L'Eveil de Jade - Angeline Vittemer - E-Book

L'Eveil de Jade E-Book

Angeline Vittemer

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Beschreibung

Née d’un père inconnu, mais venant d’Uranus, et d’une mère Terrienne, Jade cherche la femme qu’elle va devenir. Partagée entre la dureté du monde réel et de palpitantes aventures dans un univers onirique, elle sera guidée par Ouhoula, la chouette mystique, Nectarius, l’extraordinaire papillon et Pituita, un jeune dragon à la recherche de son père…
La jeune enfant parviendra-t-elle à retrouver les siens et s’épanouir ?...
Au-delà des moments fantastiques, la vraie vie est au cœur de ce roman qui nous invite à réveiller la sensibilité nichée en chacun de nous, et de pousser cette petite porte intérieure au-delà de laquelle tout peut sourire…

À PROPOS DE L'AUTEURE

Angeline Vittemer a vécu une expérience de mort imminente qui a bouleversé le cours de sa vie. Elle lui aura permis de reconsidérer sa façon d’être, de penser, puis de créer son propre yoga : le Yoga Doshas. Tout aussi naturellement, elle s’est mise à l’écriture, où elle aime véhiculer à un public éclectique, toutes les notions que son parcours hors norme lui a donné de découvrir.

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Seitenzahl: 497

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Angeline VITTEMER

L’Éveil de Jade

et la Porte sourit…

Roman

Cet ouvrage a été composé en France par Libre 2 Lire

www.libre2lire.fr – [email protected], Rue du Calvaire – 11600 ARAGON

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN papier : 978-2-490522-45-3ISBN Numérique : 978-2-490522-46-0Dépôt légal : Mars 2020

© Libre2Lire, 2020

Il me tient à cœur, moi la Mouette Espérantzia, de partager avec vous l’histoire de la planète Terre. Je vais vous raconter cette histoire depuis mon point d’observation, situé sur la constellation Corbeau.

La planète Terre est peuplée de plus de sept milliards d’êtres humains. Il serait donc trop ambitieux de vous raconter toutes les histoires de chacun, sans oublier que ce ne sont pas les seuls êtres vivants… Alors je me concentre, pour ma narration, sur quelques individus. J’ai eu la chance d’être très proche d’eux, de pouvoir les suivre et j’ai pour eux une affection particulière, profondément ancrée en mon cœur, car l’empathie d’Ouhoula, de Nectarius et de Pituita, ainsi que Sacha et William, sans oublier Camille, Aquilina et les autres, envers Jade aura fait que cette enfant aura réussi à guérir des blessures que son règne lui a fait subir.

En votre bel esprit, je vous souhaite une extraordinaire écoutedepuis votre cœur de 11 à 120 ans,

Espérantzia

Le temps d’avant

Pituita, qui est un tout petit dragon, sort d’une rivière en transportant dans son cœur un État d’Être Positif. Il est multicolore, d’une grande agilité, ingénieux et de nature sereine. Ce jeune dragon vit seul. Il est un peu perdu car il ne sait pas vraiment où aller. Il sait seulement qu’il doit trouver un être humain quelque part, une femme qui habite une petite maison, en haut d’une rivière qui est parfois vive.

Ce lieu est situé dans un vortex de la planète Terre qui se trouve dans le système solaire, qui lui demeure dans la galaxie qui se nomme : la Voie lactée.

Ce jeune et courageux dragon, qui vient de la constellation Dragon, au doux prénom de Pituita, est envoyé sur Terre tel un missionnaire bienfaisant. Il doit y retrouver son père, le Maître-Sage de tous les Dragons, qui l’attend dans une rivière du sud-est de la France. Son rôle est de transmettre La Conscience des États d’Être Positifs à une humaine. Il trouvera la terrienne dans sa petite maison en haut de la rivière. Cette femme se prénomme Sacha. Elle a trouvé ce lieu parfait pour réaliser sa mission de vie, grâce à une fée. Un jour elle lui a dit :

⸺ Tu reconnaîtras l’endroit qu’il te faut pour être en harmonie totale avec ce que tu as à faire lorsque tu verras cette fleur au doux parfum, qui te transmettra la Certitude que tu es au bon endroit.

