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Le poème "Genièvre" d'Alfred Tennyson, écrit en 1856, s'inscrit dans le courant du romantisme victorien, alliant mythologie et introspection. L'œuvre explore les thèmes de l'amour, de la trahison et de la quête d'identité à travers le récit tragique de Genièvre, épouse de Lancelot, confrontée à un dilemme moral et à des tensions psychologiques. Le style de Tennyson, marqué par une musicalité poignante et des métaphores riches, offre une profondeur émotionnelle qui attire le lecteur dans l'univers complexe des personnages, tout en étant ancré dans des références littéraires et historiques pertinentes, tel que le Cycle arthurien. Alfred Tennyson, poète lauréat, fut influencé par les bouleversements sociaux et politiques de son époque ainsi que par la tradition littéraire romantique. La passion de Tennyson pour la mythologie, en particulier les légendes arthuriennes, se manifeste ici par sa capacité à donner vie à des personnages emblématiques tout en ajoutant une dimension psychologique à leurs luttes intérieures. Son intérêt pour les thèmes de l'amour et de la loyauté provient également de ses propres expériences personnelles difficiles, notamment ses relations amoureuses tumultueuses. "Genièvre" est donc une lecture incontournable pour ceux qui s'intéressent à la complexité des émotions humaines et à l'art du vers. L'écriture de Tennyson, à la fois lyrique et réfléchie, compel un examen des relations humaines, rendant le poème pertinent même aujourd'hui. Pour le lecteur désireux de plonger dans la richesse des émotions humaines au sein d'un cadre mythologique, ce poème rappelle la puissance durable de la poésie.
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Veröffentlichungsjahr: 2021
Et encore le soir, devant son cheval, le cercle voltigeant des fées tournoyait et se dispersait.
A
CE LIVRE
ŒUVRE DU GÉNIE COMBINÉ
ET PRODUIT D'UNE AMITIÉ ENTRE LES DEUX PEUPLES
QUI DOIT SURTOUT SA FORCE
A UNE AUGUSTE IMPULSION
EST DÉDIÉ
PAR SON TRÈS-HUMBLE ET TRÈS-OBÉISSANT SERVITEUR
J. BERTRAND PAYNE
La Reine Genièvre avait fui la cour, et, dans la sainte maison d'Almesbury, assise, elle pleurait, sans personne auprès d'elle, si ce n'est une jeune novice. Une lampe basse brûlait entre elles deux d'un éclat rougi par le brouillard qui se répandait alentour; car, partout au dehors sous une lune invisible, quoique dans son plein, un brouillard blanc connue un linceul se collait au sol inanimé, et la terre était silencieuse.
C'est là que Genièvre s'était réfugiée. L'auteur de sa fuite était messire Modred. Cet homme, neveu du Roi et son plus proche parent, était toujours aux aguets les yeux fixés sur le trône, pareil à un animal rusé, prêt à s'élancer et n'attendant que l'occasion. Il s'efforçait d'amoindrir la popularité du Roi avec des sourires silencieux de dénigrement; il conspirait avec les seigneurs du Cheval blanc, païens de la postérité d'Hengist; il cherchait à bouleverser la Table ronde d'Arthur et à y souffler une discorde utile à ses perfides desseins, tous animés par une profonde haine pour Lancelot.
