Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Appoline est une jeune diplômée en maïeutique qui voit sa vie basculer le jour où ses parents lui annonce la mort de son premier amour. Dévastée par cela, la jeune femme, pleine de vie malgré un passé compliqué laisse place à une jeune femme froide n'ayant aucune envie de se sociabiliser. Sa vie se retrouve chamboulée à l'arrivée d'un nouvel interne dans son hôpital. Perturbée entre la rencontre de ce jeune homme et les sentiments qu'elle a encore pour Gabriel elle ne sait trop comment réagir. Gabriel quant à lui découvre qu'il existe une vie après la mort et essaie tant bien que mal de faire comprendre à sa bien-aimée qu'il est toujours présent. Les deux amoureux, réussiront-ils à se retrouver ou bien le nouvel interne ruinera les espoirs de Gabriel en séduisant la jeune femme ?
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 137
Veröffentlichungsjahr: 2023
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Prologue
Chapitre 1 - Appoline
Chapitre 2 - Appoline & Gabriel
Chapitre 3 - Appoline
Chapitre 4 - Appoline & Gabriel
Chapitre 5 - Appoline
Chapitre 6 - Appoline & Gabriel
Chapitre 7 - Appoline
Chapitre 8 - Gabriel
Chapitre 9 - Appoline
Chapitre 10 - Gabriel
Chapitre 11 - Appoline
Chapitre 12 - Gabriel
Chapitre 13 - Appoline
Chapitre 14 - Gabriel
Chapitre 15 - Appoline
Chapitre 16 - Gabriel
Chapitre 17 - Appoline
Chapitre 18 - Gabriel
Chapitre 19 - Appoline
Chapitre 20 - Gabriel
Chapitre 21 - Appoline
Chapitre 22 - Erwan
Chapitre 23 - Gabriel
Chapitre 24 - Appoline
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont portée dans ce projet. Je pense notamment à Diederic qui m’a soutenue dès le début malgré mes déboires émotionnels pour rédiger ce projet. Je n’oublie pas mes amis qui m’ont demandé à travers les mois, mon avancée et qui ont su me motiver à ne pas laisser tomber, ils ont su me porter dans mes doutes, mes peurs et ma tristesse.
Je remercie également ma famille d’avoir fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. Mais par-dessus tout, je remercie les personnes qui ne sont plus là pour voir ce que je deviens grâce à leurs impacts positifs dans ma vie.
Je n'oublie pas les messages d’amour et de soutien que j’ai pu recevoir de mes amies, mes collègues et des lecteurs de mon premier roman.
Je remercie également Marianne Bustos-Laso qui a accepté une fois de plus de corriger mon livre afin d’en obtenir une meilleure version, et qui m’aura fait beaucoup rire au travers de ses commentaires.
Merci également à Marie d’avoir pris le temps de corriger une seconde fois mon roman afin de s’assurer de l'exactitude de l'écriture.
Merci à mes grands-mères de m’avoir aimé et de m’avoir appris qu’aucun rêve n'est trop grand quand on s’y donne les moyens.
Merci à ma sœur de m’avoir soutenu au travers de ses messages et par l’amour qu’elle m’a donné après toutes les pertes auxquelles ont dû faire face.
Merci à Aurélie illustratrice free-lance qui a pris le temps pour me dessiner cette couverture extraordinaire.
Et surtout merci à vous chers lecteurs d’avoir pris le temps de lire mon roman, ce sujet plus lourd de sens que mon premier roman aura su je l'espère vous plaire quand même.
Née en 1999, et après son premier roman ‘Amy Millers’ sorti en Août 2021, Malaury continue d’écrire afin de s’évader et d’avancer. Aujourd’hui diplômée en tant que manipulatrice en électroradiologie médicale, son temps disponible pour l’écriture a été considérablement réduit. Après le retour enjoué des lecteurs de son premier roman, Malaury a décidé de se lancer dans une nouvelle aventure d’écriture assez éloigné du sujet de son premier roman. Elle précise néanmoins que le tome 2 des aventures d’Amy Millers est bien prévu. Encore une fois, elle dédie ce roman à une personne qui a bercé son enfance et qui malheureusement ne peut pas voir ce qu’elle est devenue.
À ma grand-mère.
Parce que la douleur de ta perte
ne remplacera jamais l’amour que je te porte.
Appoline retenait ses larmes. Le prêtre continuait de déblatérer des paroles incompréhensibles pour la jeune agnostique. Mais elle avait fait l'effort pour Gabriel. Lui, qui avait tant compté pour elle.
