Maxime un destin déloyal - Eric Touzalin - E-Book

Maxime un destin déloyal E-Book

Eric Touzalin

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Beschreibung

Rechercher un homme, qui plus est son père, dont on ne sait rien, où presque rien, n'est pas tache facile. Surtout quand tout est fait pour vous empêcher de le retrouver. Pourquoi se cache t-il ? Où essaie t-on de le cacher ? Pourquoi sa propre mère crée un véritable blocage qui l'empêche de le retrouver ? Qu'a t-elle donc à cacher ? Mais c'est sans connaitre la ténacité de Maxime, malgré l'handicap de pouvoir effectuer son enquête que pendant ses périodes de congés, et de n'avoir que très peu de renseignements. Arrivera t-il petit à petit à percer les secrets qui font que ce père reste introuvable ? Va t-il réussir à le retrouver cet homme si mystérieux ? Beaucoup de questions qui ne peuvent rester sans réponse. Suspens garanti....

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Veröffentlichungsjahr: 2019

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Sommaire

Chapitre

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Chapitre

(1)

Récemment nommé responsable, au sein d’un cabinet d’expertise comptable, Maxime officiait brillamment.

Marié, père de Katia, une petite fille de deux ans, il était heureux.

Pourtant il avait eu une enfance difficile, son père étant parti quand il avait six ans, pour vivre une autre vie avec une jeune femme, qui soi-disant le quittait trois mois plus tard. Il avait essayé de revenir à la maison, mais sa mère n’avait pas accepté son départ, elle lui avait dit :

– Tu es parti, et bien retourne d’ou tu viens. Tu nous as abandonnés, Maxime et moi nous ne te connaissons plus. Maxime adorait son père, cette rupture fut traumatisante pour lui. Sa mère ayant interdit à son père de réintégrer leur foyer. À la suite de cette altercation, son père se retourna, et s’en alla. Ce fut la dernière image qui lui resta de cet homme au regard sévère et aux yeux tristes.

Maxime se souvenait encore de son père. Encore une fois, il sentait monter en lui une forte envie de le retrouver, mais où chercher ? Là était la question ! Était-il encore vivant ? Était-il mort ? Il ne le pensait pas. En tout cas, il n’en avait jamais entendu parler.

Quand il demandait à sa mère :

– Sais-tu ce qu’est devenu papa ?

Elle répondait :

– Oui, il n’existe plus !

Maxime avait du mal à accepter cette réponse, il voulait savoir ce qui s’était passé exactement. Il ne croyait pas que son père ait pu l’abandonner comme ça sans raison valable, en ce jour du 21 juin 1950, il pensait, il pensait à son père.

Dans deux semaines il serait en congé, il profiterait de cette période pour essayer de le retrouver. Déjà, savoir ce qu’il était devenu vingt-six ans plus tard.

– Je vais en parler avec Odile, se dit-il !

Odile c’est cette fille qu’il avait rencontrée un soir chez des amis, une femme douce, souriante, sensible, et aussi très belle. Il en était tombé follement amoureux et l’avait épousée un an plus tard, un jour de printemps.

Il aimerait bien qu’Odile accepte de l’aider pour enfin découvrir ce qu’il était devenu.

Aujourd’hui, c’était dimanche Maxime était là, devant la télé, Odile lisait un roman et Katia sa petite fille habillait ses poupées.

–Chérie, j’ai une petite idée pour nos vacances, dit Maxime.

Comme nous n’avons rien de prévu, j’aimerais bien continuer les recherches sur mon père.

Odile leva la tête, réfléchit, et répondit.

–Oui je veux bien, mais si ta mère l’apprend, elle va encore se révolter. Tu sais bien ce qu’elle en pense de tes recherches !

– Oui, je le sais ! Dit Maxime et c’est pour cela que je veux continuer. Je ne trouve pas cela normal qu’elle veuille à tout prix m’empêcher de retrouver papa. Cela me tracasse, et j’ai décidé de savoir, et je le saurai. Demain, j’enverrai un courrier à la mairie de La Rochelle, pour être sûr qu’il ne soit pas décédé. Car c’est là-bas qu’il est né. Et s’il est mort, cela figurera sur son extrait de naissance.

Maxime se rappela qu’à l’époque son père avait un bon copain du côté de Saumur. L’été pendant les vacances scolaires, ils lui rendaient visite quelques jours pour pêcher en Loire. Son père adorait la pêche.

– Nous irons à Saumur, j’essaierai de retrouver le copain de papa.

Nous en profiterons pour visiter la région, en plus il y a un magnifique Château. Toi ma chérie, qui adore les monuments historiques, je pense que cela devrait te plaire.

– Tout à fait, répondit Odile.

