Species général des hydrocanthares et gyriniens - Charles Aubé - E-Book

Species général des hydrocanthares et gyriniens E-Book

Charles Aubé

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"Species général des hydrocanthares et gyriniens", de Charles Aubé. Publié par Good Press. Good Press publie un large éventail d'ouvrages, où sont inclus tous les genres littéraires. Les choix éditoriaux des éditions Good Press ne se limitent pas aux grands classiques, à la fiction et à la non-fiction littéraire. Ils englobent également les trésors, oubliés ou à découvrir, de la littérature mondiale. Nous publions les livres qu'il faut avoir lu. Chaque ouvrage publié par Good Press a été édité et mis en forme avec soin, afin d'optimiser le confort de lecture, sur liseuse ou tablette. Notre mission est d'élaborer des e-books faciles à utiliser, accessibles au plus grand nombre, dans un format numérique de qualité supérieure.

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Charles Aubé

Species général des hydrocanthares et gyriniens

Publié par Good Press, 2022
EAN 4064066335144

Table des matières

PRÉFACE
LISTE DES AUTEURS.
HYDROCANTHARES.
HALIPLIDES.
I. HALIPLUS. Latreille.
II. CNEMIDOTUS. Illiger.
DYTISCIDES.
PREMIÈRE DIVISION.
III. POELOBIUS. Schönherr.
IV. CYBISTER. Curtis.
V. DYTISCUS. Linné.
VI. EUNECTES. Erichson.
VII. ACILIUS. Leach.
VIII. HYDATICUS. Leach.
IX. COLYMBETES. Clairville.
X. ILYBIUS. Erichson.
XI. AGABUS. Leach.
XII. COPELATUS. Erichson.
XIII. MATUS. Aube.
XIV. COPTOTOMUS. Say.
XV. ANISOMERA. Brullé.
XVII. HYDROCANTHUS. Say.
XVIII. SUPHIS. Aubé,
XIX. LACCOPHILUS. Leach.
HYDROPORIDES.
XX. CELINA. Aubé.
XXI. VATELLUS. Aubé.
XXII. HYPHIDRUS. Illiger.
XXIII. HYDROPORUS. Clairville.
GYRINIENS.
I. ENHYDRUS. Laporte.
II. GYRINUS. Geoffroy.
III. PATRUS. Mihi.
IV. ORECTOCHILUS. Eschscholtz-Lacordaire.
V. GYRETES. Brullé.
VI. PORRORHYNCHUS. Laporte.
VII. DINEUTES. Mac Leay.

PRÉFACE

Table des matières

DEPUIS 1835, époque à laquelle a paru le cinquième volume du Species général des Coléoptères, M. le comte Dejean a eu trop peu de loisir pour donner immédiatement suite à cet ouvrage, dont l’achèvement est si vivement désiré. Lorsqu’on réfléchit à l’énorme quantité de coléoptères dont les collections se sont enrichies depuis quelques années, et à tous ceux qu’elles acquerront par la suite, il est facile de se convaincre que la vie d’un seul homme ne saurait suffire pour amener à bonne fin un travail aussi considérable. Nous ne sommes plus aux temps des Linné et des Fabricius, où la science était à faire et où une simple petite phrase latine suffisait pour caractériser un insecte. Aujourd’hui, au contraire, un temps considérable doit être consacré aux recherches bibliographiques, et les descriptions doivent être assez étendues pour servir à la détermination de toutes les espèces actuellement connues, et ne pouvoir, autant que possible, s’appliquer à celles que l’avenir nous promet. Aussi serait-il bien à désirer que tous les entomologistes dont les études se sont dirigées sur telle ou telle famille, voulussent bien apporter le tribut de leurs observations, en faisant des species particuliers de ces mêmes familles, species qui par la suite pourraient se réunir et former un tout dont l’utilité est si généralement sentie.

C’est afin de contribuer moi-même, pour une faible partie, à ce grand œuvre, que je publie aujourd’hui, sous le nom de Species général des Hydrocanthares et Gyriniens, un travail qui devra faire suite au Species de M. Dejean.

J’ai cru ne devoir décrire que les espèces des collections de Paris, et cela par la raison que M. le comte Dejean a si clairement exprimée dans la préface de son Species, c’est-à-dire| qu’il faut toujours avoir sous les yeux le type d’un insecte que l’on a décrit, pour ne pas courir le risque de le décrire de nouveau sous un autre nom.

Les descriptions comparatives, tout en présentant de grands avantages, m’ont paru devoir être remplacées par des descriptions absolues, auxquelles on peut toujours recourir, tandis que les premières ne sont d’aucune utilité lorsque l’on est privé du type comparatif, et ce cas doit se présenter souvent pour une faune générale destinée aux entomologistes de tous les pays. Ainsi, tel insecte pris pour point de comparaison, sera très-commun sur un point de l’Europe et manquera sur tous les autres; ou bien il se rencontrera depuis le cap Nord jusqu’à Gibraltar, et ne se trouvera dans aucune autre partie du monde.

J’ai donné des descriptions aussi minutieuses que possible, et toutes calquées les unes sur les autres, sans avoir cherché à varier ni les expressions ni la forme des phrases, les choses restant les mêmes; ce qui offrira l’avantage de faire ressortir plus facilement les caractères distinctifs; car là où il y aura différence dans la manière de dire, là aussi devra se présenter la différence dans les caractères.

Si ce mode de description paraît fastidieux au lecteur, il devra me tenir compte de l’intention que j’ai eue de ne jamais lui offrir de voie détournée qui puisse le conduire à l’erreur; et je pourrais citer plusieurs auteurs qui, tout en employant les descriptions absolues, ont, pour être moins monotones, varié les expressions en disant la même chose, de sorte que le lecteur cherche en vain, dans des phrases d’égale valeur, à saisir les caractères des insectes qu’il veut déterminer. Pour plus de clarté encore, lorsque les espèces sont voisines les unes des autres, j’ai donné, à la suite de descriptions absolues, une ou deux phrases comparatives.

Je me suis également attaché à faire saillir le mieux possible les caractères de chaque espèce dans les phrases synoptiques latines, qui, je l’avoue, souvent un peu trop étendues, sont plutôt de courtes descriptions que de simples diagnoses, ce qui, du reste, n’offre aucun inconvénient.

A la tète de chaque genre, j’ai donné, en outre de la description détaillée, une petite phrase analytique latine qui fera ressortir en peu de mots les caractères propres à ces genres.

Lorsque j’ai cité le nom d’un auteur sans indiquer plus bas l’ouvrage dans lequel tel insecte est décrit, il faut considérer cet insecte comme inédit, et son nom comme un simple nom de collection.

Je dois dire ici que, sans l’extrême obligeance de M. le comte Dejean, qui m’a confié avec une rare générosité toute la partie de sa collection qui intéressait mon travail, il m’eût été impossible de remplir la tâche que je m’étais imposée. Je dois aussi un témoignage de ma reconnaissance à MM. Andouin, Chevrolat, de Laporte, Dupont, Gory, Guérin et Reiche, qui ont généreusement consenti à me laisser puiser dans leurs collections tous les matériaux qui manquaient à celle de M. le comte Dejean.

Paris, ce 1er août 1838.

CH. AUBÉ.

LISTE DES AUTEURS.

Table des matières

Ahrens. Nov. Act. Hal. Ahrens. Neue Schriften der Naturforschenden Gesellschaft zu Halle. Hallæ. 1811-1818. 8°.

Ahrens. Isis. Ahrens. Isis; oder Encyclopædische Zeitung. Jena und Leipzig. 1817-1834. 4°.

Aubé. Iconog. Iconographie des Coléoptères d’Europe. Tome V, par le docteur Ch. Aubé. Paris. 1836. 8°.

Aud. Servil. Faun. franc. Faune française, ou Histoire naturelle générale et particulière des animaux, etc. Insectes, par Audinet-Serville. Ire édit. Paris. Sans date. 8°. Ouvrage non continué.

Babingt. The Trans. of the Soc. of Lond. Babington. TheTransactions of the entomological Society of London. London. 1834. 8°.

Bergst. Nom. Nomenclatur und Beschreibung der Insecten in der Grafschaft Hanau-Münzenberg, von J. A. B. Bergstræsser. Hanau. 1778. 4°.

Brullé. Exp. scient, de Mor. Expédition scientifique de Morée. Insectes, par Brullé. Paris. 1832. in-fol.

Brullé. Hist. nat, des Ins. Histoire naturelle des Insectes, par Audouin et Brullé. Tom. V, par Brullé. Paris. 1834. 8°.

Brullé. Voy. de M. d’Orbig. dans l’Am. mérid. Voyage de M. d’Orbigny dans l’Amérique méridionale. Insectes, par Brullé. Paris. 1836 et suivantes. Petit in-fol.

Boisduv. Voy. de l’Astrol., Entomol. Voyage de découvertes de l’Astrolabe. Entomologie, par le docteur Boischwal. Paris. 1835. 8°.

