — a. p. d. — Tasse, décor de bouquets: marque en bleu g. f. et 3 F en creux. La soucoupe a la même marque sans les signes en creux. Les deux pièces sont d’une mauvaise qualité. (Même col., n° 13965.)

10. — a. p. d. — Soucoupe ornée d’un paysage; marque en bleu pâle g. f. La tasse est sans marque et de mauvaise qualité. Dans la marque de la soucoupe, ou trouve l’A d’Anspach, mais l’écusson diffère de celui de la ville. (Même col., n° 13960.)

11. — a. p. d. — Tasse avec un paysage en camaïeu violet, pâte grise, mais bonne ainsi que le décor ; marque en bleu. (Même col., n° 13961.)

12. — a. p. d. — Tasse et soucoupe ornées d’un médaillon jaune et d’armoiries en violet; marque en bleu g. f. (Même col., n° 13962.)

13. — a. p. d. — Assiette, décor chinois; marque en bleu g. f.; l’I en bleu est sur le pied. (Même col., n° 14308.)

14. — a. p. d. — Soucoupe avec un bouquet; marque en bleu g. f. On peut y voir un A ou des épées croisées. La qualité est commune et la pièce est classée à Anspach sous toute réserve. (Même col., n° 13969.)

15. — a. p. d. — Saucière décorée d’un semis de bouquets, bonne qualité ; marque en bleu g. f. (Même col., n° 13903.)

16. — a. p. d. — Assiette avec quatre médaillons de paysages pourpres; marque de l’A en bleu g. f. et d’un I en creux. (Même col., n° 14306.)

17. — M. Chaffers a trouvé cette marque en creux sur une pièce de la collection Staniforth.

18. — Il donne celle-ci dubitativement à Anspach.

19. — a. p. d. — Bassin orné d’un paysage dans lequel on voit un poteau portant cette inscription: 5 Gulden straff, 1772. Au revers un A en bleu g. f. (Col. Franks, n° 143.)

20. — a. p. d. — Tasse et soucoupe décorées de paysages animés et de devises françaises. Le peintre a signé sur le terrain. Au revers, un A en bleu g. f. (Même col., n° 145.)

Les marques suivantes sont attribuées à Gera, mais il est probable qu’elles sont d’Anspach dont on retrouve même l’A. D’autant plus que les auteurs allemands donnent, en général, les traits croisés à Anspach.

21. — a. p. d. — Pot à crème à raies et fleurettes en bleu g. f., ainsi que la marque, qualité commune. (Col. Grollier, n° 13970.)

22. — a. p. d. — Soucoupe à fleurs violettes; marque en violet pâle. (Même col., n° 13967.)

23. — a. p. d. — Soucoupe avec papillons et fleurs; marque en bleu g. f. qui peut se confondre avec certaine marque de Rudolstadt. (Même col., n° 13964.)

24. — a. p. d. — Bol et soucoupe ornés de fleurs et de branches en relief; marque en bleu de moufle. (Même col., 13966.)

ARNSTADT

Table des matières

SAXE PRUSSIENNE

La fabrique aurait été fondée en 1770 ou 1790, pour nous vers 1770.

On n’est pas d’accord sur l’attribution de ses marques, mais tout porte à croire qu’il faut donner à Arnstadt les poignards à garde et laisser à Weesp les sautoirs sans garde à moins d’attribuer des exceptions à cette règle pour les deux fabriques . Il est difficile de trancher le différend. On doit surtout se guider sur le décor et la qualité.

Demmin dit que les poignards croisés ont été employés à Weesp avec le W. Non seulement nous ne l’avons jamais vu, mais en Hollande on nous a affirmé ne pas le connaître.

D’après M. Chaffers, les poignards croisés ont été faussement attribués à Arnstadt et sont de Weesp. Ce qui pourrait être vrai pour les poignards, pourrait ne plus l’être pour les sautoirs.

25. — M. Jaennicke attribue à Arnstadt cette marque de Weesp.

26. — a. p. d. — Compotier, décor de fleurs qui pourrait presque le faire prendre pour une porcelaine hollandaise; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 14313.)

27. — a. p. d. — Bol, décor de fleurs; marque semblable; désigné Arnstadt, 1770. (Musée de Sèvres, n° 5748 .)

