SuIs-Je NOëL? - Marina Petitdemange - E-Book

SuIs-Je NOëL? E-Book

Marina Petitdemange

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Beschreibung

Rosemary est une petite fille alerte et débrouillarde, intelligente, amusante, vive, créative... Elle aime créer toutes sortes de choses, des "projets", du grand, sans limites. Sa maman l'accompagne dans ses idées de plus en plus complexes, la guide. Son papa aussi mais il est beaucoup pris par son travail, en ce moment, car il est artiste-chocolatier! Ah ça, Rosemary l'aime, le chocolalalala ! Une nuit, Rosemary a fait un rêve: le rêve de son rêve ! Thèmes: Noël, philosophie pour les enfants, communication positive et bienveillante, créativité, relationnel de haute qualité.

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Seitenzahl: 102

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Autres ouvrages de l’auteure visibles sur son site dont l’adresse est parfois modifiable par magie : les indices pour le retrouver sont ‘Marina Petitdemange Rue Des Roses Wix’.

Rosemary est née un jour d’été, elle avait déjà quelques années. Je voyais pourtant son visage joli, rieur, comme si elle n’avait pas dormi dans ma « besace à créativité » autant de temps…

Je l’ai entendue sautiller, arriver chez moi, demander à avoir sa tribune, sinon, pschiiit, j’allais en recevoir... Mais de quoi ? Ah… vous verrez. Elle a tant de choses à dire, à partager !

On pourrait préciser, si on voulait étiqueter un peu son monde, qu’il est celui d’un être humain de très grande sensibilité, au point de capter ce que les autres pensent, ressentent, où qu’ils soient. Des capacités extra-sensorielles naturelles et pourtant… Cela donne l’impression d’être de la magie, non ? Ou de la fantaisie… Chacun se fera son idée et triera selon besoin les informations transmises.

A la fin de l’ouvrage, quelques lignes pour guider les envies de pratiquer la relation comme le fait la mère de Rosemary, en se basant sur de la philosophie pour et avec les enfants, de la communication positive et bienveillante, du parler « vrai », du respect et le besoin d’être authentique sans être parfait. Cependant, on peut supposer que la mère de Rosemary n’en est pas arrivée là au bout d’une « discussion » avec son propre ego…alors si vous commencez à cheminer, soyez bon et patient avec vous-même.

Pour l’étincelle de joie que nous avons en nous.

Sommaire

CHAPITRE 1.

CHAPITRE 2.

CHAPITRE 3.

CHAPITRE 4.

CHAPITRE 5.

CHAPITRE 6.

CHAPITRE 7.

CHAPITRE 8.

CHAPITRE 1.

Je ferme mes yeux, puis je les ouvre à nouveau. Youpi ! Rien n’a disparu ! Oh ! Comme je suis contente ! Tout est là, devant moi…

C’est très beau, joli, merveilleux, sublime, chouette, super chou-chou-chouette !

Il y a du rouge, du vert, de l’or, du rouge foncé, du garance, du rouge clair, du rouge-gorge, du… Pardon, j’ai plaisanté ! Mais peut-être on peut dire aussi que la couleur de l’oiseau, le rouge-gorge, va très bien, très très bien même, dans le décor, non ?

De toute façon, c’est moi qui décide !

Je suis la reine de mon scénario, j’invente mon film intérieur. Je suis en train de rêver, alors je fais ce que je veux…

C’est si beauuu ! Je regarderais cela pendant des heures en oubliant même d’aller grignoter les bonbons !

Je regarde rapidement autour de moi. Personne qui ne me surveille ? Ah non, c’est vrai, c’est mon rêve… Alors je décide que personne ne peut me surveiller. Youpi ! Et je vais chaparder des bonbons. De toute façon, c’est chez moi, c’est mon rêve…

— Rosemary, Rosemary… Il est l’heure de se réveiller. Viens, mon petit cœur… Oh tu dormais en gesticulant en tous sens… Tu rêvais, ma chérie ? me demande maman en me faisant un câlin.

— Maman, maman… C’était mon rêve ! Je rêvais de mon vrai rêve à moi ! C’était super beau !

— Ah… Ton vrai rêve à toi ? Et quel est ce rêve, alors, mon cœur ?

— Maman, tu es sûre que ce n’est pas comme pour les souhaits ?

— C’est-à-dire ?