Cederh. Faun. Ing. Faunæ Ingricæ prodromus exhibens methodicam descriptionem, Insectoruin agri Petropolensis, etc., auctore J. Cederhielm. Lipsiæ. 1798. 8°.

Chev. Coleop. du Mex. Coléoptères du Mexique, par Chevrolat. Fascicules 1, 2, 3. Strasbourg. 1834. 12°.

Clairv. Ent. Helv. Entomologie helvétique, ou Catalogue des Insectes de la Suisse, rangés d’après une nouvelle méthode, par J, Clairville. Zurich. 1798-1806. 2 vol. in-8°.

Curtis. Brit, Ent. British Entomology being illustrations and descriptions of the genera of Insects found in Great Britain and Ireland, etc., by J. Curtis. London. 1834 et suivantes. 8°.

Dej. Cat. Catalogue des Coléoptères de la collection de M. le comte Dejean. 3e édition. Paris. 1837. 8°.

De Geer. Ins. Mémoires pour servir à l’étude des Insectes, par Ch. de Geer. Stockholm. 1752 et suivantes. 7 vol. 40.

Drap. Ann. gén. des sc. phys. Drapiez. Annales générales des sciences physiques. Bruxelles. 1819 et suivantes. 8°.

Duft. Faun. Aust. Fauna Austriæ ; oder Beschreibung der osterreichischen Insekten für angehende Freunde der Entomologie, von Ch. Duftschmid. Linz. 1803-1825. 3 vol. 12°.

Erichs. Gen. Dyt. Genera Dytisceorum. Dissertatio inauguralis, auctore G. F. Erichson. Berolini. 1832. 12°.

Erichs. Kœf. der Mark Brand. Die Kæfer der Mark Brandeburg beschrieben. Tom. I, von G. F. Erichson. Berlin. 1837. 8°.

Erichs. Nov. act. nat. cur. Erichson. Nova acta academica naturæ curiosorum de Bonn. Tom. XVI. Bonn. 1832. 4°.

Esch. Mém. de la Soc. des nat. de Mosc. Eschscholtz. Mémoire de la Société impériale des naturalistes de Moscou. Moscou. 1806-1828. 6 vol. 4°.

Fab. Ent. Syst. J. C. Fabricii Entomologia systematica emendata et aucta. Hafniæ. 1792-1794. 4 vol. et supplementum. 1798. 8°.

Fab. Mantis. J. C. Fabricii Mantissa Insectorum, etc. Hafniæ. 1787. 2 vol,.8°.

Fab. Syst. Eleut. J. C. Fabricii Systema Eleutheratorum, etc. Kiliæ. 1801. 2 vol. 8°.

Forsberg. Nov. Act. Ups. Forsberg. Nova Acta regiæ Societatis scientiarum Upsalensis. Upsaliæ. 1773-1827. 9 vol. 4°.

Forst. Nov. spec. Ins. Novæ species Insectorum, centuria prima, auctore J. R. Forstero. Londini. 1771. 8°.

Gené. De. quib. Ins. Sard. De quibusdam Insectis Sardiniæ novis aut minus cognitis, auctore J. Gené. Fasciculus primus. Taurini. 1837?

Germ. Faun. Ins. Europ. Fauna Insectorum Europæ, cura Ahrens, a Germar continuata. Halæ. 1812 et suivantes. 12° en large.

Germ. Ins. nov. spec. Insectorum species novæ aut minus cognitæ, descriptionibus illustratæ, auctore Germar. Volumen primum. Coleoptera. Halæ. 1824. 8°.

Guérin. Icon. du reg. anim. Iconographie du règne animal de Cuvier, par Guérin. Paris. En publication. 8°.

Guérin. Voy. aut. du mond. Voyage autour du monde par la Coquille, capitaine Duperrey, Zoologie. Tom. II. Deuxième partie, première division. Paris. 1831 pour les planches; 1836 pour le texte. In-f°.

Gyl. Ins. Suec. Insecta Suecica descripta a L. Gyllenhal. Classis prima. Coleoptera. Scaris, 1808-1810-1813. Et Lipsiæ. 1827. 4 vol. 8°.

Gyl. in Sch. Syn. Ins. Gyllenhal. Synonymia Insectorum, auctore Schœnherr. Stockholm. 1806-1808. Et Upsala. 1817. 3 vol. 8°.

Herbst. Arch. Archiv der Insecten-Geschichte, herausgegeben von J. C. Füssly. Zurich und Winterthur. 1781-1786.8 fasc. 4°.

Hope. The Anim. Kingd. Hope. The animal Kingdom, etc., by Griffith. London. 1829 et suivantes. 8°.

Hoppe. Enum. Ins. Enumeratio Insectorum elytratorum circa Erlangam, auctore D. H. Hoppe. Erlangæ. 1795. 8°.

Hum. Essais ent. Essais entomologiques, publiés par Hummel. Saint-Pétersbourg. 1821-1829. 12°.

Illig. Kœf. Preus. Verzeichniss der Kæfer Preussens, entworfen von J. G. Kugellan, ausgearbeitet von J. C. G. Illiger. Halle. 1798. 8°.

Illig. Mag. Magazin zur Insectenkunde, herausgegeben von Karl Illiger. Braunschweig. 1801-1806. 6 vol. 8°.

Kirby. in Richards. Faun. boreal. Amer. Kirby. Fauna boreali-americana, etc., by Richardson. Norwich. 1837. 4°.

Klug. Ins. von Madag. Bericht über eine auf Madagascar veranstaltete Sammlung von Insecten (coleoptera), von Fr. Klug. Berlin. 1833. 4°.

Klug. Symb. phys. Klug. Symbolæ physicæ, seu Icones et Descriptiones Insectorum quæ ex itinere per Africam borealem et Asiam occidentalem Heimprich et Ehrenberg redierunt. Berolini. 1829 et suivantes. In-f°.

Klug. Voy. de Erman. Ins. Klug. Verzeichniss von Thieren und Pflanzen, etc., von Ad. Erman. (Insectes.) Berlin. 1835. In-f°.

Kunz. Ent. fragm. Entomologische Fragmente, von G. Kunze. Halle. 1818. 8°.

Kunz Nov. Act. Hal. Kunze. Neue Schriften der Naturforschenden Gesellschaft zu Halle. Hallæ. 1811-1818. 8°.

Lacord. Faun. ent. Faune entomologique des environs de Paris, etc., par le Dr Boisduval et Th. Lacordaire. Tom. I, par Lacordaire. Paris. 1835. 12°.

Lap. Ann. de la Soc. ent. De Laporte. Annales de la Société entomologique de France. Paris. 1832-1838. 8°.

Lap. Étud. ent. Études entomologiques, par de Laporte. Paris. 1834. 8°.

Lat. Gen. Crust. et Ins. Genera Crustaceorum et Insectorum, etc., auctore P. A. Latreille. Parisiis et Argentorati. 1806-1809. 4 vol. 8°.

Lat. Reg. anim. Le Règne animal, distribué d’après son organisation, etc., par le baron Cuvier. Paris. 1829. 5 vol. Les vol. IV et V par P. A. Latreille.

Lat. Voy. de Humb. et Bompl. Ins. Observations de Zoologie et d’Anatomie comparée par Humboldt et Bompland. Paris. 1811. 2 vol. 4°. La partie entomologique par P. A. Latreille.

Leach. Zool. Misc. The Zoological Miscellany, or Descriptions of new race, or highty interesting Animais, by W. E. Leach. London. 1814. 3 vol. 8°.

Lin. Faun. Suec. Caroli Linnæi Fauna Suecica. Edit. secunda. Stockholmiæ. 1781. 8°.

Lin. Syst Nat. Caroli a Linné. Systema Naturæ. Edit. duodecima. Holmiæ. Tom. I. Pars secunda. 1767. 8°.

Mac. Leay. Ann. Jav. Annulosa Javanica, par W. S. Mac Leay. Édition Lequien. Paris. 1833. 8°.

Mannerh. Ess. ent. de Hum. Mannerheim. Essais entomologiques, publiés par Hummel. Saint-Pétersbourg. 1821-1829. 12°.

Marsh. Ent. Brit. Entomologia Britannica, sistens Insecta Britanniæ indigena, etc., auctore T. Marsham. Londini. 1802.

Menetriés. Cat. Catalogue raisonné des objets de zoologie recueillis dans un voyage au Caucase, etc., par E. Ménétriés. Saint-Pétersbourg. 1833. 4°.

Müll. Zool. Prod. O. F. Müller. Zoologiæ Danicæ Prodromus, seu animalium Daniæ et Norvegiæ indigenorum caracteres, etc. Hafniæ. 1776. 8°.

Nicol. Col. ag. Hal. Dissertatio, sistens Coleopterorum species agri Halensis, auctore E. A. Nicolaï. Halæ. 1822. 8°.

Oliv. Ent. Entomologie, ou Histoire naturelle des Coléoptères, par Olivier. Paris. 1789-1808. 5 vol. in-f°.

