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Pourquoi Aimy vit-elle isolée des autres ?
Aimy vit recluse dans les bois par la volonté de sa mère, Rose, qui tente de la protéger. Elle n'est jamais allée à l'école, ne sait ni lire ni écrire, ignore l'existence des villes, et ne se doute pas que son mode de vie sort de l'ordinaire. Mais un jour, Aimy prend conscience de l'ampleur du monde qui l'entoure. En être exclue la plonge dans une profonde nostalgie. Pourquoi Aimy vit-elle isolée des autres ? Réussira-t-elle à vaincre sa solitude ?
Plongez dans l'histoire touchante d'Aimy qui prend conscience de sa solitude ainsi que de l'ampleur du monde qui l'entoure et dont elle ignore tout.
EXTRAIT
Ce soir-là, Rose et Aimy arrêtèrent de lire le conte à cet endroit car Aimy était fatiguée. Lire une histoire demande un gros effort quand on lit depuis peu et qu’on doit encore déchiffrer. C’est comme de faire une promenade quand on vient d’apprendre à marcher. Mais elles se promirent de poursuivre leur lecture le lendemain dès qu’elles pourraient. Elles trouvèrent du temps après le déjeuner. Rose tira les rideaux.
« Normalement, expliqua-t-elle, les contes se lisent aux premières ou aux dernières lueurs du jour. Pour pouvoir mieux entrer dedans, il faut une certaine atmosphère… »
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
Je suis tombé sous le charme de ce petit roman plein de douceur et d’humanité. Un texte qui lorgne du coté du conte avec une étonnante légèreté de ton. Un texte qui rappelle s’il en était encore besoin que la littérature peut changer la vie, que « pour être vraiment heureux, on a besoin d’être important pour quelqu’un » ou encore que l’on « ne s’épanouit pas tout seul à l’écart du monde, on a besoin de partager ». Finalement ce texte pour enfants est aussi un clin d’œil aux parents surprotecteurs, une façon de leur dire : laissez donc vos bambins grandir par eux-mêmes et s'ouvrir aux autres, ils vous en seront à jamais reconnaissants. -
D'une berge à l'autre
L'histoire est bien menée avec ce qu'il faut de suspens et de mystère. Les deux héroïnes sont attachantes, touchantes. La couverture est déjà en soi intrigante, elle fait un peu penser à l'univers du petit Poucet, dixit ma fille de 7 ans, et donne envie de lire le roman. -
Un début de vie simple pour Aimy et sa mère Rose dans une maison au milieu des bois. Puis un grain de sable ou plutôt une tasse, va commencer à modifier le cours de leur vie. La curiosité démange Aimy et c'est avec beaucoup d'amour que Rose va lui parler du "monde". C'est ensemble mais pas que, qu'elles vont trouver un troisième chemin ! -
Elierim
À PROPOS DE L'AUTEUR
Kochka naît au Liban d'un père français et d'une mère libanaise. La guerre contraint sa famille à l'exil. Elle fait des études en France et devient avocate, mais l'écriture l'appelle. En même temps qu'elle écrit, quatre enfants entrent dans sa vie, puis un petit cinquième… Aujourd'hui elle aimerait conter. Cette nouvelle voie est peut-être pour elle une sorte de troisième chemin.
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Seitenzahl: 56
Veröffentlichungsjahr: 2018
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COLLECTION
ROMAN JEUNESSE
1.
Un loup dans la vitre
Philippe de Boissy
2.
Cloche
Clotilde Bernos
3.
Le cri
François David
4.
La promesse du bonhomme de neige
Eugène Trivizas
5.
Chat qui vole
François David
6.
Sous les sables d’Afghanistan
Jack Chaboud
7.
Direct au cœur
Yves Pinguilly
8.
Cœur d’Aztèque
Corine Pourtau
9.
Innocent
Magali Turquin
10.
Che Guevara habite au 7eétage
Bertrand Solet
11.
Silence et Papillons
E. Delafraye
12.
Mon mai 68
Aline Méchin
13.
Et moi dans tout ça ?
Heidi Dubos
14.
Crescenza, naissance d’un tableau
R.-C. Labalestra
15.
Celui qui voit avec ses pieds
Yves Pinguilly
16.
Sonakaï
Rachid Sadaoui
17.
L’affaire Attila
Jean-Pierre Tusseau
18.
Couleur Amour
E. Delafraye
19.
Une mère quelque part
Gérard Blandine
20.
Mahmoud, petit prince du désert
Didier Debord
21.
Le Secret de Téotihuacán
Didier Debord
22.
Au pays du soleil levant
Didier Debord
23.
La règle d’or
Isabelle Minière
24.
Mes formules magiques
Isabelle Minière
25.
Le petit homme et le lac
Philippe Napoletano
26.
Daisybelle
Max Obione
27.
L’Éclaireur
Isabelle Vouin
Illustration de la couverture : Lise Hay
Tous droits de reproduction, de traduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
© 2014 Éditions du Jasmin
1erdépôt légal 3etrimestre 2014
www.editions-du-jasmin.com
ISBN 978-2-35284-565-2 Avec le soutien du
L’auteur
Kochka naît au Liban d’un père français et d’une mère libanaise. La guerre contraint sa famille à l’exil. Elle fait des études en France et devient avocate, mais l’écriture l’appelle.