28. — a. p. d. — Chien rongeant un os, socle à draperies; le seul décor consiste dans les yeux bleus; marque en bleu g. f.; la porcelaine est blanche, le modèle bon, les gardes indiscutables. (Col. Grollier, n° 13973.)

AUGSBOURG

Table des matières

BAVIÈRE

M, Jaennicke parle d’une fabrique de porcelaine à Augsbourg vers 1717.

29. — Faïence. — Pot à bière avec un médaillon de paysage en bistre sur lequel ressort cette marque en blanc sur bistre. (Vient de la collection Marryat qui l’intitulait Augsbourg.)

30. — a. p. d. — Gobelet et soucoupe avec l’allégorie du feu, de l’air et de l’eau. Le décor serait d’un graveur d’Augsbourg. (Col. Franks, n° 122.)

BADE

Table des matières

GRAND-DUCHÉ.

La fabrique, fondée en 1750 ou 1753 par la veuve Sperl avec des ouvriers d’Hôchst et sous la protection de Charles-Frédéric, fut cédée à Pfalzer, qui la revendit à Gerber. Elle fut fermée en 1778. Ch. Stan. Hannong y fonda une faïencerie en 1799.

31. — La marque ordinaire consiste en deux haches affrontées, qui sont les armes de Bade, souvent au trait d’or.

32. — M. Chaffers donne cette marque en or de la veuve Sperl, sous des statuettes de porcelaine représentant les Arts. (Col. Staniforth et Bohn.)

33. — Et celle-ci aux traits d’or fond bleu, sous un pot décoré de fleurs et d’oiseaux.

BAYREUTH

Table des matières

BAVIÈRE.

Vers 1720, Knöller fonda une faïencerie. En 1745, Franckel et Sckreck lui succédèrent, puis Georges Pfeiffer, enfin Wetzel.

On a peu de détails sur leur production. Il est douteux qu’ils aient fait de la porcelaine dès 1744, comme on l’a dit; les rares échantillons marqués Bayreuth y ont été seulement décorés. Les peintres Metzsch et Fucht en ont signé de leur nom ou de leurs initiales. Avec le peu de données que nous possédons, il est difficile de trancher la question. Cependant voici une pièce qui prouverait l’existence d’une fabrique de porcelaine sous Knöller.

34. — a. p. d. — Gourde à deux vins, décor de fleurs et de feuilles en bleu et en vert g. f.; marque du même vert; le K est probablement pour Knöller. (Col. du Vte de Saint-Léon.)

La couverte essayée par nous ne donne aucune trace de plomb. La pièce a bien le caractère d’une période d’essai, couverte fendillée, décor dur, d’une main peu expérimentée. La marque est celle de Knöller pour ses faïences avec le B d’une autre forme. On ne peut l’attribuer à Korniloff de Saint-Pétersbourg dont la fabrique ne fut fondée qu’en 1835.

Les deux pièces suivantes postérieures à 1766 portent le B attribué à Bayreuth, qu’il ne faut pas confondre avec le B de Grünstadt surmonté d’un nœud. Comme on est d’accord pour reconnaître que Bayreuth a fait de la porcelaine après 1766, nous pouvons mettre ici les deux échantillons suivants.

35. — a. p. d. — Deux enfants nus destinés à être assis sur des socles. Bonne fabrication d’environ 1770; marque en bleu g. f., peu distincte sur l’un d’eux. (Col. Grollier, n° 13975.)

36. — On attribue à Bayreuth cette variante:

PORCELAINES DÉCORÉES A BAYREUTH

37. — a. p. d. — Gobelet avec une vue de château; marque en bleu brûlé. (Col. Franks, n° 146.)

38. — M. Chaffers a relevé cette marque en or sur une tasse décorée de la vue d’une ville. (Col. H.-B. Martin.)

39. — a. p. d. — Gobelet avec des scènes maritimes en violet; marque en violet . (Col. Francks, n° 147.) .

