Pensées Communes - anthony Blindron - E-Book

Pensées Communes E-Book

anthony Blindron

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Beschreibung

« Toute vérité franchit trois étapes. D'abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. » Ainsi s'exprimait le philosophe du 19 ème siècle Arthur Schopenhauer. Le 21 ème siècle s'empreigne plus que jamais de cette citation à travers ses nouveaux paradigmes naissants concernant l'éthique, le vivant, la condition animale, le végétalisme. Cet ouvrage concentre les quelques réflexions d'un homme en quête de sens, à travers un monde prédestiné à être verdoyant. Les bénéfices de ce livre seront pour la SPA.

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Pensées Communes

Pensées CommunesCitationsAvant proposD'où vient le ventUn mode de vieLa nourritureAu quotidienLes produits dispensablesL'ère industrielleAu restaurantL'habillage-histoire d'éthiqueLes cosmétiques et autres produitsL'entourageLe jugementComprendre et ignorerRefletLa fable de la vitrineLa petite lucarne fait des siennesDes exemples de plats rapides et efficacesL'image d'une voitureRéflexionsNotre rituelLes représentationsGagner de l'argent, éviter d'en perdreLes produits du quotidienLes vêtementsLe boycottLa plus belle des situationsLiquiditéUne affaire de bonheurL'information et le divertissementVivre différemment nos interactionsInstagramLe cas de YoutubeDichotomie (du vivant)Les enfants, la nutrition et l'écoleUn aparté sur le jeûne thérapeutiqueEncore quelques motsPage de copyright

Pensées Communes

Anthony Blindron

Pensées Communes

Vers l’humain verdoyant

Citations

« On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités. »Gandhi

 « L’ouverture d’esprit  n’est pas une fracture du crâne » Pierre DESPROGES

Avant propos

Cet ouvrage contient des propos personnels ainsi que des faits scientifiques.

Il n'est en aucun cas question de juger, d'agresser autrui: il s'agit ici de se questionner, s'ouvrir à un mode de vie qui se démocratise à travers le monde, notamment les peuples très développés.

***

Bonjour à toi cher lecteur ! Je te remercie par avance d’avoir pris la peine d’ouvrir ce livre : soit par curiosité, soit par la magnifique couverture qui t’as scintillé dans l’œil et le très honorable sujet qui va découler dans quelques instants sous tes yeux.

Je ne viens pas ici faire l’éloge d’un mode de vie. Je viens donner mon avis personnel sur ce que je crois bon pour l’avenir, tout en me questionnant perpétuellement sur tout ce qui m’entoure. À travers mes expériences et mes découvertes (souvent par la lecture !), je t’invite à réfléchir sur toi, le monde qui t’entourait, qui t’entoure et qui t’entourera bientôt. J’ai cru bon de poser mes réflexions sur papier avec pour buts premiers l’échange et le partage. Si tu ne le sais pas déjà, les quelques bénéfices de ce livre iront à la SPA. Je n’ai aucun « partenariat » avec eux. Je n’ai pas une gra nde notoriété mais il me semble important que chacun apporte sa pierre à l’édifice. Ou connais-tu peut-être la fable du colibri, qui goutte après goutte à su contribué à l’extinction d’un feu de forêt. C’est par sa volonté sans faille et sa détermination que son entourage a su en prendre exemple et finir, en collectif, par éteindre l’incendie. Permet moi donc, cher lecteur d’être un colibri parmi tant d’autres et de mener à bien mes actions pour peut-être faire réfléchir, bouger les consciences à travers ces modestes pages.

Ce livre se compose en deux grosses parties : la description d’un mode de vie qui prend de plus en plus d’ampleur dans le monde ; puis des réflexions plus personnelles sur bien entendu le véganisme mais également sur des faits de société qui je pense sont des branches indirectes du véganisme, animalisme[1], humanisme[2] et antispécisme.