Maxime vivait à Blois, à l’entrée de la ville dans une maison qu’il venait de faire construire. Sa mère habitait dans le centre-ville, ce qui lui permettait de lui rendre visite assez souvent.

(2)

Les vacances arrivèrent. Maxime préparait les bagages. Il avait

reçu le courrier de la mairie de La Rochelle, son père n’était pas déclaré décédé. Sa mère était au courant de ses recherches, ce qui l’avait mise dans une affreuse colère. Maxime ne s’en souciait guère, il voulait connaître la vérité. En plus, il était certain qu’Odile l’aiderait.

Le lendemain matin, ils partirent par le premier train, direction Saumur. Pendant tout le trajet, il pensa et il essaya de planifier ses recherches . Mais pourquoi sa mère lui cachait-elle l’existence de son père ? Il se souvenait des moments où il l’entendait se fâcher avec sa mère, mais cela ne lui paraissait pas être suffisant pour qu’un père décidât soudain de partir sans ne plus jamais revenir.

Arrivé à Saumur, il fila directement à la mairie où il entra et demanda à une secrétaire :

– Je désirerais connaître l’adresse d’une personne à Saumur, car je ne l’ai pas trouvé sur l’annuaire. Il est vrai ! Qu’il n’a peut-être pas le téléphone.

– Adressez-vous à ma collègue d’à côté, c’est elle qui s’occupe de l’état civil, elle vous renseignera.

Maxime s’approcha du guichet et demanda à la personne :

– je voudrais connaître l’adresse de monsieur Robin Jean Robert.

La jeune fille alla consulter le registre.

Robin…Robin, Marc, Pascal, Jean Louis, ah ! Jean Robert ! ça y est, né le

21 février 1920. C’est cela ?

– Cela correspond, répliqua Maxime.

Voici l’adresse :

Maxime remercia la secrétaire. S’adressant à Odile, il dit :

– Avant d’aller à cette adresse, nous allons chercher un hôtel, ensuite on achètera un plan de la ville, puis nous nous rendrons à l’adresse indiquée, et si Dieu le veut, nous nous adresserons à la bonne personne.

Une fois l’hôtel retenu, Maxime acheta un plan et chercha son adresse : Rue de la croix verte. Maxime consulta son plan, et un instant plus tard il s’exclama :

– Ça y est, j’ai trouvé !

Il regarda où il se situait exactement et constata :

– Nous en sommes à deux pas, on si rendra a pied, cela nous promènera.

En effet, ils eurent à peine cinq cents mètres à parcourir pour arriver à cette adresse. Quelques minutes plus tard, ils se trouvèrent devant la maison. Maxime sonna une fois, personne ne répondit. Il insista, et là une voix répondit :

– Une seconde j’arrive !

La porte s’entrouvrit, un homme apparu et dit :

– C’est pourquoi ?

Maxime regarda l’homme, et il sentit venir une petite larme dans le coin de ses yeux. Il avait la gorge serrée, il ne pouvait plus rien dire. Il reconnut ce monsieur. Certes il avait vieilli, mais il le revoyait avec son père quand ils se donnaient de petites tapes amicales sur l’épaule, plaisantant ensemble. Là, c’était toute son enfance qui défilait dans sa tête.

L’homme, lui ne l’avait pas reconnu. Il redemanda !

– C’est pourquoi ?

Maxime fixa l’homme, et lui dit.

– Je suis Maxime Ferrera, le fils de Lucien.

L’homme le regarda, et dit d’une voix très douce, Maxime, Maxime ferre….

Il ne put prononcer le nom en entier. L’émotion s’était emparée de lui, il n’en croyait ni ses yeux ni ses oreilles.

Quelques secondes plus tard, l’homme se reprit et dit :

– Entre Maxime, entrez donc toi et ta famille, je suppose que c’est ta femme et ta fille qui t’accompagnent ?

– Oui, en effet, répondit Maxime avec un large sourire de soulagement.

Il fut heureux de voir que l’homme le recevait à bras ouvert.

– Quelle bonne surprise répliqua l’homme. Ah si je m’attendais à celle-là ! La dernière fois que je t’ai vu, tu n’étais pas plus grand que ça, dit-il en montrant sa main à la hauteur de sa cuisse. Eh oui ! Ça fait un bail. Alors que deviens-tu maintenant ?

– Et bien j’habite et je travaille à Blois, dans un cabinet d’expertise comptable !

– Comptable ! reprit l’homme, tu ferais bien de me donner des cours, car je n’ai jamais été fort dans cette matière !

– Mais si tu es venu ici, il doit y avoir une bonne raison, hein ?

– Oui c’est cela, dit Maxime, c’est au sujet de mon père.

