Une vie enterrée - Ludo Lynch - E-Book

Une vie enterrée E-Book

Ludo Lynch

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Beschreibung

L'inspecteur Charles fait la découverte d'un corps enterré. Sophie commence une nouvelle vie. Jean donne des cours d'histoire du cinéma à l'université. Trois personnes, trois destins vont se retrouver liés et entraînés dans une spirale infernale vers un dénouement inattendu.

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Copyright Ludolynch

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Table des matières

Chapitre 1 Charles

Chapitre 2 Sophie

Chapitre 3 Jean

Chapitre 4 Charles

Chapitre 5 Sophie

Chapitre 6 Jean

Chapitre 7 Charles

Chapitre 8 Sophie

Chapitre 9 Jean

Chapitre 10 Charles

Chapitre 11 Jean

Chapitre 12 Sophie

Chapitre 13 Jean

Chapitre 14 Charles

Chapitre 15 Sophie

Chapitre 16 Lisa

Chapitre 17 Charles

Chapitre 18 Jean

Chapitre 19 Jean

Chapitre 20 Charles

Chapitre 21 Sophie

Chapitre 22 Charles

Chapitre 23 Jean

Chapitre 24 Sophie : 2000

Chapitre 25 Charles

Chapitre 26 Sophie

Chapitre 27 Sophie : année 2000

Chapitre 28 Jean

Chapitre 29 Charles

Chapitre 30 Sophie

Chapitre 31 Sophie :année 2000

Chapitre 32 Jean

Chapitre 33 Charles

Épilogue Sophie

Mai 2020

Chapitre 1

Charles

Le téléphone sonne à 3 heures du matin. Je mets un peu de temps à ouvrir les yeux. J’entends le bruit de la pluie taper sur les fenêtres. Je n’ai pas l’habitude de recevoir des appels à cette heure. J’espère que ce n’est pas encore une de leurs blagues. Il y a des gens qui s’amusent à déranger les autres, alors soit pour leur raccrocher au nez ou pour se payer leur tête. Le téléphone sonne encore. Je décide de me lever. J’ai passé une soirée difficile à boire verre sur verre dans un des bars de la ville et je voulais juste dormir pour oublier ce mal de tête. J’arrive péniblement à me relever. Je suis maintenant assis sur mon lit. J’ai l’impression que ma tête va exploser.

Debout, je contemple ma chambre dans un état pitoyable. Je n’ai pas dû faire le ménage depuis un certain temps. Promis, demain je range tout. Je n’ai jamais aimé être trop regardant sur la propreté. De toute façon, personne ne met les pieds ici. Pourquoi je m’embêterais avec tout ça ? La chambre est plongée dans la pénombre. Il y a juste un lit, une armoire, des vêtements et des barquettes de plats préparés à même le sol. J’entends encore la sonnerie de ce fichu téléphone. Je ne le trouve pas, avec tout ce bordel. Il sonne et sonne encore. Je regarde sous le lit, sur mon bureau. Je change de pièce et suis maintenant dans le salon. Où ai-je bien pu le mettre ? Je devais être tellement bourré hier. Le salon est aussi minimaliste, avec un canapé simple, une télévision et une table basse remplie de cadavres de bières. Promis, demain j’arrête de picoler autant. Je me dis ça à chaque fois mais c’est plus fort que moi. Je me sens obligé de recommencer. J’ai besoin quelquefois d’oublier certaines choses. Je sais que ce n’est pas la bonne solution. Je n’ai pas toujours été comme ça. Avant, les choses étaient plus simples. Je retourne tout dans le salon. Je ne trouve toujours pas ce téléphone. Je commence sérieusement à m’énerver et j’espère qu’il y a une bonne raison, sinon je vais péter un câble. Je ne me souviens pas d’avoir été réveillé en pleine nuit depuis des années.

On ne m’appelle jamais. Je n’ai plus de famille et très peu d’amis. Le temps a effacé le peu de vie sociale. J’ai seulement quelques collègues qui m’appellent, mais pas à cette heure. Je continue de regarder dans les moindres recoins. Je retrouve un pistolet par terre. Je dois être fou pour laisser cela sur le sol. Je le prends et le replace dans son étui sur la petite table. Je l’ai depuis de nombreuses années et je n’ai dû m’en servir qu’une ou deux fois, mais toujours dans le but de me défendre. Je ne suis pas du genre à sortir mon arme pour tout et n’importe quoi. Les plus jeunes sont souvent stressés. Ils peuvent commettre des actes irréparables. Détenir une arme est une grande responsabilité. Beaucoup ne supportent pas ce fardeau. Ils craquent au bout de quelques jours. Nous ne sommes pas dans un film où les gens tirent à tout-va sans conséquence. Il s’agit d’un objet qui peut ôter la vie d’une personne.