Panz. Faun. Germ. G. W. F. Panzeri Faunæ Insectorum Germaniæ initia. Nurnberg. 1796 et suivantes. 12° en large.

Payk. Faun. Suec. G. Paykull Fauna Suecica, Insecta. Upsaliæ. 1798-1800. 3 vol. 8°.

Perty Delect. Anim. Delectus Animalium quæ in itinere per Brasiliam annis 1817-1820, etc., collegerunt J. B. de Spix et F. Ph. de Martius; digessit, descripsit et pingenda curavit Max. Perty. Monachii. 1830. 4°.

Ross. Faun. Etrusc. Fauna Etrusca, sistens Insecta quæ in provinciis Florentina et Pisana praesertim collegit Petrus Rossius, etc. Liburni. 1790. 2 vol. 4°.

Rossi Mant. Mantissa Insectorum exbibens species nuper in Etruria collectas a Petro Rossio, adjectis Fauniæ Etruscæ illustrationibus, etc. Pisis. 1792-1794. 2 vol. 4°.

Sahlb. Ins. Fen. Car. Regin. Sahlberg. Dissertatio entomologica Insecta Fennica enumerans. Aboæ. 1817 et suivantes. 8°.

Sahlb. ( Ferd. ) nov. Coleopt. Fen. spec. Dissertatio academica novas Coleopterorum Fennicorum species sistens, etc. Auctore Regi. Ferdin. Sahlberg. Helsingforsiæ. 1834. 8°.

Say. Descript. of new spec. Description of new species of north American Insects, etc., by T. Say. Harmony-Indiana. 1829-1833. 8°. .

Say. Trans. of the Am. phil. Soc. T. Say. Transactions of the American philosophical Society of Philadelphia. Philadelphia. 1789-1826. 4°.

Schartz. in Sch. Syn. Ins. Ol. Swartz. Synonymia Insectorum, auctore Schœnherr. Stockholm. 1806-1808; et Upsal, 1817. 3 vol. 8°.

Schr. Enum. Fr. von Paula Schranck enumeratio Insectorum Austriæ indigenorum. Augustæ Vindelicorum. 1781. 8°.

Sch. Syn. Ins. Synonymia Insectorum, auctore Schœnherr. Stockholm. 1806-1808; et Upsal. 1817. 3 vol. 8°.

Scop. Ent. Carn. J. A. Scopoli Entomologia Carniolica, etc. Vindebonæ. 1763. 8°.

Solier. Ann. de la Soc. ent. Solier. Annales de la Société entomologique de France. Paris. 1832-1838. 8°.

Steph. Illust. of Brit. ent. Illustrations of British entomology or a synopsis of indigenous Insects, by J. F. Stephens. London. 1827 et suivantes. 8°.

Steven in Sch. Syn. Ins. Steven. Synonymia Insectorum, auctore Schœnherr. Stockholm. 1806-1808; et Upsal. 1817. 3 vol. 8°.

Sturm. Deuts. Fann. Deutschlands Fauna in Abbildungen nach der Natur, mit Beschreibungen von Jacob Sturm. (Insectes.) Nürenberg. 1805-1836. 10 vol. petit-8°.

Thunb. Ins. Suec. Dissertatio entomologica sistens Insecta Sueciæ. Præside Carol. P. Thunberg. Upsaliæ. 1784-1795. 4°.

Thunb. Nov. Act. Ups. Thunberg. Nova Acta regiæ societatis scientiarum Upsalensis. Upsaliæ. 1773-1827. 9 vol. 4°.

Thunb. Nov. spec. Ins. Dissertatio entomologica novas Insectorum species sistens. P. C. P. Thunberg. Upsaliæ. 1781-1791. 4°.

Wied. in Mag von Germ. Wiedmann. Magazin der Entomologie, herausgegeben von E. F. Germar. Halle. 1813-1821. 4 vol. 8°.

Zetterst. Faun. Lap. Fauna Insectorum Lapponica, auctore Zetterstedt. Hammonæ. 1828. 8°.

Zoubk. Bullet. de la Soc. imp. des Nat. de Mosc. Zoubkof. Bulletin de la Société impériale des Naturalistes de Moscou. Moscou. 1829 et suivantes. 8°.

FIN DE LA LISTE DES AUTEURS.

HYDROCANTHARES.

Table des matières

LES hydrocanthares sont des insectes carnassiers aquatiques, qui offrent les caractères suivants:

Corps ordinairement ovalaire et déprimé, quelquefois cependant presque globuleux. Tête petite, en partie recouverte par le corselet. Antennes sétacées ou filiformes, composées de onze articles. Labre petit, court, généralement échancré et garni de poils. Menton trilobé, le lobe du milieu souvent échancré. Palpes au nombre de six; les maxillaires externes composés de quatre articles, les internes de deux, et les labiaux de trois. Languette légèrement élargie à son extrémité et coupée presque carrément. Mandibules courtes, très-robustes et dentées à l’extrémité. Mâchoires très-aiguës, arquées et ciliées intérieurement. Corselet plus large que long, généralement prolongé en pointe en arrière, recouvrant quelquefois l’écusson, qui alors est invisible. Élytres larges, recouvrant entièrement l’abdomen, quelquefois sillonnées ou chagrinées dans les femelles. Ailes constantes. Prosternum très-prolongé en arrière. Hanches postérieures soudées aux pièces sternales, offrant en arrière et sur la ligne médiane un prolongement plus ou moins considérable (metasternum de quelques auteurs). Pattes antérieures et moyennes très-rapprochées; les postérieures généralement longues, larges, aplaties, disposées pour la natation et ne pouvant se mouvoir que latéralement. Tarses de cinq articles; dans quelques genres les antérieurs et intermédiaires paraissent au premier coup d’œil n’être que quadriarticulés, le quatrième article étant très-petit et caché dans l’échancrure du troisième; les antérieurs et souvent les intermédiaires en partie garnis de petites cupules pétiolées.

Ces insectes ont la plus grande analogie avec les Carabiques; leur organisation est, à très-peu de chose près, la même, et les modifications que la nature y a apportées, sont dues à la différence de milieu dans lequel ils sont destinés à vivre.

Linné et les auteurs anciens avaient réuni tous les insectes de cette famille dans le genre Dytiscus. Depuis et presque à la même époque, Fabricius et Illiger créèrent les deux nouveaux genres Hydrachna et Cnemidotus. Mais dans ces temps modernes l’ancien genre Dytiscus a été entièrement démembré par les travaux de Latreille, Clairville, Leach et plusieurs autres entomologistes qui ont peut-être poussé un peu loin leurs divisions génériques.

Pour faciliter l’étude de cette famille, j’établirai trois tribus dont les caractères sont exprimés dans le tableau suivant:

HALIPLIDES.

Table des matières

Cette tribu se distingue de toutes les autres de cette famille par la forme générale des insectes qui la composent; ils sont tous de petite taille, ont le corps ovalaire, convexe et recouvert de points enfoncés, ordinairement placés sans ordre sur la tête, le corselet et le dessous du corps, et disposés en stries longitudinales sur les élytres, qui sont presque toujours sinueuses et terminées en pointe à leur extrémité ; ils sont privés d’écusson apparent. Mais le principal caractère qui fera toujours reconnaître un insecte de cette tribu, c’est l’énorme prolongement lamelleux des hanches postérieures qui recouvre presque entièrement les cuisses et empêche tout mouvement de haut en bas. Elle se compose de deux genres:

I. HALIPLUS. Latreille.

Table des matières

DYTISCUS. Linné, Fabricius, Olivier. CNEMIDOTUS, Illiger. HOPLITUS. Clairville.

Palporum maxillarium articulo ultimo minimo, aciculari, penultimo reliquis majore; coxarum posticarum appendice laminato, postice rotundato.

Ovale, allongé. Tète petite, étroite. Antennes insérées dans une petite cavité du front au-devant des yeux; le premier article souvent très-petit et à peine saillant au delà de la cavité ; les autres presque égaux entre eux, à l’exception toutefois du onzième, qui est plus grand, allongé et terminé en pointe. Épistome coupé carrément. Labre court, large, échancré et cilié. Menton trilobé ; le lobe du milieu un peu moins saillant que les latéraux, et légèrement bifide à son sommet. Le premier article des palpes maxillaires petit, obconique; le second cylindrico-obeonique, plus long que le premier; le troisième une fois et demie plus long que le précédent; le dernier très-petit, aciculaire. Le premier article des palpes labiaux et le second presque égaux: celui-ci un peu plus allongé ; le dernier très-petit, aciculaire. Prosternum arqué, élargi et aplati postérieurement, coupé carrément. Corselet un peu plus étroit que les élytres, court, rétréci en avant et prolongé en pointe en arrière. Écusson invisible. Élytres ovales, allongées, sinueuses à leur extrémité et terminées en pointe très-peu saillante, couvertes de stries de points plus ou moins enfoncés. Le prolongement lamelleux des hanches postérieures arrondi. Tous les tarses de cinq articles apparents: les quatre premiers presque égaux; le premier cependant un peu plus long; le cinquième le plus grand de tous; les trois premiers des tarses antérieurs légèrement dilatés et garnis de petites brosses soyeuses dans les mâles; deux crochets égaux et mobiles à tous les tarses.