TERRES VERNISSÉES

Le docteur Brinckmann doute d’une fabrication de porcelaine à Bayreuth, mais il lui attribue un genre de produit se rapprochant des terres vernissées de Boettger qu’on attribuait à ce dernier. Les pièces suivantes pourraient confirmer l’opinion du docteur Brinckmann par leurs marques et surtout par la date de 1742, époque à laquelle cette fabrication était abandonnée à Meissen. Nous avons essayé plusieurs de ces pièces; l’acier les raie plus facilement que celles de Boettger.

40. — Terre rouge vernissée. — Assiette décorée sur le marli de têtes de lion qui supportent des guirlandes; au centre, des armoiries à trois fleurs de lis; marque en or. (Musée de Sèvres, n° 12500.)

41. — Terre rouge vernissée en brun. — Assiette décorée en or d’armoiries à trois fleurs de lis; au revers en or, le B et les trois premières lettres de la marque précédente. Fabrication de Bayreuth vers 1735. (Musée de Hambourg, 92-175.) .

42. — Même matière. — Pot à couvercle d’étain, décor argent, sur le devant J. C. F. couronnées, ayant d’un côté anno, de l’autre 1742, sans marque. (Même musée.)

43. — Même matière. — Assiette, décor argent avec l’aigle de Prusse et un F couronné. On en avait conclu que la pièce était de Plauen; elle est certainement de Bayreuth. (Même musée. 93-31.)

44. — Même matière. — Boîte à thé, décor argent et or, personnages chinois; sans marque. (Col. Grollier, n° 14809.)

45. — Terre rouge émaillée en brun. — Plateau, décor argent; marque du dragon en creux. (Col. Kunstgewerbe. de Leipzig.)

46. — Même matière. — Vase, décor argent, chiffre en creux. (Col. Föhring, à Hambourg.)

47. — Même matière. — Pot à bière, décor argent avec cette inscription. On attribue généralement A H à Bayreuth pour les faïences . (Iohanneum, de Dresde.)

48. — Terre vernissée. — Bol avec sujets de chasse et armoiries; cette marque en or inexpliquée. La pièce paraît bien être de Bayreuth. (Vente Gasnault, n° 259.)

Vers 1836, I. C. Schmidt fonda, au faubourg Saint-Georges, une fabrique de porcelaine dure et de faïence fine.

49. — p. d. — Cinq pièces de la fabrique Schmidt à Bayreuth. Entrée 1836. (Musée de Sèvres, n° 2253.) .

50. — f. f. — Cinq assiettes et une soupière, quatre de ces pièces ont la marque contrefaite de Wedgwood; fabrique de Schmidt, 1836. (Brongniart, descrip. du musée, p. 211, n° 104.)

BERLIN

Table des matières

En 1750, Gaspard Wegeli fit venir des ouvriers de Höchst pour fonder cette manufacture de porcelaine dure qui dut fermer en 1757.

Après une interruption de quatre ans, Gotzkowski établit, en 1761, une nouvelle fabrique dans la Leipsiger Strasse. Certains auteurs affirment qu’il n’y eut pas d’interruption et que Gotzkowski possédait en même temps les deux établissements; ce qui semble douteux. Dans tous les cas, il avait acheté les modèles et le matériel de Wegeli et lui avait pris son modeleur E. H. Reichard.

Le roi Frédéric II avait envoyé de Meissen plusieurs artistes, des modèles, le matériel et même des pâtes, ce qui explique la beauté des produits de Berlin à cette époque. En 1763, il acheta l’établissement et lui fit atteindre son plus haut degré de perfection.

Depuis 1790, la manufacture royale avait été réunie à celle de Charlottenbourg, qui finit par devenir le centre de fabrication.

C’est à Berlin qu’on prétend avoir inventé, en 1753, l’impression sur porcelaine. L’historique de Worcester mentionne cependant que l’impression dite transfert y aurait été pratiquée dès 1751.

Vers la même époque, on imita à Berlin la dentelle d’or comme décor et on fit de la lithophanie.

Les directeurs de la manufacture furent, en 1763, Grieninger; en 1798, Klipfel; en 1802, Rosenstiel; en 1832, Frick; en 1848, Kolle.

Les principaux modeleurs étaient: H. Reichard-Meyer, 1753-1786; Efster, modeleur d’animaux; Müller, 1785-1789.

