Un voyage incroyable en Amazonie - Berthier Pearson - E-Book

Un voyage incroyable en Amazonie E-Book

Berthier Pearson

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Beschreibung

Tatiana, une Québécoise de onze ans, reçoit pour son anniversaire le cadeau d'un billet d'avion qui l'amènera à la porte de la jungle, sur la ferme de son oncle Carlos en Amazonie.
Vous suivrez avec des frissons, son voyage en avion, en autobus, en charrette à bœuf, son séjour sur une petite ferme aux abords de la jungle, sa tragique promenade en pirogue au milieu d'une rivière, peuplée de dauphins roses, de piranhas et d'un serpent monstre, l'anaconda, en plus de l'incroyable rencontre d'une tribu primitive au creux de la jungle dense et épaisse de l'Amazonie.



À PROPOS DES AUTEURS


Berthier Pearson est né dans le petit village de Saint-Luc de Matane et habite toujours cette région au bord du fleuve. Il a grandi sur une ferme avec ses quinze frères et sœurs.
Après avoir enseigné au secondaire pendant plus de trente-cinq ans au Paul-Hubert de Rimouski et au collège Charles-Lemoyne sur la Rive-Sud de Montréal, l’auteur prend maintenant le temps d’écrire. Il a profité de son enfance heureuse pour alimenter son imaginaire débordant. Il puise son inspiration dans la nature, dans ses lectures et dans ses nombreux voyages à l’étranger, mais il est surtout influencé par les confidences des nombreux élèves qu’il a côtoyés.


Faisant ses débuts avec Jessy a perdu sa suce (2021), Maude Plouffe poursuit son travail d'illustratrice avec Le secret d'Olivia (2022), Jessy a peur des monstres (2022) et Un voyage incroyable en Amazonie (2022).

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Seitenzahl: 120

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Auteur :

Berthier Pearson

Illustratrice:

Maude Plouffe

Éditions Lo-Ély

www.editionsloely.com

 

Facebook : Éditions Lo-Ély

 

Auteur : Berthier Pearson

Facebook : BerthierPearson

Graphiste pour la couverture : Véronique Brazeau

www.trifectamedias.com

Illustrations : Maude Plouffe

https://editionsloely.com/Maude-plouffe/

Révision et mise en page : Tricia Lauzon

Correction : Ginette Bédard

 

Imprimerie : CopiExpress

 

 

Dépôt légal –

Bibliothèque et Archives nationales du Québec 2022

Bibliothèque et Archives Canada 2022

 

 

 

Toute reproduction, intégrale ou partielle, faite par quelque procédé que ce soit, photographie, photocopie, microfilms, bande magnétique, disque ou autre, est formellement interdite sans le consentement de l’éditeur.

Imprimé au Canada

 

ISBN pdf : 978-2-925237-19-8

ISBN epub : 978-2-925237-20-4

Mot de l’auteur

 

Déjà tout jeune, je caressais du bout des doigts la toile de cette immense mappemonde qui ne cessait de m’émerveiller et de me faire rêver.

Je réalisai très tôt que la cour derrière notre maison était trop petite pour moi et qu’une route s’ouvrait toute grande en m’invitant à partir vers de multiples aventures.

L’Amazonie en fut une. Elle était devenue une légende pour moi. Depuis les nombreux livres dévorés en vue de suivre un jour la trace de ces aventuriers, elle faisait partie intégrante de mes mythologies personnelles.

L’histoire que vous vous apprêtez à lire, c’est mon histoire. C’est une de mes aventures que je fais revivre à Tatiana, une jeune fille en vacances qui se rend auprès de sa grand-maman malade au Brésil.

Venez la suivre dans cette merveilleuse et incroyable aventure au cœur de la jungle amazonienne.

 

 

1- À l’aéroport

Enfin, ce sont les grandes vacances d’été. Tatiana jubile. Ses parents l’ont laissée à l’aéroport. Elle va s’asseoir dans la grande salle d’attente avec les autres enfants qui seront accompagnés d’une hôtesse. Elle dépose son sac à dos entre ses pieds pour le sentir en sécurité. Sa maman l’a bien avertie de ne jamais s’en éloigner.

Elle laisse promener son regard autour de la salle des départs. Beaucoup de sièges sont vides, mais les voyageurs arrivent en grand nombre. Elle est en avance. Elle ne veut pas manquer son avion pour tout l’or du monde. C’est son premier voyage et il doit être parfait, car elle réalise le souhait de son anniversaire.