Ce genre a été créé par Latreille dans son Généra Crustaceorum et Insectorum aux dépens de l’ancien genre Dytiscus de Linné ; et presque en même temps Clairville, Entomologie Helvétique, l’en sépara également et le nomma Hoplitus. Cette division avait déjà été établie par Illiger dans son Magazin; il lui avait assigné le nom de Cnemidotus. Nous adopterons ici le nom de Latreille, réservant, comme l’a déjà fait M. Erichson, celui d’Illiger pour le genre suivant.

Les Haliplus sont des insectes de petite taille, qui, vivant dans l’eau comme les autres genres de cette famille, l’abandonnent cependant assez souvent pour grimper après les herbes aquatiques, où ils se trouvent quelquefois réunis en très-grand nombre. Ils sont peu nombreux et paraissent propres à l’Europe et au nord de l’Amérique. Nous en connaissons cependant un du Brésil et un autre du cap de Bonne-Espérance.

1. HALIPLUS ELEVATUS.

Elongato - ovatus, pallide testaceus; thorace quadrato, bisulcato; elytris punctis nigris confluentibus sulcato-striatis, costa elevata in discopostice abbreviata.

Dytiscus Elevatus. PANZ. Faun. Germ. XIV. 9.

Haliplus Elevatus. GYL. Ins. Suec. I. 545.

AUBÉ, Iconog.v. p. 17. pl. I. fig. 1.

Long. 4 millim. Larg. 2 millim.

Ovale, allongé, assez convexe, d’un testacé pâle. Tête oblongue, entièrement couverte de petits points enfoncés; antennes et palpes testacées; mandibules noires à la base. Corselet très-légèrement rembruni en avant et en arrière, presque aussi long que large, largement échancré antérieurement où il est à peine plus étroit, sinueux à la base, dont les côtés sont coupés un peu obliquement et le milieu prolongé en pointe sur les élytres; les bords latéraux, arrondis et dilatés dans le milieu, se redressent en arrière en rentrant légèrement; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés, les postérieurs droits; il est couvert de points épars peu visibles, et présente, de chaque côté de la base, vers les angles postérieurs, un sillon longitudinal profond qui atteint presque le bord antérieur, et une large dépression transversale placée tout à fait en arrière entre les deux sillons longitudinaux. Élytres ovalaires, allongées, plus larges en avant que la base du corselet, dilatées un peu avant le milieu, se rétrécissant ensuite insensiblement jusqu’à l’extrémité qui est terminée en pointe; elles sont marquées de dix stries de points enfoncés, d’autant plus profondes qu’elles sont plus voisines de la suture; les quatre premières presque canaliculées; les cinquième et sixième très-courtes, très-fortement abrégées en arrière, où elles se réunissent à angle très-aigu; les intervalles sont lisses; le troisième est relevé en carène, et forme une côte saillante qui occupe environ les deux tiers de l’élytre; les quatre premières stries, ainsi que le sommet de la côte, sont recouverts dans leurs deux tiers antérieurs par une petite ligne noire étroite qui n’atteint cependant pas tout à fait la base; les septième et huitième offrent aussi, aux deux tiers postérieurs environ, chacune une petite ligne de même couleur; la septième, en avant, dans une très-petite étendue, et les deux stries humérales, sont également marquées de noir; toutes ces lignes sont souvent confluentes latéralement, de sorte qu’au premier aspect, les élytres paraissent quadrimaculées; toute la suture et l’extrémité, dans une petite étendue, sont également noires; la portion réfléchie est jaune pâle. Le dessous du corps testacé, avec l’abdomen rembruni à la base. Pattes testacées; le prolongement des hanches postérieures couvert de gros points enfoncés.

Cette espèce se rencontre dans presque toute l’Europe.

2. HALIPLUS ÆQUATUS.

Elongato - ovatus, pallide testaceus; thorace quadrato, bisulcato; elytris punctato-striatis, striis nigris, internis quatuor postice tantum, externis postice et in medio abbreviatis, maculas obliquas obsoletas efformantibus.

Haliplus Æquatus DEJ.-AUBÉ. Iconog. v. p. 19. pl. I. fig. 2.

Long. 4 millim. Larg. 2 millim.

Ovale, allongé, assez convexe, d’un testacé pâle. Tête oblongue, entièrement couverte de petits points enfoncés; antennes et palpes testacées; mandibules noirâtres à la base. Corselet très-légèrement rembruni en avant et en arrière, presque aussi long que large, largement échancré antérieurement où il est à peine plus étroit, sinueux à la base, dont les côtés sont coupés un peu obliquement, et le milieu prolongé en pointe sur les élytres; les bords latéraux, arrondis et dilatés dans le milieu, se redressent en arrière en rentrant légèrement; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés, les postérieurs droits; il est couvert de points épars et peu visibles, et présente, de chaque côté de la hase, vers les angles postérieurs, un sillon longitudinal profond qui atteint presque le bord antérieur et une large dépression transversale placée tout à fait en arrière entre les deux sillons longitudinaux. Élytres ovalaires allongées, plus larges en avant que la base du corselet, dilatées un peu avant le milieu, se rétrécissant ensuite insensiblement jusqu’à l’extrémité qui est terminée en pointe; elles sont marquées de dix stries de points enfoncés; les cinquième et sixième très-courtes, abrégées en arrière, où elles sont réunies à angle très-aigu; les intervalles sont lisses; les quatre premières stries sont recouvertes dans leurs deux tiers antérieurs par une petite ligne noire étroite, qui n’atteint pas tout à fait la base; les cinquième, sixième et septième en avant, et les septième, huitième et neuvième en arrière, offrent aussi une petite ligne noire; ces deux petits groupes de lignes sont séparés par un intervalle pâle, de sorte que les élytres paraissent quadrimaculées; toute la suture et l’extrémité dans une très-petite étendue, sont également noires; la portion réfléchie est jaune pâle. Le dessous du corps testacé, avec la base de l’abdomen rembruni. Pattes testacées, avec les jambes et chaque article des tarses noirs à leur naissance; le prolongement des hanches postérieures est couvert de gros points enfoncés.

Il diffère du précédent, avec lequel il a la plus grande analogie, par les élytres privées de côte saillante, et dont les stries ne sont pas canaliculées, et par les pattes dont la naissance des jambes et des tarses est noire.

Je ne connais qu’un seul individu de cette espèce; il appartient à M. le comte Dejean, qui l’a reçu de Lombardie.

3. HALIPLUS OBLIQUUS.

Ovalis, pallide testaceus; capite postice, thorace antice infuscalis, vix levissime punctulatis; elytris punctorum obsoletorum sinuatim punctatis, striis ad basin, in medio et versus apicem nigricantibus, maculas inœquales, obliquas efformantibus.

Dytiscus Obliquus. FAB. Syst. Eleut. I.270.

Dytiscus Amœnus. OLIV. Ent. III. 40. p. 32. pl. 5. fig. 50.

Haliplus Obliquus. LAT. Gen. Crust. et Ins. I. 231.

GYL. Ins. Suce. I. 5501.

SCH. Syn Ins. II. 27. 5.

Var. β. Vertice thoracisque margine antico nigris.

Haliplus Varius. Nicol. Col. agr. Hal. 34.

Long. 3 millim. Larg. 2 millim.

Ovale, assez convexe, d’un testacé pâle. Tête très-finement pointillée, brunâtre sur le vertex et vers la bouche; antennes et palpes fauves. Corselet testacé avec une tache assombrie au milieu du bord antérieur, et souvent deux petits points noirâtres de chaque côté de la base, une fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant où il est plus étroit, sinueux à la base dont les côtés sont coupés un peu obliquement, et le milieu prolongé en pointe sur les élytres; les bords latéraux rectilignes et obliques; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés les postérieurs également un peu aigus; il est couvert de peints infiniment petits, un peu plus forts en avant et en arrière. Élytres ovalaires, plus larges en avant que la base du corselet, dilatées un peu avant le milieu, se retrécissant ensuite insensiblement jusqu’à l’extrémité, qui est coupée un peu obliquement et terminée en pointe; elles sont presque imperceptiblement chagrinées et marquées de dix stries de très-petits points enfoncés à peine visibles à la loupe; ces stries sont couvertes à la base, au milieu et vers l’extrémité, de petites lignes noires, souvent confluentes latéralement, et formant alors des taches ainsi disposées: une large qui occupe presque toute la base, surtout en dedans; une autre au-dessous qui part du tiers externe et va gagner le milieu de la suture en marchant obliquement d’avant et arrière et de dehors en dedans; une troisième au-dessous de la précédente et un peu en dehors; enfin, deux autres aux quatre cinquièmes de l’élytre, l’une en dedans et presque arrondie, l’autre en dehors placée un peu obliquement et suivant le bord externe; la suture est également noire et se termine en arrière en un fer de lance fort large, et qui n’atteint pas tout à fait l’extrémité ; souvent toutes ces taches sont réunies, et les élytres sont presque noires; la portion réfléchie, le dessous du corps et les pattes testacés; le prolongement des hanches postérieures couvert de points rares et presque effacés.

