Jamais Seule - Marie Rousselet - E-Book

Jamais Seule E-Book

Marie Rousselet

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Beschreibung

Depuis toujours, j'entends, je vois et je perçois l'Invisible. Après ces longs mois passés dans l'appartement de l'Enfer (Jamais Seule, NDLA), j'ai décidé d'agir au lieu de subir. Avec l'aide de nombreuses personnes, déjà bien au fait de ces phénomènes, j'ai pu faire face à des situations qui dépassent tout ce qu'on pourrait imaginer. J'ai voulu partager ces expériences avec vous, pour ouvrir un nouveau volet sur cet Invisible qui nous entoure dans toute sa complexité. Partez à la rencontre de cet Anglais facétieux, du Maître des Lieux, de l'enfant délivrant des messages d'amour, en passant par les entités démoniaques, un exorcisme et même, la possession par le vivant. Découvrez, au travers de ces histoires vraies, l'immensité de ces univers parallèles que l'on appelle l'Au-Delà.

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Seitenzahl: 106

Veröffentlichungsjahr: 2025

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Dédicace

Avant-propos

Vous qui vous apprêtez à vous plonger dans mes aventures paranormales les plus marquantes, sachez une chose : tout ce qui est écrit, je l’ai véritablement vécu ! Cela peut paraître fou, surprenant, à peine croyable, tiré d’un imaginaire torturé …

Et pourtant …

A l’issue des quelques mois passés dans l’appartement hanté dont je parle dans « Jamais seule »1 et grâce au savoir et à l’appui de personnes bienveillantes et fascinantes que j’ai eu la chance de rencontrer, j’ai dû et pu faire face à des situations qui défient toute logique. Si je choisis d’en parler aussi librement, c’est afin de mettre en lumière ce qui, aujourd’hui encore, effraie et interpelle à la fois. Alors que cela fait partie intégrante de la vie de tout un chacun …

Oui, tout ceci existe …

Les seules preuves que je peux vous apporter, vous les découvrirez au fil de ces histoires, sélectionnées pour leurs dimensions diverses mais aussi parce qu’à un moment donné, j’avais la certitude que ce qui se passait était réel.

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

A Didier,

qui m’a tant appris

et sans qui rien n’aurait été possible

1Jamais seule, du même auteur

Sommaire

Avant-propos

Le chat, le miroir et le démon

Dans ses entrailles

Le domaine vigneron

L’élégance made in au-delà !

Le domaine vigneron

Léo

Le Maître des Lieux

Le petit lapin

Super Nanny

Le pacte

L’exorcisme

Robert

Le chaman maléfique

Le pendule et le lutin

Remerciements

Un petit mot sur l’auteure

Le chat, le miroir et le démon

Depuis plusieurs mois, j’occupe le poste de commerciale au sein d’une agence d’intérim. Je n’ai pas caché longtemps mon appétence pour le monde paranormal et ma collègue, Florence, montrait souvent son intérêt.

Ce jour-là, à la pause-café, elle me demanda de lui raconter une de mes rencontres les plus marquantes. Le téléphone ne sonnait pas et la pluie froide qui battait les carreaux n’incitaient pas les intérimaires à venir nous voir. Nous avions donc le temps nécessaire pour parler de ce sujet qui me fascine tant. Je décidai alors de lui parler de mon aventure dans un appartement, situé à quelques pas de notre agence.

*****

Sylvain et moi étions de tout jeunes amoureux. Je venais de débarquer chez lui, valise à la main, après avoir bazardé boulot, appartement et mec du moment à Lyon. Cela faisait 8 ans que Sylvain était mon meilleur ami, 8 ans que je me consumais d’amour pour lui et quand enfin, il m’a avoué éprouver des sentiments pour moi, j’ai tout quitté du jour au lendemain pour le rejoindre dans son Pontarlier natal.

Le logement qu’il occupait était charmant mais trop petit pour un jeune couple et nous avions tous deux envie de nouveauté, d’un chez-nous à nous. Le marché immobilier pontissalien est tendu et lorsque nous mîmes la main sur un appartement du centre-ville, en duplex, au cœur de la ville, nous avons sauté sur l’occasion et déménagé un mois plus tard. Situé au dernier étage d’un tout petit immeuble, l’appartement se composait d’une très grande pièce de vie ouverte sur la cuisine, d’un petit couloir à gauche de la porte d’entrée qui desservait la salle de bains et un bureau. L’escalier partait du salon et arrivait dans une mezzanine changée en bibliothèque, qui distribuait elle-même deux chambres. Il n’y avait pas de sanitaires à l’étage, ce qui m’obligeait chaque nuit à redescendre dans le couloir du rez-de-chaussée, toutes lumières allumées. Je flippais à chaque fois que je devais me rendre aux toilettes en pleine nuit et je prenais bien mon temps pour jauger l’état de ma vessie avant d’arpenter les lieux endormis.

