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Elle veut sa liberté et tout ce que je veux, c'est elle...
Nicole DeLuca est la fille du plus grand patron du crime de la côte ouest. Ai-je mentionné que son père, Gino DeLuca, est mon ennemi ?
J'ai couché avec Nikki et je n'arrive absolument pas à l'oublier. J'ai gardé un œil sur elle, pour m'assurer qu'aucun autre homme ne l'approche.
Je les chasserai comme la bête que je suis pour la protéger.
Comme un oiseau en cage, elle cherche désespérément la liberté. Nikki fait le mur, mais se fait enlever et vendre comme épouse.
Même dans la pièce la plus sombre, le coin le plus sale du monde, je la reconnais. C'est ma petite colombe.
Je l'achète. La possède. La sauve.
Sauf qu'elle ne le voit pas de cette façon...
Elle veut sa liberté et tout ce que je veux, c'est elle et ce bébé.
Cette sombre romance mafieuse est la première de la série Mariages Mafieux et peut être lue seule.
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Veröffentlichungsjahr: 2023
VŒU SECRET
Mariages Mafieux Livre 1
Willow Fox
Publié par Slow Burn Publishing
© 2022
Traduction par sarahas2 & berenicehamza
Relecture par marie_frcy
v5
Couverture par Slow Burn Publishing
Cover Design by MiblArt
Tous droits réservés.
Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite ou transmise sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, électronique ou mécanique, y compris par photocopie, enregistrement ou par tout système de stockage et de récupération d'informations, sans l'autorisation écrite de l'éditeur.
À propos de ce livre
1. Dante
2. Nicole
3. Dante
4. Nicole
5. Dante
6. Nicole
7. Dante
8. Nicole
9. Dante
10. Nicole
11. Dante
12. Nicole
13. Dante
14. Nicole
15. Dante
16. Nicole
17. Dante
18. Nicole
19. Dante
20. Nicole
21. Dante
22. Nicole
23. Dante
24. Nicole
25. Dante
26. Nicole
27. Dante
28. Nicole
29. Dante
30. Nicole
31. Dante
32. Nicole
33. Dante
34. Nicole
35. Dante
36. Nicole
37. Dante
38. Nicole
39. Dante
Épilogue
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A propos de l'auteur
Aussi par Willow Fox
Vœu Secret
(Mariages Mafieux Livre 1)
Elle veut sa liberté et tout ce que je veux, c'est elle...
Nicole DeLuca est la fille du plus grand patron du crime de la côte ouest. Ai-je mentionné que son père, Gino DeLuca, est mon ennemi ?
J'ai couché avec Nikki et je n'arrive absolument pas à l'oublier. J'ai gardé un œil sur elle, pour m'assurer qu'aucun autre homme ne l'approche.
Je les chasserai comme la bête que je suis pour la protéger.
Comme un oiseau en cage, elle cherche désespérément la liberté. Nikki fait le mur, mais se fait enlever et vendre comme épouse.
Même dans la pièce la plus sombre, le coin le plus sale du monde, je la reconnais. C'est ma petite colombe.
Je l'achète. La possède. La sauve.
Sauf qu'elle ne le voit pas de cette façon...
Elle veut sa liberté et tout ce que je veux, c'est elle et ce bébé.
Cette sombre romance mafieuse est la première de la série Mariages Mafieux et peut être lue seule.
Sa manière de danser me fait ressentir des choses que je sais mauvaises.
J'avale cul sec un autre verre de whisky, en essayant de refouler l'envie de m'approcher et de presser mes lèvres sur les siennes.
– Dites-moi que vous n'envisagez pas de coucher avec Nicole DeLuca, dit Moreno.
Il est mon bras droit, mon meilleur ami, et surtout d'une honnêteté flagrante, même quand je ne le veux pas.
Il sait aussi que je bande pour Nicole depuis le moment où j'ai appris l'existence de la fille de Gino.
J'aime les défis, et elle est inaccessible. Cela rend la partie beaucoup plus intéressante.