– Eh bien! ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu. La dernière fois ça remonte à trois ans. Il s’est présenté à ma porte, comme tu viens de le faire, je l’ai fait entrer et on a discuté du bon vieux temps pendant plusieurs heures. Tu te rappelles ?

Tu te rappelles Maxime, les parties de pêche que l’on faisait ?

Ah ! À cette époque il y avait du poisson dans la Loire, maintenant c’est autre chose. Il y en a toujours, mais ce n’est pas pareil, et puis j’ai peur de tomber à l’eau et de ne pas pouvoir en ressortir.

– Puis il m’a parlé aussi de toi, de l’histoire.

– Quelle histoire ? reprit Maxime.

– Et bien heu…, tu n’es pas au courant ? Ton père ne t’en a pas parlé ?

– Mon père, ça fait vingt-six ans que je ne l’ai pas vu !

L’homme leva la tête, baissa les yeux, et on l’entendit murmurer :

– Ça, il ne me l’a pas dit. Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas possible, qu’il n’ait pas pu te revoir. Une larme commença à apparaître aux coins de ses yeux.

Maxime lui mit une main sur l’épaule et lui dit

– Monsieur Robin, monsieur Robin, remettez-vous ! L’homme essuya ses yeux et regarda Maxime.

– Il faut tout m’expliquer, je ne suis au courant de rien. Ma mère m’a toujours tout caché. Elle n’a jamais voulu que je revoie mon père.

L’homme regarda Maxime dans les yeux :

– D’accord, d’accord répondit-il, je vais tout t’expliquer.

(3)

J’ai connu ton père en 1943 pendant la guerre, nous étions soldats et notre section au cours d’une reconnaissance de terrain était tombée sur une patrouille allemande. Ils nous ont surpris et ils ont tiré les premiers. Nous étions six soldats à avoir pu nous en échapper par miracle. Parmi ces six soldats, il y avait donc ton père et moi. Nous nous sommes retrouvé tous les deux perdus dans un bois. Nous avons passé la nuit, caché sous des arbres morts et nous avons attendu le matin pour repartir, car nous ne connaissions pas les lieux.

Une dizaine de kilomètres plus loin, nous sommes arrivés dans une ferme. Nous avons vu le fermier et nous lui avons raconté notre mésaventure. C’était un brave homme qui nous a immédiatement pris en charge, et avec son accent du terroir, nous a dit :

– Eh ben, les gars, ce n’est pas l’moment d’aller vous promener, car les boches y vous cherchent. Y sont passés déjà c’matin à quatre heures, y ont foutu un bordel inimaginable, y ont regardé partout, mais ce n’est pas grave, on ne va pas se laisser emmerder par ces cons, hein ?

Vous allez rester planqués pendant quelque temps dans la cave. La Louise vous apportera vos repas, surtout ne sortez pas, en tout cas pas pour le moment, autrement je vais vous rentrer à coup de pied au cul. Compris ?

Donc, nous sommes restés planqués dans cette cave pendant trois semaines.

Nous trouvions le temps long. Les seuls moments de plaisir que nous avions, c’était quand la Louise nous apportait nos repas. La Louise c’était la bonne à la ferme, elle avait tout juste dix-neuf printemps. Et quand elle arrivait, ton père ne disait plus rien, il la regardait, il l’admirait. C’est vrai qu’elle était belle, avec ses longs cheveux, ses yeux couleur noisette. Je le voyais bien qu’il se passait quelque chose entre elle et ton père.

– Mais Louise ! c’est le prénom de ma mère répliqua Maxime, c’était donc ma mère ?

– Oui, mais nous n’en sommes pas là, dit l’homme en souriant, laisse-moi continuer !

Quand nous sommes sortis de cette cave, le fermier nous a proposé de rester travailler à la ferme, c’était plus sûr. Les Allemands ne nous cherchaient plus. D’ailleurs ils n’étaient plus dans le coin. Ils étaient partis beaucoup plus loin dans les villages. Il y en avait bien quelques-uns qui passaient de temps en temps, mais c’était rare. Il fallait faire quand même attention, mais on les voyait arriver de loin.

Nous acceptions donc de rester, moi parce que je ne savais pas où aller, et ton père pour la même cause, mais surtout pour une autre chose, dit-il en souriant.

— Ma mère ! répliqua Maxime.

– Eh oui ta mère ! Enfin la fille qui allait devenir ta mère, et ça ne va pas être facile tu vas voir. Mais avant de te raconter la suite, je voudrais te dire. Si j’accepte de te raconter cette histoire, c’est par respect pour ton père, car je n’aurais jamais cru que Louise ait pu faire ce qu’elle a fait par la suite, c’est-à-dire t’éloigner de lui.

Maxime passa ses mains dans ses cheveux, regarda l’homme puis lui proposa de suivre la conversation le lendemain.