Cette fleur reste mystérieuse, car elle n’existe qu’au pays du monde de l’infiniment petit… Seuls les plus ouverts aux mondes peuvent les capter, les percevoir, les deviner.

Ce vieux Sage Dragon, qui attend Sacha tout comme Pituita, est un Être cosmique qui vient de la constellation Dragon. Sacha est une vieille âme terrienne qui habite sur une petite île. C’est la passeuse humaine des États d’Être Positifs, celle qui recevra l’enseignement du Dragon pour que les humains, dans cette dimension, puissent casser leur spirale de vie d’ignorance, de peur, de violence, de soumission, leur soif de puissance ainsi que leur façon hautaine de se croire supérieurs, plus méritants que l’autre race, l’autre règne, en permettant aux humains de s’entraîner à développer leurs Intelligences du Corps en faisant rayonner leurs Essences qui sont de puissants Carburants de vie, afin qu’Elles soient actives, totalement intégrées dans tout leur être.

Sacha vient de la constellation d’Andromède ; elle a connu sa première vie sur Terre, en Éthiopie.

En Égypte, elle a appris à construire des pyramides en suivant la carte céleste juste au-dessus d’Orion, pour profiter de toutes les forces énergétiques et magnétiques de cette constellation. Elle ne se souvient pas de cette vie ni des autres. Elle se sait seulement reliée aux étoiles, aux planètes et à tous les éléments, à tous les règnes de la planète Terre pour qui elle a un profond respect. Elle ne se rappelle pas qu’elle fut Eugénie dans le temps ancien, avant les païens qui ont su garder une partie de cette culture, essentielle pour le bien-être du Monde : la reliance aux mondes !

En attendant cette nouvelle réunion avec son père, Pituita avance tranquillement sur son chemin en s’y reposant de temps à autre, mais surtout, il apprécie toutes ces nouvelles rencontres, où qu’elles aient lieu : dans l’eau, sur terre ou dans l’air. Il doit seulement faire attention de ne pas être vu par le règne humain. La fée Karménia est là pour l’aider dans le besoin du plaisir. Ainsi, Karménia peut aider Pituita à être dans le monde-matière puis dans le monde invisible selon son plaisir, au gré de ses envies.

C’est en naviguant dans ces deux mondes que Pituita s’est fait beaucoup d’amis. Karménia est une fée qui doit être secondée par une autre fée, la fée de l’Équilibre, pour être en équilibre dans tous les milieux.

Le monde subtil est habitué à vivre avec les fées qui ont également appris à ne plus être vues de la majorité du règne humain. Elles œuvrent en toute discrétion et parfois certaines osent se montrer à des humains, auprès de certains enfants comme Jade, avec qui Cristal, sa fée, a développé une forte connexion pour soutenir l’enfant dans l’abandon brutal qu’elle était en train de subir : « Calme-toi ! Ta maman de la Terre est partie, ne lui en veux pas. Elle n’a pas compris à quel point tu es un cadeau pour elle. N’oublie pas, tu es un cadeau ! Ferme les yeux et regarde-moi ! »

« Waouh », raconta Jade un jour à sa chouette, lorsqu’elle est arrivée dans la maisonnette au milieu des champs :

⸺ Là, je vois un être femme ; sa densité est différente de celle de mon règne : elle très belle, légère, douce, charmante, intelligente, rigolote, blagueuse. Mais bon, je ne sais pas qui elle est ; ce n’est pas vraiment un être humain, elle y ressemble seulement. Alors je lui ai demandé : « Qui êtes-vous ? » Elle m’a répondu : « Je suis ta fée, n’aie crainte, je resterai tout le temps avec toi. Je suis là pour toi, pour t’aider, parce que là, ça va être très difficile. Pense à moi à chaque fois que tu auras besoin de tendresse, que tu te sentiras trop seule ou autre… » Ensuite quelqu’un m’a appelée, alors j’ai ouvert les yeux, et là, la fée a disparu.

Avant cette période, toutes sortes de dragons vivaient en harmonie avec tous les Hommes de cette planète. De façon traditionnelle, ils étaient nommés carabins. Ils étaient d’une grande aide pour les différents peuples de ce monde. Ils aidaient l’humain dans ses grands déplacements, aussi bien dans l’air, que sur terre et qu’en mer. Ils pouvaient aller en milieu marin grâce à leurs facultés, celles d’un gros reptilien mi-iguane, mi-serpent.