Je te souhaite une bonne lecture !

[1] L’animalisme est un courant de l’éthique qui se base sur l’éthologie (étude sur le comportement animal) et qui défend le droit des animaux.

[2] L’humanisme est une théorie qui place la personne humaine et son épanouissement au dessus de toutes les autres valeurs.

D'où vient le vent

Avant toute chose, je tiens à me présenter: Anthony.

Je suis Professeur des Écoles en région parisienne, expatrié de ma Gironde natale que je tends à retrouver...dans quelques années.

En 2015, à la suite de différentes interrogations sur mon mode alimentaire, et de bonnes lectures, j'ai décidé de devenir végétarien. C'est seulement en  août 2017 que je suis devenu végétalien...et Vegan par l'ordre naturel des choses.

Vegan, c'est un mot qui peut effrayer et pourtant, je tiens à cette appellation: je ne cautionne plus le fait de consommer des produits d'origine animale.

Pour aller plus loin, je suis antispéciste: je ne veux en aucun cas me permettre d'être «au dessus», d'avoir un droit de vie ou de mort sur un autre animal que moi: oui, les humains sont des animaux. Et c'est un point crucial !

***Moment sciences***

« Selon la classification actuelle, dans la famille des Hominidés, la tribu des Hominini contient deux sous-tribus. L'une regroupe les Hominines, dont le genre Homo (et donc l'Homme moderne, Homo sapiens) et l'autre regroupe les Panines, avec notamment les espèces du genre Pan, comme le chimpanzé et le bonobo. » [1]

Vulgairement, nous sommes des cousins ! Nous ne  descendons pas des singes, nous provenons  simplement de la même branche.

Charles Darwin

Ø

                 Charles VS René

« Des êtres sans parole ni intention, assimilables à des machines.»

Descartes, 18ème siècle

René pensait le corps humain comme une machine ayant une âme en son sein et qui se remue soi-même. Une unité apparemment bien pensée. Une machine comprenant une mécanique à l’image de l’horlogerie ou tous les organes seraient des pièces et rouages s’entrainant les uns et les autres pour fonctionner.

Descartes dévoile par la suite la théorie de l’animal machine.

Pour lui l’animal serait constitué de rouages, tout comme l’homme  mais serait dénué de conscience ou pensée. L’animal ne possédant pas non plus le langage humain, Il semble avoir été créé et « fini » par Dieu contrairement à l’Homme qui lui a tant de choses à accomplir au court de son existence, étant plus proche de Dieu et de ses desseins.

Illustration du rapport corps-esprit par Descartes.

Les entrées sensorielles sont transmises par les organes sensoriels à la glande pinéale dans le cerveau, puis à l’esprit matériel.[2]

Le philosophe et théologien Nicolas Malbranche pousse le vice un peu plus loin en affirmant que le cri des animaux serait le reflet des défaillances de ces rouages et non pas de la souffrance.

« Dans les animaux, il n’y a ni intelligence, ni âme, comme on l’entend ordinairement. Ils mangent sans plaisir, ils crient sans douleur, ils croissent sans le savoir, ils ne désirent rien, ils ne craignent rien, ils ne connaissent rien. »

(Malebranche, 1674-1675)

Il est pourtant simple de vérifier l’intelligence, le désir, l’amour, la douleur d’un animal : si nous « possédons » un animal de « compagnie », celui-ci à certainement eu l’occasion de nous démontrer tout son amour, ses remarques et langages différents à travers de multiples situations.

Même si cette théorie semble désuète, elle ne l’est pas totalement devant notre assiette. Finalement, un animal élevé puis abattu de sang-froid ne reflète que cette théorie de l’animal fini qui ne sert à rien, à part à nous sustenter.

Charles pensait à contrario que les animaux et les hommes n’étaient pas si éloignés. Leur différence serait due à des avancées culturelles différentes.