Elle lève les yeux vers l’écran d’affichage des vols qui se trouve près d’elle. Elle cherche son numéro de vol. Le départ est prévu pour 20 h 30. Elle regarde sa montre. Il est 18 h 45.

Elle a du temps devant elle. Elle avance l’heure de sa montre qui a pris quelques minutes de retard. Tatiana l’aime bien, sa montre. Elle en est fière. C’est avant tout un souvenir qui lui est très cher. Son grand-père la lui a offerte le jour de son onzième anniversaire.

Ç’avait été le plus magnifique de tous ses anniversaires. Toutes les fois qu’elle y lit l’heure, elle revoit avec une grande nostalgie le merveilleux moment de sa fête.

À l’école, Eduardo, son prof de portugais, avait souligné cet événement d’une façon tout à fait particulière. Il avait fait signer une carte géante par tous les élèves de la classe et avait acheté un gâteau au chocolat avec de jolies chandelles qui brûlent et de petits bâtons qui lancent des gerbes d’étoiles.

Eduardo lui avait fait faire un souhait. Tatiana savait que si on faisait un souhait, spécialement le jour de son anniversaire, il se réalisait toujours. Elle n’en souffla mot à personne, même pas à Frederika, sa meilleure amie. Un souhait, c’est comme un secret. Ça ne se partage pas. Il paraît que si on le dévoile, il part sur les ailes du vent et ne se réalise jamais.

Elle avait éteint les onze chandelles d’un seul souffle. Son souhait se réaliserait donc, ça, c’était sûr, avait-elle pensé. Le cours de portugais s’était écoulé rapidement avec des chansons, de la danse et le délicieux gâteau.

Le soir, sa famille s’était réunie autour d’une énorme pizza. Elle avait reçu beaucoup de cadeaux. Sa montre, sa première, l’avait comblée de bonheur. Son grand-père avait pris soin de la placer dans une petite boîte rouge qu’il avait enveloppée d’un joli papier bleu et d’un ruban rose. Il avait même collé un gros chou blanc près de son nom.

Mais sa surprise avait été encore plus grande quand elle avait ouvert l’enveloppe que lui avait présentée son papa : Un billet d’avion pour le Brésil. Son rêve se réaliserait donc. En soufflant les chandelles, elle désirait tellement s’envoler vers l’Amazonie où son oncle, sa tante et ses cousins vivaient.

Tatiana reste songeuse. Elle sait bien que son douzième anniversaire ne pourra être aussi merveilleux : Son grand-père n’est plus. Une longue maladie l’a emporté.

 

 

2- Le départ

Il y a subitement un mouvement de foule autour d’elle. Les gens se lèvent, prennent leurs bagages et s’alignent face au comptoir d’embarquement.

La préposée invite d’abord les personnes âgées et celles qui ont besoin d’assistance ainsi que le groupe d’enfants seuls accompagnés de l’hôtesse. Ensuite, c’est au tour des parents avec des enfants de moins de onze ans.

Tatiana s’avance devant la longue filée. La dame vérifie son billet, son passeport, lui donne sa carte d’embarque-ment et lui indique la direction vers l’avion. Elle prend soin de remettre son billet et son passeport dans son étui sous son chandail. Elle suit ensuite les voyageurs qui prennent la longue passerelle qui les conduit vers l’avion. Elle est saluée par des hôtesses. L’une d’elles vérifie sa carte d’embarquement en entrant dans l’avion.

— 22b, mademoiselle. C’est au milieu, à droite, lui dit-elle avec un grand sourire de bienvenue.

En se dirigeant vers sa place, elle n’en croit pas ses yeux. Tellement de sièges ! L’avion est si gros ! Des hôtesses, un peu partout, aident les voyageurs. Une douce musique se fait entendre. Tatiana en est mystifiée.

Elle trouve facilement sa place. Elle s’y assoit et dépose minutieusement son sac à dos sous le siège avant. Elle observe ensuite les gens qui ne finissent pas d’entrer. Chacun se libère de ses bagages et les dépose dans le compartiment au-dessus de leur siège.

Une vieille dame vient prendre place à sa droite, sur le siège 22c. Elle porte de grosses lunettes épaisses. Elle est vêtue d’une longue robe fleurie et garde précieusement un colis sur ses genoux.