– Je reviendrai demain si vous le voulez bien, monsieur Robin, car il commence à se faire tard, et il faut que l’on finisse de s’installer à l’hôtel.

– Oui, c’est cela, répondit Monsieur Robin, va te reposer, on verra ça demain.

Maxime rentra à son hôtel tenant sa femme d’une main, et sa fille de l’autre. Il marchait tête basse, il ne savait pas ce qu’allait lui dire Monsieur Robin. Lui qui avait très bien connu son père et sa mère.

Que s’était-il donc passé durant toutes ces années ? Surtout où était ce père ? Où était-il ? Pourquoi ne l’avait-il jamais revu, il ne savait pas, il ne savait plus. Il ne comprenait pas que sa mère lui ait tout caché, et il commençait à lui en vouloir. Il lui demanderait des explications dès qu’il rentrerait, ça, c’était sûr, et il faudra qu’elle parle. Qu’elle lui parle, même si après elle ne devait plus jamais lui reparler. Il s’en fichait, car il était certain maintenant qu’il connaîtrait bientôt la véritable raison de ce mystère.

Le lendemain matin, Maxime se réveilla vers neuf heures. Il se leva sans bruit, s’habilla, et descendit prendre un petit déjeuner.

Aujourd’hui, le temps était triste, il pleuvait. Lui aussi ça lui arrive de pleurer, pensa-t-il, il doit être comme moi, en attente de meilleures nouvelles.

Maxime poussa un long soupir, franchit la porte et reprit la direction des quais, à la recherche de son histoire.

(4)

Maxime arriva à grands pas. Monsieur Robin était là, devant chez lui, contemplant la Loire. Il le fit entrer tout de suite, l’invita à s’asseoir, puis lui proposa un café. Maxime accepta en le remerciant.

L’homme lui prépara son café, et s’en servit un aussi.

Monsieur Robin vivait seul, à le voir on sentait que c’était un homme solitaire, renfermé sur lui-même.

Avant de s’installer à côté de Maxime, il lui tapa sur l’épaule d’un geste lent et délicat :

– Alors petit, comment vas-tu ce matin, tu n’as pas amené ta petite famille ?

– Non, je les ai laissés se reposer, après tout c’est les vacances, il faut bien en profiter.

– Tu as raison, dit monsieur Robin, et je crois même que c’est mieux ainsi. Car ça me gênait de raconter la vie de tes parents devant ta femme et ta fille. Je préfère que nous soyons tous les deux seuls en tête à tête. Bon ! Dis-moi, j’en étais où hier soir dans cette fameuse histoire ?

– Vous m’avez parlé de cette ferme où vous étiez cachés, répliqua Maxime.

– Ah oui ! Ça y est ! Je me souviens !

Bon, continuons. Nous sommes restés dans cette ferme jusqu’à la fin de la guerre. On travaillait et en contrepartie nous étions nourris et logés, on était bien. Quand la guerre fut finie, et bien il fallut partir. On ne risquait plus rien, enfin on le croyait. Nous nous présentâmes à la mairie de cette petite commune où l’on s’était planqué pendant deux ans. Il le fallait bien, nous étions encore soldats, on avait toujours nos fusils, il fallait bien les restituer à la mairie.

Ce sont deux gendarmes qui nous ont accueillis, ils nous ont traités de déserteurs, de planqué. Eh oui ! Quand on s’est échappé de cette fusillade et bien pour eux il aurait mieux valu que l’on rejoigne un régiment, n’importe lequel nous disaient-ils, au lieu de vous planquer et de finir la guerre tranquillement. Ah oui ! On aurait dit que ça dérangeait ces deux cons, que nous ne nous soyons pas fait tuer à la guerre. Alors qu’eux ils ne risquaient rien !

Dit entre nous ? Qui étaient les collabos à l’époque, d’entre les flics et les braves gens ? Hein ? Tu peux me le dire ? Surtout quand ils obéissaient aux ordres de Pétain. Et tu sais heureusement que ce brave homme qui nous avait planqué pendant deux ans faisait partie du conseil municipal, autrement je crois qu’on y serait encore en train de s’expliquer avec ces deux bons à rien.

Il est arrivé par hasard, et nous a vu tous les deux assis sans savoir quoi dire, il s’est avancé et a demandé aux gendarmes d’un ton mal aimable :

Qu’est-ce que vous leur voulez à ces deux p’tits gars ?

– Toi Eugène, ne viens pas nous emmerder répliqua l’un des deux gendarmes, ce sont des déserteurs qui se sont planqués pendant toute la guerre, ils doivent passer en conseil de guerre.