En même temps qu’elle écrit, cinq enfants entrent dans sa vie.
Bibliographie sélective
L’enfant qui caressait les cheveux,Grasset, coll. Lampe de poche, 2002
Au Clair de la Louna,Thierry Magnier, coll. Roman, 2002
Citron, fraise et chocolat,Thierry Magnier, coll. petite poche, 2003
Maigre Maya,Grasset, coll. Lampe de Poche, septembre 2004
Les enfants de Noël,Lito, album, décembre 2004
Tête de pioche,Flammarion, coll. Castor Poche, 2006
Cher Monsieur Thierry Panier, Th. Magnier, coll. petite poche, 2006
Le marchand de glace à la vanille, Nathan, coll. Nathan poche, 2007
Najwa, ou la mauvaise réputation,Grasset, coll. Lampe de poche, 2007
Le feu de la toute petite lanterne, Nathan, coll. Nathan poche, 2009
Ayouna et les ailes de la liberté, Grasset, coll. Lampe de poche, 2010
Le grand Joseph, Thierry Magnier, coll. Roman, 2010
Le destin blanc de Miyuki,Milan jeunesse, album, 2010
Victor Hugo et la fille aux cheveux d’or, Oskar, Histoire et société, 2011
Le garçon sans visage, Oskar, roman, 2012
Un chien pour deux, Oskar, roman 2013
La caravane, Thierry Magnier, coll. petite poche, 2013
À ceux que j’aime
Il était une fois Aimy et Rose, une petite fille et sa mère. Elles étaient pâles comme la pluie. Elles vivaient dans une maison entourée de bois qui ressemblait à un nid. Elles avaient dedans tout ce qu’il faut pour bien vivre : un salon avec un canapé-lit, une table, deux chaises, une cheminée, une cuisine. Et, dans un jardin enclos, à côté du potager et du verger, se tenaient une vache, Elsy, deux poules, Cindy et Stessy, et un coq pour mettre au monde des poussins.
Ainsi disposaient-elles pour se nourrir d’œufs frais, de lait, de fruits et de légumes de saison, ainsi que des plantes que leur offrait la forêt comme les châtaignes, les orties, les glands et les champignons.
Et, pour les autres produits dont elles avaient besoin, le premier lundi de chaque mois, ensemble, elles se rendaient à la ville.
Pour ça, dès le lever du soleil, elles quittaient leur propriété par un petit chemin caché, traversaient le bois qui l’entourait, et rejoignaient l’arrêt du car à côté d’une pancarte sur laquelle il était écrit :
Accès au bois interdit !
Bien sûr cette interdiction ne valait ni pour Rose ni pour Aimy, car le bois leur appartenait. C’était leur propriété. Et elle ne concernait pas non plus les animaux à quatre pattes – lérots, mulots, renards, belettes et gros sangliers –, ni les oiseaux à deux pattes – mésanges, sittelles, pics-verts, petits rouges-gorges, hirondelles –, car tous les bois du monde appartiennent aux animaux et parce que ceux-ci ne savent pas lire.
À l’arrêt du car, à côté de la pancarte, était un banc sous un abri. Il permettait aux gens de patienter sans fatigue et sans être arrosés les jours de pluie. Quand elles y arrivaient, Rose et Aimy s’asseyaient.
Les horaires de passage du car n’étaient pas affichés, mais, généralement, le bus passait en début de matinée et Aimy aimait cette attente.
Assise toute droite sans bouger, les mains couchées sur ses genoux, elle fixait l’endroit d’où il devait déboucher, et dans son cœur elle comptait : un, deux, trois, quatre, cinq, six…
Aimy ne savait pas lire, mais elle savait compter jusqu’à au moins trois cent soixante mille ! Une fois, le car était apparu à cinq mille six cent soixante-six !
Le car qui passait près du bois pour se rendre à la ville était plutôt petit et sa carrosserie était peinte de couleurs vives : du jaune de la couleur du soleil, du bleu des cieux quand il fait beau, du vert pomme et du rouge cerise. Et, en même temps qu’il apparaissait, on entendait le bruit de son moteur ronronner. Alors, dans sa poitrine, le cœur d’Aimy bondissait ! Elle savait que bientôt, elle ne serait plus assise sur un banc dur et immobile. Son siège serait en velours et, autour d’elle, le paysage changerait.
Comme il était interdit de parler au chauffeur, pour ne pas le distraire de sa conduite, Rose et Aimy faisaient un geste pour le saluer, puis elles s’installaient. Aimy aimait beaucoup cette sortie. Elle était curieuse des gens car, à part sa mère, au quotidien, elle ne voyait pas d’êtres humains. Elle était aussi curieuse des objets dans les vitrines. Hélas, elles ne pouvaient jamais traîner dans les boutiques, car elles étaient là pour faire du troc, c’est-à-dire pour échanger les produits de leur propriété contre de la farine, du savon, des aiguilles, du fil, des tissus et du dentifrice. Puis, il ne fallait pas rater le car de retour qui passait sans horaire fixe dans le cours de l’après-midi. Alors, Rose et Aimy faisaient leurs emplettes rapidement.
Mais arrêtons-nous quelques instants pour expliquer cette situation.
Pourquoi ce bois était-il privé ? Pourquoi Rose et Aimy vivaient-elles dans ce petit nid caché ? Et pourquoi vivaient-elles en autonomie ?