La var. β. a le vertex et le bord antérieur du corselet noirs.

Il se trouve dans presque toute l’Europe.

4. HALIPLUS LINEATUS.

Ovalis, testaceus; capite postice, thorace antice infuscatis vix levissime punctatis; thorace utrinque ad basin striola brevissima leviter impresso; elytris punctorum obsoletorum seriatim punctatis, striis nigricantibus vix abbreviatis.

Haliplus Lineatus. AUBÉ. Iconog. v. p. 21. pl. I. fig. 4.

Haliplus Confinis. STEPH. Illust. of Brit. ent. II. 41?

Var. β. Minor, thorace ad basin et apicem transversim anguste nigro.

Long. 3 millim. Larg. 2 millim.

Ovale, assez convexe, testacé. Tête très-finement pointillée, brunâtre sur le vertex et vers la bouche; antennes et palpes fauves. Corselet testacé, avec une tache assombrie au milieu du bord antérieur, une fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant où il est plus étroit, sinueux à la base dont les côtés sont coupés un peu obliquement, et le milieu prolongé en pointe sur les élytres; les bords latéraux rectilignes et obliques; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés, les postérieurs également un peu aigus; il est couvert de points infiniment petits, un peu plus forts en avant et en arrière, et présente de chaque côté de la base, au tiers environ de sa largeur, une très-petite strie, longitudinale, un peu oblique en dedans. Élytres ovalaires, plus larges en avant que la base du corselet, dilatées un peu avant le milieu, se rétrécissant ensuite insensiblement jusqu’à l’extrémité, qui est coupée un peu obliquement et terminée en pointe; elles sont presque imperceptiblement chagrinées et marquées de dix stries de points enfoncés, à peine visibles à la loupe; ces stries sont couvertes de lignes noires presque entières; les quatre premières sont abrégées en arrière dans une très-petite étendue; les quatre suivantes n’occupent en avant que les deux tiers environ des élytres; en arrière et en dehors de ces dernières il existe encore trois ou quatre petites lignes noires un peu obliques; la suture est également noire, et se termine en un fer de lance fort large, qui n’atteint pas tout à fait l’extrémité, et dont les côtés se réunissent souvent à l’une des petites lignes obliques; la portion réfléchie, le dessous du corps et les pattes testacés; le prolongement des hanches postérieures couvert de points rares et presque effacés.

Cet insecte est très-voisin de l’Hal. Obliquus; mais il en diffère par les lignes noires des élytres, qui ne forment pas de taches aussi distinctes, et surtout par les deux petites stries qu’on observe sur le corselet, comme dans le Lineatocollis; il est même un peu plus petit, plus court et plus convexe.

Il se trouve dans presque toute l’Europe.

La variété β. est plus petite, plus pâle, et présente au corselet une tache noire, transversale, étroite, tout le long du bord antérieur, et une autre analogue à la base dont elle suit les sinuosités; ces deux taches sont parfaitement arrêtées. J’ai vu quatre individus de cette variété. Ils ont été pris par M. Reiche dans des eaux saumâtres aux environs d’Ostende.

5. HALIPLUS FERRUGINEUS.

Ovalis, testaceo-ferrugineus; thorace ad verticem leviter rotundatim producto, antice sparsim, postice punctorum striga transversim punetato, disco lævi; elytris punctato-striatis, interstitüs punctorum minorum seriebus, maculis nigro-fuscis oblongo-maculatis.

Dytiscus Ferrugineus. LIN, Syst. nat. II. 666.

Dytiscus Fulvus. FAB. Syst. Eleut. I. 271.

Dytiscus Interpunctatus. MARSH. Ent. Brit. I. 429.

Haliplus Fulvus. CLAIRV. Ent. Helv. II. 220.

Haliplus Ferrugineus. GYL. Ins. Suec. I. 446. Var. b.

Haliplus Subuubilus. BABINGT. The trans. oj the ent. soc. of Lond. I. p. 176. pl. xv. fig. 3.

Long. 4 millim. Larg. 2 millim.

Ovale, un peu allongé, convexe, d’un testacé ferrugineux. Tête oblongue, couverte de petits points épars; antennes et palpes testacés. Corselet une fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant où il est plus étroit, le bord antérieur s’avançant un peu en s’arrondissant sur le front, sinueux à la base dont les côtés sont coupés un peu obliquement, et le milieu prolongé en pointe sur les élytres; les bords latéraux rectilignes et obliques; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés, les postérieurs également un peu aigus; il présente en avant quelques points enfoncés, placés sans ordre, et en arrière quelques autres plus forts disposés en lignes transversales, dont la postérieure seule suit les sinuosités de la base; le milieu du disque est lisse. Élytres ovalaires, plus larges en avant que la base du corselet, dilatées vers les épaules, se rétrécissant ensuite plus ou moins brusquement jusqu’à l’extrémité, qui est coupée un peu obliquement et terminée en pointe; elles sont marquées de dix stries de points enfoncés noirs, d’autant plus gros qu’ils appartiennent aux stries les plus voisines de la suture; près de celles-ci on observe une petite ligne de points très-petits et très-rapprochés, et sur chaque intervalle une autre ligne d’autres points analogues, mais beaucoup plus espacés; elles offrent, en outre, plusieurs taches noires allongées, ainsi disposées: une très-petite obsolète vers le milieu de la base, trois placées obliquement de dehors en dedans, et d’avant en arrière au tiers environ, une au-dessous de la plus externe et dans le même intervalle de stries, une autre en dehors de celle-ci et sur le même plan horizontal; ces deux taches sont un peu en arrière du milieu de l’élytre; au-dessous de ces dernières il en existe encore trois très-rapprochées entre elles, celle du milieu un peu plus allongée, et enfin presque à l’extrémité une dernière très-petite, se réunissant à la suture qui est également noire; la portion réfléchie, le dessous du corps et les pattes testacés; le prolongement des hanches postérieures couvert de gros points enfoncés. Chaque segment de l’abdomen présente une rangée transversale de points très-petits; le segment anal en offre aussi quelques-uns à son extrémité.

Cet insecte varie beaucoup dans sa taille et même dans sa forme, les élytres étant un peu plus ou un peu moins dilatées vers les épaules; sa couleur et le nombre de ses taches sont aussi très-variables; il est quelquefois, mais très-rarement, entièrement immaculé.

Il se rencontre dans toute l’Europe.

6. HALIPLUS FLAVICOLLIS.

Ovalis, convexus, luteo-griseus; thorace antice sparsim, postice punctorum striga transversim punctato, disco lævi; elytris punctato-striatis, interstitiis punctorum minorum seriebus, immaculatis.

Haliplus Flavicollis. STURM. Deuts. Faun. VIII. p. 150. T. CCII. fig. A. a.

AUBÉ. Iconog. v. p. 24. pl. I. fig. 6.

Haliplus Ferrugineus. BABINGT. The trans. of the ent. soc. of Lond. I. p. 176. pl. XV. fig. 2.

Haliplus Impressus. ERICHS. Käf. der Mark Brand. I. 184.

Long. 3 millim. Larg. 2 millim.

Ovale, un peu allongé, convexe, d’un jaune grisâtre. Tête oblongue, couverte de petits points épars; antennes et palpes testacées. Corselet un peu plus d’une fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant où il est plus étroit, le bord antérieur presque droit, s’avançant à peine sur le front, sinueux à la base dont les côtés sont coupés un peu obliquement, et le milieu prolongé en pointe mousse sur les élytres; les bords latéraux rectilignes et obliques; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés, les postérieurs également un peu aigus; il présente en avant quelques points enfoncés, placés sans ordre, et en arrière quelques autres disposés en lignes transversales dont la postérieure seule suit les sinuosités de la base; le milieu du disque est lisse. Élytres ovalaires, plus larges en avant que la base du corselet, dilatées vers les épaules, se rétrécissant ensuite plus ou moins brusquement jusqu’à l’extrémité qui est coupée un peu obliquement et terminée en pointe; elles sont marquées de dix stries de points enfoncés noirs, d’autant plus gros qu’ils appartiennent aux stries les plus voisines de la suture; près de celle - ci on observe une petite ligne de points très petits et très-rapprochés, et sur chaque intervalle une autre ligne de points analogues, mais beaucoup plus espacés; la portion réfléchie, le dessous du corps et les pattes testacés; le prolongement des hanches postérieures couvert de gros points enfoncés. Chaque segment de l’abdomen présente une rangée transversale de points très-petits; le segment anal en offre aussi quelques-uns à son extrémité.