Il prend l’hypothèse que les animaux et végétaux ont du changer pour survivre. Les survivants à ces changements se sont reproduits et à la fin de cette évolution animale, les hommes sont apparus. Il en découle donc que les hommes auraient été créés par d’autres animaux (primates) et non pas par Dieu lui-même ! Cela a bien entendu fait une tôlée au 19ème siècle !

Pour ce duel, nous savons que le barbu a « gagné » la partie (même si ses hypothèses ne peuvent être complètement exactes)  alors que si peu de personnes de nos jours veulent l’admettre : l’animal (non-humain) et l’Homme ne sont pas très différents et peuvent adhérer, surtout actuellement, aux mêmes droits que nous.

Au fil des décennies, le travail de Darwin a été repris, développé autour de la souffrance, le plaisir, l’éthique. Il a été notamment démontré par le philosophe australien Peter Singer qu’un animal non-humain ayant des expériences positives, veut tendre vers le bonheur pour lui et ceux qui l’entoure. Il veut jouer, se reposer, se reproduire, tout comme l’Homme. Il a donc une envie de persévérer dans son être en maximisant le bonheur et en évitant la douleur. Il n’est pas une simple machine.

Source : https://toujoursvivant.ca

Ce schéma  nous indique  l’évolution de l’espèce à travers les âges. Je laisse volontairement la source pour que chacun prenne le temps de l’analyser et l’observer de plus prêt.

***

Revenons au véganisme. Celui-ci a connu plusieurs définitions, et voici ma préférée :

 « [c’est] un engagement à ne pas œuvrer, dans la mesure du possible, à l'assujettissement, aux mauvais traitements et à la mise à mort d'êtres sensibles »  

Valéry Giroux et Renan Larue  Que sais-je ? 2018

Ceci dit, je ne suis pas là pour convaincre : ton choix te regarde. Cet ouvrage est là pour t'aider à te repérer, t'informer, ouvrir ton esprit, apprendre.

Ici, tu vas comprendre que le véganisme n'est pas forcément pour les bobos, ne revient pas plus cher (bien au contraire) et qu'il n'est pas si difficile de s’y accommoder.

Moi aussi, j'étais très sceptique au début : par quoi remplacer, que manger, ou acheter, les prix.

Et puis ce mot « Vegan » : rime avec gland ? Parce que sur ce sujet, tu vas en trouver un bon nombre (des glands, hein…) dans la communauté scientifique ou auprès de ceux croyant avoir la science infuse.

Gilles Lartigot, auteur de EAT et EAT2, qui prône un mode de vie sain et met en garde sur l'alimentation industrielle ne cesse de répéter  dans ces lives Instagram passionnants « ayez le doute mes amis ». Il y a des vérités générales qui ne peuvent être démontées : l'eau boue à 100°C. Nous pouvons le démontrer à n'importe quel moment, muni d'un thermomètre, d'une casserole remplie d'eau. Qui me prouve que l'alimentation végétale est réellement bonne pour mon corps, mon esprit ? Et de même pour l'alimentation carnée ! Il s'avère que les choses changent, la science évolue. Beaucoup diront cette phrase d'ailleurs : « la science évolue ». Mais seulement  pour ce qui les arrange.

Depuis les années 1930, certains pays anglo-saxons ont reconnus scientifiquement, par le biais d'études réalisées  par des milliers de participants, que l'alimentation végétale et végétalienne notamment, était bonne pour la santé. Il ne s'agit pas là d'en débattre. La France, à contrario, reste dans certains préceptes que l'on croit essentiels et vieux comme le monde. La « tradition ».

J'aime parler de la tradition car je sais que les arguments anti-traditions ne plaisent pas. Comparer l'esclavage, les droits de la femme avec la libération animale rabaisserait l'être humain. Il n'est pour moi ici que question d'égo.  Des individus contraints, privés de liberté par la seule décision dictatoriale d'autres individus se sentant supérieurs. Tout se ressemble.