Supranormaux - Tome 2 - Julie Cyr - E-Book

Supranormaux - Tome 2 E-Book

Julie Cyr

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Beschreibung

Une nuit à la belle étoile entre amis, c’est supposé être sympa… Jusqu’à ce qu’une énorme bête aux yeux jaunes apparaisse dans la haie de cèdres qui nous sépare de la voisine. Aurons-nous le temps d’atteindre la porte patio avant que cette bête monstrueuse nous dévore?

Retrouvez trois personnages principaux dans la série "Supranormaux". Ces trois amis auront plusieurs aventures ensemble ou séparément. Pour le moment, découvrez les 2 premiers tomes avec les auteures Julie Cyr et Tricia Lauzon.

À PROPOS DE L'AUTRICE

Julie Cyr a débuté sa carrière d’auteure avec des albums jeunesse, car elle avait de belles histoires à raconter aux tout-petits. Très active dans le milieu littéraire, elle fait plusieurs rencontres qui la motivent à explorer d’autres style d’écriture. Fan des livres Frissons dans sa jeunesse, elle se découvre une passion pour le suspense et l’aventure dédiés aux adolescents. Elle nous arrive avec cette nouvelle série jeunesse, pleine de rebondissements, en collaboration avec son amie et auteure Tricia Lauzon.

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Seitenzahl: 116

Veröffentlichungsjahr: 2024

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Couverture



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Copyright

JULIE CYR

Éditions Lo-Ély

www.editionsloely.com

 

 

Facebook et Instagram : Éditions Lo-Ély

Auteure : Julie Cyr

Facebook : Julie Cyr

Direction littéraire : Tricia Lauzon

Révision et correction : Laurence Taillebois

Mise en page : Lydia Lagarde

Graphisme de la couverture : Studio C1C4

Graphisme de la carte : Maude Plouffe

Imprimerie :Marquis

 

Dépôt légal –

Bibliothèque et Archives nationales du Québec 2024

Bibliothèque et Archives Canada 2024

 

 

Toute reproduction, intégrale ou partielle, faite par quelque procédé que ce soit, photographie, photocopie, microfilms, bande magnétique, disque ou autre, est formellement interdite sans le consentement de l’éditeur.

Subventionné par : 

 

Imprimé au Canada

 

ISBN EPUB : 978-2-89855-055-3ISBN EPUB (ensemble) : 978-2-89855-051-5

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prologue

La rencontre

 

Bonjour, je m’appelle Gaby, j’ai onze ans et je pense que je suis la fille la plus curieuse que la terre ait portée. J’habite à Mont-Laurier, une mini-grande ville où il ne se passe jamais rien. Je vis « dans l’Nord », comme diraient plusieurs.

J’aimerais tellement vivre des aventures, mais l’activité la plus palpitante de ma semaine est de trouver lequel des bacs entre le vert, le bleu ou le brun je dois mettre au chemin le jour de la collecte. Comme tous les jeunes de mon âge, je vais à l’école, je fais mes devoirs et, le soir, je remplis le lave-vaisselle.

Mes parents disent que leur vie est de type « métro, boulot, dodo », mais moi, c’est « marche, école, ennuis » ! Dans les films, les enfants ont des pouvoirs magiques, des laboratoires cachés dans leur garde-robe, ou ils parlent aux animaux. Eh bien, je peux vous dire que la réalité est loin d’être aussi palpitante.

Heureusement, j’ai de bons amis à l’école, et ensemble, nous ne nous ennuyons jamais. Mais mon meilleur ami est Mika qui reste juste derrière chez moi. Je pense que nous avons commencé à jouer ensemble dès l’instant où nous avons trouvé la petite brèche dans la haie de cèdres qui sépare nos deux cours. Nous étions assez petits pour nous faufiler entre les branches et nous passions nos après-midi à nous inventer des jeux.

Certains jours, nous étions des astronautes qui voyageaient de galaxie en galaxie à la recherche de nouvelles planètes. Les journées chaudes, nous étions des shérifs dans le Far West qui pourchassions des voleurs se sauvant avec tout l’or de la banque. L’imagination de Mika était sans fin; il avait toujours une nouvelle aventure à me faire vivre.

Ensemble, nous avons appris à nager lors des cours de natation et nous avons enlevé nos petites roues sur nos bicyclettes la même semaine. Je n’allais quand même pas le laisser se promener à deux roues, alors que moi, j’en avais toujours quatre! Puis, on a légèrement grandi et, en moins de temps qu’il en faut pour le dire, ma mère s’est mise à me chicaner, car le trou dans la haie de cèdres était devenu trop petit, et mes vêtements revenaient tout troués de toutes mes traversées.

C’est là que nous avons appris à courir vite; alors que nous étions habitués à nous voir en moins d’une minute, il fallait maintenant parcourir la moitié du pâté de maisons. Nous nous sommes donc mis à nous chronométrer pour savoir qui arrivait le plus vite chez l’autre. Je dois malheureusement avouer que je n’ai pas souvent gagné la course.

