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Une fois de plus, venez rejoindre la famille Marsh dans cette nouvelle, Noël au Château, qui suit le premier tome de la Saga des Marsh, Millie !
Millie et Jeremy reçoivent leur famille au Château Dumont pour Noël.
Bien qu’il s’agisse d’une période de l’année faite pour se réunir et apprécier les bons moments en famille, les deux sœurs, Prue et Cece, ont une idée bien différente de la façon dont elles veulent passer leurs vacances pour les fêtes de fin d’année. Leurs personnalités bien distinctes les amènent à se quereller et leurs cœurs finissent par en souffrir.
Millie ne souhaite qu’une chose, se retrouver dans un environnement aimant et rempli de joie. Mais, alors qu’elle se retrouve au beau milieu de la petite guerre que se mènent ses deux sœurs, Millie se sent complètement épuisée par la situation. De plus, sa mère se conduit de façon bien étrange, sa grand-mère se montre aussi fermée d’esprit qu’à son habitude, et son époux, Jeremy, a ses propres problèmes à gérer concernant ses origines !
La famille de Millie sera-t-elle unie pour ce Noël au Château, ou au contraire, va-t-elle se déchirer de l’intérieur ?
Il est conseillé de lire cette nouvelle après le premier tome de la Saga des Marsh, Millie afin de suivre la chronologie de l’histoire.
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Seitenzahl: 146
Veröffentlichungsjahr: 2020
Noël au Château
Les droits d’auteur ©2020 résident avec l’auteure AnneMarie Brear.
ISBN 978-0-6488003-6-1
Première Publication : 2020 AnneMarie Brear.
TOUS DROITS RÉSERVÉS : La reproduction ou la copie de cette œuvre par quelque moyen que ce soit est interdite sans une autorisation écrite. Cela inclut la reproduction électronique ou photographique d’un extrait de l’œuvre ou de l’œuvre complète.
Les personnages et les situations de ce récit sont fictifs. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé est purement fortuite.
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Noël au Château
AnneMarie Brear
Château Dumont, Nord de la France.
Décembre 1920.
Millie, Lady Remington, enveloppa son fils, Jonathan, dans une couverture avant de le prendre dans ses bras. Il avait mangé, était lavé et sentait le frais et le propre.
— Bon, jeune homme. Tu as été si sage et tu as tellement grandi en si peu de temps que tu peux aller en bas afin de rencontrer ta famille. Ils arrivent d’Angleterre pour te voir et pour passer Noël avec nous.
Elle embrassa ses petites joues bien rondes. Ses cheveux n’étaient encore qu’un petit duvet tout doux et Millie se demandait s’il aurait un jour ses boucles noires.
En passant près de l’encombrante couveuse, elle la tapota comme elle avait pris l’habitude de le faire. Cette couveuse avait été louée et avait sauvé la vie de Jonathan en l’aidant à se développer correctement pendant ces sept dernières semaines.
Il était inhabituel pour quiconque d’avoir une couveuse venant tout droit de l’hôpital chez eux, mais son beau-père, Jacques, avait une connaissance qui travaillait à l’hôpital de Paris et ce dernier le lui avait louée.
Ce geste particulièrement généreux qu’était d’avoir loué cette boîte sans laquelle Jonathan n’aurait pu vivre leur rendait la vie bien plus simple puisqu’ils avaient pu rester chez eux, au château, et qu’ils n’avaient pas eu à faire le voyage jusque Paris.
La naissance prématurée de Jonathan avait été la deuxième pour Millie. Mais son premier accouchement n’avait apporté que du chagrin car son premier bébé était bien trop petit pour survivre. Mais pas cette fois. Malgré le fait que Jonathan était né plus tôt que prévu et qu’il devait rester dans sa couveuse, il s’était beaucoup développé. Il représentait pour elle et Jeremy leur petit miracle.
Millie sortit de la chambre après avoir adressé un hochement de tête ainsi qu’un sourire à Madame Allard, une dame au pair d’un certain âge qu’ils avaient employée afin qu’elle les aide à prendre soin de Jonathan. Elle porta son amour de petit garçon tout en longeant le couloir et passa devant les chambres situées dans l’aile ouest du château. Elle était confiante que ces chambres étaient aussi confortables qu’elle et que son personnel assez limité pouvaient les rendre. Pendant des semaines, ils avaient travaillé d’arrache-pied afin que chaque chambre dispose d’un nouveau lit, de draps propres et d’un feu crépitant dans la cheminée.
Le château avait été occupé par les allemands pendant la guerre et avait également été bombardé. Seule une bonne moitié du château était habitable et Millie se moquait bien que le plâtre ne tienne plus aux murs, que le papier-peint s’effrite ou que les fenêtres ne s’ouvraient pas.
