Traçage - Eric Leroch - E-Book

Traçage E-Book

Eric Leroch

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Beschreibung

Passionné de textes et de musique, classique et contemporaine, l’inspiration lui est venue pour exprimer le reflet de son intériorité au travers de différents textes.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Après avoir exercé divers emplois, Eric Leroch s’est reconverti dans une carrière technique et sociale d’éducation, où se sont révélées des capacités d’expressions corporelles, écrites et artistiques.

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Traçage

Après avoir exercé divers emplois, Eric LEROCH s’est reconverti dans une carrière technique et sociale d’éducation, où se sont révélées des capacités d’expressions corporelle, écrite et artistique.

Afin de croire

Fluide de cristal

Qui entoure le corps,

Corps sidéral

Guide la peine,

Espère la joie

Au-delà des principes.

Tous les jours,

T’assoupir sur un son

Musical de violon,

Avance, avance

Ne te retourne pas.

Avance, avance

Ne te retourne pas.

Malaxe la peine,

Extrais l’essentiel,

C’est une mine d’or.

Tirage au sort,

Accord désaccordé,

Peu importent les nuances,

Laisse la vague de l’âme

T’emporter là où tu le désires ;

Rêver d’un moment meilleur,

Que de la démesure

Dans la mesure du superflu,

De l’absolu,

L’épingle de la demi-mesure.

Ne sois pas désinvolte,

Plutôt la vigilance,

Ne brusque pas les mots

Sans être démago.

Balbutiement, chahut,

Les mots ne servent rien

Si on ne s‘écoute plus.

La cause est entendue

Dans les stèles de l’oubli.

Le silence résonne ;

Une musique douce

Caresse mes oreilles.

L’eau, qui coule sous tes pieds,

Ira chercher à la brune,

Dévoilera ce crépuscule.

Un jour, pourtant, tu partiras

Incognito dans l’atmosphère

Avec des gestes insipides.

Nu, sur le trajet

Rêvé d’un idéal

Jamais réalisé.

T’assoupir sur un son

Musical de violon,

Accompagné du piano.

Avance, avance

Ne te retourne pas

Avance, avance

Ne te retourne pas.

Amour toujours

Il pleut sous mon toit

Les pleurs de tes yeux ;

Tristesse d’une fois,

Fragile est ta voix.

Ton cœur en souffrance

Même moi je chavire ;

Tourmenté comme toi.

Quoi qu’il arrive,

Je serai toujours là.

Quand tu me regardes,

Le cœur serré vibre,

Te perd dans ton silence.

De temps en temps

Tu disparais au détour d’un au-revoir,

Au détour d’un au-revoir,

Me reste que ta silhouette ;

Au loin tu disparais d’un détour

Je devine ton reflet

Ensoleillé, déboussolé.

Je sais qu’avec toi

Rien n’est fini,

Après ça continue.

A chaque fois

Tu m’éblouis,

Il pleut dans mes yeux

Au-delà des cieux.

L’amour qui se perd,

L’instant d’aimer

Se retrouve avec l’accueil

De vraies larmes,

Signature de l’amour.

Quand tu réapparais,

Plus rien ne nous sépare,

Notre amour durera

Tant qu’on le voudra.

Tu es celle que j’attendais

Depuis longtemps déjà ;

L’épisode s’accompagne

D’un long périple

Tant attendu.

Amour sans frontière,

C’est toute une histoire.

Choisir notre chemin,

Caresse la main.

Se pardonner, c’est légitime,

On s’est toujours aimés,

Dès qu’on s’est rencontrés,

Toi et ton petit sourire.

Ensemble, nous partirons

Refaire une partie en partie

Ce qu’on avait commencé.

Notre vie est chez nous,

Que chez nous

Pas prête de s’arrêter.

Avoir peur d’être aimé

De s’aimer,

Jusqu’au dernier cheveu blanc

Avoir peur de s’aimer.

Anecdote

Nous vivrons tous les deux,

Nous partirons incognito,

Main dans la main.

On emportera notre amour,

Nos souvenirs d’antan

Faits parfois de douleurs.

C’est par amour que je suis là.

J’ai subi, j’ai souffert,

Mais peu importe la raison.

Dans l’amour, dans le silence

Et à la fin

Nous ne sommes rien.

Je t’ai vu quelquefois pleurer

Dans la tourmente de la vie.

Je t’ai aimée t’ai aimée

Sans pouvoir vraiment le prouver,

Te le faire savoir oui

Maintes et maintes fois.

Le temps qui passe

C’est du bonheur,

Raison d’aimer

C’est du bonheur.

Bonheur, bonheur, je te salue,

Heureusement que tu es là.

Tu as égayé notre passé ;

Très peu de choses nous séparent.

Peu importe,

On a pris le même chemin.

La vie m’a rempli de cadeaux,

Le plus beau des cadeaux c’est toi.