Le premier apparut en mer de Tasman, toute proche de l’Australie, avec une forme dominante "serpent". Dans l’archipel des Galapagos la dominante est "iguane". Leur silhouette étrangement anthropomorphe - petite tête ronde, bras, tronc et jambes aux proportions donc quasi humaines - apparaît comme celle d’un homme reptilien. Dans les lacs et rivières il y avait une autre famille, d’apparence plus serpent, dont les membres sont des cousins du reptilien de mer, nommé l’austéropolos. Ainsi chaque eau avait son serpent-dragon. Sur Terre aussi il y en avait ; leur rôle était de surveiller l’équilibre de l’eau et de communiquer à leur règne animal là où l’eau était suffisante, de bonne qualité pour eux. Ils étaient suffisamment grands et forts pour transporter l’humain qui leur était attribué, par attirance spontanée.

Les majestueux dragons avaient pour rôle premier de transmettre, d’éveiller, pour permettre au règne humain de devenir plus sage, en l’aidant à déployer toutes ses aptitudes physiques, psychiques et spirituelles.

La complicité et la confiance étaient tellement grandes, que l’humain, lorsqu’il en avait besoin, pouvait poser son front contre celui de l’animal. Le dragon, dans cette posture, pouvait le calmer ; ainsi il lui était possible de diminuer ses pensées, comme celles qui tournent en boucle, pour mieux entrer en méditation et ainsi trouver en lui la solution dont il a besoin. C’était le même processus pour se réharmoniser avec toutes les émotions. La joie était tellement forte et quotidienne que l’humain devait se faire aider pour revenir au point zéro, un peu comme avec la violence de notre époque. Sans ces amis fidèles, toute une ville pouvait s’arrêter de fonctionner pour cause de fou rire général !!! Il fallait donc être en équilibre constant avec les émotions de type positif. Celles de type négatif, qui nous tirent vers le bas, on ne s’en préoccupait pas trop, car ces émotions et sentiments : colère, peur, tristesse, impatience, jalousie, etc., ne pouvaient pas durer suffisamment longtemps pour faire du tort à qui que ce soit.

Devant tous les talents du carabin, ce puissant mammifère reptilien et vertébré ovipare, l’être humain se sentait stimulé pour redoubler d’efforts et être ainsi à la hauteur de son aidant.

Ils utilisaient constamment la méditation pour trouver toutes les clefs de leur monde intérieur, pour rester libres et en harmonie avec l’ensemble de ce monde : tous les règnes et les éléments. Pour certains, leurs aptitudes leur permettaient d’être en contact avec la Voie lactée, leur galaxie. Grâce à cela, ils pouvaient avoir conscience qu’ils n’étaient pas les seuls êtres dans l’Univers. La résultante était qu’ils savaient que leurs actes étaient importants pour tout un système. Leur taux vibratoire était ainsi inspecté quotidiennement dans leur méditation, pour qu’il soit toujours à son apogée.

Par une forme de logique, chacun enseignait ses aptitudes à l’autre, jusqu’à ce qu’elles en deviennent des compétences d’être, pour qu’ensuite ils puissent à leur tour s’en servir. Ces êtres humains étaient, à leur façon, très évolués. Ils ont su s’adapter en apprenant des uns et des autres, mais tous avaient l’Amour en eux, un des indispensables Carburants de vie… Ils apprenaient par Amour et enseignaient avec Amour et dans l’Amour.

Par manque d’expérience, ils n’avaient pas conscience que l’harmonie dans laquelle ils évoluaient était fragile.

En effet, tout s’arrêta le jour où la Clef de l’Amour fut oubliée une première fois. Une première et seule fois, oubliée par l’humain qui avait pour mission d’enseigner l’Amour, de comment accueillir et laisser être cette Essence de Vie. Cet humain avait donc des aptitudes à la méditation de l’Être.

Cette jeune femme est Eugénie, au tempérament bien affirmé. Elle est curieuse, autant bonne vivante que tous les autres humains, mais avec un brin de Courage et d’Astuces un peu plus éloquents. Peu d’humains osent venir fortement la contrarier. Les enfants aiment la chahuter ; elle accepte avec complicité en se régalant à leur donner le change.