— Eh bien si je le dis avant qu’il ne se réalise, il ne se réaliserait jamais alors…

— Ah… Je suis certaine qu’un rêve et un souhait sont… parfois semblables. Et parfois non. Je peux rêver de devenir un bonhomme de neige et le souhaiter aussi. C’est comme espérer que quelque chose se réalise dans notre futur. Mais est-ce que ces deux choses, semblables, ont les mêmes règles ? Je ne sais pas, ma douce Rosemary, je ne sais pas… Qu’en penses-tu ?

— Je pense que je peux rêver de mon rêve et, comme c’est moi qui crée tout dedans, alors je peux aussi inventer une règle disant que le partage du rêve est possible. Cela n’occasionnera pas de problème, n’est-ce pas, maman ?

— Je pense moi aussi que c’est un bon compromis. Comme cela, tu partages… hum, du merveilleux rêve alors ? me répond maman, songeuse.

— Oh oui ! Maman, tu aurais vu… Ce n’est pas la première fois que je rêve ce rêve, maman ! C’est le rêve d’un rêve ! Je deviens une experte ! je lui réponds en riant.

— Bon, alors je te propose une chose, Rosemary, tu me partages ce que tu veux de ton rêve, et moi, je t’aide à le réaliser si cela est possible, oui ?

— Oh oui ! Oui ! Oui, oui, oui, ma petite maman chérie d’amour !

CHAPITRE 2.

Ma maman a promis de m’aider. La pauvre, elle a beaucoup de travail maintenant ! Oui, moi, je suis la chef de projet, comme elle dans son travail au bureau. Alors je surveille, je dirige et puis je ne sais plus trop quoi… Je la regarde faire. Elle rit, maman, car elle dit que, dans son travail, elle n’est pas du tout comme cela, à regarder faire les autres… Moi, je croyais qu’elle voulait dire qu’elle ne riait pas, dans son travail. Elle m’observe durant un instant. Oui, c’est vrai, elle l’admet. Elle ne rit pas autant dans son travail.

Alors j’ai nommé ma maman chérie d’amour la chef de projet de mon rêve à réaliser. Comme ça, elle aura un travail important et qui lui donne de la joie.

— Possible que cela me replonge en enfance, Rosemary… Ce sera doux et sympathique ! En avant !

— Alors maman, comment s’organise-t-on ?

— Bien, comme je suis devenue la chef de projet, je vais te donner des indications, des conseils, des pistes à suivre. Mais toi, tu dois me promettre de garder intacte ta créativité et de t’appuyer dessus.

— J’ai pas bien compris ta dernière phrase, maman, je murmure.

— Ah… La créativité, tu sais ce que c’est, n’est-ce pas ?

— Oui ! C’est quand on crée, comme un artiste, on utilise son imagination, on invente, on crée, ah, je l’ai déjà dit, on met en place de nouveaux projets, oui ?

— Oui, mon cœur. Garder intacte ta créativité, cela signifie que je voudrais que tu penses bien à prendre soin de ta créativité car elle est, selon moi, un outil très important dans la vie pour être heureux. Elle permet de créer de jolis tableaux, de belles décorations, oui, mais aussi de créer de nouveaux outils, de nouvelles machines, de faire avancer la technologie, la médecine, la…

— Cela nous fait devenir des robots, yes !

— Ah… Des robots ? Tu crois, Rosemary ? Hum… Oui, avec la technologie, on peut se poser la question. Je comprends… C’est vrai que tout est informatique, automatisé, moderne et électrique, de plus en plus… Hum… C’est intéressant, ta réflexion, Rosemary. Alors, peut-être si on reste du côté de la créativité naturelle pour… Oh ! Je sais ! Pour enrichir les émotions ! Voilà !

Je regarde maman en écarquillant les yeux. Enrichir les émotions ?!

— Maman, je suis perdue…

— Attends, je vais tout te préciser, Rosemary. Tu vas tout comprendre, je te le promets. Enrichir, c’est permettre d’être plus riche. Mais on peut s’enrichir avec plein de… choses. De multiples façons. Donc, avec l’argent, le matériel, regarde, ce sera la base de la pyramide de notre trésor, si on veut. Ensuite, au deuxième étage, on va mettre les relations, les gens qu’on connaît, c’est bien aussi de s’enrichir les uns les autres de cette façon. Par exemple, quand tu es avec tes amis, tu peux apprendre de nouvelles choses, tu joues… à de nouveaux jeux, etc. Au troisième niveau, les émotions. On s’enrichit avec nos émotions quand on s’autorise à les vivre.

— Pourquoi ?

— Pourquoi « quoi » ? Rosemary, je viens de te donner plein d’informations, alors laquelle ne te semble pas assez claire ?