Cet insecte, très-voisin du Ferrugineus, s’en distingue par la forme de son corselet qui est un peu plus court, nullement prolongé en avant sur le front, et dont le milieu de la base est moins aigu, et enfin par les couleurs des élytres et l’absence constante de taches noires; il est toujours un peu plus petit, quoique, comme ce dernier, il varie dans sa taille.

Il se trouve dans toute l’Europe.

7. HALIPLUS BADIUS.

Elongato-ovalis, testaceo-griseus; capite majore, oculis validis; thorace tantum in disco impunctato; elytris striato-punctatis, interstitiis punctorum minorum seriebus, immaculatis.

Haliplus Badius. ULLRICH-AUBÉ. Iconog. v. p. 25. pl. 2. fig. 1.

Haliplus Parallelus. BABINGT. The trans. of the ent. soc. of Lond. I. p. 178. pl. xv. fig. 5.

Long. 4 millim. Larg. 2 millim.

Ovale, allongé, convexe, d’un jaune testacé tirant sur le gris. Tête courte, large, couverte de points enfoncés; yeux gros et saillants; antennes et palpes testacées. Corselet légèrement assombri antérieurement, un peu moins d’une fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant où il est un peu plus étroit, le bord antérieur s’avançant un peu en s’arrondissant sur le front, sinueux à la base dont les côtés sont coupés un peu obliquement, et le milieu prolongé en pointe sur les élytres; les bords latéraux rectilignes et obliques; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés, les postérieurs presque droits; il présente en avant et sur les côtés quelques points enfoncés, placés sans ordre, et en arrière quelques autres plus forts, disposés en lignes transversales dont la postérieure seule suit les sinuosités de la base; le milieu du disque seulement est lisse. Élytres ovalaires allongées, plus larges en avant que la base du corselet, dilatées vers les épaules, marchant presque parallèlement jusqu’aux deux tiers postérieurs, se rétrécissant ensuite assez brusquement jusqu’à l’extrémité qui est coupée un peu obliquement et terminée en pointe; elles sont marquées de dix stries de points enfoncés noirs, d’autant plus forts qu’ils appartiennent aux stries les plus voisines de la suture; près de celle-ci, on observe une petite ligne de points très-petits et très-rapprochés, et sur chaque intervalle une autre ligne de points analogues, mais beaucoup plus espacés; elles sont le plus souvent immaculées; mais cependant elles offrent quelquefois une petite bande transversale à peine assombrie, placée obliquement un peu au delà de la base, et une petite tache aussi vague près de l’extrémité ; la portion réfléchie est testacée. Le dessous du corps ferrugineux. Les pattes testacées; le prolongement des hanches postérieures couvert de gros points enfoncés. Chaque segment de l’abdomen présente une rangée transversale de points assez forts; le segment anal en offre aussi quelques-uns à son extrémité.

Cette espèce se distingue des deux précédentes par sa tête plus courte et plus large, ses yeux plus proéminents, son corselet moins rétréci en avant et couvert d’une ponctuation plus forte et plus abondante, et par ses élytres plus longues et plus parallèles. La ponctuation de l’abdomen, et surtout celle du dernier segment anal, est aussi beaucoup plus apparente.

Il est moins commun que les deux précédents, et préfère les contrées méridionales. Je l’ai cependant trouvé en très-grande quantité dans les environs de Compiègne.

8. HALIPLUS GUTTATUS.

Elongato-ovalis, testaceo-ferrugineus; thorace antice confuse, in medio sparsim punctato, ad basin punctis maximis nigris fere sulcum transverso-bisinuatum efformantibus; elytris punctato-striatis, interstitiis punctorum minorum seriebus, maculis umbrosis. confuse notatis.

Haliplus Guttatus. DAHL-AUBÉ. Iconog. v. p. 27. pl. 2. fig. 2.

Long. 3 millim. Larg. 2 millim.

Ovale, allongé, d’un testacé ferrugineux. Tête assez fortement ponctuée, et légèrement rembrunie sur le vertex; antennes et palpes testacées. Corselet légèrement rembruni antérieurement, une fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant, où il est plus étroit, sinueux à la base dont les côtés sont coupés un peu obliquement, et le milieu prolongé en pointe sur les élytres; les bords latéraux rectilignes et obliques; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés, les postérieurs émoussés; il présente en avant et sur les côtés quelques points enfoncés placés sans ordre, et en arrière une ligne transversale d’autres points beaucoup plus forts et noirâtres; cette ligne suit les sinuosités de la base; le milieu du disque est lisse.Élytres ovalaires, allongées, plus larges en avant que la base du corselet, dilatées vers les épaules, marchant presque parallèlement jusqu’aux deux tiers postérieurs, se rétrécissant ensuite assez brusquement jusqu’à l’extrémité, qui est coupée un peu obliquement et terminée en pointe; elles sont marquées de dix stries de points enfoncés noirâtres, d’autant plus forts qu’ils appartiennent aux stries les plus voisines de la suture; près de celle-ci, on observe une ligne de points très-petits et très-rapprochés, et sur chaque intervalle quelques points analogues très-espacés; elles offrent en outre quelques taches brunâtres, peu visibles et très-mal limitées; ces taches sont à peu près ainsi disposées: une transversale un peu en arrière de la base, et venant se perdre dans la suture; une autre en dehors, au quart de la longueur de l’élytre; une troisième en dedans de celle-ci et un peu en arrière; elle vient aussi se perdre dans la suture; une quatrième dans le milieu, à peu près au tiers postérieur, et enfin deux autres près de l’extrémité, l’interne un peu plus antérieure que l’externe, et se confondant avec la suture qui est assez largement rembrunie dans toute son étendue; les taches sont souvent si mal limitées qu’il est impossible de suivre exactement leur position relative; la portion réfléchie testacée. Le dessous du corps un peu ferrugineux. Pattes testacées; prolongement des hanches postérieures couvert de gros points enfoncés. Chaque segment de l’abdomen présente une rangée transversale de points assez forts; le segment anal en offre aussi quelques-uns à son extrémité.

Cet Haliple tient le milieu entre le Ferrugineus et le Badius: il diffère du premier par sa forme plus allongée, la ponctuation de son corselet et la disposition très-mal arrêtée des taches des élytres, et du second par la ponctuation du corselet, la maculature constante des élytres, et surtout par le volume moindre de la tête et des yeux.

Il se trouve dans le midi de la France et en Italie.

9. HALIPLUS VARIEGATUS.

Ovalis, testaceo-ferrugineus; thorace antice sparsim, postice punctorum majorum striga transrersim valde punctato; elytris punctato-striatis, interstitiis punctis minimis raris; elytrorum disco, maculis sparsis nigro-fuscis, cum sutura nigra confluentibus.

Haliplus Variegatus. DEJ.-STURM. Deuts. Faun. VIII. 157.

LACORD. Faun. ent. I. p. 296.

AUBÉ. Iconog. v. p. 28. pl. 2. fig. 3.

Haliplus Rubicundus. BABINGT. The trans. of the ent. soc. of Lond. I. p. 178. pl. xv. fig. 6.

Long. 3 millim. Larg. 2 millim.

Ovale, convexe, d’un testacé ferrugineux. Tête finement ponctuée et un peu rembrunie sur le vertex; antennes et palpes testacées. Corselet légèrement rembruni en avant, une fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant où il est plus étroit, sinueux à la base, dont les côtés sont coupés un peu obliquement, et le milieu prolongé en pointe sur les élytres; les bords latéraux rectilignes et obliques; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés, les postérieurs presque droits et émoussés; il présente en avant quelques points enfoncés placés sans ordre, et en arrière quelques autres plus forts, disposés en lignes transversales, dont la postérieure seule suit les sinuosités de la base; le milieu du disque est lisse. Élytres ovales, à peine plus larges en avant que la base du corselet, dont elles continuent presque l’arc, dilatées un peu avant le milieu, se rétrécissant ensuite insensiblement jusqu’à l’extrémité qui est à peine coupée obliquement et terminée en pointe très-mousse; elles sont marquées de dix stries de points enfoncés, noirâtres, d’autant plus forts qu’ils appartiennent aux stries les plus voisines de la suture; près de celle-ci on observe une ligne de points très-petits et très-rapprochés, et sur chaque intervalle quelques points analogues rares et très-écartés; les points des stries sont plus forts et plus écartés que dans les espèces précédentes, de sorte qu’ils sont moins nombreux dans chaque strie; elles offrent, en outre, quelques taches noirâtres ainsi disposées: une presque effacée vers le milieu de la base et tout à fait en avant; trois autres placées obliquement de dehors en dedans et de haut en bas, du tiers externe environ de l’élytre à sa moitié interne; celle qui est en dedans, est beaucoup plus grande que les autres et se réunit dans toute son étendue à la suture qui est elle-même noirâtre; en arrière de ces taches, il en existe trois très-petites et souvent continentes; plus en arrière encore il y en a trois autres de même grandeur environ que les précédentes, l’interne se réunit à la suture, comme celle de la première rangée; et enfin, tout à fait en arrière, l’élytre est marquée d’une petite tache triangulaire également réunie à la suture; ces taches sont assez mal limitées; la portion réfléchie est testacée. Dessous du corps et pattes ferrugineux; prolongement des hanches postérieures couvert de gros points enfoncés. Chaque segment de l’abdomen présente une rangée transversale de points assez forts; le segment anal en offre aussi quelques-uns à son extrémité.