Mais ce jour-là précisément, le jour du changement, elle se laisse emporter par sa joie et oublie de faire rayonner en elle le Carburant de l’Amour, celui qui n’attend rien en retour, celui qui rend heureux en toute liberté, l’amour simple.

Son dragon tente de différentes manières de le lui rappeler avant la nuit totale, mais sans vraiment insister, car il lui fait confiance, comme la majorité de son règne.

Car même si elle manque de discipline et de maturité, elle est aussi Sage que Courageuse. Donc les anciens du village la laissent libre de ses agissements. Leurs expériences de vie ont montré que le Courage, la Sagesse et la Motivation sont des clefs importantes pour arriver à réaliser leurs objectifs, quel que soit leur rôle dans la vie. De plus, cette belle âme avait comme aptitude le parfum de la Puissance ! Alors, avec toutes ses qualités, tout le monde lui fait confiance aveuglément et compte facilement sur elle.

Mais aujourd’hui n’est pas un jour tout à fait comme les autres.

L’air est électrique, lourd, avec une tension bien présente qui se ressent dans tous les règnes.

Les fleurs ne se sont pas vraiment ouvertes, les feuilles des arbres se mettent à tomber en virevoltant dans l’atmosphère et les branches les plus jeunes se mettent à chanter. Même si le son devient de plus en plus intense, tous les arbres, bien qu’étant de diverses familles, semblent rester robustes, bien enracinés dans la terre. Les aubépines avec leurs épines acérées et leurs réseaux de branches confus s’entremêlent et les fleurs blanches se mettent à pousser à profusion. À cette époque, cet arbuste au cœur de fleurs blanches, abrite des fées. Cet arbre est souvent utilisé par les sorcières qui consomment les feuilles pour équilibrer la pression sanguine et renforcer le cœur. Les genévriers, eux, se mettent à avoir des fruits pas mûrs : passant du vert au bleu, puis au violet pour finir en noir brillant, quatre fois plus gros que leur taille. Les cyprès changent de ton : de vert à vert bleu puis à bleu vert. Il en est ainsi pour tous les arbres, arbrisseaux et tous les végétaux.

Imaginez un instant cette journée avec les enfants qui sont tout aussi électriques que l’air, voulant fuir leur malaise intérieur, mais ne pouvant pas l’exprimer. La plupart d’entre eux choisissent de taquiner, chahuter le règne humain dont Eugénie, qui délicieusement se laisse entraîner dans les jeux d’enfants, pour tenter également de s’apaiser à l’intérieur d’elle-même, au lieu de méditer et montrer aux enfants que l’intérêt dans ce moment-là, est d’aller puiser dans ses profondes et précieuses richesses intérieures.

Le rire étant de mise, Eugénie et d’autres villageois se mettent à entrer dans la légèreté pour contrecarrer cette atmosphère lourde, qui pèse de plus en plus. La journée se passe, le soir tombe, la nuit approche. Eugénie, et certains de sa famille d’Essence, reportent ce moment de méditation de l’Être, aussi son amie de toujours : Ambre…

Chacun se couche en se remémorant cette journée bizarre à l’atmosphère si enchanteresse.

Ambre n’a pas de quoi s’inquiéter de ne pas avoir fait rayonner son Amour en elle, pour elle et pour les autres, puisqu’elle l’a déjà tellement fait… Elle se dit : qu’importe un jour dans toute cette vie ! Et puis les autres vont bien le faire, là maintenant. Après tout, mon rôle principal est de transmettre les bienfaits des minéraux et comment les utiliser, d’où l’importance d’en prendre soin. Mais Eugénie et les siens, eux doivent nous enseigner la méditation, alors c’est surtout eux qui ne doivent pas oublier de la faire.

Ambre a hérité de ce prénom de ses parents, qui avaient remarqué que selon le soleil, sa peau était plutôt marron-brun, ou brun orangé et brun-jaune. D’instinct, dès son plus jeune âge, elle aimait ramasser les cailloux. Tout en en prenant soin elle leur parlait, et très vite elle sut prendre de l’ambre pour s’apaiser dès qu’elle n’était plus en équilibre avec ses émotions. Elle en avait trouvé lors de sa première balade sur une plage d’une mer très dynamique. Ensuite elle sut tirer profit du cristal de roche intuitivement.