Il y a bien des séances de tir pour s’entraîner. Mais il ne suffit pas de tenir une arme, il faut prendre conscience de toute la démarche. J’ai mis du temps pour m’y habituer. Maintenant, après plus de vingt ans, je ne pense plus à ça. Je ne suis pas du genre nerveux. Je dois vraiment arrêter mes conneries. Le téléphone sonne encore. Je regarde dans les affaires placées sur le porte-manteau. Je fais les poches. J’ai l’impression de faire une fouille. Il y a quelque chose d’étrange. Je vais bien finir par le trouver. Voilà, je l’ai. Je regarde l’écran avant de décrocher. Je reconnais ce numéro. Il s’agit du commissariat. Pourquoi m’appellerait-il à cette heure ? J’habite un petit village d’une centaine d’habitants où il ne se passe rien. Il y a bien deux ou trois vols mais rien d’exceptionnel. J’aime justement cette tranquillité. On peut vivre sa vie sans être importuné par tous ces gens et toute cette foule des grandes villes. On peut circuler à toute heure. Les habitants cherchent à se reposer. Voilà, j’avais choisi de m’y installer. L’expérience des grandes villes m’avait suffi. J’avais appris énormément de choses mais il fallait que je me repose un peu de toutes ces horreurs que j’avais pu voir et entendre. Mon corps et mon esprit étaient fatigués de recevoir toute la misère des autres et il fallait passer à autre chose. Il n’y a pas de problèmes dans notre village. Je peux me détendre. Je pense que ce genre d’affaires peut bien attendre la journée. Le téléphone sonne toujours. Ils sont du genre coriace. Je vais être obligé de répondre :

— Allo ?

— Bonsoir, excusez-moi de vous déranger à cette heure tardive.

— Oui, c’est pour quoi ? Vous savez quelle heure il est ?

— Oui, je suis désolé mais cela est vraiment urgent.

— Pour me réveiller à cette heure ? Je ne vois pas la raison.

— Nous avons un problème.

— Un problème avec moi ?

— Non, pas avec vous. Nous avons besoin de vous.

— Vous ne pouviez pas appeler quelqu’un d’autre ?

— J’ai bien regardé mais vous êtes la seule personne disponible ce soir.

— Tous les autres ont dû trouver une bonne excuse. Pourquoi ça tombe toujours sur moi ? Je dois être la bonne poire. Alors, qu’est-ce qu’il y a ?

— Je n’ai jamais vu ça. Je suis un peu choqué, à vrai dire.

— Hé, mon garçon, calme-toi ! Reprends ton souffle. Tout va bien se passer.

— Oui, mais je ne suis pas habitué à ce genre de chose. C’est la première fois pour moi.

— Alors quoi ? Un gars a roulé trop vite ? Le petit Paul a volé des bonbons ?

— Heu, non, c’est plus grave que ça.

— Bon, tu vas me dire à la fin pourquoi je dois t’écouter ?

— Nous avons retrouvé un cadavre.

— Il n’y a rien d’exceptionnel. Vous l’identifiez et vous l’amenez à la morgue. Vous n’avez pas besoin de moi pour ça. C’est pourtant simple.

— Je sais mais là, c’est un cas un peu particulier.

— Alors quoi ? Il lui manque quelque chose ? Ce n’est pas le premier mort et ça ne sera pas le dernier.

— Sa mort n’est pas courante.

— Tout le monde doit mourir. Il ne faut pas en faire tout un plat. Alors ?

— En fait, on l’a retrouvé enterré !

— Donne-moi l’adresse.

— Tout de suite, lieutenant Charles.

Chapitre 2

Sophie

Je suis heureuse. Je vais pouvoir faire ce qu’il me plaît. J’ai tellement attendu ce moment. Mon projet date de plusieurs années. J’ai décidé de déménager dans la petite ville de Castellane. J’ai vingt-sept ans et je dois le faire maintenant. Je connais beaucoup de personnes qui parlent et parlent beaucoup mais qui n’agissent pas. Je suis une personne déterminée et je vais pouvoir accomplir mes rêves. Je viens de prendre possession de ma nouvelle maison. Un petit endroit calme, sans bruit. Il me fallait un lieu paisible. J’ai besoin de ça pour travailler. J’ai mis plusieurs heures pour arriver à destination. Avec ma petite Twingo, le voyage n’a pas été des plus reposant. J’avais tout laissé de mon ancienne vie pour repartir à zéro. La route m’a permis de rêver, de penser à toutes ces choses que je vais pouvoir faire. Je n’ai pas vu le temps passer. Les dix heures ont défilé à toute vitesse. Lunettes de soleil sur les yeux, je me sentais libre de regarder devant moi. Je m’étais apprêtée avec une belle petite robe et j’avais lissé mes longs cheveux blonds.