Cet Haliple est voisin du Ferrugineus; il en diffère par sa forme beaucoup plus régulièrement ovalaire, plus courte, plus convexe et plus ramassée, et par la disposition des taches qui varie très-peu.

Il se rencontre dans toute l’Europe, et n’est pas rare aux environs de Paris.

10. HALIPLUS CINEREUS.

Ovalis, convexus, luteo-griseus; capite in vertice, thorace antice leviter infuscatis; thorace sparsim punctato; elytris punctato-striatis, vix interrupto-umbrosis, interstitiis punctis minimis sparsis.

Haliplus Cinereus. AUBÉ. Iconog. v. p. 30. pl. 2. fig. 4.

ERICHS. Käf. der Mark Brand. I. 184.

Long. 3 millim. Larg. 2 millim.

Ovale, convexe, d’un jaune-grisâtre. Tète finement pointillée, légèrement rembrunie sur le vertex; antennes et palpes testacées. Corselet légèrement rembruni antérieurement, une fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant, où il est plus étroit, sinueux à la base, dont les côtés sont coupés un peu obliquement et le milieu prolongé en pointe sur les élytres; les bords latéraux rectilignes et obliques; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés, les postérieurs presque droits; il est couvert, à l’exception du milieu du disque, de points de médiocre grosseur et disposés sans ordre. Élytres ovalaires, plus larges en avant que la base du corselet, dilatées vers les épaules, et se rétrécissant ensuite insensiblement jusqu’à l’extrémité qui est coupée un peu obliquement et terminée en pointe; elles sont marquées de dix stries de points enfoncés noirâtres, assez serrés, d’autant plus forts qu’ils appartiennent aux stries les plus voisines de la suture; près de celle-ci on observe une ligne de points très-petits, très-rapprochés, et sur chaque intervalle quelques points analogues rares et très-écartés; le premier point enfoncé des cinq premières stries est beaucoup plus gros que les autres. Elles offrent, en outre, quatre taches très-légèrement ombrées, à peine visibles, et composées de petites lignes qui se trouvent sur les stries; ces taches sont ainsi disposées: deux placées obliquement de dehors en dedans et de haut en bas, du tiers antérieur et externe de l’élytre à la moitié interne; les deux autres sont également obliques de dehors en dedans et de haut en bas, des deux tiers postérieurs externes aux trois quarts postérieurs internes; la portion réfléchie, le dessous du corps et les pattes testacés; le prolongement des hanches postérieures couvert r de gros points enfoncés. Chacun des segments de l’abdomen offre une rangée transversale de points très-petits et à peine visibles; le segment anal en présente aussi quelques-uns un peu plus marqués.

Il tient le milieu entre le Flavicollis et l’Impressus; il se distingue du premier par sa taille plus petite, la disposition sans ordre de la ponctuation du corselet, la ligne transversale de cinq gros points à la base des élytres, et par le plus grand nombre des points qui composent chaque strie; l’absence seule des petits sillons que l’on observe à la base du corselet de l’Impressus empêchera toujours de le confondre avec lui.

11. HALIPLUS IMPRESSUS.

Ovalis, convexus, testaceo-ferrugineus; capite in vertice, thorace antice infuscatis; thoracis ad basin utrinque striota brevissima; elytris punctat-striatis, interrupto-infuscatis, interstitiis punctis minimis sparsis.

Dytiscus Impressus. FAB. Syst. Eleut. I. 271.

OLIV. Ent. III. 40. p. 34. pl. 4. fig. 40.

Haliplus Impressus. LAT. Gen. Crust. et Ins. I. 234.

Haliplus Ruficollis. STEPH. Illust. of Brit. ent. II. p. 42.

ERICHS. Käf. der Mark Brand. I. 186.

Hoplitus Impressus. CLAIRV. Ent. Helv. II. p. 220.

Var. β. Maculis in elytrorum margine utrinque tribus nigricantibus.

Dytiscus Marginepunctatus. PANZ. Faun. Germ. XIV. 10.

Hoplitus Marginepunctatus. CLAIRV. Ent. Helv. II. p. 220.

Haliplus Marginepunctatus. STEPH. Illust. of Brit. ent. II. p. 42.

Long. 2 millim. Larg. 1 millim.

Ovale, convexe, d’un testacé un peu ferrugineux. Tète finement pointillée, légèrement rembrunie sur le vertex; antennes et palpes testacées. Corselet légèrement rembruni antérieurement, une fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant, où il est beaucoup plus étroit, sinueux à la base, dont les côtés sont coupés un peu obliquement et le milieu prolongé en pointe mousse sur les élytres; les bords latéraux rectilignes et obliques; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés, les postérieurs presque droits; il est couvert, à l’exception du milieu du disque, de petits points disposés sans ordre, et présente de chaque côté de la base, au quart environ de sa largeur, une petite strie longitudinale très-courte et un peu oblique en dedans. Élytres ovales, plus larges en avant que la base du corselet, dilatées vers les épaules et se rétrécissant ensuite assez brusquement jusqu’à l’extrémité qui est coupée un peu obliquement et terminée en pointe; elles sont marquées de dix stries de points enfoncés noirâtres, d’autant plus forts qu’ils appartiennent aux stries les plus voisines de la suture; près de celle-ci on observe une ligne de points très-petits et très-rapprochés, et sur chaque intervalle quelques points analogues rares et très-écartés; elles offrent, en outre, quatre taches noirâtres composées de petites lignes qui se trouvent sur les stries, et sont souvent réunies latéralement; ces taches sont ainsi disposées: deux placées obliquement de dehors en dedans et de haut en bas, du tiers antérieur et externe de l’élytre à la moitié interne; les deux autres sont également obliques de dehors en dedans et de haut en bas, des deux tiers postérieurs externes aux trois quarts postérieurs internes; la portion réfléchie, le dessous du corps et les pattes d’un testacé plus ou moins ferrugineux; le prolongement des hanches postérieures couvert de gros points enfoncés. Chacun des segments de l’abdomen offre une rangée transversale de points très-petits et à peine visibles; le segment anal en présente aussi quelques-uns, mais un peu plus marqués.

La variété β. a les lignes rembrunies des élytres beaucoup plus foncées, plus confluentes, et formant trois taches très-apparentes sur les côtés externes, et une autre dans le milieu près de la suture; celle-ci est également noire, et se termine en fer de lance à l’extrémité.

Il se trouve dans toute l’Europe, et très-communément.

12. HALIPLUS AMERICANUS.

Ovalis, rufo-ferrugineus, nitidus; capite in vertice, thorace antice infuscatis; thoracis ad basin utrinque striota obsoletissima vix conspicua; elytris punctato-striatis, interstitiis punctis minimis sparsis, in utroque disco quatuor vel quinque maculis nigricantibus.

Haliplus Americanus. DEJ. Cat. 3e édit. p. 64.

Long. 2 millim. Larg. 1 millim.

Ovale, convexe, ferrugineux et brillant. Tête finement pointillée, légèrement rembrunie sur le vertex; antennes et palpes testacées. Corselet légèrement rembruni antérieurement, une fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant, où il est beaucoup plus étroit, sinueux à la base, dont les côtés sont coupés un peu obliquement et le milieu prolongé en pointe mousse sur les élytres; les bords latéraux rectilignes et obliques; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés; les postérieurs presque droits; il est couvert, à l’exception du milieu du disque, de petits points disposas sans ordre, et présente de chaque côté de la base, au quart environ de sa largeur, une strie longitudinale très-courte et à peine perceptible. Élytres ovales, plus larges en avant que la base du corselet, dilatées vers les épaules, et se rétrécissant ensuite assez brusquement jusqu’à l’extrémité qui est coupée un peu obliquement et terminée en pointe; elles sont marquées de dix stries de points enfoncés noirâtres, d’autant plus forts qu’ils appartiennent aux stries les plus voisines de la suture; près de celle-ci on observe une ligne de points très-petits et très-rapprochés, et sur chaque intervalle quelques points analogues rares et très-écartés; elles offrent, en outre, quatre taches noirâtres ainsi disposées: une en dedans près de la suture, au milieu environ; une seconde un peu en arrière et sur le même plan vertical; deux autres en dehors, la première au tiers de la longueur de l’élytre, et la seconde aux deux tiers: celle-ci correspond à l’intervalle qui sépare les deux internes; quelquefois il existe une cinquième tache, qui alors est placée en arrière de la dernière interne, près de l’extrémité qui est également rembrunie ainsi que la suture; la portion réfléchie est testacée. Le dessous du corps et les pattes ferrugineux; prolongement des hanches postérieures couvert de gros points enfoncés. Chacun des segments de l’abdomen offre une rangée transversale de points très-petits et à peine visibles; le segment anal en présente aussi quelques-uns, mais un peu plus marqués.