- Gabriel Goldberg était aimé de tous. Il est mort trop jeune, Dieu l’a rappelé à lui dans son infinie sagesse. Il nous faut supporter son deuil. Il a trouvé, j’en suis sûr, une meilleure place au paradis
Tout cela n’avait pas de sens, comment Dieu pouvait prendre soin de lui alors qu’il l’avait sauvagement arraché à ceux qui l’aimaient ? Appoline sentit les larmes couler lorsque le prêtre demanda à la délégation du cercueil de venir pour le conduire jusqu’au cimetière. Madame Goldberg vint la prendre dans ses bras.
- Il t’aimait, n’en doute jamais.
Sa voix tremblait, mais la vérité pouvait se sentir dans son ton. Appoline le savait : Gabriel l’aimait, et au fur et à mesure des années, il le lui avait montré. Pourtant, elle ne pouvait pas s'empêcher de penser qu’il l’avait abandonné, elle et toute sa famille.
Le trajet jusqu’au cimetière sembla durer des heures. Elle était si fatiguée, à bout de force. Elle n’oubliera jamais le jour où elle avait appris que son âme-sœur s’en était allé.
Il y a bien des façons de mourir, mais celui qui était si plein de vie, n’aurait sans doute pas imaginé mourir aussi stupidement. ‘Arrêt cardiaque’, ont dit les médecins, mais comment un jeune de vingt-deux ans pouvait-il mourir d’un arrêt cardiaque du jour au lendemain ? Appoline n’aurait sûrement jamais la réponse, mais elle savait aussi que Gabriel n’était pas le parfait petit prince. Il lui arrivait comme tout le monde de mentir ou de cacher des choses, mais elle espérait qu’il n’aurait jamais menti sur son état de santé.
Appoline avait déjà perdu tant de proches. Elle n’avait pas été préparée à l’éventualité de le perdre. Lui, qui avait su l’épauler et la soutenir durant ses cinq dernières années. Il était tout ce qui la retenait dans ce fichu monde et voilà que son ancre était elle aussi partie. Son navire voguait à travers les océans déchaînés de la vie et elle ne savait pas combien de temps elle pourrait encore tenir, ni combien de temps elle se maintiendrait à flot.
Elle fit ses derniers adieux au seul homme qu’elle avait aimé jusqu'à présent, et déposa la rose séchée de leurs premiers rendez-vous sur sa tombe. « Parce que tant qu’elle sera avec toi, tu sauras que mon amour est réel et éternel ». Les larmes aux yeux, elle répéta les mots qu’il avait lui-même prononcés quelques années auparavant.
C’est la vibration de son téléphone portable qui la sortit de sa lecture. Lorsqu’elle n’était pas au travail, elle se plongeait dans d'interminables lectures pour ne jamais penser. Ce jour-là à la cafeteria elle en avait fait de même.
- Allez viens ! Tu n’es pas sortie depuis des siècles. Il est temps de te remettre dans le bain. Je t’en prie, viens avec moi à cette fête ce soir -
Elle leva les yeux au ciel lorsqu’elle lut le message. Parfois, elle avait l’impression que personne ne comprenait ce qu’elle traversait. Elle verrouilla son téléphone pour faire comme si elle n’avait rien vu et se replongea dans sa lecture.
De nouveau, cette vibration si caractéristique. Elle soupira pour lire le message de son amie.
- Je sais que tu as lu mon message. Réponds-moi ! Sinon je débarque et tu viendras quand même :P ! -
Il fallait dire qu’elle était têtue, mais c’était comme ça qu’elles s’étaient rencontrées huit ans auparavant. Appoline avait toujours été réservée et très peu sociable. Tout le contraire de Louna, qui lui avait littéralement sauté dessus le jour de la rentrée en seconde lorsqu’elle l’avait trouvée, seule, au fond du groupe de visite, et depuis, elles ne s’étaient jamais quittées.
Elle réfléchit un moment pour savoir quoi lui répondre et tapa rapidement une excuse qui lui semblait plausible.
- Pas ce soir, je bosse, j’ai échangé avec une collègue -
Cela pouvait sembler logique et si Louna ne réfléchissait pas trop à ses horaires habituels, elle ne remarquerait rien. Mais quasiment toujours fourrées ensemble, il semblait logique que Louna connaisse les horaires de travail de sa meilleure amie et réagisse donc de suite.
- parfait, je passe te chercher à 22h. Tu auras 1 h pour te préparer. Bisous :* -
- Et merde ! pesta-t-elle en voyant le SMS de son amie.
- Eh bien, c’est un grossier mot dans une si jolie bouche.