Le gendarme n’avait pas fini ces mots, qu’Eugène, notre brave fermier et sauveur, se mit à pousser une gueulante :

– Comment ça ! Vous n’avez pas honte !

De traiter ces deux gars de déserteur, ce sont des rescapés de l’attaque du grand bois. Ils ont failli se faire tuer, pendant que vous deux vous étiez bien au chaud, planqués comme vous l’avez toujours été pendant six ans. Je les ai gardés chez moi, y ont travaillé, je les ai nourris. Car c’est moi qui les ai empêchés de repartir ce soir-là, et même les autres jours. Ils ont été utiles eux, tout le monde ne peut pas en dire autant, dit-il en regardant ces deux braves gendarmes dans les yeux. En tout cas, on ne pourra pas les accuser d’avoir fait envoyer des innocents dans les camps de la mort ! Et d’avoir fait prendre des braves gens pour quelques kilos de cochon, répliqua un autre homme assis au fond de la mairie.

Les deux gendarmes n’insistèrent pas devant l’influence des hommes qui se trouvaient là.

– Bon ça va ! Dis un des deux gendarmes, on ne pouvait pas savoir.

On reprend vos fusils, on vous signe votre feuille et on en parle plus.

– Oui ! ça vaut mieux, répliqua Eugène, où je crois que je vais devenir désagréable.

Une fois nos formalités accomplies, nous nous approchâmes du brave Eugène pour le remercier.

– Je n’ai pas besoin de merci, nous dit-il. Car j’vous ai p’tete rendu service, mais vous aussi, vous m’avez rendu service, et dans c’te période de merde ça m’a ben aidé, aller les p’tit gars foutez moi le camp chez vous et donnez-moi d’vos nouvelles de temps en temps.

J’étais prêt à partir quand ton père resta devant Eugène et lui demanda :

– Dites-moi Eugène, vous n’auriez pas encore besoin de quelqu’un pour vous aider à la ferme. Les moissons vont bientôt arriver et il faut du monde pour battre les blés.

– Ah toi j’te vois venir ! Répliqua Eugène, à mon avis t’as oublié quelque chose à la ferme, hein. Eh ben ! écoute mon gars ! J’veux q’tu retournes chez toi d’abord, revoir un peu ta famille, et après tu peux r’venir quand tu veux. Mais j’te préviens, la Louise ! car je sais que tu veux revenir pour elle, eh ben, elle ne te l’a pas dit, mais avant la guerre elle avait un gigolo, et il est parti sur le front on n’a pas eu d’ses nouvelles pendant la guerre, mais si tu reviens et qu’il est là, j’te d’manderai de la laisser tranquille !c’est elle qui choisira, d’accord ?

D’accord ! reprit ton père, en regardant Eugène d’un air déçu.

Nous rentrâmes donc chez nous. Quelque temps après, un beau matin, ton père arriva à la maison. Il m’informa de son intention de retourner chez Eugène pour le temps des moissons. Comme je n’avais pas grand-chose à faire ici, j ’ai donc décidé de repartir avec lui. Ça me faisait à moi aussi l’occasion de travailler un peu.

Quand nous sommes arrivés à la ferme, il y avait Eugène dans le milieu de la cour, il leva les bras au ciel quand il nous vit.

– À ben v’la mes p’tit gars, ça tombe ben on a besoin d’main-d’œuvre, il nous serra dans ses bras et regarda ton père dans les yeux.

Tu t’rappelles ce que j’t’avais dit quant t’es parti au sujet d’la Louise, et ben il est r’venu eh oui ! Une semaine après qu’vous soyez parti, il est r’venu. Dans un sale état, mais il est r’venu, et c’est tant mieux, car c’est un bon gars lui aussi. Alors toi Lucien, tache de pas faire le con, car j’lui ai dit que j’avais planqué deux gars pendant cette foutue guerre, mais j’lui ai pas dit qu’y en avait un qui avait chatouillé la Louise, alors tu ne dis rien tu attends.

C’est à elle de faire son choix.

Après avoir fait la morale à ton père, il nous fit entrer à la maison.

Là dans le fond de la pièce se trouvait assis un jeune homme assez maigre, fatigué par tout ce temps passé sur le front, et à côté, debout la Louise, qui jeta un regard sévère à ton père, et qui tourna la tête pour regarder le jeune homme en lui faisant un beau sourire.

C’est elle qui fit les présentations. Elle s’adressa au jeune homme, et lui dit :

– Robert, je te présente les deux jeunes gens qu’Eugène a cachés pendant la guerre. Puis se retournant vers nous, elle nous dit :

– Messieurs, je vous présente Robert, mon futur fiancé qui m’a énormément manqué pendant toute cette guerre.

