VENGEANCES - Jose Miguel Rodriguez Calvo - E-Book

VENGEANCES E-Book

Jose Miguel Rodriguez Calvo

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Beschreibung

VENGEANCES Roman Gégé, Gérard Mercier trente-neuf ans, qui subissait toutes sortes de brimades à longueur de journée de la part de ses supérieurs, vient d'étre licencié il y a 6 mois de son travail comme employé de bureau dans un Labo pharmaceutique. . Par le plus grand des hasards, il trouve un bulletin "d'euro-millions" primé de 180 millions. Sa vie de mi clochard, va alors totalement changer et des idées de VENGEANCES vont très vite se mettre en place. jmrc

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Ce roman est une fiction.

Toute ressemblance avec des faits réels, existants ou ayant existé,ne serait que fortuite et pure coïncidence.

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayant cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

Sommaire

Chapitre: 1

Chapitre: 2

Chapitre: 3

Chapitre: 4

Chapitre: 5

Chapitre: 6

Chapitre: 7

Chapitre: 8

Chapitre: 9

Chapitre: 10

Chapitre: 11

Chapitre: 12

Chapitre: 13

Chapitre: 14

Chapitre: 15

Chapitre: 16

Chapitre: 17

Chapitre: 18

Chapitre: 19

Chapitre: 20

Chapitre: 21

Chapitre: 22

Chapitre: 23

Chapitre: 24

Chapitre: 25

Chapitre: 26

Chapitre: 27

Chapitre: 28

Chapitre: 29

Épilogue

1

PARIS porte de Clignancourt

Bar « Le Bourgogne »

— Putain Gégé, c’est pas possible !

T’as les cinq numéros et les deux étoiles, c’est pas vrai ! non c’est pas vrai, je rêve ! attend je vérifie de nouveau ! S’exclame Lambert le patron du bar-tabac « Le Bourgogne ».

— Ne me dis pas que j’ai gagné quelque chose ! Rétorque Gégé, un client assidu moitié clochard.

— Quelque chose ! tu as gagné le jackpot à l’euro millions mon vieux, les cinq numéros plus les deux étoiles, tu es plusieurs fois millionnaire !

— Arête ! tu me fais marcher !

— Mais approche vient voir ! c’est incroyable, je n’ai jamais vu ça et tu sais ce que vaut ce bout de papier ? cent quatre-vingts millions, d’euros, oui Gégé une fortune !

— Allez ! Lambert ! tu me fais marcher, arrête de déconner !

— Mais non je te dis, tu es multimillionnaire, regarde !

Gégé tout étourdi n’en revient pas, il est totalement submergé par la nouvelle, sans vraiment y croire il s’exclame machinalement.

— Allez ! du champagne pour tout le monde, c’est ma tournée !

— D’accord Gégé, tu peux pas savoir comme je suis content pour toi !

Mais va vite-le mettre en lieu sûr, c’est un conseil.

Gégé, autrement dit Gerard Mercier trente-neuf ans, célibataire d’un caractère réservé et timide ne s’est jamais marié, il a bien eu quelques petites aventures avec des femmes un peu douteuses, mais rien de sérieux, pas non plus d’amis à peine quelques copains de beuverie et pas la moindre activité sportive ou intellectuelle.

Ses journées il les occupe à de longues balades sans but dans les rues de la ville, ponctuées ici et là par des pauses dans les bars à boire quelques bières avec de furtifs copains de bistrot.

Il vit péniblement avec le RMI et la petite retraite de sa mère « Lucienne » soixante-quinze ans, veuve depuis une quinzaine d’années, lorsque son mari avait eu un accident de travail mortel à la SNCF où il avait toujours travaillé à l’entretien des voies.

Occupant depuis toujours un minuscule appartement à Le Pré-Saint-Gervais situé en proche banlieue du nord-est parisien, que le couple avait réussi à acquérir lorsqu’ils s’étaient mariés.

Gérard, a été malheureusement licencié d’une façon peu orthodoxe, pour soi-disant faute professionnelle et de ce fait s’est retrouvé sans ses droits et revenus normalement attribués à tout licenciement.

Son patron, le tout-puissant Jean-Bernard Poitiers régnant en maitre absolu sur son entreprise, un laboratoire de recherche et de fabrication de médicaments extrêmement couteux qu’il facture allégrement au prix fort aux hôpitaux et autres établissements de soins en France et à l’étranger.

Se fournissant qui plus est avec des matières premières douteuses voire dangereuses pour une grande partie, importées de Chine, à des prix, défiant toute concurrence.

Et Gérard, en sait quelque chose, puisqu’il était l’employé chargé de passer les commandes et les importations des différents produits nécessaires à la fabrication des médicaments de l’entreprise, sur le site du laboratoire nord, alors que les bureaux du siège social de MHEDEX se situent à Paris Quai de Grenelle dans le quinzième.

Gerard, malgré son ancienneté de treize ans de bons et loyaux services, n’avait jamais eu le moindre avancement bien au contraire, il était devenu la tête de Turc du directeur Vincent Fournier, et ses collaborateurs, mais aussi et surtout de l’autoritaire despote le « Big Boss » Jean-Bernard Poitiers, qui régnait en maitre absolu.