Elle leva les yeux vers celui qui s'installa en face d’elle comme s’ils se connaissaient. Elle le détailla du regard. Pour sûr, elle ne l’avait jamais vu ici. Un jeune homme tout en sourire, brun, les cheveux très courts sur les côtés avec uniquement cinq à six centimètres sur le dessus, mais très bien coiffés. Il portait des lunettes rectangulaires noires et une barbe parfaitement taillée, ce qui venait parfaitement conclure le tableau de l’homme sexy, celui qu’on pouvait retrouver dans tous les films à l'eau de rose sur internet. Sa longue blouse blanche qui cachait une chemise grise et un jean bleu foncé indiqua à la jeune femme qu’il était médecin ou au minimum en stage, et au vu de sa jeunesse, probablement en internat ou en externat.
Puis, elle se rappela. Les nouveaux internes devaient arriver dans la semaine. Il fallait bien avouer qu’il avait un minimum de courage pour venir vers elle, mais Appoline n’avait clairement pas la tête à ça. Elle ne voulait pas faire de nouvelles rencontres. Elle ne voulait pas avoir à leur expliquer pourquoi elle ne sortait jamais, pourquoi elle ne souriait jamais, elle ne voulait pas avoir à expliquer son passé.
Il n’avait visiblement pas l’intention de la laisser tranquille. Pourtant, toutes les personnes présentes dans cet établissement savaient que s’il y avait bien une personne à ne pas déranger, c’était elle. Il posa son plateau bruyamment puis tendit sa main.
- Salut, je m'appelle Erwan.
- Au revoir, je ne suis pas intéressée.
Pour lui faire comprendre qu’elle n’avait aucune envie de lui porter de l'attention, elle brancha son casque et monta le son de sa musique. Mais cette solution non plus ne sembla pas fonctionner puisqu’elle sentit son casque glisser de sa tête tandis que la voix d’Erwan arrivait de nouveau à ses oreilles.
- Tu sais, on ne se débarrasse pas de moi si facilement.
- Tu sais, j’en ai rien à faire. Lâche-moi ! Je ne suis pas intéressée je viens de te le dire alors trouve une autre fille pour faire ton numéro de charme, merci !
Elle avait répondu bien plus sèchement cette fois-ci, bien déterminée à ce qu’il la laisse tranquille à l’heure du déjeuner. Elle attrapa son casque qu’elle remit sur ses oreilles pour se replonger dans son roman.
Mais Erwan n’avait clairement pas envie de lâcher l’affaire lui non plus. Il semblait aussi obstiné qu’elle. Lorsque la main du jeune homme vint fermer le roman, la jeune femme perdit tout contrôle et se mit à lui hurler dessus en plein milieu du restaurant hospitalier.
- Mais tu es têtu ma parole ! Je t’ai dit de me lâcher. Le fait que tu sois bientôt médecin ne fait pas de toi un dieu, loin de là !
Elle avait crié si fort que la moitié du restaurant s'était retournée pour comprendre pourquoi la solitaire si silencieuse se mettait d’un coup à s'énerver. Erwan semblait avoir eu ce qu’il voulait. Il arbora alors un sourire dragueur et ajouta sur un ton calme :
- Donc, tu sais ce que je fais, c’est bien que tu te sois rencardée sur moi.
- Non mais …
Elle le regarda sans trop comprendre ce qu’il osait insinuer. Puis, elle ramassa ses affaires et se leva pour partir.
- Eh, mais ne fuis pas ! Je déconne.
Contre toute attente, il laissa ses affaires en plan pour poursuivre Appoline qui ne cherchait qu'à le fuir. Lorsqu’elle entendit ses pas derrière elle, elle fit volte-face, son livre dans les bras et son casque autour du cou. Sa voix était emplie de colère et de haine. Elle ne le connaissait pas, mais il n’avait clairement pas trouvé le bon moyen de faire connaissance avec elle.
- Ce que tu fais, ça s'appelle du harcèlement ! Laisse-moi ! Tu peux comprendre que je veux, que j’ai besoin d’être seule !
- Écoute…
Il enfonça ses deux mains dans les poches de son jean à la recherche de quelque chose.
- Je sais ce que tu vis, et crois-moi, être seule ne t’aidera à rien. Tiens.
Il lui tendit une petite carte de visite.
- Tu as besoin d’aide pour comprendre ce que tu traverses, même si tu n’en as pas conscience.
Et comme s’il ne lui avait jamais adressé la parole, il opéra un demi-tour pour entrer de nouveau dans le restaurant et disparaître derrière les portes battantes. Appoline baissa les yeux vers la carte de visite que venait de lui tendre le jeune homme.