Ton père le regarda droit dans les yeux, et lui fit un petit signe de tête, en guise de bonjour, puis il se retourna vers Eugène, et lui demanda :

– Alors Eugène à part ça comment ça va ?

– Ça va, ça va, reprit Eugène, mais c’est à vous les p’tits gars qu’il faut demander cela.

– Bon, mon petit Maxime maintenant on va faire une pause, lui dit Monsieur Robin, car à force de causer je commence à avoir soif.

Veux-tu prendre un café ?

- Non merci ! répliqua Maxime.

Maxime ne s’attendait pas à ce que lui racontait Monsieur Robin, et ce n’était pas fini. Après une petite pause, l’homme continua son histoire.

Quelques jours plus tard, ton père se trouva nez à nez avec la Louise. Ils étaient tous les deux dans la grange de la ferme, et moi je me trouvais aussi dans cette grange en train de ronfler dans le foin.

Il ne m’avait pas vu. Leur intrusion me réveilla. J’ai pu entendre toute leur conversation.

Ton père lui demanda ce qu’elle avait l’intention de faire, elle se fâcha et lui dit ;

– Je t’interdis de parler à Robert de notre aventure, car c’est lui que j’aime, tu n’es qu’un salaud. Il a fallu que tu me mettes enceinte un mois avant qu’il revienne, et ça, je ne te le pardonnerai jamais !

– Comment ça ! Tu es enceinte de moi, et tu ne me l’as pas dit.

Reprit ton père ! Comment veux-tu cacher ça à Robert ?

– Ça, c’est mon problème. Mais ce sera lui, le père de l’enfant, et toi tu ne seras rien, comme tu l’as toujours été !

Moi, je n’osais pas bouger. Mais crois-moi, j’avais une sacrée envie de lui mettre une gifle.

Ton père pleurait comme un gamin. Il la suppliait de partir avec lui pour élever cet enfant et vivre heureux. Mais rien à faire, elle resta ferme et décisive, c’était non. Elle demanda même à ton père de partir d’ici, et de ne jamais y revenir.

Alors là ton père la regarda, la prit par les épaules en la secouant, et lui dit :

– Ça jamais, tant que tu vivras je te suivrai. Je connaîtrai mon enfant, et si tu essaies de me chasser ou de me faire chasser, je dirai tout à Robert. Oui, il connaîtra notre aventure, il sera certainement moins amoureux. Tu t’es servi de moi comme remplaçant Louise, quand il te fallait un homme tu venais me voir, ce n’est pas moi qui t’ai cherchée, tu n’arrêtais pas de me regarder avec des yeux doux, tu aurais dû me dire que tu aimais quelqu’un d’autre, tu m’as trahi.

Et ça, je ne te le pardonnerai jamais, à moins que tu ne reviennes avec moi.

La Louise tourna les talons et s’en alla elle aussi en pleurant.

Quand ils furent tous les deux partis, je me relevai, et là, je restai un moment sans bouger et sans savoir quoi faire. Un moment après, je sortis de cette grange. Je pris la direction des prés, et ton père me rejoignit. Je fis celui qui n’était au courant de rien, mais c’est lui qui m’en parla :

– J’ai parlé à Louise tout à l’heure dans la vieille grange, et tu ne devineras jamais ce qu’elle m’a appris !

– Oh si, je le sais, il faut que je te dise, quand vous êtes rentré dans la grange, moi je dormais dans le foin. Je n’ai pas osé bouger.

– Alors tu as tout entendu ? Me demanda Lucien.

– Oui, j’ai tout entendu !

– Eh bien tant mieux ! Ça m’évitera de te le raconter. Et là, il s’est allongé par terre et s’est mis à pleurer, je l’ai laissé chialer, car ça ne pouvait lui faire que du bien. Au bout d’un moment, il s’est relevé et m’a demandé :

– Dis Jean Robert, dis-moi ce que je dois faire, car moi je ne sais plus. Je lui en veux énormément, et aussi je l’aime !

– Bon, il faut d’abord que tu te ressaisisses, et après on verra. Pour le moment, le mieux est de ne rien dire à personne, et de faire comme s’il ne s’était rien passé. Demain, on verra.

Le lendemain, je me levai de bonne heure afin de trouver Eugène et de lui parler. Je fis le tour de la ferme, et là, je vis Eugène en train de nourrir les bêtes.

– Bonjour Eugène ! Comment ça va ce matin ?

– Bien, bien, je te remercie, et toi Jean Robert comment vas-tu ?

Ça va, ça va ! Mais je voudrais vous parler pendant que nous sommes seuls !

– Ah oui ? Qu’est-ce qui se passe mon gars, y a un problème ?

– Eh oui ! il y a un problème, et même un gros !

– Et là je lui ai tout expliqué.