La dame la salue, se penche et ouvre la pochette du siège avant. Cela pique la curiosité de Tatiana. Elle la voit sortir une revue, la feuillette rapidement et la remet dans la pochette.

Tatiana ouvre, à son tour, la petite pochette devant elle et la vide de son contenu. Il y a un sac de papier vide, un carton plastifié avec des directives en cas de danger et une revue. La même que la vieille dame a feuilletée.

Elle se réjouit et sourit de contentement. C’est « Icaro Brasil », la revue officielle de Tam, la compagnie d’avion qui la transportera de Montréal au Brésil. Les textes sont en anglais et en portugais. Elle la feuillette au complet. Elle y voit de beaux paysages et beaucoup d’annonces publicitaires. Elle s’attarde principalement sur la carte géographique au centre de la revue montrant les lignes aériennes de la compagnie.

Elle doit soudainement fermer la revue quand quelqu’un veut prendre le siège à sa gauche, près du hublot. À l’exemple de la vieille dame à sa droite, elle se lève pour le laisser passer. Il a enlevé son veston et ne porte que sa mallette. En s’assoyant, l’homme lui sourit.

Elle surveille de l’œil son nouveau voisin. Le monsieur s’est maintenant assis et a ouvert une mallette sur ses genoux. Pendant tout ce temps, Tatiana ne le quitte pas du coin de l’œil. Elle ne parvient pas à lire le titre du livre qu’il s’apprête à lire.

Tatiana se sent toute gênée et reprend la revue pour se mettre à l’aise. Elle lui jette un petit coup d’œil de temps en temps. Il porte une jolie chemise bleu foncé et une cravate rouge. Il semble quelqu’un de bien. C’est sûrement un homme d’affaires, pense-t-elle, tout en continuant à feuilleter la revue. Elle y lit la liste des films et des chansons que la compagnie offre pendant l’envolée.

Tatiana peut enfin lire le titre du livre que le monsieur lit : « Iracema ». Quel drôle de titre, pense-t-elle ! Ça veut dire « Lèvres de miel » en portugais. Elle a cependant un petit moment de réjouissance. Le monsieur lit le portugais comme elle. Ça la rassure quelque peu et lui donne une certaine confiance. Il pourra répondre à ses questions si elle avait besoin de lui en poser, tout en restant discrète et prudente.

Soudain, l’homme se tourne vers elle.

— Moi, c’est Joao, dit-il en lui présentant la main.

— Tatiana, lui répond-elle timidement.

— Où vas-tu, toute seule, comme ça ? Moi, je vais à Manaus, en Amazonie.

Quelle coïncidence, songe la jeune fille, toute surprise ! Il va à la même place que moi. Elle se sent rassurée. Elle craignait tellement son arrivée à l’immense aéroport de Sao Paulo, au sud du Brésil. Son père lui avait dit de suivre les passagers dans la salle des bagages pour y récupérer sa petite valise. Il y avait même attaché un grand ruban rouge pour qu’elle puisse la reconnaître rapidement.

Ensuite, il lui faudra sortir de la salle des vols internationaux pour les vols nationaux. Cela lui donnait des papillons dans l’estomac. Se sentant rassurée et moins gênée, elle lui répond :

— Je vais à Manaus moi aussi, m’sieur. Je pars en vacances chez ma tante Larissa et mon oncle Carlos qui vivent dans un village tout près. Ils vont m’attendre à l’aéroport. À cause de mes bons résultats scolaires, la direction de l’école, sur l’insistance de mon papa, m’a permis de partir pendant six mois pour visiter ma grand-maman malade.

Elle se souvient soudain des recommandations de son papa :

« C’est ton premier voyage, Tatiana. Sois prudente. Sois polie, mais n’engage pas de conversation avec des étrangers et surtout, ne leur dévoile rien à ton sujet. »

Mais Joao continue, sans se rendre compte du soudain malaise de sa jeune compagne.

— C’est vraiment merveilleux. Tu vas en découvrir des choses, Tatiana. C’est un long voyage pour une jeune fille comme toi, ne penses-tu pas ?

— En effet. Et c’est mon premier, m’sieur. Ma valise, le transfert d’avion, ça me rend un peu nerveuse.

— Ne t’en fais pas. Je serai là si tu as besoin d’aide. Tu verras, le voyage va bien se passer. Je vais souvent au Brésil pour des affaires. Le Brésil est un grand et merveilleux pays. Tu le constateras très vite par toi-même.