Puis, l’école a commencé. Par chance, l’oncle de Mika était le directeur de l’école et il s’est toujours arrangé pour que nous soyons dans la même classe. Le seul moment où nous ne sommes pas ensemble, c’est quand mes parents m’envoient au camp de vacances pendant deux semaines quand l’école finit. Ils disent que ça leur permet de prendre une pause de mon jacassage perpétuel et d’avoir des vacances eux aussi. Je déteste aller au camp; j’aimerais bien mieux rester avec Mika. Pas que les autres enfants ne sont pas fins, mais ce ne sont pas de vrais amis.

 

Chapitre 1

Histoires de feu de camp

 

J’arrive donc au camp pour la cinquième année consécutive, m’attendant à voir les mêmes personnes qu’à l’habitude, mais en défaisant mon sac, une voix que je ne connais pas me demande :

—Salut, tu penses que je peux prendre ce lit? Il a l’air libre…

Je lève les yeux, curieuse. Il faut dire que dans les petites villes comme la nôtre, les nouveaux visages se font rares et ils ne passent pas inaperçus.

—Heu, oui, oui. En passant, moi, c’est Gaby.

—Salut, moi, c’est Ava.

—T’es nouvelle dans le coin ou tes parents ont pas regardé la carte avant de t’envoyer dans un camp de vacances aussi loin?

Ava laisse échapper un petit rire gêné et me répond qu’elle vient en fait d’emménager à Mont-Laurier.

—Pour vrai? Où ça? Je reste là moi aussi!

En faisant connaissance, j’apprends qu’elle reste à quelques rues de chez moi seulement, sur le chemin que nous empruntons chaque matin, Mika et moi, pour nous rendre à l’école. Elle vient tout juste de déménager avec son père. Elle se fait plutôt discrète sur les informations qu’elle me donne, mais ce n’est pas grave, j’ai deux semaines pour la cuisiner. Pour une fois qu’il y a de la nouveauté dans les parages, je vais contenter ma curiosité.

Tout naturellement, Ava et moi, nous nous mettons à faire les activités ensemble. Pour la première fois, je rencontre une autre personne que Mika avec qui j’ai de réelles affinités. En fait, une fois passée sa gêne de départ, Ava est une fille super sympathique et énergique. Pendant la semaine, j’ai appris que sa mère est une actrice qui est partie réaliser son rêve alors qu’Ava était toute petite. Son père s’est occupé d’elle et il a facilement obtenu sa garde lorsqu’il a divorcé de sa mère. Ava a le côté théâtral de sa mère. Elle raconte des histoires plus farfelues les unes que les autres en prenant soin de bien jouer les personnages au moment opportun.

Ce soir, on se rend avec nos couvertures au bord du feu préparé par les moniteurs. Après plusieurs années, je sais qu’ils vont en profiter pour nous raconter des histoires de peur. J’aime assez ça, à vrai dire. C’est habituellement ma soirée préférée. Une fois que tout le monde est bien installé, Babuche, le plus beau des moniteurs, commence à raconter son histoire :

—Vous savez, les loups-garous sont parmi nous depuis des centaines et des centaines d’années. Ils vivaient ici avant même que Christophe Colomb ne découvre l’Amérique. Au début, ce n’étaient que dans certaines régions que les habitants avaient acquis la possibilité de se transformer les soirs de pleine lune pour faciliter la chasse. La vie n’était pas facile à cette époque, et s’il y a une chose que les cours d’histoire m’ont apprise, c’est que l’humain s’adapte à l’environnement où il vit.

—Ben oui, c’est ça! lance un des campeurs.