Ah là ! Mon gars tu m’fous un coup de pied au cul, la Louise est enceinte maintenant, et ben on n’est pas dans la merde !

Et maintenant que comptez-vous faire ?

– Je n’en sais rien, il va falloir que l’on décide de la suite, car Lucien est complètement abattu. Il va falloir trouver une solution qui limiterait les dégâts !

– Ça m’embête de vous dire ça Eugène, mais je crois que le mieux c’est qu’on s’en aille, car Lucien va foutre la merde si on reste là.

On va lui parler tous les deux et il faut que vous insistiez pour que l’on parte.

– Oui, t’as raison, répliqua Eugène, aller vient, on va le voir !

Quand nous arrivâmes à la chambre où nous logions Lucien et moi, nous vîmes Lucien assis sur le lit, le regard figé. Dès qu’il nous a entendus, il s’est tourné, il a pleuré, je crois qu’il avait compris ce que nous venions lui dire.

Après une bonne heure de discussion, nous fîmes nos bagages, et nous partîmes, sans nous retourner, car je sentais la tristesse d’Eugène.

Ton père rentra avec moi à Saumur. Il y resta quelques semaines puis il repartit revoir sa famille.

Et c’est quelques mois après que je vis arriver un beau matin quelqu’un que je n’aurais jamais imaginé revoir un jour, eh oui ! Ta mère, la Louise !

(5)

Une valise à la main, un air triste, elle arriva vers moi et me demanda !

– Sais-tu où je pourrai trouver Lucien ?

– Que lui veux-tu ? Lui demandais-je :

– Je veux lui parler !

– Tu ne crois pas lui avoir fait assez de mal comme ça ? répliquaije.

Et elle s’est mise à m’expliquer ce qui lui était arrivé à la ferme.

Quelque temps après notre départ, Robert est tombé gravement malade.

Une sale blessure qu’il avait eue à la guerre s’était infectée et lui a donnée la gangrène. Il est mort quinze jours après.

Maintenant, elle était seule, avec bientôt un gamin à élever. Et à cette époque-là, pour une femme se retrouver seule avec un bambin, s’était très mal vu, ce n’était pas facile. Le bambin, c’était toi, mon petit Maxime ! Tu allais devenir un sacré problème !

Je ne lui ai pas donné l’adresse de ton père, mais je lui ai demandé de rester ici. Par contre, j’ai écrit à ton père, et nous avons attendu la réponse chez moi !

En guise de réponse, ton père est arrivé tambour battant heureux comme un jeune coq, il ne se souvenait déjà plus de la souffrance morale qu’elle lui avait fait subir.

Enfin ! ! On dit bien que l’amour est aveugle, mais c’est bien vrai !

Moi j’étais contre ces retrouvailles, car je ne croyais pas à la sincérité de la Louise. Mais je ne voulais pas non plus me mettre entre ton père et la fille qui allait devenir ta mère. Alors j’ai pris un air satisfait, et quand ils sont partis je leur ai souhaité beaucoup de bonheur.

Ils se sont mariés deux mois plus tard, je les ai revus de temps en temps avec toi quand vous veniez à la pêche, et après je n’ai plus revu personne. Sauf toi maintenant qui viens me rendre visite pour savoir le passé de tes parents.

Maxime !me dit Jean Robert, je veux que tu retrouves ton père, et savoir ce qu’il est devenu, car c’était un homme formidable, certes un peu naïf, mais avec un grand cœur. Et je suis sûr que si tu ne l’as pas revu depuis tout ce temps, c’est involontaire de sa part. Car lui il t’aimait plus que tout au monde.

Maxime resta toute la semaine à Saumur avec sa femme et sa petite fille, histoire de visiter la région et aussi le château, ensuite ils repartirent à Blois.

Les jours suivants, Maxime prit contact avec le commissariat de Blois. Il expliqua aux policiers son histoire.

– Nous allons faire une enquête, Monsieur Ferrera, lui indiqua un policier. En cas où votre père se trouverait encore dans la région de Saumur. Quelque temps plus tard, il reçut le résultat de l’enquête.

Son père n’était plus à Saumur, il était, il y a encore quelques années, domicilié à Tours. Une adresse était mentionnée sur le rapport d’enquête. À l’heure actuelle, il n’est connu à aucune autre adresse, mais ce qui rassura Maxime c’est qu’il n’était pas déclaré décédé.

Il décida donc de partir pour Tours le lendemain matin. Mais Odile ne voulut pas venir avec lui, elle préféra rester à la maison, car ces allées et venues fatiguaient sa petite fille. Il est vrai que pour un enfant ces recherches n’étaient pas très distrayantes. Alors tant pis, Maxime décida donc de partir seul.