Maquillée à fond, j’aurais pu aller en soirée ou à un gala. Il fallait que je marque le coup et puis de toute façon, j’ai toujours fait attention à moi. J’aime être belle et que les hommes se retournent sur moi. Je n’y peux rien, cela fait partie de ma nature. J’avais tout préparé, l’itinéraire, la destination, le logement. Je n’aime pas laisser de place au hasard. Cela me rassure de tout savoir à l’avance. Je sais que l’on ne peut pas tout prévoir, mais on peut essayer de minimiser le destin. Mon entourage n’a pas compris mon choix. Celui de partir à l’aventure dans une autre région, de devoir nouer des liens avec de nouvelles personnes. Mais il fallait que je le fasse, c’était plus fort que moi. Comme si une petite voix me disait de partir. Je suis maintenant devant ma nouvelle demeure. Le propriétaire est un vieil homme fumant sa cigarette. Il ne sent pas très bon et ne doit pas sortir souvent. Il a un énorme trousseau de clefs et a du mal à trouver la clef correspondante. Je le laisse faire. Je suis juste heureuse d’être là. Rien ne pourra gâcher mon bonheur. Je n’ai pas beaucoup d’argent donc j’ai pris suivant mes moyens.

Il m’explique les règles habituelles. Je ne semble pas l’écouter. Je suis juste émerveillée par l’endroit. Certains seraient choqués par la vétusté des lieux mais il y a quelque chose de différent pour moi. Il s’agissait de mon projet et personne ne pourra changer ça. Il marche difficilement et souhaite me faire visiter chaque pièce pour un état des lieux. Je ne pense pas que cela soit nécessaire vu la propreté. Je vais tout nettoyer. Je ne vois pas cela comme une contrainte. Je vais pouvoir faire cet endroit à mon image et tout changer. Il n’est pas contre, du moment que je ne casse rien. On signe deux, trois papiers pour la forme. Je lui fais confiance et je n’aime pas trop la paperasse. Il me dit que je peux l’appeler au besoin. J’ai l’impression qu’il me prend pour sa fille ou sa petite-fille. Il finit par quitter la pièce avec un record de lenteur. Je pourrais le filmer et le mettre sur les réseaux, ça pourrait faire le buzz, mais je viens d’arriver et je ne veux pas d’histoires. Je ne suis pas plus accro à Facebook ou Insta que n’importe qui. Mais là, c’est différent, je dois immortaliser le moment. J’ai pris des photos du départ, du voyage sur la route ; j’ai même pris des photos inutiles, des détails. J’aime prendre des photos que personne ne prend. C’est vrai, la plupart des gens font tous la même chose. Ils posent ou prennent des évènements ; où tout le monde regarde l’objectif. Je n’aime pas ces photos de famille. Il n’y a rien de naturel là-dedans. Je préfère l’instantané, le réel, c’est-à-dire la vérité. J’ai donc pris des choses communes comme le café pris dans la station d’autoroute, le ticket de péage, la station essence, les toilettes. Tous ces petits détails qui forment le voyage : notre voyage. Tu ne peux pas les toucher mais tu peux peut-être les voir d’où tu es. Tu me manques.

Chapitre 3

Jean

Le matin, il y a toujours la cohue. Le bruit et le mouvement sont omniprésents. Nous avons une grande maison mais nous sommes attirés comme des aimants. Nous avons le besoin d’être tous dans la même pièce. J’avais choisi cette vie mais cela était compliqué. Nous avons eu deux enfants, des jumeaux : Paul et Liam, tous les deux âgés de dix ans. Tous les jours, il y a le même cirque. Ils bougent dans tous les sens, ils ne tiennent pas en place. Il faut qu’ils prennent leur petit déjeuner, qu’ils s’habillent, préparent leurs affaires. Ils ne sont plus des bébés mais on doit toujours leur répéter la même chose. Je tente péniblement de prendre mes tartines entre deux disputes des jumeaux. Je tourne inlassablement la cuillère dans mon café. Je semble hypnotisé par le tourbillon. J’essaie de m’évader.

Je les adore mais ils n’arrêtent pas. Ils se poussent et se tirent les cheveux. J’appelle ma femme. Elle doit se préparer et me laisse seul avec ces deux petits monstres. Je n’ai jamais vraiment été autoritaire. Je laisse ça à Lisa. Elle sait faire. J’ai bien essayé. J’ai lu des livres, regardé des émissions, sans aucun résultat. On ne peut pas changer sa nature. Lisa aime bien s’occuper de l’éducation de nos enfants. Elle les mène à la baguette. J’ai beau essayer de faire comme elle, cela ne fonctionne pas. Ils sont tous les deux à table en train de se jeter des céréales au visage. Je les regarde, impuissant. Je sais que je dois intervenir mais je n’ai pas la force ni la motivation. J’ai passé les quarante ans. J’ai du mal à m’énerver et je veux juste vivre tranquillement.