De façon tout aussi naturelle, elle se mit à travailler ses talents avec l’enseignant des minéraux de son village. Avec son aide elle put apprendre, entre autres, depuis la formation du gabbro, que par tout un ensemble de procédés, les minéraux ne peuvent pas avoir les mêmes éléments chimiques. En passant du basalte au chlorite, du schiste vert au schiste bleu, du grenat au cristal, leurs couleurs sont différentes et leurs usages ne sont pas les mêmes.

Eugénie se sent aussi trop fatiguée :

⸺ Les enfants et cette journée m’ont pris toute mon énergie. Moi, pour une fois, je vais prendre de l’énergie à l’atmosphère, qui a dû, elle, en avoir trop, vu tout ce que la nature a vécu en cette seule journée !

C’est ainsi qu’Eugénie commence à s’endormir en laissant son corps se régénérer, et son esprit, libre de faire tranquillement ce qu’il a envie de faire, comme rêver en toute confiance. Elle s’endort profondément avec l’intention de prendre de l’énergie à l’atmosphère.

Le chaos

Le jour se lève, Eugénie commence par s’étirer avant de quitter son lit et se met à se rappeler le confort qu’elle avait lorsqu’elle était chez ses parents. C’était un temps où avant son lever, le chauffage était mis et elle sentait déjà l’odeur du petit déjeuner qui était quasiment préparé.

À cette époque, Eugénie avait tendance à se lever presque au même moment que ses parents. Il y en avait toujours un des deux qui était debout le premier afin de préparer cette belle journée pour l’ensemble de la tribu. Par enthousiasme, Eugénie sortait de son lit rapidement pour traîner en regardant les préparations se faire et ainsi voir le jour poindre, ce qui est un spectacle toujours différent… Elle préférait faire la sieste dans la journée, à un moment où tout est figé, plutôt que de louper cet instant magnifique et annonciateur des tâches à faire, ainsi que des expériences de vie possibles à tenter.

Aujourd’hui tout est bien différent en ce matin d’hiver ; elle se dit : que la magie soit : que la cheminée soit active, mais pas trop, que la chaleur de l’eau pour l’infusion des plantes soit à la bonne température ! Mais non, rien ne bouge. Elle essaie encore et encore, puis elle se met à espérer pouvoir un jour retourner vivre avec ses parents. Cela ne lui convient pas non plus, car elle estime qu’elle n’a pas assez réalisé l’expérience d’être seule afin de s’assumer totalement. Alors elle se rendort avec l’intention d’avoir à son réveil un système de chauffage constant, pour ne plus avoir à le surveiller. Ainsi qu’un appareil qui pourrait chauffer l’eau à la bonne température, afin que l’infusion de ses plantes, de sa boisson tonique et réchauffante du matin hivernal, soit en délicatesse. En même temps, elle souhaite avoir un petit appareil qui pourrait faire de la musique à bas volume pour la réveiller en douceur…

Cette journée continue de la sorte jusqu’à la fin de l’après-midi, lorsqu’un villageois teinté du Carburant de vie de la Bienveillance frappe à la porte d’Eugénie :

⸺ Bonjour Eugénie. Je me permets de venir tambouriner, car nous ne t’avons pas vue aujourd’hui. Bizarrement plusieurs d’entre nous ont préféré rester au lit. As-tu besoin de quelque chose ?
⸺ Non, je te remercie, je dormais à inventer des choses qui nous seraient utiles.
⸺ Utiles à quoi ?
⸺ À notre confort : une maison chaude, des appareils qui nous prépareraient notre petit déjeuner… et pendant que j’y pense… un appareil qui enlèverait la poussière de notre gîte.

La Bienveillance et l’Empathie comprennent le besoin d’Eugénie. Ainsi, le villageois, même s’il est surpris de la réaction de la jeune femme, se contente de la saluer en lui souhaitant de bons rêves tout en se disant : pourquoi pas ! Puisqu’il sait que l’évolution de toute chose se fait à partir du moment où on le souhaite.

Avec sa bienveillance, il continue d’aller de porte en porte pour voir si tous les dormeurs se portent bien malgré ce décalage et s’ils ont besoin de quelque chose.

