Trafiquants d´âmes - Bérangère Loeffler - E-Book

Trafiquants d´âmes E-Book

Bérangère Loeffler

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Beschreibung

Lena savait pourtant que la jalousie n´apportait rien de bon. Mais, lorsquélle avait lu le mot que Jonas lui avait laissé sur la table de la cuisine, lui disant qu´il partait à Paris pour affaires, son sang n´avait fait qu´un tour. Le cerveau en ébullition, elle avait oubliée tout le reste et avait pris le train pour le suivre. Si elle avait su ce qui l´attendait, elle serait restée chez elle à attendre le retour de son amoureux comme une petite fiancée sage et confiante. Mais non, son caractère bien trempé l´avait fait s´embarquer dans une sacrée galère.

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Seitenzahl: 54

Veröffentlichungsjahr: 2019

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Trafiquants d´âmes

Trafiquants d´âmesPage de copyright

Trafiquants d´âmes

Lena, une jeune femme de vingt-sept ans habitait la jolie ville thermale de Bad Oeynhausen en Rhénanie-du-Nord Westphalie et travaillait au Café Venedig.

Elle prit une commande en terrasse où les parasols distribuaient une ombre rafraîchissante dans la chaleur de cet été torride, bienvenue après le long hiver glacial qui s’était abattu sur la ville.

Elle prenait commande sur commande tout en rêvassant de ce qui aurait pu être.

Elle avait toujours voulu être mannequin. Elle avait le physique pour cela ; grande et mince avec un joli minois et des cheveux longs brillants, couleur chocolat. Mais, après de petits contrats pour des catalogues de dessous, il lui fallut bien réaliser que cela ne suffisait pas pour payer son loyer. Et c’est ainsi qu’elle se retrouva à servir au Café Venedig. Elle n’avait plus aucun espoir pour une éventuelle carrière en tant que modèle, à vingt-sept ans, il était trop tard. Elle s’était fait une raison et regardait ses rêves de jeune fille avec un sourire aux lèvres. Ce qui, également, la faisait sourire c’était la pensée que bientôt elle allait retrouver son fiancé Jonas. Il était tellement beau et adorable cet homme, ce qui ne gâchait rien ! Il avait trente ans et travaillait à la banque qui se trouvait au bout de la rue. Il venait souvent prendre un café au Venedig et c’est ainsi qu’ils s’étaient rencontrés. Comme quoi, dans tout, il y a un bon côté. Si elle était devenue mannequin, elle ne l’aurait peut-être jamais rencontré. Qui sait ?!

Elle allait le retrouver au parc thermal dès la fin de son service, et rien que d’y penser elle avait déjà le cœur qui s’emballait.

Le sourire aux lèvres, elle s’approcha d’un couple de personnes âgées, qui venaient de prendre place sur la terrasse.

— Bonjour ! Vous avez choisi ? 

Ils commandèrent deux cafés et une grosse coupe de glace avec deux cuillères. Elle partit préparer leur commande, se demandant si Jonas et elle seraient également si amoureux à leur âge.

De commande en commande, l’heure passa à une vitesse folle. Enfin, elle avait terminé son service et allait pouvoir retrouver son amoureux.

Elle déposa son plateau sur le comptoir et donna son porte-monnaie à son patron, Moritz, dont il vida presque tout le contenu dans la caisse. Sa collègue et amie Ida, prit le porte-monnaie où ne restait qu’un peu de monnaie, prit le plateau et se dirigea vers une table en terrasse. Des nouveaux venus attendaient pour passer commande.

Lena se dirigea vers les vestiaires où elle retira son tablier et défit sa queue-de-cheval, laissant ainsi ses longs cheveux bruns flotter sur ses épaules et dans son dos. Elle prit son sac à main et se précipita hors du café en saluant joyeusement Moritz et Ida au passage.

Elle se dirigea d’un pas vif vers le parc thermal. C’est devant la mare aux canards qu’elle retrouva Jonas, qui assit sur un banc, le visage offert au soleil, apprécié la chaleur de juillet.