Il est extrêmement voisin de l’Impressus, avec lequel il serait peut-être raisonnable de le réunir; il n’en diffère que par sa couleur un peu plus foncée et plus brillante, et par ses taches un peu mieux dessinées.

Des États-Unis d’Amérique.

13. HALIPLUS FLUVIATILIS.

Ovalis, luteo-griseus; capite in vertice, thorace antice infuscatis; thoracis ad basin utrinque striota brevissima; elytris punctato-striatis, interstitiis punctis minimis sparsis, basi, sutura lineolisque abbreviatis nigris.

Haliplus Fluviatilis. AUBÉ. Iconog. v. p. 34. pl. 2. fig. 6.

ERICHS. Käf. der Mark Brand. I. 185.

Long. 3 millim. Larg. 1 millim.

Ovale, légèrement allongé, convexe, d’un jaune très-pâle sur la tête et le corselet, grisâtre sur les élytres. Tête très-finement pointillée, légèrement rembrunie sur le vertex; antennes et palpes très-pâles. Corselet légèrement rembruni antérieurement, une fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant, où il est plus étroit, sinueux à la base, dont les côtés sont coupés un peu obliquement et le milieu prolongé en pointe sur les élytres; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés, les postérieurs presque droits; il est couvert, à l’exception du milieu du disque, de petits points disposés sans ordre, et présente de chaque côté de la base, au quart environ de sa largeur, une strie longitudinale très-courte et un peu oblique en dedans. Élytres ovales, dilatées près de la base et dans le milieu, se rétrécissant ensuite insensiblement jusqu’à l’extrémité qui est coupée un peu obliquement et terminée en pointe; elles sont marquées de dix stries de points enfoncés noirs, d’autant plus forts qu’ils appartiennent aux stries les plus voisines du la suture; près de celle-ci on observe une ligne de points très-petits et très-rapprochés, et sur chaque intervalle quelques points analogues rares et très-écartés; elles présentent, en outre, deux petites bandes transversales obliques, peu sensibles, composées de petites lignes longitudinales noirâtres; ces bandes se dirigent de dehors en dedans et d’avant en arrière, la première à la moitié et l’autre aux trois quarts environ de la longueur des élytres; la suture, ainsi que la base, sont également noires, mais très-étroitement; la portion réfléchie, le dessous du corps et les pattes d’un jaune pâle; le prolongement des hanches postérieures couvert de gros points enfoncés. Chacun des segments de l’abdomen offre une rangée transversale de points très-petits et peu visibles; le segment anal est presque entièrement couvert de points un peu plus forts.

Cette espèce, très-voisine de l’Impressus, en est cependant distincte; sa couleur est constamment plus claire; jamais les lignes ne sont confluentes pour former des taches; elle est plus forte, plus allongée et moins dilatée aux épaules; sa manière de vivre est aussi bien différente: elle habite les fleuves, tandis que l’on rencontre l’Impressus dans les eaux stagnantes.

Je l’ai plusieurs fois trouvée dans la Seine, sous les petites pierres. M. Chevrier, de Genève, l’a également prise dans le Rhône.

14. HALIPLUS LINEATOCOLLIS.

Oblongo-ovalis, testaceus, abdomine fuscescente; capite nigro-piceo; thoracis margine antico et disco nigricantibus, basi utrinque lineola antice abbreviatis valde impresso; elytris punctato-striatis, interstitiis punctis minimis sparsis; utrinque duabus maculis alteraque communi in sutura confuse nigro-notatis.

Dytiscus Lineatocollis. MARSH. Ent. Brit. I. 429.

Haliplus Lineatocollis. GYL. Ins. Suec. I. 549.

Dytiscus Bistriolatus. DUFF. Faun. Aust. I. 285.

Haliplus Trimaculatus. DRAP. Ann. gén. des sc. phys. III. p. 186.

Long. 3 millim. Larg. 1 millim.

Ovale, allongé, peu convexe, testacé. Tête finement pointillée et noirâtre; antennes et palpes fauves. Corselet testacé, avec le bord antérieur et une ligne longitudinale sur le milieu du disque noirâtre; il est une fois et demie aussi large que long, largement échancré en avant, où il est plus étroit, sinueux à la base, dont les côtés sont coupés un peu obliquement et le milieu prolongé en pointe sur les élytres; les bords latéraux très-légèrement arrondis, presque rectilignes et obliques; les angles antérieurs un peu aigus et abaissés, les postérieurs presque droits; il présente en avant, sur les côtés et sur la bande noire, quelques points enfoncés, et de chaque côté de la base, au quart environ de sa largeur, une strie longitudinale assez longue, fortement enfoncée, légèrement arquée en dedans et noirâtre; il offre, en outre, entre les deux stries longitudinales, un large sillon transversal peu profond, placé tout à fait en arrière et ponctué. Élytres ovalaires, un peu allongées, à peine plus larges en avant que la base du corselet dont elles continuent presque l’arc, très-légèrement dilatées, de la base aux trois quarts environ, se rétrécissant ensuite assez brusquement jusqu’à l’extrémité qui est à peine coupée obliquement et terminée en pointe très-mousse; elles sont marquées de dix stries de points fortement enfoncés et noirs; près de la suture on observe une ligne peu apparente de points très-petits et très-rapprochés, et sur chaque intervalle quelques points analogues très-rares et très-écartés; le premier point des troisième, quatrième et cinquième stries est beaucoup plus gros que les autres, irrégulier, un peu allongé et dirigé en dehors; elles offrent, en outre, trois taches noirâtres, arrondies et mal limitées: une au milieu, près de la suture, à laquelle elle est largement réunie, et deux autres en dehors sur le même plan vertical, aux tiers antérieur et postérieur environ, de sorte que les élytres paraissent n’avoir que cinq taches, dont celle du milieu est beaucoup plus grande; souvent il existe une très-petite tache en dehors de celle du milieu, et une autre également très-petite près de l’extrémité ; la suture est également noire dans toute son étendue; la portion réfléchie est testacée. Le dessous du corps très-légèrement ferrugineux. Pattes testacées; le prolongement des hanches postérieures couvert de points enfoncés rares. L’abdomen est quelquefois noirâtre en avant, et offre à peine quelques points sur le segment anal.

Il est très-commun dans toute l’Europe.

15. HALIPLUS GRAVIDUS. Chevrolat.

Rotundato-ovalis, piceo-ferrugineus; thorace punctis majoribus sparsim impresso, macula obsoleta nigricante antice notato; elytris punctato-striatis, ad latera punctis majoribus in sulcis confluentibus, in disco maculis nigricantibus obsoletissimis vix visibiliter variegatis.

Long. 3 millim. Larg. 2 millim.

Ovale, arrondi, court et ramassé, très-convexe, d’un brun ferrugineux. Tête ferrugineuse, finement ponctuée; antennes et palpes ferrugineuses. Corselet de la couleur de la tête, légèrement rembruni antérieurement, deux fois aussi large que long, échancré en avant, où il est beaucoup plus étroit, sinueux à la base, dont les côtés sont coupés un peu obliquement et le milieu prolongé en pointe sur les élytres; les bords latéraux rectilignes et obliques; les angles antérieurs un peu aigus, très-fortement abaissés, les postérieurs presque droits; il est couvert, en avant, en arrière et au milieu, de points assez enfoncés; les deux côtés du disque seulement sont lisses. Élytres d’un brun ferrugineux, plus foncées que la tète et le corselet, ovales-arrondies, courtes, plus larges en avant que la base du corselet, très-dilatées vers les épaules, se rétrécissant ensuite brusquement jusqu’à l’extrémité qui est à peine coupée obliquement et terminée en pointe mousse; elles sont marquées de dix stries de points fortement enfoncés, d’autant plus gros qu’ils appartiennent aux stries les plus externes; les stries voisines du bord latéral sont composées de points très-forts qui se réunissent de manière à représenter des sillons enfoncés; les internes, au contraire, sont presque effacées; il y a dans les intervalles d’autres points très-petits et très-éloignés les uns des autres; elles offrent, en outre, quelques taches noirâtres, allongées, à peine perceptibles, et dont il est impossible de faire l’analyse; la portion réfléchie, le dessous du corps et les pattes ferrugineux; le prolongement des hanches postérieures couvert de très-gros points enfoncés. Chacun des segments de l’abdomen offre une rangée transversale de gros points; le segment anal en présente aussi quelques-uns à son extrémité.

M. Chevrolat possède plusieurs individus de Cette espèce qu’il a reçus du Brésil.

16. HALIPLUS TRIOPSIS.