Sa famille était au courant que le château avait eu à traverser la guerre, et Millie et Jeremy faisaient tout leur possible pour rénover l’endroit afin qu’il retrouve sa gloire d’antan, quand la mère de Jeremy y habitait encore.
Le bruit de la sonnette retentit alors qu’elle arrivait à la porte double du Grand Salon ; la première pièce qui avait été entièrement refaite.
Quand les membres de sa famille la virent, ils se mirent à pleurer de joie et se ruèrent vers elle afin de rencontrer le nouveau venu qu’ils n’avaient encore jamais vu.
— Oh, il est si petit, Millie ! dit Mère la voix chantante tout en le prenant dans ses bras. Et tu sembles t’être parfaitement remise de l’accouchement, ma fille chérie.
— Il est tellement mignon !
Prue, sa magnifique sœur aux tendances rebelles, caressa la joue de Jonathan.
— Puis-je le porter, Mère ? demanda Cece, sa plus jeune sœur, le regard rempli de douceur et d’amour alors qu’elle observait le bébé.
— Laisse-moi une minute. Je l’ai à peine pris dans mes bras, répondit Mère avant de s’assoir près de Grand-Mère. Regarde, Mère. N’est-il pas adorable ?
— Evidemment qu’il est adorable. Les bébés moches ne viennent pas de notre famille, rétorqua Grand-Mère qui le regardait par-dessus ses lunettes. C’est un petit battant. Il ira loin dan la vie, vous verrez.
Mère embrassa le front de Jonathan, les yeux larmoyants.
— J’aurais tant aimé que ton grand-père soit présent pour te voir. Il aurait adoré avoir un petit-fils.
Prue acquiesça.
— Et vu comment c’est parti avec Cece et moi, il sera le seul petit-fils de cette famille !
— Parle pour toi ! s’énerva Cece. Je serai mère, un jour. Par contre, toi…
Millie rejoignit Jeremy qui se trouvait près du feu crépitant. Il entoura sa taille de ses bras.
— Il va être gâté.
Jeremy haussa les épaules, un sourire habitant désormais son beau visage.
— Qu’elles le gâtent. Elles ont attendu sept semaines pour le voir à cause du rhume qu’elles ont toutes attrapé. Elles sont restées à l’écart jusqu’à ce qu’elles aillent mieux et jusqu’à ce que Jonathan soit un peu plus fort. Quelques heures à se faire câliner ne lui fera pas de mal. De plus, il ne les verra pas tous les jours, alors il n’y a aucun mal à ce qu’elles le gâtent un peu trop quand elles viennent nous rendre visite.
— Et c’est Noël.
Elle leva la tête pour le regarder, son cœur rempli de joie et d’amour.
— Et c’est Noël.
Son cœur se réchauffa davantage quand Jeremy l’embrassa tendrement et pouvait sentir des picotements agréables sur sa peau.
Après la naissance plus que dramatique de Jonathan, Jeremy avait souffert du retour de son obusite et des épisodes qu’il avait parfois depuis qu’il s’était battu pour son pays lors de la guerre. L’angoisse que Jonathan puisse ne pas survivre lui pesait lourdement sur la conscience et les cauchemars de Jeremy étaient revenus. Toutefois, ils s’en sortaient malgré tout et tentaient de voir au jour le jour comment les choses se déroulaient.
La sonnette retentit à nouveau et Millie attendit de voir de qui il s’agissait. Sophie, l’une des filles qui aidaient au château, entra dans la pièce accompagnée de Monsieur Baudin, le responsable d’exportation du champagne de la propriété. Un français d’un certain âge absolument charmant qui avait récemment appris que Jeremy était son fils.
Cela faisaient sept semaines que leurs rapports étaient tendus. En effet, près de deux mois plus tôt, Millie leur avait dévoilé la nature de leur relation qu’elle avait découverte par le biais des lettres de Camile, la mère de Jeremy.
Cette complicité qu’ils avaient toujours eue n’était plus. Jeremy et Jacques avaient tous deux besoin de temps afin de digérer l’information. Jacques se plongeait dans son travail qui consistait à exporter le champagne du château, et Jeremy passait tout son temps à remettre le château ainsi que le vignoble sur pieds, étant bien déterminé à reproduire la qualité du champagne pour laquelle le Château Dumont était connu avant la guerre.
— Je vous souhaite la bienvenue, Jacques.
Millie embrassa sa joue droite, puis sa joue gauche.
— Joyeux Noël, très chère ! dit-il dans sa langue natale.
— Joyeux Noël, répéta Millie. Votre femme n’est pas avec vous ?
— Non, elle est restée avec sa sœur qui est toujours aussi fragile et malade. J’ai été envoyé ici afin qu’elles puissent rester toutes les deux. Ma femme vous fait ses plus sincères excuses.