– Est-ce que tu m'as vu ne serait-ce que lui parler ?
Je lance un regard noir à Moreno pour qu'il la ferme. Quelque part, je doute qu'il fasse ce que je lui demande.
C'est un bon gars, si on peut dire une chose pareille sur la famille Ricci.
– Vous ne faites que boire et la fixer. Elle va finir par vous remarquer, dit Moreno.
Peut-être que c'est le but. Je veux qu'elle me remarque. Je veux qu'elle me craigne comme son père, Gino, craint ma famille.
Nicole se dandine sur la piste de danse. La lumière tombe en cascade sur ses cheveux noir corbeau.
Elle se trémousse et se balance, les bras en l'air.
Je veux enlever ce sourire de son visage joyeux avec un coup de rein.
C'est une femme forte, et je suis l'homme qui va bouleverser sa vie.
– Prenez un autre verre. Je vous invite.
Moreno fait signe au barman, et il s'approche et verse un autre whisky.
– Tu m'invites ? Je rigole.
Je suis le propriétaire de ce foutu bar.
Il peut me payer tous les verres qu'il veut. Je bois gratuitement ici.
– Ça ne veut pas dire que vous ne devez pas donner de pourboire au staff.
Moreno glisse un billet de 50 au barman, dont j’ai oublié le prénom. C’est Ren-quelque chose je crois. Je l'ai engagée après que le dernier gars m'ait causé un mal de tête et un patron mort.
Il vaut mieux laisser certaines choses dans le passé.
Être Don a ses avantages, y compris celui d'avoir toutes les femmes que je veux.
Ce soir, cette femme est Nicole DeLuca.
Je bouge sur le tabouret de bar.
D'habitude, je prends la banquette dans le coin. Il y a une pancarte réservée pour les occasions où je voudrais venir prendre un verre ou parler affaires avec un associé.
– Vous avez besoin de trouver une autre femme. Quelqu'un de moins mortel, dit Moreno.
Je ris doucement et sirote mon whisky.
– Tu parles comme si elle était une tueuse.
– Son père l'est.
Je fais un signe de la main en l'air.
– C'est un vieil homme, Gino. Il me fait chier.
Il est aussi un problème dont il faudra s'occuper, mais ce sera pour un autre jour.
Ce soir, je suis ici pour me défouler et m'amuser.
– Si vous baisez cette fille, il vous traquera, prévient Moreno.
Il fait signe au barman de venir et lui servir un verre.
Je lève un sourcil. Je n'ai pas vu Moreno boire depuis, eh bien, depuis toujours.
S'il boit, la situation est mauvaise.
– Merde, je te fais boire. Ça doit vraiment être la fin du monde, me moque-je.
Il se pince l'arête de son nez crochu. Il le doit à une bagarre de bar où il a défendu mon honneur, il y a près de vingt ans. J'étais jeune, naïf, et sur le point d'avoir dix-sept ans. Je savais me battre comme un enfant, pas comme un homme.
Moreno a remédié à cela. Il m'a appris tout ce que je sais sur l'entreprise familiale.
– Promettez-moi seulement que vous la laisserez tranquille, patron.
Moreno sirote son whisky.
Il est évident pour tous ceux qui le connaissent qu'il déteste le goût, mais il boit comme un pro pour quelqu'un qui ne le connaît pas.
– Tu n'as pas besoin de te tuer pour moi, je plaisante en désignant le whisky. Je vais boire ça si tu as du mal.
– Ai-je l’air d’avoir du mal ? demande Moreno.
– Très bien. Alors, pendant que tu apprécies ce whisky, je vais travailler mes pas sur la piste de danse.
– Dante, Moreno prononce mon nom avec un ton qui contient plus que de simples signes d'avertissement.
Il me crie de l'écouter.
Mais quand ai-je déjà écouté ?
Le plus drôle est que je suis son patron, et je ne reçois pas d'ordre de Moreno ou de quiconque. Bien que j'apprécie son inquiétude, c'est tout ce que c'est pour moi, et je vais faire ce que je veux.