— Oui, je sais. Et j’ai bien hâte. Le Brésil a fait mon sujet de recherche scolaire en géographie. Spécialement l’Amazonie.

Bientôt, Tatiana sent l’avion frémir puis bouger. C’est le départ. Son cœur se met à battre très fort. Les moteurs prennent de la vitesse. L’avion vibre de tout son corps de métal, puis part à toute allure.

Elle se colle au fond de son siège et ferme les yeux. Elle se sent soudainement quitter le sol. Le gros oiseau métallique l’emporte par-delà les nuages.

L’écran de télévision devant son siège s’allume soudainement, indiquant la direction de l’avion, de son point de départ à son point d’arrivée, l’altitude, la vitesse de croisière, l’heure et la température qu’il fait au Brésil.

Les hôtesses donnent les consignes de sécurité et le capitaine leur souhaite la bienvenue.

Les gens peuvent maintenant détacher leur ceinture de sécurité et prendre leurs aises. Les hôtesses servent l’apéritif. Elles distribuent ensuite des écouteurs pour ceux qui voudraient voir des films et écouter de la musique.

Tatiana pianote sur tous les canaux sur l’accoudoir de son siège et s’arrête sur la musique brésilienne. Le balancement de sa tête montre son appréciation.

Après un moment, elle se lève pour aller aux toilettes. Elle en profite pour faire le tour de l’avion.

Tous les sièges sont occupés. Les voyageurs s’installent peu à peu pour la nuit. Des passagers lisent en écoutant de la musique, d’autres attendent avec impatience la projection d’un film alors que plusieurs se sont déjà allongés et ont fermé l’œil pour la nuit.

Le voyage sera moins ennuyant pour eux, pense-t-elle. Dix heures de vol avant l’atterrissage à Sao Paulo, c’est long. Elle revient à sa place. Elle allonge son siège, s’emmitoufle dans la petite couverture bleue de la compagnie aérienne et met ses écouteurs. Elle s’amuse pendant quelque temps à pitonner sur les postes de musique. Le petit écran accroché au siège avant montre déjà des choix de films. Elle lit les titres, mais aucun ne l’intéresse.

La fatigue et la nervosité du départ l’incitent plutôt à fermer l’œil. Elle retire ses écouteurs, se recroqueville et se laisse emporter par le sommeil.

 

 

 

3- Enfin, le Brésil

Soudain, les lumières font sortir Tatiana de son sommeil. Elle se frotte les yeux, s’étire légèrement et aperçoit deux charmantes hôtesses qui s’affairent déjà à distribuer le petit déjeuner. Elle n’a pas le cœur à manger. Elle déguste cependant une mangue, ce délicieux fruit juteux du Brésil, rempli du soleil des tropiques.

Elle jette son regard vers le hublot. La mer glisse rapidement sous elle. Elle vogue vers Sao Paulo. Tout est silencieux. Les gens semblent encore dans un demi-sommeil.

Elle salue la vieille dame et le monsieur, puis referme les yeux pour se calmer. Elle doit atterrir d’une minute à l’autre, mais se sent un peu nerveuse. L’atterrissage va bien se passer, se rassure-t-elle.

L’oiseau métallique réduit son altitude et sa vitesse. Elle se sent descendre des nuages et toucher le sol. Elle est soulagée. L’avion s’est posé tout en douceur, comme seul un oiseau peut le faire sur une branche.

En sortant de l’avion, une bouffée d’air lui brûle le visage. C’est une vraie fournaise. Elle suit diligemment le monsieur qui se dirige vers la salle des bagages.

Les gens se pressent pour prendre des chariots et s’alignent près du tapis roulant. Bientôt, les bagages font leur apparition. Elle trouve facilement le sien et suit le monsieur dans le long corridor vers la salle des transits, où il lui faudra attendre plusieurs heures.

Tatiana se sent toute petite au milieu de cette cohue humaine qui se hâte vers la sortie. Il y a tellement de gens dans les salles qu’elle peine à en croire ses yeux. Elle tâte souvent ses documents cachés sous son chandail et garde son sac bien serré contre elle.

— Te voilà au Brésil, Tatiana. Comment te sens-tu ?

— Je me sens bien, m’sieur. Le voyage n’a pas été trop long ni trop fatigant. De plus, j’ai bien dormi. Il fait terriblement chaud ici et c’est incroyable de voir tant de monde. Je me sens un peu perdue. Merci de m’aider. Je me demande ce que je ferais toute seule.

—