Nous finirons ensemble ;

Nous vivrons tous les deux,

Nous partirons ensemble,

Dans le silence.

On emportera notre amour

Au-delà des étoiles

Et souvenirs d’antan.

Bercés par le temps,

Le fruit de l’amour ;

Occupons notre espace

On se reconnaîtra.

Partagé un amour sincère,

Des moments d’incertitudes

Pas plus forts que notre amour

On est toujours restés debout.

Passe passe l’amour

Il reviendra à sa raison.

Angoisse sociale

J’ai mis à mal

Les amalgames dans ma tête

Et les moments soporifiques.

Regard volé, baiser volé,

Je cherche l’utile,

Ressors la débrouille de l’inutile.

Je suis tout seul.

Si seulement !!!

Génération égarée dans les HLM,

Dans des dortoirs d’appréhension

Préfabriqués, suis fabriqué,

Irréversible, non.

Le bon sens, sens giratoire

Déconnecté du mépris de classe.

Je suis planté au milieu de la grogne ;

Donnes ta main,

Libéré des doutes,

Soupçons soupçonneux

Dans des rues d’incertitude.

Fourneaux de haute lutte,

Lutte galvanisée,

Cacophonie on ne s’entend plus, déconcentré.

On a tous des moments de culpabilité.

Les indomptables incrustés,

Providence, provisoire.

Garde une place au fond du cœur,

Cerveau désaffecté.

Je courbe l’échine

A des moments disparates.

Situations burlesques ;

Le goût de la solitude,

Les yeux remplis de sable,

Je squatte la route

A travers les plaines.

Engouement espoir

Ne laissent pas indifférent.

Chuchotes notre amour.

Etre capable de croire

Au bon sens de la vie.

Je ne prends pas des chemins obligés,

Pas qu’on m’oblige.

Je suis là pour penser

Et réaliser ensuite.

La quête du vrai, idéal suprême,

Retrouvé cohérence.

Regard volé, baiser volé,

Je cherche l’utile,

Ressors la débrouille de l’inutile.

Je suis tout seul, si seulement,

Si seulement,

Regard volé, baiser volé.

Apocalypse

Bombe atomique

Atomise, atomiseur.

Partout d’ailleurs,

Face au danger,

On n’est tous rien.

Planète, planétaire.

Bombe nucléaire

Qui éclaire,

Assombrit le ciel,

Dévaste tout

Sur son passage,

Ne laisse aucune trace.

Plus qu’un électrochoc

Un chaos, un KO.

Boum ça fait boum

Badaboum,

Boum ça fait boum

Badaboum.

Puis plus rien

Pour les terriens.

Alerte, bombe à retardement.

Au-delà de l’urgence ;

La nature n’a plus

Le temps d’attendre.

A trop palabrer, on s’attarde,

On en provoque l’explosion, déflagration.

Les mots n’ont plus de sens,

Billet aller sans retour ;

La bombe humaine,

Quand elle explosera,

On n’aura plus l’amour

De rêver nos amours.

Trop perdu de temps,

Attendre quoi, on ne sait plus.

La bêtise humaine,

A jamais maîtrisée.

On se meurt,

On se meurt

Comme nature morte.

Boum, boum,

Le deuil enseveli.

La galaxie s’éteint.

Boum ça fait boum

Badaboum,

Boum ça fait boum

Badaboum.

Puis plus rien

Pour les terriens.

Frôlé un moment d’espoir

Traversé en nous, dans l’escarcelle

D’une symphonie sans couleur ;

Une musique sans rythme.

Ça brûle dans nos cœurs.

Après coup

Des mots, des mots,

Des mots étranges

Circulent dans mon mental.

Suis déguisé dans le parfum

De l’ombre,

Egratigné, égratigné

Evacué, évacué.

Des jalons interdits,

Les créneaux de l’inédit

Opportun, opportun,

Ne laissent pas de traces ;

Suivre les pas

Sans le tracas

Encore méconnu

Perdu, perdu

Dans l’entre jeu

De ma boîte crânienne ;

Je joue le jeu,

Réduis la vie

De tous les jours

Et pas l’amour

Que j’ai en moi.

Dans le milieu de l’entrechoc

Me fait tenir le choc.

Suis né de maladresses

De la pensée unique

Sur l’asphalte tombée

A tout moment.

Faire semblant que tout va bien ;

Suis le robot du lendemain

Celui qui met pied à terre

Ne se relève pas ;

J’en perds mon élixir.

J’abimerai ton matricule,

Suis l’attribut du sujet

Mais pas ton épithète.

Dans les sillons de rouille

Ne me fais pas croire

Ne me fais pas croire !!!!

Tant de chemins parcourus

Pour en arriver là

Et le monde s’est tu ;

Dans le silence, avoir peur

Ne pas savoir où l’on va ;

L’éclaboussure des effets

A détérioré tout le corps

Mais pas l’intérieur,

Le paysage abimé

Devant l’ineptie.