Ne l'a-t-il pas encore compris ?
Je descends du tabouret de bar et me dirige vers la piste de danse. Je ne danse pas. Ce n'est pas la peine.
Je suis en mission, et elle est ma cible.
On se regarde, et elle rougit à mon approche.
Bien. Elle n'a pas l'air de me connaître. Au moins, elle n'a pas remarqué que je suis le bâtard qui essaie de tuer son père.
– Je suis avec des amies, dit-elle comme si cette phrase allait me faire partir.
– Sympa de leur part de te planter, dis-je.
Elle avait dansé pendant les quarante dernières minutes, seule. Les quelques types qui avaient essayé de la draguer n'ont pas eu de chance.
L'un d'eux me regarde avec excuses.
Je ne l'ai pas encore vue avec un shot ou un verre à la main, non plus.
– Comment sais-tu qu'elles ne sont pas aux toilettes ? demande Nicole.
– Si elles y sont, elles ont dû se sauver par la fenêtre.
Elle lève les yeux au ciel.
– Tu sous-entends que je suis barbante à ce point ?
– Au contraire, je ne sous-entends rien, seulement que tu es une jolie femme qui danse seule.
– Je parie que cette réplique marche sur toutes les autres filles, dit Nicole.
Elle a raison. Il n'en faut pas beaucoup pour qu'elles tombent à mes pieds. J'ai la chance d'être beau et d'avoir un corps superbe. Ne le remarque-t-elle pas ?
– Et si je te payais un verre, et si tu ne veux plus jamais me voir...
– Ok.
Sa réponse me prend par surprise.
Je la conduis vers la banquette réservée et lui fais signe de s'asseoir en premier. La banquette est incurvée, et je fais en sorte de m'asseoir près d'elle, nos cuisses se touchant.
J'ai envie de la toucher, de la séduire, de lui procurer toutes sortes de plaisirs décuplés.
– Tu es sûr qu'on peut s'asseoir ici ? demande Nicole. Ça disait bien « réservé ».
Je hausse simplement les épaules. Je ne veux pas révéler qui je suis, surtout si elle n'est pas au courant de ma position de pouvoir. Elle ne doit pas le savoir.
– On verra bien ce qui se passera, dis-je.
Elle lève un sourcil curieux mais n’en dit pas plus.
La serveuse de tout à l'heure arrive, et je fais signe pour deux verres, un par personne. Je n'ai pas besoin de donner ma commande à la barmaid. Elle prend le meilleur alcool, le plus haut de gamme de la collection.
– Je ne connais pas votre nom, dit Nicole.
– Daniel, réponds-je.
C'est un mensonge. J'ai toujours été Dante.
Il est clair qu'elle ne me reconnaît pas, et je ne peux pas laisser mon prénom éveiller les soupçons.
– Je m'appelle Nikki, dit-elle en posant une main sur ma cuisse.
Son ton a changé depuis que je l'ai rencontrée il y a quelques minutes sur la piste de danse, mais je ne sais pas trop pourquoi. Est-ce que ça m'intéresse ?
– Enchanté de te rencontrer, Nikki, dis-je, comme si j'essayais de me souvenir de son prénom.
Je ne pourrais jamais l'oublier. Je la surveille depuis qu'elle est arrivée en ville et a emménagé avec son père, mon pire ennemi : Gino DeLuca.
Tout ce que je veux, c'est le détruire, et dans la foulée, je serai obligé de la ruiner pour les autres hommes.
Dommage.
Elle est belle, avec ses longs cheveux noirs et ses yeux ambrés.
Mignonne et sexy.
Et elle pourrait avoir une vie normale si je n'étais pas en guerre contre son père.
Les lumières sont faibles, le bar n'est pas vraiment bondé pour un vendredi soir.
La musique ralentit, et je suis heureux que nous soyons déjà sur la banquette. Bien qu'un slow soit agréable parfois, ça ne collerait pas au moment. Pas quand j'ai envie de me frotter à elle.