Gérard n’avait jamais su la raison pour laquelle on lui en voulait à ce point, d’autant qu’il s’acquittait de son travail avec une constante rigueur et une consciencieuse assiduité.

Chez les Mercier, on ne roule pas sur l’or, Lucienne, vivant avec le salaire de réversion de son mari et Gerard jusqu’ alors avec sa maigre paye d’employé de bureau, que la société MHEDEX lui versait jusqu’au moment où il se retrouve licencié il y a de cela environ six mois, sans la moindre raison valable et qui plus est sans aucune indemnité.

L’entreprise de fabrication de médicaments lui avait seulement signifié par lettre recommandée : « licencié pour faute grave ».

Gerard, à ce moment n’avait entrepris aucun recours contre cet abus par manque d’information et de soutien de ses camarades de travail, tous paralysés par la peur de devoir affronter le terrible Tiran qui faisait régner une véritable panique parmi l’ensemble de sa quarantaine d’employées.

Alors, il s’était résigné et avait fini par se réfugier dans l’alcool, écumant les nombreux bars et brasseries des quartiers voisins, vivotant avec les maigres revenus de sa mère et le RMI que l’on avait fini par lui verser, après moultes efforts et tracasseries de l’administration.

La société MHEDEX, est une entreprise florissante qui se compose d’un laboratoire de recherches et une unité de fabrication de médicaments rares, tous à haute valeur ajoutée, concernant les soins de certains cancers.

Son directeur, le docteur Vincent Fournier quarante-quatre ans, est secondé par son épouse Adeline de quarante ans également docteur, ayant pour fonction le service de distribution et de publicité.

Quant au patron de MHEDEX, Jean-Bernard Poitiers, de cinquante-cinq ans, marié à Géraldine de Beaulieu cinquante-deux ans, qui habitent un luxueux appartement, Avenue du Général-Mandel dans le seizième, sont tous les deux issus de la riche bourgeoisie parisienne, ils ont une fille de vingt-huit ans Léa, la future héritière, fiancée à Gabriel Le Charme âgé de trente ans employé à la recherche et qui occupent un duplex Avenue Foch, tout près de la place du Général de Gaulle.

C’est deux jours avant que Gégé allait trouver par le plus grand des hasards le bulletin gagnant, alors qu’il arpentait les rues de la capitale, il vint se coller sur la semelle d’une de ses chaussures, quelqu’un l’avait visiblement égaré, son premier réflexe fut de le jeter, puis par un coup du destin, il le plia et le garda dans une de ses poches.

Resté là complètement oublié, Gégé continua sa vie d’errance pendant les deux jours qui suivirent, c’est alors qu’il se trouvait à boire quelques bières comme à son habitude, bien calé contre le zinc du « bourgogne » puis s’apprêtant à partir, il plongea sa main dans la poche de sa vieille veste pour payer ses consommations en espérant que les quelques pièces qui lui restaient suffiraient à régler la note, c’est alors qu’il sentit la présence du bulletin.

Comme le bar de son ami et patron des lieux « Lambert » faisait aussi tabac et jeux, il lui tendit le papierà moitié froissé.

— Tiens Lambert ! j’espère que j’ai quelque chose, car je ne suis pas certain d’avoir assez pour te régler mes bières.

C’est à ce moment bien précis, que sa vie allait basculer.

2

« Labo de MHEDEX »

Quelques jours après au labo Quai de Grenelle, la réunion hebdomadaire avait débuté dans le bureau de Jean-BernardPoitiers, comme chaque vendredi, sa fille Léa était présente, car elle n’allait pas tarder à prendre les rênes de l’entreprise.

Bien entendu le directeur Dr Vincent Fournier et son épouse le Dr Léa Fournier étaient présents ainsi que le responsable de la production de Pantin Jean Deaulieu.

— Bien ! Il semblerait que nous n’ayons pas de très bonnes nouvelles ! Annonça d’un air contrarié le Boss.

— N’est-ce pas Fournier !

— Elles sont meme catastrophiques ! Répliqua-t-il.

Il semble que notre fournisseur chinois veuille augmenter le prix des composants « antimétabolites » et plus grave il semblerait que leur nouvelle substance ne soit pas suffisamment sélective pour épargner les cellules saines.

Nous avons déjà des retours très alarmants, si nous ne réagissons pas immédiatement, nous courrons à notre perte.

Et je ne donnerais pas cher de MHEDEX.

— Alors il faut immédiatement stopper nos Importations.

— Monsieur Poitiers, c’est impossible, les fournisseurs européens sont deux fois plus chers, les florissants profits de l’entreprise n’y résisteraient pas, nos bénéfices seraient considérablement restreints.

— Bien alors nous allons payer l’augmentation des chinois et continuer à importer leur produit, pour le reste je vous laisse régler le problème.

Après tout, c’est vous les docteurs, non !

Vociféra-t-il en s’adressant aux époux Fournier.

— Et rienne doit filtrer dans la presse, c’est entendu ! Quant aux retours nous allons régler cela directement avec les centres incriminés.

Nous sommes d’accord ! n’est-ce pas ?

— Oui Monsieur ! répondirent tous à l’unisson.