Les principaux peintres étaient: Clauce, 1763-1803; Böhme, 1763-1789; Klipfel, 1763-1786; Clauce II,1792-1808; Müller, 1798-1832.

MARQUES DE WEGELI

Sous Wegeli, la porcelaine est bonne et la couverte assez épaisse pour lui donner presque un aspect de porcelaine tendre.

51. — a. p. d. — Un homme et une femme près d’un arbre et d’un vase; marque en bleu g. f. La qualité empêche la confusion avec Wallendorf qui a la même marque. (Kunstgewerbe-Museum, Berlin, 75, n° 73.)

52. — a. p. d. — Assiette, décor de croisillons, de rinceaux, de fleurs et de bouquet en bleu g. f., couverte toujours épaisse et inégale; la marque et le 6 en bleu g. f., le reste en creux. (Col. Grollier, n° 14289.)

Cette disposition de chiffres se retrouve presque toujours sous Wegeli.

53. — a. p. d. — Plateau blanc en forme de feuille; le W en bleu g. f., les chiffres en creux. (Musée de Sèvres, n° 7278.)

54. — a. p d. — Assiette avec paysages en camaïeu violet et les armes du comte Gotter, le W en bleu g. f., les chiffres en creux. (Musée de Hambourg, 85-195.)

55. — a. p. d. — Cabaret décoré de fleurs. Toutes les pièces ont le W en bleu g. f., le plateau a eu plus en creux, une soucoupe a le W en creux, très rare, quand ce n’est pas pour la série; une autre soucoupe a et la I tasse 90. (Même musée, 96-480d.) II

56. — a. p. d. — Vase à jour, le bouton formé d’un jeune homme, décor fait avec une sorte de laque, comme pour les premières grandes pièces de Meissen. Quoique sans marque, la pièce est de Wegeli. (Kunstgewerbe, Berlin.)

57. — a. p. d. — Vase, col à jour, fleurs rapportées; le W en bleu g. f. malgré l’absence de chiffre en creux, la pièce est bien de Berlin et non de Wallendorf. (Musée de la manufacture de Charlottenbourg, n° 1977.)

58. — a. p. d. — Assiette vannée avec fleurs de convention; le W en bleu g. f., en outre, un second W en creux avec des chiffres. (Même musée, 26-76.)

59. — a. p. d. — Un lion sur un rocher; marque en creux; nous n’avons pas trouvé les chiffres de série . (Col. Franks, n° 169.)

60. — a. p. d. — Homme et femme près d’un vase, le W en bleu g. f. sur le socle, en dessous les chiffres en creux. (Même col., n° 170.)

61. — a. p. d. — Enfant à moustaches, portant un baudrier et un sabre, couleurs très glacées, même le noir, couverte moins épaisse qu’à l’ordinaire, le W en bleu g. f., les chiffres en creux. (Col. Grollier, n° 13982.)

62. — M. Chaffers a relevé cette marque de Wegeli en creux sur un vase de Berlin du début. La décoration semble bien moderne pour l’attribuer à Wegeli, qui s’est retiré vers 1757. Il en est de même pour la tasse suivante attribuée à Wegeli à la vente Diamond.

63. — a. p. d. — Tasse avec trophée de drapeaux pourpres et d’attributs de pêche; la soucoupe a des attributs de jardinage; la tasse seule a la marque et un trait en creux; pâte sans transparence, couverte épaisse, couleurs bien glacées. Le décor semble postérieur à 1757. (Col. Grollier, 13979.)

Demmin donne la même marque en bleu et Ris Paquot en rouge.

64. — M. Chaffers a relevé cette marque sur une tasse de la collection Joseph; les épées en bleu, le W en rouge, la soucoupe n’aurait que le W en rouge.

65-66. — Il donne également ces deux marques sans indication de couleur.

Ris Paquot donne la deuxième en rouge.

67. — Demmin donne cette variante en bleu g. f.

MARQUES DE GOTZKOWSKI

La porcelaine peut rivaliser avec celle de Meissen de la même époque; cette qualité facilite la distinction du G de Gotzkowski avec celui de Géra et des autres fabriques qui l’ont employé.

