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En classe, Marie-Lou a un professeur terrible, et un problème encore plus terrible : la cancrerie aiguë de naissance. Bref, elle est dernière en tout. Et voilà que ses parents la menacent : si elle n'a pas la moyenne aux contrôles du troisième trimestre, elle ne partira pas en vacances ! Heureusement, Marie-Lou ne manque pas d'imagination pour se sortir de ce mauvais pas...
À PROPOS DE L'AUTEURE
Née en 1954 dans une famille nombreuse,
Fanny Joly commence très tôt à écrire des petits sketchs avec sa sœur Sylvie. Pendant plus de vingt ans, elle travaille comme conceptrice-rédactrice dans la publicité mais n'abandonne pas pour autant l'écriture. C'est en devenant maman qu'elle se lance tout naturellement dans la littérature pour enfant. Aujourd'hui Fanny Joly a écrit plus de 200 ouvrages pour tous les âges et a été récompensée par une trentaine de prix littéraires.
Fanny Joly fait lire et rire la jeunesse, tous âges confondus, depuis 1986. Elle a publié plus de 400 albums et romans, vendus à des millions d’exemplaires, traduits en 25 langues (au moins). Trois de ses séries sont adaptées en dessin animé (Gudule, Hôtel Bordemer, Les Enquêtes de Mirette). Fanny a reçu plein de prix. Ce qui lui fait le plus plaisir ? Presque toutes ces récompenses lui ont été décernées par des jurys de lecteurs…
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Seitenzahl: 15
Veröffentlichungsjahr: 2020
www.fannyjoly.com
Je vais vous donner un bon conseil : méfiez-vous si vous avez un jour Marsu comme instituteur. Moi, je l’ai eu l’année dernière : ça a été la plus terrible de mes quatre années d’école… Au fait, il faut que je me présente. Je m’appelle Marie-Lou Gilbert. J’ai 9 ans et toutes mes dents. Je dis toujours ça, mais le mois dernier, j’en ai encore perdu deux. Entre celles qui tombent et celles qui repoussent, je ne sais plus bien le compte. Mais ce n’est pas le problème.
Le problème, c’est Marsu. Pour que vous le reconnaissiez, je vais vous dire comment il est. C’est un tout petit homme, assez âgé, mais très agile. Il porte un imperméable gris quand il avance dans la rue, on le voit à peine. Il a une longue mèche qui pousse sur le côté de sa tête et il l’enroule comme une guirlande autour de son crâne chauve.
Ses yeux sont deux grains de café enfoncés sous ses gros sourcils comme dans de la pâte à modeler. Il a une bouche très fine. Quand il rit, ce qui est plus que rare, on dirait qu’il a honte. Il essaie de se retenir, comme quand on mange un bonbon en classe et qu’on a peur de se faire punir.
Marsu, c’est son surnom secret. C’est le raccourci de « marsupiau », parce qu’il répétait tout le temps : « Regardez-moi ces marsupiaux, ce n’est pas une classe, c’est un troupeau ! Mais qu’est-ce que vous avez dans la tête, une cervelle de marsupiau ? »