Un jour, un jour

Les cavaliers devront rendre

Des comptes sans se tromper

D’adresse

Un jour, un jour

J’abimerai ton matricule,

Dans les sillons de rouille

Ne me fais pas croire

Ne me fais pas croire ….

Attente

Il regarde tomber la pluie

Sous son parapluie.

Il attend quelqu’un,

Jette un coup d’œil

A droite à gauche,

Regarde sa montre.

Impassible et calme

Il attend quelqu’un,

Fredonne un air.

L’obscurité enveloppe la place

Il n’y a pas d’endroit où s’abriter.

Les mains froides,

A du mal à tenir son parapluie.

Le parvis trempé ;

Jette un œil sur sa montre,

Le temps passe si vite

Qu’il en est désolé.

Fait les cent pas, passif ;

Il attend quelqu’un.

Lui ne peut le remplacer

Il est déjà là

Ne peut que l’imaginer

Il attend quelqu’un.

La pluie s’arrête enfin

Dans la pénombre de la nuit.

Un regard au ciel sans fin,

Les yeux dans l’infini.

Il semble désappointé

Mais pas désespéré.

Dans les dédales de la vie

Faut savoir attendre ;

La patience est une force.

Tout seul sur la place

Malgré son silence.

Il est très tard,

Regarde une dernière fois sa montre.

Ce soir, ce quelqu’un

N’est pas venu.

Lui est parti comme il est venu.

Prisonnier de sa solitude,

Il écoute parler la nuit.

Ce soir encore, comme d’habitude,

Il sera tout seul ;

Aucun murmure.

Lui ne peut le remplacer

Il est déjà là

Ne peut que l’imaginer

Il attend quelqu’un.

Attendait quelqu’un.

Attrape-nigaud

Mes paupières se ferment.

J’ai sommeil, je m’endors

Dans l’intimité du silence ;

Je suis seul à penser,

Imaginer dans les étoiles,

Rêverie d’autres choses ;

Moi, je construis mon idéal

A travers mes chimères,

L’occasion de me libérer,

Me tricoter des légendes,

Inventer un petit monde.

Là où je suis sans violence

Je joue du piano.

Do ré mi fa sol la si do

Do  dortoir

Ré  révolution

Mi  mission

Fa facile

Sol  solide

La  lame

Si sidérant

Do  dompter.

Par ces quelques notes,

Je réveille le monde

Qui dort le jour comme la nuit.

Tous dans l’indifférence ;

Je médite la nuit.

Et me bats la journée.

Quel que soit le combat

Pour un monde adapté,

Où le soleil sera soleil

La lune sera lune.

Pourquoi courir,

Sentir le parfum de l’autre

Les yeux fermés.

Faire du vague à l’âme,

Semblant ne pas comprendre.

Mes valeurs sont dans ma tête,

J’attends de me réveiller

De ces journées qui s’enchaînent

Et se ressemblent

Dans ce monde sans lumière.

Gardons les pieds sur terre

Les oiseaux sa cachent pour mourir

Les miettes qu’on leur jette

Par inadvertance.

Je joue du piano.

Do ré mi fa sol la si do

Do  dodo

Ré  révélateur

Mi  mistral

Fa   faconde

Sol  solitude

La   labyrinthe

Si    sidéral

Do  dogme

Au-delà du regard

Touché par la mer,

Dévoilé la surface ;

Allumer les lumières

D’un soir.

Je suis seul à m’asseoir

Sur une ancre

Qui ne sert plus à rien

Car rouillée par le temps.

Comme est magique

La réverbération

Au contact de l’eau ;

Ça bouge, ça remue

Danse dans tous les sens.

J’observe et ça m’amuse ;

Les poissons qui frétillent

Et sautent de joie

Me mettent de bonne humeur.

J’entends des sons,

De petits bruits ;

A cette heure-ci, les poissons

Sont paisibles,

Dans le miroir d’un soir,

D’une nuit éclairée.

Ils occupent la scène,

Font des pas de danse.

Les poissons sont heureux

De vivre, heureux de vivre

Un instant de douceur.

Que la mer est belle

Dans les moments propices

Au repos des guerriers,

Repos prémonitoire

A l’ombre des fonds marins.

Demain, les chalutiers

Reprendront le chemin

Comme si de rien n’était.

Ils couperont la lame

Des vagues attristées,

Chahuteront le poisson

Qui n’a rien demandé,

Seulement d’exister ;

Seulement d’exister,

Ayant peur d’être pris

Dans les filets garnis !!!

Désabusée, la mouette

S’éloigne,

Reviendra plus tard

Manger les moribonds

Rejetés à la mer

Par des hommes très forts

Qui ont toujours raison.

Que la mer est belle

Dans les moments propices

Au repos des guerriers.