— Pourquoi on s’autorise à vivre les émotions ?

— Ah… Pourquoi pas ? Ah ! Ah ! Ah ! Vivre nos émotions, c’est-à-dire les laisser bouger en nous, les laisser se créer et les observer, comme quand nous pratiquons nos exercices de pleine conscience,

— Oui, je sais ! La maille foule naisse.

—Euh… Ton papa serait là, il aurait un fou rire nerveux, je crois, Rosemary. Il te l’a fait répéter plusieurs fois l’autre jour : la Mindfulness, mailleuned foule ness, enfin, à peu près, oui ?

— Euh, maman, tu fais exprès ? C’est ce que j’ai dit.

— Pas tout à fait, Rosemary. Bon, reprenons, alors c’est, par exemple, se rendre compte qu’on a de la colère pour le goûter que le copain nous a pris ou…

— Euh… Pardon, maman, de t’interrompre, mais s’il a pris mon goûter, ce n’est pas mon copain !

— Ah… intéressant, Rosemary. Si on est copain, alors, toi et moi, et que je réalise une action qui ne te plaît pas, je ne suis plus en droit d’être ton copain ?

— Maman, c’est pire que cela… Si on me prend quelque chose sans m’avoir prévenue, c’est du vol.

— Oui, je suis d’accord. Si on se sert dans tes affaires sans te demander l’autorisation auparavant, c’est du vol. Mais est-ce que cela signifie qu’on ne doit plus appeler l’autre « un copain » ?

— Ben oui, je réponds vivement en haussant les sourcils au ciel comme mamie. Ben oui, maman, enfin ! Il y a des choses qui ne se font pas ! Ce n’est pas permis de voler, tuer, mentir…

— Pourquoi ?

— Parce que cela fait du mal aux autres !

— OK, alors si je suis dans mes émotions, je peux ressentir le mal que je fais aux autres, ce qu’ils ressentent. Cela s’appelle vivre de l’empathie. Je suis en relation avec ce que l’autre ressent au fond de soi. Par exemple, si je te demande de faire tes devoirs au lieu de regarder la télévision, je le sens, là, dans mon cœur, dans mon corps aussi, que toi, tu es alors en train de ressentir de la peine, de la colère aussi parfois. Ou de la tristesse, ou de la peur…

— Et on le ressent aussi pour la joie, maman !

— Oui, pour la joie aussi. On le ressent pour toutes les émotions, les plus faciles comme les plus difficiles à vivre.

— On fera un tableau des émotions difficiles à vivre, maman ? Et puis on dira dans une autre colonne pourquoi, d’accord ?

— Oui, Rosemary. Bon, on vient de se faire une bonne petite réunion d’équipe, là. Parfait ! Maintenant, on avance un peu sur le projet, concrètement, je veux dire, oui ?

— Oui, maman, avec un plus grand vif plaisir, madame ! je réponds en riant.

CHAPITRE 3.

Maman m’a expliqué qu’un chef de projet est celui qui a une idée claire du projet. Son rôle est de transmettre cette idée très claire aux autres. C’est pour cela qu’elle tient compte des émotions, des idées, des envies, des peurs, des besoins et… Oh ! Il y a autre chose, je ne sais plus quoi !

— Maman ?

— Oui, Rosemary.

— Je ne sais plus vraiment ce que tu m’as dit pour le chef de projet. Son rôle, c’est de faire attention à quoi, déjà ?

— Ah… Le chef de projet peut décider de poser son attention sur différents points. Par exemple, comment va son équipe, et là, on a le relationnel, l’émotionnel, la communication. Ou il peut aussi s’intéresser à la créativité, à l’innovation, et ici, ce serait être attentif à recevoir des idées nouvelles, réveillant l’imagination, jamais vues, jamais entendues, peut-être un peu déstabilisantes parfois parce que faisant sortir de la zone de confort…

— Ah ! Je la connais, elle, la zone de confort !

— Ah oui ? demande maman, amusée.

— Oui, c’est quand je suis habituée à vivre d’une façon et que je ne veux pas que cela change. Par exemple, quand je goûte avec mes tartines au chocolat et que je ne veux pas de brocolis !

— Mais je ne te propose jamais de brocolis au goûter, Rosemary ! Ah ! Ah ! Ah !

— Non, mais la maman de Lucinde l’a fait, l’autre jour. Elle a dit ensuite que c’était pour « de rire », mais on voyait dans ses yeux qu’elle se moquait de nous…

— Comment cela, mon cœur ?

— Ben… elle se moquait de nous parce qu’on avait eu peur…