La barmaid revient avec deux verres. L'un est un whisky pour moi et le deuxième un whisky sour avec glaçons pour elle. C'est fort mais sucré, trop féminin pour moi, mais les dames ne le refusent pas habituellement.
Je ne m'attends pas à ce qu'elle soit différente.
Mais j'ai tort.
Elle fait glisser son verre vers moi et attrape le mien avant que je puisse le porter à mes lèvres.
– Je vais boire ce que tu bois.
Elle parle de mon verre de whisky.
Merde, ce truc est cher.
Les filles prennent toujours le « off-label », et comme c'est mélangé, elles ne peuvent pas sentir la différence.
Elle sourit timidement et bat de ses longs cils noirs, mais c'est juste une comédie.
À quel jeu joue-t-elle ce soir ?
– J'espère que ça ne te dérange pas. Je préfère les bonnes choses, l'or liquide.
Nicole engloutit le whisky en quelques secondes et claque le verre sur la table en bois.
Son regard ambré et chaleureux est parsemé d'or, et plus elle m'observe, plus je me plonge dans son regard.
Mais putain, qu'est-ce qui se passe ?
– Tu veux aller quelque part ?
Je le veux plus que tout, mais mes tripes me disent non.
– Et si je te ramenais chez toi ? proposé-je.
Je sais déjà qu'elle vit chez son père, mais je me demande quelle excuse elle va me donner.
Quatre Heures Plus Tôt
– Descends un moment, Nicole, dit Papa.
Je suis son animal de compagnie, son prix qu'il aime vanter auprès de ses partenaires commerciaux. Il se vante d'être fier de moi, mais il n'est fier que de lui-même.
Je déteste mon père mais il est ma famille. Déménager n'était pas mon idée, mais je n'ai nulle part où aller, je n’ai pas d’emploi, j’ai tout récemment été diplômée de l'université.
Je descends l'escalier. Mes pieds nus effleurent le parquet froid.
– Oui, papa ?
– Viens, assieds-toi avec moi dans mon bureau.
La peur me monte directement au ventre. À chaque fois que mon père veut que je me rende dans son bureau, cela signifie que je l'ai déçu d'une manière ou d'une autre.
Qu'est-ce que j'ai fait cette fois ?
– Comme tu le sais, j'ai tenu ma langue et je t'ai laissé poursuivre tes études et obtenir ton diplôme dans cette école ridicule, dit Papa.
Mes joues brûlent, et je serre les lèvres pour éviter toute réaction émotionnelle.
– Maintenant que tu es à la maison et que tu as vingt-deux ans, tu vas faire ta vie avec un jeune homme de mon choix.
– Papa !
J'ai l'impression d'être un enfant en l'interrompant.
Et il me traite comme tel.
Sa main me gifle violemment le visage.
– Ne me coupe pas la parole, me réprimande-t-il.
Je baisse la tête, honteuse. C'est ce qu'il veut, après tout, le contrôle.
– J'ai réfléchi longuement et sérieusement à la question, Nicole. Il est dans l'intérêt de tous que tu te maries avec...
– Non ! Je ne veux pas l'entendre. J'attends qu'il me gifle à nouveau, mais il ne le fait pas. Je ne vais pas épouser quelqu'un que tu penses que je devrais épouser. C'est une notion tellement dépassée ! crié-je de dégoût en me précipitant hors de son bureau.
– Jeune fille, je n'ai pas fini de te parler !
Je m'en fous, et il reçoit le message quand je me précipite vers la porte d'entrée. J'enfile une paire de chaussures et sors en trombe par l'entrée principale.
Je n'ai pas réfléchi.
Je n'ai pas de voiture.
Pas d'argent.
Et personne à appeler ou sur qui compter.
Je me dirige vers la route principale, ignorant les gardes qui m'interrogent en sortant, me demandant si j'ai besoin d'un chauffeur. Même si j'en ai envie, je sais aussi qu'ils diront tout à mon père, y compris où je suis allée.