Mais bien souvent, elle était au bord de l’explosion et le moindre éternuement aurait pu avoir des conséquences désastreuses. Je maudissais sans cesse la tisane du soir aux vertus soi-disant apaisantes et qui promettait une nuit de rêve ! C’est donc la trouille au ventre et avec la démarche d’un pingouin que j’allais soulager la nature avant de remonter en courant me glisser sous la couette encore chaude.

A cette époque-là, j’étais encore loin du monde dans lequel je baigne aujourd’hui et je ne prêtais pas spécialement attention aux signes et manifestations qui devaient m’entourer alors. Je commençai à me poser des questions lorsque je fis la connaissance de Didier, un géobiologue passionné qui avait toutefois su garder son esprit cartésien et critique. Il me parlait de ses interventions, notamment dans les habitations pour lesquelles il était de plus en plus sollicité.

J’étais fasciné par tout ce qu’il me racontait et prenais note de tout. Je posais des questions quand cela me paraissait obscur et buvais ses paroles. J’adorais ces échanges qui m’en apprirent énormément sur l’invisible. Cette base solide de savoirs fut le fondement de ma future vie de medium.

Bien sûr, à cette époque, je ne concevais pas une seconde que je puisse moi-même être un jour confrontée à tout ça. Je me contentais de frémir à ses récits tout en caressant Calie, une toute petite chatte recueillie quelques jours auparavant dans la rue. C’était une minuscule boule de poils, au pelage long et soyeux. Elle ronronnait tout doucement, il fallait tendre l’oreille pour l’entendre et elle avait rapidement développé une passion pour les rideaux du salon qui depuis son passage pendaient douloureusement sur leurs tringles. Malgré ça, nous l’adorions déjà, surtout quand elle venait se pelotonner entre nous, le soir, sur le canapé.

Cela faisait maintenant plusieurs semaines que Calie détruisait notre appartement sous nos yeux attendris. Le canapé en faux cuir était son terrain de jeux favori et s’asseoir dessus offrait un véritable peeling des épaules tant le dossier était saccagé par ses griffes. Mais cela ne nous empêchait pas de la câliner tant et plus. Un soir d’automne, nous regardions notre série télévisée du moment, emmitouflés sous notre plaid et Calie sur nos genoux. Elle émettait son tout petit ronronnement lorsqu’elle s’arrêta net et se redressa, oreilles tendues et poil hérissé. Elle regarda par-dessus nos épaules et se mit à grogner. Soudain, elle poussa un feulement terrible et se précipita dans l’escalier, terrorisée.

Elle soufflait depuis l’étage et émettait des cris qu’il était facile de qualifier de panique. Ses hurlements nous tétanisèrent et je n’osai regarder derrière moi. Etaient-ce ses cris ou bien autre chose qui me glacèrent le sang ? Je restai figée sous la couverture tandis que Sylvain ne quittait pas des yeux notre chat.

— Qu’est-ce qui lui prend ? demanda-t-il comme à lui-même.

— Je ne sais pas, répondis-je dans un souffle. On dirait que quelque chose lui a fait peur …

— Oui, ça, j’avais deviné tout seul ! Mais quoi ?

— Regarde derrière nous … Ça venait de là visiblement …

Sylvain jeta un regard en direction de la cuisine et du couloir, situés à l’arrière du canapé mais ne vit rien d’autre que notre vaisselle dégueulant de l’évier et le noir absolu du vestibule.

— Elle a dû voir les restes de ton hachis de ce soir ! Il a de quoi effrayer n’importe qui ! plaisanta Sylvain, afin de détendre l’atmosphère.

Je ne répondis que par un silence offensé et, prenant mon courage à deux mains, je tournai la tête. Je ne vis absolument rien. Je me détendis un peu. De plus, Calie s’était calmée. Elle redescendait d’ailleurs les escaliers, marche après marche en ne quittant pas des yeux un point précis près de la porte d’entrée. Elle sauta sur mes genoux et passa sa tête sous ma main pour une caresse réconfortante. Elle se remit à ronronner tranquillement sans prendre en considération notre totale perplexité.

Nous conclûmes alors à un coup de folie de notre félin destructeur.

*****

Cette conclusion aurait pu être tout à fait acceptable si Calie n’avait pas recommencé deux jours plus tard. Le scénario fut exactement le même : d’abord sereine avec la panse remplie de délicieuses croquettes au thon (ce qui lui conférait une haleine des plus déplorables), savourant les gratouilles sur son dos, puis, se relevant subitement en soufflant, feulant puis hurlant. La seule différence résida dans le fait qu’elle manqua la première marche et s’assomma à moitié sur le mur. Elle reprit alors ses esprits et, jetant un coup d’œil affolé en direction de la porte d’entrée, s’échappa par les escaliers. Le cœur battant, j’eus immédiatement le réflexe de regarder derrière moi.