68. — a. p. d. — Soucoupe ornée de fleurs et d’oiseaux; belle qualité ; marque en bleu g. f. Cette soucoupe fait partie d’un cabaret incomplet, la tasse a le sceptre, le sucrier a le G à l’intérieur. On ne peut pourtant pas en conclure que Gotzkowski a employé le sceptre avant 1763. (Kunstgewerbe Museum, Berlin, M. 1320.)

69. — a. p. d. — Soucoupe à imbrications, fleurs coréennes, marque en bleu g. f. (Même musée, M. 1322.)

70. — a. p. d. — Tasse et soucoupe, décor d’oiseaux; la soucoupe a le G en bleu g. f., la tasse, le sceptre en bleu et le 8 en or. (Col Franks, n° 174.)

71. — Marque du modeleur Elias Meyer.

MARQUES DU SCEPTRE

Grâce à l’obligeance du Directeur de la manufacture, M. Heinecke, nous donnons ici la reproduction officielle des marques sous la protection royale à partir de 1763

72-73. — Ces deux sceptres sont les plus anciens.

74. — Puis vient celui-ci dont on s’est servi jusqu’en 1835.

75. — En 1836, on ajoute K P M pour empêcher les imitations .

76. — En 1844, le KPM est surmonté de l’aigle ayant FR sur la poitrine.

77. — En 1847, on marque au cachet avec l’aigle au milieu.

78. — En 1849, même cachet surmonté du sceptre sans les lettres.

79. — Jusqu’à cette époque, le sceptre est court et ne s’allonge qu’en 1870. Quand il était barré, la barre était toujours horizontale.

80. — En 1870, le sceptre s’allonge, la barre du milieu est inclinée et on ajoute le globe et .K P M en rouge pour les pièces décorées à la manufacture

81. — Cette marque est réservée aux pièces du Docteur Segers qui a produit une porcelaine dure presque identique à la porcelaine de Sèvres; mais sa découverte fut postérieure à celle de France.

La marque est en bleu g. f. Ses pièces ne pouvaient être vendues qu’en blanc.

82. — a. p. d. — Tasse à thé et soucoupe décorées de scènes champêtres; la qualité est bonne; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 13981.)

83. — a. p. d. — Cafetière ornée d’oiseaux et d’un semis de fleurs genre Meissen; marque en bleu g. f. (Col. Grollier, n° 13980.)

84. — a. p. d. — Indien et Indienne présentant un panier; la qualité est bonne; les personnages sont un peu jaunâtres; marque en bleu g. f. avec des parties dorées, ce qui est presque unique. (Col. Gasnault, n° 1439.)

85. — a. p. d. — Tasse et soucoupe avec médaillons de personnages allégoriques en brun clair: la soucoupe porte cette inscription: Zum neuen Jahr faite à l’impression. Ce procédé avait été inventé en Angleterre avant qu’on ne l’eût employé à Berlin. (Musée de Sèvres, n° 492 .)

M. Chaffers a dit qu’on marquait la porcelaine dorée et décorée avec le sceptre en brun et la porcelaine blanche avec le sceptre en bleu. Pour nous, la marque brune n’a été employée que rarement et par fantaisie.

86. — p. d. — Sucrier à raies creuses sans décor, aspect grisâtre, marque consistant en une espèce de trait brun . Berlin 1808. (Musée de Sèvres, n° 4956.)

87. — a. p. d — Tasse et soucoupe; la tasse a le buste de Frédéric la Grand et 1786, date de sa mort et la signature du peintre; la soucoupe a le nom de ses victoires; marque du sceptre en bleu g. f. (Col. Franks, n° 177.)

88. — a. p. d. — Enfant bacchant, pièce faisant partie d’un groupe; marque du sceptre court en bleu g. f. et C M en creux, initiales du modeleur Müller ou peut-être de Meyer. (Col. Grollier, n° 13983.)

89. — a. p. d. — Juit en houppelande violette, socle carré ; marque en bleu g. f. en plus en creux, 1804, qui ne peut être pour la série, puisque le K P M ne commence qu’en 1836. La pâte est blanche, les couleurs sont bien glacées. (Col. Grollier, n° 13978.)

90. — a. p. d. — Cadre avec paysage; marque en creux. (Musée de Sèvres, n° 2246 29. )