GROUPE DE SOUTIEN :
Pour ceux qui ont perdu un être cher.
Tous les samedis à 8h dans l’Amphithéâtre de l’hôpital Saint-Joseph
Comment ce sombre inconnu pouvait-il savoir ce qui lui était arrivé, cette histoire s’était déroulée dans une autre ville, dans un autre département, si bien que la plupart de ses collègues ignorait son passé ? Elle fronça les sourcils et fourra la carte de visite dans son livre à la page qu’elle était en train de lire. Elle retourna au travail, mais son esprit était loin. Il était dans les souvenirs qu’elle avait avec Gabriel. Elle qui était persuadée d’avoir avancé, cette simple carte de visite avait finalement ravivé sa tristesse.
Elle passa l'après-midi à faire défiler des photos d’eux. Elle se rendit compte au fur et à mesure de ces photos qu’elle avait changé. Que la jeune femme pleine de vie qu’il faisait ressortir avait été avalé par la jeune femme aigrie qu’elle était aujourd’hui.
Et tout cela était loin d’être terminé puisqu’avec tout ça, elle avait oublié de répondre à Louna afin de lui dire qu’il était hors de question qu’elle se rend à cette soirée.
Lorsque vingt-deux heures sonna à l’horloge, Appoline se trouvait sur son canapé, sous sa couverture dans un affreux pyjama licorne en polaire.
La sonnette de sa porte d’entrée retentie, ce qui surpris la jeune femme. Après tout, Louna avait la réputation d’être la personne la plus en retard de toute l’histoire de l’humanité, et elle se trouvait finalement à l’heure, le seul soir où Appoline aurait voulu qu’elle ait au moins une heure de retard.
Il fallait souvent mentir d’au moins une demi-heure à son amie pour espérer la voir arriver à l'heure. Et encore, parfois, il lui arrivait même d’avoir une heure de retard. À croire qu’elle ne prenait rien au sérieux alors qu’elle ne savait juste pas s’organiser. Mais pour sa défense, Louna avait une vision bien différente de la vie de son amie. Pour elle, rien ne servait de se presser. Le plus important était d’arriver entière, et surtout de profiter de l’instant présent.
La porte s’ouvrit, pour laisser Louna entrer en trombe dans le salon de sa meilleure amie : Avec ses longs cheveux bruns relevés en queue de cheval bouclée, son maquillage impeccable et son corps moulé dans une magnifique robe noire près du corps, qui ne laissait aucune place à l’imagination. C’est vrai que Louna avait tout pour plaire : 1m75, fine et musclée, avec une paire de seins à faire envier les plus jalouses. À côté, Appoline ressemblait à un troll, surtout ce soir-là. Les yeux rougis d’avoir encore une fois pleuré, son pyjama ignoble et sans forme, ses cheveux emmêlés, la belle et la bête étaient réunies pour la soirée du siècle.
- Et ne penses pas que tu vas t’en sortir comme… Et mais pourquoi tu pleures, ma belle ?
Louna s’installa sur le canapé de son amie et la prit dans ses bras pour écouter son explication. Elles avaient toujours été là pour se soutenir l’une et l'autre. Et même s’il leur était bel et bien arrivé d’avoir des différends, elles avaient toujours su faire passer leur amitié au-dessus de tout le reste. Alors bien évidemment, quand Appoline avait perdu Gabriel, Louna avait été là, mais elle avait elle aussi perdu un être cher. Gabriel avait été le premier homme à faire comprendre à Louna que l'amitié fille-garçon pouvait exister sans qu’il n’y ai rien à attendre en retour. Louna avait perdu son meilleur ami, ce triste soir. Pourtant, il lui arrivait rarement d’en parler. Elle n'aimait pas se souvenir que la vie pouvait être aussi cruelle.
Elle envoya vite un SMS pour dire qu’elle ne viendrait pas à la soirée puis regarda sérieusement Appoline.
- Tu dois y aller.
- Où ?
Demanda stupidement Appoline qui venait de passer une heure à raconter sa journée et sa rencontre avec Erwan à Louna.
- Tu as besoin d’aide. Ça fait 2 ans maintenant, et tu es toujours au fond du trou. Tu dois te remettre de sa perte. Il ne voudrait pas te voir comme ça. Je t’aime Appoline, mais il est temps pour toi de tourner la page.
Elle serra son amie dans ses bras pour lui montrer toute sa compassion.
- Mais je l’aime tellement… articula-t-elle la voix tremblante en retenant une fois de plus les larmes qui perlaient à ses yeux lorsqu'elle parlait de lui.