* * *
Je me dirige vers le bar de la ville la plus proche. Marcher ne me dérange pas. Le temps est agréable, ensoleillé et plaisant, ce qui est mieux que mon humeur.
Je veux me bourrer la gueule, mais j'ai oublié mon portefeuille. Je pourrais flirter avec le barman ou peut-être un mec canon au bar. En supposant que n'importe qui dans cette ville étrangement petite soit beau et mérite mon temps.
Ça n'aide pas que je n'aie nulle part où aller. Le retour à la maison me pèse comme une tonne de briques.
Je ne bois pas et me faufile directement sur la piste de danse. La musique entraînante me réveille intérieurement et me fait oublier ma journée agitée. Je rejette les deux premiers gars qui se disputent mon attention.
Ils ne m'intéressent pas. Ils sont trop souriants et parfaits.
Il y a un homme au bar qui est canon.
Bien habillé, les yeux sombres, et l’air en forme sous son costume.
Il essaie trop fort d'impressionner les dames.
Mon regard s'attarde sur lui plus longtemps que prévu, et je me détourne, me déplaçant pour danser au milieu de la piste, mes pieds tapant sur le sol. Se lâcher est une sensation merveilleuse.
Si seulement je pouvais couper les ponts avec ma vie.
Ce ne serait pas si difficile si j'avais trouvé un poste de prof. Mon diplôme n'était qu'un bout de papier, sans valeur.
J'aurais dû analyser le marché du travail avant d'obtenir mon diplôme d'enseignement primaire. Ce n'était pas comme si je ne pouvais pas trouver de travail. Quelques endroits embauchaient, mais ce n'était pas dans les meilleurs quartiers.
Cela ne me préoccupait pas vraiment.
C'était le fait que des familles rivales dirigeaient ces territoires.
Je resterais toujours une cible tant que mon père serait Don.
Il n'avait pas toujours été Don, mais il avait été le bras droit d'Angelo DeLuca pendant des années. Je ne me souviens pas d'un moment où Angelo et Papa n'étaient pas amis.
Quand Angelo est mort, Papa a repris l'affaire familiale avec fierté et admiration.
Il était un salaud avec moi quand il était bras droit. Je frissonne au souvenir de sa main qui me gifle. Papa n'avait jamais été gentil, mais il m'avait aussi laissé assez tranquille.
Maintenant qu'il était Don DeLuca, la noirceur qui s'installait dans son cœur grandissait.
Il voulait être craint de tous.
Le bel inconnu au regard sombre et mystérieux s'avance vers moi. Il ne fait pas semblant de danser. Étonnamment, il ne se frotte pas non plus à moi.
Ça ne m'aurait pas dérangé, si j'avais bu quelques verres avant.
Son nom est Daniel. Il est simple à prononcer. Il ne ressemble pas à un Daniel, mais qu'est-ce que j'en sais ?
Il flirte et je finis par mordre à l'hameçon. La vérité est que j'ai besoin de sortir de cette ville, et si cela implique de voler ses clés de voiture ou son portefeuille, ainsi soit-il.
Je le rejoins pour boire un verre, vole son whisky, et l'instant d'après, je lui demande s'il veut partir d'ici.
Je ne peux pas retourner chez moi, même si je le voulais. Une partie de moi veut l'amener à Papa et humilier mon père.
– Ils fumigent chez moi.
Je mens si facilement.
Je ne peux pas lui laisser savoir que je suis la fille de Don DeLuca. Je ne sais pas qui travaille pour mon Papa et qui il a contrarié. Il s'est fait de nombreux ennemis. Ce n'est pas un secret. Les DeLuca ne se font pas des amis facilement.
– C'est drôle, c'est ce qui se passe chez moi, dit Daniel.
Je souris en secouant la tête.
– Tu as l’air exceptionnel.
Je touche sa poitrine. Je ne sais pas trop pourquoi ni ce qui me prend, mais j'ai le besoin pressant de ressentir autre chose que de la colère et du ressentiment.
Je déteste mon Papa.