Il prit le train pour Tours. Deux heures après il arriva, il chercha la rue mentionnée sur le rapport d’enquête faite par la police. Il la trouva. Cette rue se situait dans le vieux Tours, le numéro de la rue où avait habité son père était le numéro 2. Il s’arrêta devant cette maison. C’était une vieille maison, avec des pierres noircies par le temps. Maxime la regarda, il se demanda qui allait lui ouvrir la porte. Après qu’il ait tiré sur la poignée de la vieille sonnette, reconnaîtrait-il son père si c’était lui qui ouvrait la porte ? Il resta devant cette maison un long moment, avec un pincement au cœur.

Ce pincement qui était celui de la peur et de l’émotion en même temps. Puis il regarda autour de lui. Et là, tout à côté, il y avait un petit bistrot. Il décida donc d’y entrer prendre un verre et d’essayer d’avoir des renseignements sur les locataires de cette maison.

Maxime commanda un café. Le patron du bistrot le lui apporta.

Maxime lui demanda :

– Monsieur, connaissez-vous un certain Lucien Ferrera ?

L’homme réfléchit !

– Lucien Ferrera répéta-t-il, ah oui, ça me revient !

Lulu, il y a quelques années il habitait a coté, ce brave lulu, qu’est-ce qu’il devient maintenant ?

– Eh bien !! justement répliqua Maxime, je le recherche. Lucien Ferrera est mon père, je l’ai très peu connu, il est parti quand j’étais gamin et maintenant je voudrais le retrouver.

- Ah oui ! je comprends ! répliqua le patron du bistrot. Vous feriez mieux de revenir autour de midi. À cette heure-ci, il y aura des anciens qui viennent prendre l’apéro. Et parmi eux, il y en a certainement qui l’auront bien connu, peut-être auront-ils des renseignements qui pourront vous aider dans vos recherches. Moi, je me souviens un peu de lui, mais je l’ai connu peu de temps, seulement quelques mois.

J’ai acheté ce café il y a deux ans et demi à peu près, et quelque temps après mon arrivée je ne l’ai plus revu. J’ai bien entendu des gens en parler, mais je ne me rappelle plus ce qu’ils en disaient. Il vaut mieux que vous reveniez vous serez plus sûr de trouver une information concrète.

Maxime remercia l’homme, et partit se promener à travers les rues du vieux Tours. Il regarda sa montre 9 heures 35, encore deux heures trente à attendre et peut être qu’après aura t’il une piste solide.

(6)

Vers 12 heures, Maxime revint au café. Il y avait là une personne assise autour d’un verre. Quand il l’aperçut, le patron lui fit un signe de la main pour venir le retrouver. Il lui dit :

– Allez donc voir le monsieur assis à la table du fond, celui avec la casquette, il jouait souvent à la belote avec votre père, il pourra peut-être vous renseigner.

Maxime s’approcha de ce monsieur.

– Excusez-moi Monsieur, puis je me permettre de m’asseoir à votre table, juste cinq minutes, j’ai quelque chose important à vous demander. Le monsieur jeta un regard étonné au patron du bistrot, qui lui fit un signe de la tête.

– Et bien ! je vous en prie jeune homme, qu’avez-vous à me demander ?

Je m’appelle Maxime Ferrera. Je suis le fis de Lucien Ferrera. Il y a quelques années il fréquentait ce bistrot et il habitait à côté et je sais qu’à l’époque vous le côtoyez. J’aimerais savoir ce qu’il est devenu ?

–Là, mon garçon, vous me posez une colle, Lulu est parti comme un voleur. La veille de son départ, on a pris l’apéro ensemble comme tous les jours, et le lendemain il avait disparu. Il était parti je ne sais où. Et depuis, plus aucune nouvelle.

À l’époque on s’est inquiété, on a appelé les pompiers pour contrôler s’il ne lui était rien arrivé chez lui, mais l’appartement était vide, plus un meuble, j’en avais conclu qu’il avait foutu le camp en urgence, mais pour quel motif ? Ça, je l’ignore. Si vous non plus vous n’avez plus de nouvelles de lui, vous feriez bien d’aller au commissariat, peut être pourront-ils vous renseigner ! C’est ce que Maxime décida de faire. En attendant, il remercia l’homme pour les renseignements et le temps qu’il lui avait accordé, puis il prit la direction du commissariat.

En arrivant au commissariat il s’adressa directement à un policier de service.

– Bonjour Monsieur, je m’appelle Maxime Ferrera, je recherche depuis plusieurs années mon père. Il a séjourné, cela fait deux ans maintenant, dans un appartement dans le vieux Tours. Et maintenant personne ne sait où il est !

– Adressez-vous au bureau à droite au bout du couloir, un de mes collègues pourra peut-être vous renseigner.

– Je vous remercie Monsieur.