—C’est vrai, je vous le dis. Si je le sais, c’est que j’en ai déjà rencontré un. C’était justement un soir de pleine lune. Je l’ai vu se transformer sous mes yeux. S’il ne m’avait pas averti avant, j’aurais cru qu’il voulait me manger. Je dis juste ça pour vous mettre en garde, moi! Car selon ce qu’il m’a raconté, si les premiers loups-garous étaient gentils, ce n’est plus comme ça de nos jours. Si jamais vous en rencontrez un, fuyez le plus vite possible! Ce que j’ai appris, c’est qu’il y a environ cinq cents ans, le plus jeune frère d’une famille qui avait la possibilité de se transformer a été mordu par un animal qui avait la rage. La maladie s’est alors propagée dans tout son être et, lorsqu’il se transformait, au lieu de chasser pour nourrir sa famille, il chassait d’autres humains. Au début, personne ne s’en est vraiment rendu compte, mais les gens qui avaient survécu à son attaque se sont mis à se transformer eux aussi en loups-garous et, comme lui, ils avaient faim de chair humaine. Les habitants de la région ont alors compris que le pouvoir de transformation n’était plus limité à quelques familles seulement et que, maintenant, n’importe qui se faisant mordre par cette bête sanguinaire devenait lui aussi une créature sans pitié. Les gens ne sachant plus à qui faire confiance, ils se sont mis à chasser tous les loups-garous les soirs de pleine lune. Plus aucun loup-garou n’était à l’abri de cette chasse. Rapidement, les familles ont quitté le village et ont pris des chemins séparés. Plus personne ne devait connaître leur existence au risque de se faire traquer. Les loups-garous sanguinaires, eux, sont partis chacun de leur côté, essayant de fuir la civilisation les soirs de pleine lune. Pour certains, ça a été une réussite, mais pour d’autres, dont l’instinct animal avait pris le dessus sur leur côté humain, ont pris un malin plaisir à semer la terreur sur tout le continent. Aujourd’hui, il reste encore quelques familles de loups-garous qui cachent leur vraie identité de peur de se faire tuer ou, pire, de devenir des animaux de foire, mais le vrai danger provient des autres, ceux qui continuent de manger ou de transformer des humains en animaux sauvages, comme eux. Et lorsque vous vous faites mordre par un loup-garou, sachez que ce n’en est jamais un gentil… Priez pour qu’il vous mange, car si vous survivez, lors de la prochaine pleine lune, c’est vous qui allez chasser les humains. Même sous la forme humaine, vous ne serez plus les personnes gentilles que vous êtes aujourd’hui, le mal prendra possession de tout votre être et de votre âme. Vous ne voudrez plus faire le bien; la soif de sang humain sera votre seule amie. Vous serez seuls puisque pendant tout le mois, vous ne penserez qu’à une chose : le moment d’aller chasser. Une dernière recommandation avant de vous laisser aller vous coucher. Soyez toujours prudents, dans des régions éloignées comme ici, c’est l’endroit idéal pour eux. Il est bien plus crédible que des gens se fassent tuer par une bête ici que dans une grande ville comme Montréal. Maintenant que vous êtes avertis, gardez l’œil ouvert quand vous vous promenez dans les bois. Restez bien groupés en rentrant à vos dortoirs, car je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais ce soir, c’est la pleine lune.

 

Chapitre 2

Le monstre aux yeux rouges

 

La fin de son histoire mettait fin à la soirée. Nous ramassons donc nos couvertures et prenons tous le chemin pour aller nous coucher. Je sais très bien que ce ne sont que des histoires, mais celle-ci était quand même convaincante, et la pleine lune qui trône dans le ciel n’aide en rien à rester rationnel.

Naturellement, les plus craintifs restent silencieux sur le trajet du retour, et les autres en profitent pour ajouter à leur frousse en disant voir des mouvements dans la forêt. Je me tourne vers Ava pour partager avec elle ma réflexion, mais je la trouve songeuse tout à coup. Pourtant, elle doit bien savoir que ces histoires de loups-garous ne sont justement que ça, des histoires. Je m’apprête à lui demander ce qui la chicote quand je bute sur une pancarte qui n’était pas là à notre arrivée. Ça dit : « Détour, affaissement de la route, suivez la corde à travers le bois. »

Bon je veux bien être brave, mais faut pas dépasser les limites non plus! Il fait quand même noir, et nos lampes de poche ne sont pas très puissantes. On prend donc le chemin indiqué. Tout d’un coup, les braves qui agaçaient les peureux deviennent eux aussi silencieux. Pour faire exprès, c’est moi qui ouvre la marche. J’avance d’un pas qui n’est pas des plus assurés. Je ne veux ni tomber ni rencontrer un ours. Ava glisse doucement sa main dans la mienne, comme si elle avait senti mes craintes et qu’elle ne voulait pas que je les affronte seule. Je me dis à ce moment précis que c’est ça, la vraie amitié, se soutenir sans se juger.

On est environ à mi-parcours quand une des campeuses derrière moi lance un petit cri étouffé. Je me retourne et je la vois qui fixe les bois à notre gauche. Je cherche ce qui lui a fait peur et je les aperçois à mon tour, deux yeux rouges qui nous regardent fixement. On dirait des yeux de loup. Dans cette région, ce n’est pas rare d’en croiser un, même si c’est la première fois que ça m’arriverait.

Mais l’histoire des loups-garous nous revient quand même en tête à tous. Je n’ai même pas besoin que les autres me disent qu’ils pensent comme moi, puisque je sens la peur qu’ils dégagent. On dirait que nous partageons la même vision d’horreur où nous nous faisons décapiter les uns après les autres. Je me demande si je dois faire la morte comme lorsqu’on croise un ours ou si je dois fuir à toute vitesse. La deuxième option s’impose d’elle-même lorsqu’une fille pousse un cri de mort et part à courir vers les chalets. C’est le signal pour tout le monde. Ava court à mes côtés, le reste du groupe derrière nous, et en moins de deux, nous ouvrons les portes de nos chalets respectifs pour nous y engouffrer.

Les lumières étant éteintes, la première chose que je vois en entrant la première, ce sont les mêmes deux yeux rouges qui nous attendent dans le dortoir. À ce moment-là, je sais que mon heure est venue. Si cet animal nous a devancés, il ne fera qu’une bouchée de nous et, moi, je serai son entrée avant qu’il dévore les autres campeurs. Ça m’apprendra à courir plus vite qu’eux!

Tout se passe en quelques secondes. Ma gorge devient sèche, mes jambes semblent vouloir se dérober sous moi et un cri sort de ma bouche sans mê