J'attrape Daniel par la cravate et le tire vers moi pour l'embrasser.
Je le prends par surprise. La plupart des hommes ne sont pas habitués à ma fermeté et à mon audace. Je suis habituée au pouvoir, aux autres qui l'exercent sur moi. C'est agréable d'avoir la chance d'avoir le contrôle.
Je jure que je l'entends grogner.
Mon dieu, je veux le dévorer.
– J'ai une meilleure idée, murmure Daniel à mon oreille et me tire sur ses genoux.
Je porte une courte robe noire qui arrive au-dessus des genoux. Les bretelles spaghetti n'arrêtent pas de glisser sur mes épaules et, pour la première fois ce soir, je ne prends pas la peine d'essayer de les remonter.
Je peux sentir sa chaleur me piquer par en dessous.
Mes doigts s'agrippent à ses cheveux tandis que nos lèvres fusionnent.
Il n'est pas le seul à grogner. Je pense que je viens de faire un bruit en même temps.
On ne devrait pas.
On ne peut pas.
Pas dans le bar.
Pas dans un lieu public où tout le monde peut voir ce qu'on fait.
Mon Dieu, j'ai envie de lui.
Il mord ma lèvre inférieure et je gémis.
La musique couvre mes bruits, mais je suis sûre que Daniel peut entendre chaque son que je fais.
Il écarte mes jambes, et explore ce qui est caché sous ma jupe. Il touche ma culotte. Sait-il qu'elle est trempée à cause de lui ?
Ses doigts sont rudes et rapides, poussant ma culotte sur le côté. Je ne suis pas sûre qu'il n'ait pas déchiré le tissu en soie.
Ses lèvres se rapprochent de mon oreille, son souffle me chatouille et m'excite.
– Tu mouilles pour moi, Chaton.
La façon dont il le dit fait frémir tout mon corps.
Il pince mon clito, envoyant une onde de choc à travers mon corps et jusqu'à mon cœur.
Je lutte pour me recentrer, pour garder les yeux ouverts. Ma respiration est plus profonde. Chaque inspiration est un halètement.
Il couvre ma bouche, chaude et rêche, et il déplace légèrement mes hanches, juste assez pour me détacher de lui pendant qu'il sort sa bite de son pantalon.
Et puis il est violent, il me pénètre.
Je gémis, convaincue que le bar entier peut entendre les bruits, et tout le monde sait ce qui se passe.
Daniel couvre ma bouche. Sa langue explore mes lèvres tandis qu'il remue les hanches et que ses mains se posent sur mes hanches.
On bouge ensemble en harmonie. Ses mouvements sont profonds et puissants.
Soudain, il soulève mes hanches et me retourne pour que je m'assoie sur ses genoux. Il me pénètre à nouveau, mes entrailles palpitant à cause de la sensation de l'approche de l'orgasme et de son retrait momentané.
J'ouvre la bouche pour demander ce qu'il fait, mais il est déjà plongé dans ma chaleur et mon humidité.
Ses mouvements deviennent plus rapides, plus brutaux alors qu'il s'enfonce en moi et que je me crispe.
– Pas encore, ordonne-t-il.
J'halète et je me sens au bord du gouffre.
La sensation augmente à l'intérieur de moi. Mon cœur bat contre mes côtes, ma respiration est haletante et je suis en sueur.
Je tremble et me serre contre son membre, il m'attrape le menton et me tire la tête sur le côté pour que je le regarde.
– Je t'ai dit que tu pouvais jouir ? demande-t-il. Son ton est dur.
Je sursaute en entendant ses mots. J'attends qu'il me frappe, mais il ne le fait pas.
– Je ne l'ai pas encore fait.
Je suis au bord du gouffre.
– Putain, dit-il.
Plusieurs autres coups de reins, et il gonfle en moi, au bord du gouffre.
– Jouis pour moi, Chaton.
Je fais ce qu'il ordonne, me contractant, le serrant alors que je tremble sur ses genoux. Je mords ma lèvre inférieure, la tirant entre mes dents pour retenir mes gémissements.