Aux paroles de Jacques, Millie se demanda si sa femme avait un jour eu envie de se retrouver en leur compagnie mais décida de ne rien dire. Toutefois, ce mariage avait quelque chose d’étrange.
— Vous vous souvenez de ma sœur, Prue, que vous avez rencontrée l’été dernier ?
— Evidemment. Comment pourrais-je oublier une demoiselle aussi charmante ?
Il adressa une révérence à Prue qui le rejoignit dans un petit saut avant de venir embrasser ses joues.
— Il est bon de vous revoir, Jacques.
— Et je vous présente ma grand-mère, Madame Adeline Fordham, ma mère, Madame Violette Marsh, et mon autre sœur Cecelia que nous appelons tous Cece.
— Quelle lignée de femmes absolument magnifiques ! s’exclama Jacques en leur adressant une révérence à chacune. Enchanté ! ajouta-t-il en français.
— C’est vrai que vous ressemblez beaucoup à Jeremy ! Tu ne trouves pas, Mère ? dit Prue. J’ignore comme j’ai pu ne pas m’en rendre compte quand je suis venue cet été.
Un ange passa dans la pièce.
Mère prit une longue inspiration et lança un regard froid à sa fille.
— Quoi ? reprit Prue qui les fixait tous un par un. Tout le monde sait ce qu’il en est, pourquoi prétendre que nous ignorons la vérité ?
— Vous avez bien raison, répondit Jacques en frottant sa petite barbe grise. Je suis honoré d’avoir un fils aussi beau, et s’il me ressemble, alors j’en suis fier.
Il afficha un sourire malicieux.
— Et mon petit-fils sera encore plus beau que nous deux réunis.
Il se pencha et caressa le dessus de la tête de Jonathan avec douceur.
— C’est bien dit, approuva Grand-Mère en hochant la tête. Et bien que Jacques et Jeremy sont tous les deux très beaux, je crois dur comme fer que les belles brunes ténébreuses viennent de mon côté de la famille, et ce sera la même chose pour le petit.
— Comment dois-je le prendre, étant la seule rousse de la famille ? demanda Cece.
Grand-Mère lui adressa un regard rempli de sympathie.
— Et bien, ma chérie, tu as hérité des gênes de ton père et ce pauvre Lionel venait d’une famille au teint beaucoup plus claire. Ce n’est pas de ta faute. De toute évidence, ses ancêtres étaient écossais, dit-elle comme s’il s’agissait d’une chose pire que la mort.
— Et qui y a-t-il de mal à être blonde ? dit Prue qui fit la moue en riant. Je n’ai pas l’impression que ça m’ait desservi.
Elle toucha ses cheveux courts, fière de sa coupe élégante.
— Nous sommes tous au courant que tu as des magnifiques cheveux et que tu es la plus belle d’entre nous, marmonna Cece.
— Buvons un peu !
Jeremy remplit de nouveau les verres de chacun alors que le bébé passait d’une Marsh à l’autre.
Millie s’assit à côté de Grand-Mère qui buvait son Madère et qui observait Cece s’occuper de Jonathan.
— Elle est douée avec les bébés, dit Grand-Mère à propos de Cece. Je l’ai vue faire avec les bébés et bambins de certains amis, elle a un véritable don.
— C’est vrai. Mais Prue en revanche…
Millie lâcha un rire pour ensuite jeter un coup d’œil vers sa sœur qui parlait avec Jacques sans même s’occuper de Jonathan, contrairement à Cece.
— Ce n’est pas le bon moment, répondit Grand-Mère en haussant les épaules. Elle doit vivre sa vie avant de penser à avoir des enfants. Prue me ressemble beaucoup. Je n’avais pas l’instinct maternel. Je ne savais même pas si je voulais avoir des enfants.
— Ah non ?
— Ta mère et ton oncle Hugo me suffisaient. J’ai dit à ton grand-père que je ne voulais pas d’autres enfants et je me suis assurée que cela n’arriverait pas.
Elle regarda Millie du coin de l’œil.
— Tu sais comment éviter que ça se produise, n’est-ce pas ?
Millie sentit ses joues rosir et elle répondit d’une petite voix.
— Oui, Grand-Mère. Jeremy et moi en avons discuté.
— Et puis tu as le préservatif à présent. Une invention tout à fait fantastique.
— Grand-Mère ! chuchota Millie sur un ton plus sévère. Oui, nous faisons attention.
— Parfait ! Et ne sois pas si prude, mon enfant, tu me fais penser à ta mère. Tu es mariée et je parle d’une chose qui est tout à fait naturelle pour un couple marié. Si la reine Victoria pouvait parler de sexe le siècle dernier, alors je ne m’en priverai pas non plus !
Millie secoua la tête. Sa grand-mère était un sacré personnage et n’en faisait toujours qu’à sa tête.