Et puis de toute façon, ce n’est pas dans ma nature. Je préfère lire et enseigner à des étudiants. Il n’y a pas de problèmes de discipline. Je tente de hausser la voix mais sans succès. Ils me regardent à peine. J’ai l’impression d’être un fantôme qui tente d’exister en jetant des appels à l’aide. Je réajuste ma cravate. C’est à ce moment que ma sauveuse arrive. Je suis toujours admiratif, même après toutes ces années, de sa beauté. Elle est entrée dans la pièce comme si elle flottait dans l’air. Elle a toujours eu une certaine grâce et sans un mot, a saisi les cuillères des garçons. Ils se sont arrêtés d’un coup et leurs yeux se sont baissés. Puis elle s’avance vers moi pour me faire un baiser sur le front et refermer les boutons de ma chemise. Je me lève et prends mon manteau. Le temps est bizarre depuis quelques jours, comme si une tempête allait bientôt arriver. Je me dirige vers la porte d’entrée et Lisa m’appelle pour me donner ma sacoche avec mon ordinateur portable. J’ouvre la porte et l’aperçois en face de notre maison.

— Chérie, nous avons une nouvelle voisine !

J’entre dans ma voiture et aperçois une jolie jeune femme discutant avec le vieux Hobb. Elle a sa voiture remplie de cartons. Comment a-t-elle pu mettre tout ça dans une Twingo ? L’arrière de celle-ci touche presque le sol. Pauvre voiture ! Elle a dû ramasser. La maison est quasiment en ruine. Comment le vieux Hobb peut lui louer ça ? Il n’a vraiment aucun amour propre. Il profite des petits jeunes. En plus, elle fait la visite seule. Elle aurait dû se faire accompagner, il va l’arnaquer. Il ne faut pas se fier à son apparence, il sait très bien ce qu’il fait. Il va lui faire payer une jolie somme. Ça fait des années qu’il essaie de la louer. Personne ne veut venir. Il y a bien eu des visites mais tous ont refusé une fois à l’intérieur. Je ne comprends pas pourquoi une aussi belle femme viendrait se perdre dans un trou paumé. Elle a toute la vie devant elle. Elle pourrait voyager, visiter des endroits dans le monde entier, rencontrer des gens. Le vieux Hobb a du mal à sortir de la maison. Je n’ai pas encore mis le contact. J’avoue que cette fille m’intrigue. Il fut un temps où je l’aurais suivie. J’aurais voulu connaître tous ses secrets.

J’avais un passe-temps quand j’étais étudiant. On avait un défi avec un ami. On devait suivre les gens. On devait découvrir un maximum de choses sur eux sans regarder sur internet ; on devait juste recueillir les informations en les suivant. On devait choisir une personne au hasard et jamais deux fois la même. Bien sûr, il s’agit d’un passe-temps d’étudiant. On avait un peu de temps à cette époque. On n’a jamais été plus loin, juste suivre. Cela nous donnait des idées pour écrire. Il nous fallait de la matière pour nos histoires. Vous n’imaginez pas toutes les choses tordues que font les gens, même des personnes que l’on croit respectables. Et à ce moment, dans ma voiture, en train d’observer cette femme, j’ai ressenti le besoin de la connaître plus ; de la suivre juste par curiosité. Je suis plus adulte et je ne prendrai pas de risques. Elle est maintenant devant sa porte d’entrée. Elle me regarde sans bouger. Je lui fais signe de la main avant de démarrer avec un glissement de pneu. Je ne sais pas, à ce moment-là, où cette histoire va me conduire.

Chapitre 4

Charles

J’ai dû m’habiller à l’arrache. J’ai mis un temps fou pour retrouver toutes mes affaires dans ce bordel. Heureusement que je vis seul, une femme ne souhaiterait pas vivre dans un endroit pareil. Je ne sais pas à quel moment j’ai pu tout foirer. J’aurais pu avoir une autre vie mais maintenant, c’est trop tard. J’arrive péniblement à enfiler un pantalon et une chemise. J’essaie de faire une bonne impression, enfin j’essaie. Je dois maintenant chercher mes clefs. Je me dis, dans ces moments-là, un bon nettoyage et je serais tranquille mais je ne le fais jamais. Je me passe de l’eau sur le visage pour ne pas paraître trop fatigué et me lave les dents plusieurs fois pour enlever l’odeur d’alcool qui ne part pas si facilement. Je suis maintenant prêt pour attaquer une magnifique journée. Le temps dehors ne s’arrange pas, il pleut encore des cordes. En plus de ne pas dormir, je risque d’être trempé. J’espère qu’ils ne me dérangent pas pour rien. Si mes souvenirs sont bons, c’est la première fois que nous avons ce cas de figure.