Quant à Eugénie, toujours endormie dans ses rêves, oublie une seconde fois la méditation. Ambre se sent encore bien trop fatiguée pour méditer ; il lui a donc semblé logique de compter sur les autres tout en pensant : si la Bienveillance revient me voir, je lui suggérerai de me donner un peu d’énergie, ou d’aller me chercher un cristal qui capterait toutes ces énergies qui m’épuisent.

Cette journée compta de nombreux humains qui ne firent pas rayonner en eux l’Amour, ni même parvinrent à ressentir leur taux vibratoire afin qu’il reste en équilibre dans leurs systèmes et dans les différentes dimensions de leur corps physique, émotionnel, mental, spirituel…

Le villageois porteur de la Bienveillance et de l’Empathie ne frappe pas une deuxième fois à la porte des premiers endormis. Il s’est fait contaminer en oubliant, accaparé par le souci d’aider l’autre, de s’examiner lui-même. Ainsi, il s’est laissé submerger énergétiquement, puis émotionnellement puis physiquement…

Cette atmosphère particulière finit par endormir tout le monde : l’énergie solaire s’absente de plus en plus, le gaz carbonique augmente, la vapeur d’eau diminue, par conséquent la chlorophylle disparaît de plus en plus…

Quelques jours suffisent pour qu’à leur réveil les humains fonctionnent avec leur personnalité, avec les traits de caractère qui les tirent vers le bas, en ayant des attitudes épuisantes, comme par exemple : mentir, bougonner, être égoïste, égocentrique, fainéant, reprocher à l’autre au lieu de prendre ses responsabilités, se laisser envahir par la peur, la colère ; quand ils bavassent ou commèrent ; il y a les rancuniers, les vengeurs, les idiots par ignorance, ceux qui veulent dépendre des autres ou des systèmes, les prétentieux à en devenir esclavagistes ou à vouloir éradiquer ceux qui leur semblent inférieurs, ou pour davantage de pouvoir, ceux qui se moquent de la culture de l’autre, les capricieux : je veux, je prends ! Et ainsi de suite, la liste de la ligne basse humaine est longue…

C’est ainsi qu’aujourd’hui, l’humain de maintenant, se retrouve à vivre endormi en oubliant d’être avec son Être : d’Être qui il est vraiment en faisant rayonner ses Essences, ses Carburants de Vie si différents d’une cosmologie à une autre…. Les maux apparaissent de plus en plus profondément en lui. L’intensité s’accroît de jour en jour. La folie de l’Homme prend le dessus : affamé par le pouvoir et le luxe, il entreprend des guerres. Toutes sortes de guerres, même au nom de Dieu. Le règne humain n’étant plus relié à lui-même ni à son règne, ni même aux éléments de sa planète, s’est laissé influencer par celui qui tantôt lui fait croire ce que l’autre croit et tantôt lui impose sa vision, sa croyance, sa reliance. Par exemple, au nom des Dieux ou d’un Dieu, l’être humain se met à tuer, à rejeter, à juger, à condamner, à châtier. Il a engendré la peur, la soumission, la division avec la notion du bien et du mal. Expérimenter sa propre vie en toute liberté dans le plus grand respect de l’univers est devenu très difficile, voire impossible. Apprendre de ses erreurs devient impensable. Les suicides, les meurtres et les maladies, les maux du corps se mettent en place. Cela avait à peine commencé à l’époque de Jésus-Christ. Dans cette ère, afin que tous les non-chrétiens ne soient pas tués, certains païens acceptèrent, en rusant, un pacte avec les chrétiens. Ils firent semblant de se convertir au christianisme en mettant au secret leurs derniers savoirs ancestraux, grâce à l’Essence de la Rébellion qu’ils ont su maintenir en eux.

Au Tibet, des chamanes ont fait de même avec le bouddhisme qui a dû aussi tuer et massacrer pour imposer Bouddha. Le bouddhisme, à ce jour, dans les sociétés occidentales, est véhiculé comme pacifique. Il ne tue même pas pour se nourrir et il serait l’exemple de la compassion. En Occident, certains considèrent le bouddhisme comme une voie spirituelle, une philosophie de vie pour devenir meilleurs. Les puristes affirment le contraire. Les tolérants diront que c’est comme on veut, puisque selon ce que certains rapportent, par exemple à Lhassa, il y aurait des moines qui mangent de la viande, d’autres ont des femmes et ainsi de suite. Tout de même la non-violence prime, cette notion est fortement véhiculée par le dernier Dalaï-lama qui montra l’exemple, lorsqu’à son tour, le gouvernement Chinois vint pour les tuer, les massacrer.