— Je te remercie de t’inquiéter pour nous, mais tout est sous contrôle.
— Alors je te laisse tranquille avec ces histoires.
— Je te remercie.
— Mais je détesterais te voir clouée à la maison avec une demi douzaine de petits monstres accrochés à ta jupe.
— Je ne considère pas Jonathan comme un petit monstre.
— Oh, ça viendra. Les enfants peuvent se montrer égoïstes et requièrent toujours notre attention. C’est épuisant. Toutefois, dit Grand-mère avant de boire une gorgée de son vin, j’ai entendu dire que tu avais une nourrice compétente, ce qui doit beaucoup aider.
— Oui, nous l’apprécions beaucoup.
— Et ta mère m’a dit qu’elle avait la cinquantaine. C’est parfait.
— Oh, oui, elle a beaucoup d’expérience dans ce domaine et a travaillé en Angleterre, alors son anglais est vraiment très bon.
— Je ne parle pas de ses compétences, je parle de la femme en tant que telle. Employer une femme plus âgée est un choix judicieux.
— Pourquoi ?
— Bon Dieu, Millie. Réfléchis un peu, ajouta-t-elle pour ensuite parler à voix basse. Une nourrice jeune et svelte qui vit sous le même toit que ton époux, ou que n’importe quel invité du sexe opposé. Et bien, la tentation peut s’avérer trop forte.
— Jeremy ne me tromperait jamais avec un membre du personnel, ou avec qui que ce soit d’autre.
— C’est possible que non, en effet, mais il est inutile de tenter le diable en engageant une petite jeune aux grands yeux de biche et à la voix doucereuse, répondit Grand-Mère avant de boire une nouvelle gorgée de son Madère. C’est arrivé bien trop de fois. Avant que tu ne t’en rendes compte, la nourrice d’habitude toute fine se retrouve avec un gros ventre rond et s’est fait renvoyer. Et cette histoire devient un véritable fardeau pour tout le monde.
— Grand-Mère, vraiment !
— Je dis juste ce qui est, voilà tout, répondit Grand-Mère en levant son verre pour le secouer. Les hommes aiment les femmes en uniforme - la vue les rend complètement fous. Quand j’étais jeune, je disposais d’un coffre rempli de costumes. C’était le bon temps.
— Grand-Mère !
Millie s’étouffa presque en buvant son verre.
— Mère ! Es-tu encore en train de parler de sujets indécents ? lui demanda Mère qui exigeait de savoir ce qu’il se passait.
— Que des prudes, lâcha Grand-Mère en reniflant avant de finir son verre. Jeremy, sers-m’en un autre, tu seras gentil. Je dois admettre que le château est dans un bien meilleur état que ce à quoi je m’étais attendue. Ta mère pensait que nous séjournerions dans les décombres.
— Le château était en ruine quand nous sommes arrivés. Toutes les pièces étaient dans un piteux état. Les allemands avaient peint des propagandes sur les murs, ils avaient détruit et brûlé les meubles, et ils avaient déchiré les tapis.
— Des bêtes.
— Et puis, comme vous avez dû le voir quand vous êtes arrivées, l’aile droite du château a été très endommagée et est encore dans un bien mauvais état. Nous y avons interdit l’accès pour le moment et avons installé des planches de bois afin que personne n’y aille ; nous la rénoverons quand nous le pourrons. Mais, pour le moment, cette partie de la propriété va devoir rester ainsi jusqu’à ce que la production de champagne du château nous rapporte à nouveau du profit.
— Je suis sûre que ça ne prendra pas longtemps, ma chérie. Tout le monde adore le champagne.
Une fois encore, la sonnette retentit et alors que Sarah allait voir de qui il s’agissait, Madame Allard apparut dans la pièce afin de prendre Jonathan pour le remettre dans sa couveuse.
Après sa discussion avec Grand-Mère, Millie remerciait le ciel pour avoir choisi la nourrice idéale. Elle était efficace, gentille, douce, et certainement pas fine, ou jeune, ni n’avait des yeux de biche. Millie se félicita d’avoir fait ce choix, même si elle n’en avait pas eu conscience quand elle avait engagé Madame Allard.
Jonathan reçut plusieurs baisers de bonne nuit et Millie le tenait dans ses bras alors que Monty Pattison entrait dans la pièce.
Elle sentit son estomac se nouer en le voyant. Voilà près de huit mois que Millie n’avait pas vu leur agent de propriété à Remington Court, dans le Yorkshire.
Il était bien difficile de qualifier le lien qu’elle entretenait avec cet individu. D’abord, elle l’avait haï et lui en avait voulu pour avoir autant dépendu de Jeremy et pour être devenu l’ami de son époux peu de temps après leur mariage.