Daniel me soulève et me repose sur la banquette à côté de lui. Il se réajuste dans son pantalon et remonte sa fermeture éclair. Ses yeux brillent lorsqu'il sort de la cabine que nous partagions.
– Attends, dis-je et je l'attrape par la cravate. Je le serre fort pour un dernier baiser.
Mais ce n'est pas tout ce que je cherche. J'ai besoin de ses clés ou de son portefeuille. Ce que je peux prendre en premier sans qu'il s'en aperçoive.
Avec une main accrochée à sa cravate, je fais attention à le voler sans qu'il ne se doute de rien.
Je mets ses clés dans mon dos et je fais attention à ne pas les faire entrechoquer.
– Passe une bonne nuit, dis-je avec un sourire timide.
Il traverse la pièce et se dirige vers le bar où se trouve son ami. Il s'assied, je me glisse hors de la banquette et sors par la porte d'entrée avant que Daniel ne réalise que j'ai volé ses clés et n'appelle les flics.
– Tu es prêt à partir ? demandé-je à Moreno.
Il a l'air de s'ennuyer, et j'en ai marre maintenant que je me suis amusé.
Mon regard parcourt le bar, mais je ne vois aucun signe de Nicole. Elle doit déjà être partie. Je ne sais pas pourquoi je m’y intéresse. Au moins, il n'y a pas d'autres hommes qui dansent avec elle.
Un étrange sentiment de jalousie me frappe comme un éclair.
Je ne devrais pas m'en soucier. Je fais signe au barman pour un autre whisky.
– Je conduis, dit Moreno en me tendant la main.
Il attend que je dépose mes clés dans sa paume.
– Très bien.
Je ne suis pas d'humeur à me disputer avec lui et, franchement, je suis un peu plus que pompette. Je n'ai pas besoin de prendre le volant et de planter mon 4x4. D'ailleurs, c'est pour cela que des bons éléments comme Moreno m'accompagnent.
Occasionnellement, j'ai aussi des chauffeurs. Mais j'aime conduire, me mettre derrière le volant et avoir un contrôle total. Il y a quelque chose de spécial à rouler seul en tout-terrain, sur des terrains rocailleux et dans des vallées dangereuses.
J'avale le dernier verre de whisky que la barmaid m'apporte.
Elle est mignonne.
Jeune. A peine vingt et un an.
Bon sang, Nicole avait à peine l'air assez vieille pour être dans ce bar.
Depuis quand ai-je commencé à courir après des filles qui ont presque la moitié de mon âge ?
Putain.
Quand est-ce que je suis devenu si vieux, bordel ?
Je me lève, en posant fermement mes pieds sur le sol. Je ne veux pas montrer que je suis éméché, même à Moreno. Il ne me laisserait jamais oublier ça.
Je fourre ma main dans la poche de mon pantalon pour prendre mes clés.
Non, pas là.
Je vérifie mon autre poche. Mon portefeuille est là mais pas mes clés de voiture.
Expirant lourdement par le nez, je me dirige vers la banquette que j'avais occupée plus tôt avec la beauté aux cheveux corbeau.
Il n'y a aucune trace de mes clés sur la banquette ou sous la table.
– Vous cherchez quelque chose, patron ? demande Moreno. Il se tient derrière moi et sourit.
Est-ce que c'est une blague ?
– Je t'ai déjà donné mes clés ?
Je jure que je ne suis pas si bourré que ça. Juste un peu pompette. Mais putain, la pièce tourne comme un manège de foire quand je me penche.
Moreno ne sourit pas et ne plaisante pas. Il n'a pas l'air amusé.
– La fille, elle vous les a volées.
– Nicole ? Je passe une main dans mes cheveux noirs courts.
Non. Elle ne me volerait pas. N'importe qui avec un demi-cerveau sait qu'il ne faut pas contrarier la famille Ricci.
Mais elle ne savait pas que j'étais Don Ricci, le patron de la famille Ricci.