Ils se promenèrent dans le parc, main dans la main, sans mot dire. Seuls le chant des oiseaux et les cris joyeux des enfants troublaient le silence. Ils s’arrêtèrent sous le grand chêne, leur place favorite, et s’allongèrent dans l’herbe que décoraient quelques pâquerettes ici et là. Elle avait posé sa tête sur l’épaule de Jonas, qui lui caressait le dos. Un petit vent vint caresser son visage, au loin, elle entendait le caquètement des canards. L’ombre apaisait sa peau chauffée par le soleil brûlant. Ses paupières se baissèrent. Elle se sentait flotter sur un petit nuage de bonheur qui l’emporta jusqu’à l’assoupissement.

La voix de Jonas, la sortie de ses songes.

— Viens, mon ange. J’ai une surprise pour toi. 

Elle ouvrit les yeux doucement. Le beau visage de son amoureux lui souriait. Il déposa un baiser sur ses lèvres et l’aida à se relever. Et c’est à nouveau, main dans la main, qu’ils prirent le chemin de leur maison qui se trouvait tout près du parc thermal. C’était une vieille villa à trois étages avec une petite tour qui lui donnait un air de petit château. Elle était bien trop grande pour eux deux, mais ils avaient eu le coup de foudre pour cette vieille bâtisse et ils espéraient bien la remplir un jour avec la joie de vivre qu’ont les enfants.

Arrivés chez eux, Jonas conduisit Lena jusqu’à la salle à manger. La table était habillée d’une jolie nappe en tissu, des petites bougies étaient posées ici et là et attendaient qu’une main bienveillante veuille les allumer. Une bouteille de Saint-Émilion trônait au milieu de la table, son vin préféré. Elle était vraiment très touchée de son attention. Et comme si cela ne suffisait pas, une bonne odeur de rôti de bœuf vient, depuis la cuisine, lui caresser les narines. Elle se retourna vers son amoureux et se jeta à son cou.

— Tout ça pour moi ?! T’es un amour ! 

Elle l’embrassa reconnaissante avant de se précipiter vers la table, car elle avait une faim de loup.

Lena se réveilla en sursaut. Le soleil se levait et ses rayons traversaient les doubles-rideaux. Elle voulut se cacher la tête sous la couette pour continuer sa nuit, mais sa bouche sèche la poussa à se lever et à descendre à la cuisine.

Son regard se posa sur une feuille de papier qui trônait sur la table.

Lena,

Je ne savais comment te le dire hier donc je te laisse ce petit mot. Je dois me rendre d’urgence à Paris. Je serais de retour au plus tard dans une semaine. À bientôt, ma douce,

Ton Jonas.

Elle relut la lettre plusieurs fois. Elle n’en croyait pas ses yeux ! Il était parti pour plusieurs jours ! Qu’avait-il de si urgent à faire à Paris ? Depuis qu’ils étaient ensemble, ce n’était pas la première fois qu’il devait partir pour quelques choses urgentes. Mais jamais si longtemps ! Cette fois-ci, elle ne pouvait simplement l’attendre sans poser de questions. Elle irait elle-même à Paris voir ce qu’il y avait de si urgent !

Elle n’avait pas de voiture, elle irait donc en train. Elle mit quelques affaires dans un petit sac de voyage, elle ne voulait pas trop s’encombrer et prit la direction de la gare qui était à quelques rues de chez elle.

Malheureusement, il n’y avait pas de train direct jusqu’à Paris, il lui fallait changer de train plusieurs fois. Son premier arrêt étant la gare de Bielefeld. Elle devait attendre plus de deux heures avant l’arrivée du prochain train qui la conduirait à la gare de Cologne. Elle décida d’aller boire un café au centre-ville, histoire de tuer le temps.

Elle sortit de la gare et se dirigea d’un pas vif vers le centre-ville lorsqu’une camionnette s’arrêta brusquement à côté d’elle. Elle n’eut pas le temps de comprendre ce qui se passait, que déjà, elle se retrouvait jetée sur le sol de la camionnette. Elle hurla à se briser les cordes vocales. Un coup sur la tête lui fit perdre connaissance avant qu’elle ait pu voir ses agresseurs.