Mais une fois de plus, je ne vis rien tout en ressentant une frayeur qui me glaçait les entrailles. Je haletais, le souffle court. Je gardai le regard fixé sur la porte sans comprendre pourquoi. Attendaisje que quelque chose se manifeste ? Devinai-je sans me le dire ce qui se tapissait dans l’ombre ?

Je saisis le bras de Sylvain qui gémit en sentant mes ongles s’enfoncer dans sa peau.

— Qu’est-ce qui te prend ? demanda-t-il d’une voix mal assurée.

— Je ne sais pas, elle me fout la trouille cette andouille !

— Oui, moi aussi mais ce n’est pas une raison pour me labourer le bras !

— Pardon, répondis-je en desserrant mon étreinte mais sans bouger la tête

— Tu regardes quoi ? s’enquit Sylvain en me rejoignant dans la contemplation du néant.

— La porte … Elle m’intrigue et me fait flipper en même temps …

— Mouais … Elle est juste moche ! Tu reveux du saucisson ?

— Oui, envoie, répondis-je en faisant volte-face. Et ressers-moi du rouge par la même occasion !

Calie ne repointa le bout de ses moustaches que le lendemain matin.

*****

J’évitais désormais de boire de la tisane le soir, afin de ne pas avoir à me relever la nuit. Ces deux épisodes m’avaient traumatisée et je ne me sentais plus en sécurité chez moi. Je n’étais pourtant pas au bout de mes surprises …

Sylvain avait installé son bureau dans la petite pièce du bas, au bout du couloir. Juste devant sa porte se trouvait un grand miroir que nous avions posé contre le mur. Il marquait un léger angle avec le mur et le sol : son extrémité haute se tenait contre la paroi et son pied était décalé par rapport à la plinthe. Assez lourd, il ne menaçait pas de tomber.

Ce soir-là, Sylvain avait beaucoup de travail qu’il devait finir pour le lendemain. Je décidai donc d’aller me coucher sans lui. Je me faufilai sous la couette que je remontai jusqu’aux oreilles, tout en maintenant la lumière allumée. La raison officielle était que je voulais que Sylvain puisse voir où il mettait les pieds en venant se coucher. La véritable motivation était que je crevais de trouille à l’idée de me coucher seule. Epuisée, je commençais à sombrer dans le sommeil lorsqu’un fracas épouvantable me fit sursauter. Sylvain hurla et Calie apparut dans la chambre comme une balle. Je me dis qu’elle avait sans doute fait une nouvelle connerie.

Je voulus en avoir le cœur net et descendis voir Sylvain. Je m’arrêtai subitement devant le spectacle qui s’offrait à moi : la porte du bureau était ouverte sur un Sylvain livide. A ses pieds et dans tout le couloir se trouvaient des éclats de verre. Le miroir venait de se briser en mille morceaux. J’allai accuser le chat lorsque Sylvain me regarda intensément et émit un chevrotant :

— Putain …

— Quoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

— Le miroir …

— Oui, il est pété apparemment !

— Calie a eu peur à nouveau, elle a gueulé comme elle fait d’habitude et s’est barrée du bureau en courant !

— C’est elle qui a renversé le miroir ?

— Non, j’ai voulu savoir où elle était partie … Et j’ai vu le miroir se redresser, se mettre debout, tout seul … et partir en avant !

— Quoi ???

— Il s’est fracassé côté miroir ! Ce n’est pas normal, ce n’est pas logique !!

J’eus un haut-le-cœur. Je tremblais de tous mes membres et devais avoir le même teint livide que mon futur mari.

— Ce n’est pas Calie, ajouta-t-il dans un souffle rauque. Ce n’est pas elle … Elle était loin déjà …Ce n’est pas elle …

— Je vais aller chercher le balai, annonçai-je en mode automatique.

Je ramassais les bris de verre tandis que Sylvain peinait à reprendre ses esprits.

Calie ne refit plus de crise.

Nous avons quitté cet appartement quelques semaines plus tard.

*****

A l’issue de mon récit, Florence me fixait avec de grands yeux écarquillés, tout en touillant machinalement son café devenu froid.

— C’était quoi à ton avis ?

— Je n’en sais rien et je pense que je ne saurai jamais … J’ai bien ma petite idée mais cela ressemble à de l’interprétation et je n’en aurai jamais la preuve !

— Tu penses… à un démon ? murmura ma collègue dans un souffle.