Des islamistes ont tué des perses pour ainsi prendre le dessus et imposer leur autorité en considérant comme mal d’écouter la radio et en l’interdisant, de lire des journaux ou toutes autres formes d’informations et d’éducation. Avec conviction, ils ont imposé leur interprétation du Coran : les femmes portent le voile et n’ont pas la même liberté que les hommes.

Mais à Téhéran et ailleurs, la jeune génération se soulève et commence à casser ces codes, avec Patience et Persévérance, sans faire la guerre… Une ère nouvelle se fait ressentir…

En effet, on peut observer que quelque chose est en train de se mettre en place. Ainsi, davantage d’humains dans le monde entier cherchent à s’affirmer autrement que par la guerre et d’ailleurs refusent cette action.

Il leur faut beaucoup d’Espoir, d’Amour et d’Ingéniosité, de Discernement, de Discipline, car pour le moment, dans cette ère d’endormis, c’est toujours la guerre et la loi du plus fort qui l’emportent.

Chez les catholiques la division règne aussi, entre les puristes et les tolérants et plus généralement chez les chrétiens (catholiques, orthodoxes, protestants), entre ceux qui croient que Marie est vierge et ceux qui disent que non et ainsi de suite. Même scénario chez les musulmans, les juifs…

Mais souvenez-vous que l’atmosphère change, et que dans cette confusion il y a tout de même des religieux de toutes parts, qui sont en lien avec leur cœur et qui œuvrent pour le bien-être des autres sans juger, sans diviser, sans nourriture égotique. Comme cet abbé, qui lors d’un hiver redoutable, s’est plié en quatre - sans langue de bois, sans penser à sa réputation, sans que cela lui rapporte quoi que ce soit - pour que les plus démunis puissent avoir un toit décent sur leur tête, à manger et un minimum d’hygiène, suffisamment d’aide pour qu’ils puissent retrouver de la dignité et aussi de l’espoir afin qu’ils aient à nouveau envie de… quelque chose ! Son œuvre existe encore à ce jour, à travers des associations qui ont su améliorer l’action en procurant du travail. Ainsi ils ont pu être aidés, pour qu’à nouveau ils puissent être autonomes avec l’envie d’aider à leur tour. La solidarité progresse, car d’autres aidants ont pris le relais, ainsi un peu partout, La Générosité, l’Altruisme et l’Empathie prennent de l’ampleur…

Il y a les laïques, qui ont commencé par en avoir marre : « Assez, ça suffit, trop de tout cela ! » Par exemple, ils peuvent dire : « C’est impossible qu’un Dieu, en son nom, demande à ce que l’on tue ! C’est impossible qu’un Dieu souhaite que l’on fasse pitié, que Dieu veuille que l’on souffre en son nom. » Ces rebelles se proclament Athéistes.

À leurs révoltes, les religions se sont vues assouplir différents dogmes afin d’être plus tolérantes, plus adaptées à la modernité du monde, diront certains. D’autres diront que c’est de la manipulation pour pouvoir garder le pouvoir, donc le contrôle.

Les athéistes sont aussi divisés : certains prétendent être plus intelligents que ceux qui croient en un Dieu ; d’autres croient en un Dieu, mais pas à celui des religions. Eux aussi sont divisés : certains se regroupent pour créer leur propre communauté de foi et d’autres vivent leur reliance en solitaire avec leur Carburant de Vie : leur foi, sans en parler. La liberté œuvre en leur esprit et en leur cœur.

Bref, en ce jour le règne humain reste endormi sur tout le globe terrestre. Par exemple : l’occidental appauvrit les plus démunis, pollue mers et océans, en plus de la terre qu’il détruit en déforestant pour consommer bien plus qu’il n’en a besoin. Il crée tout un tas de maladies, le bon sens, et la responsabilité, ayant totalement disparu chez un bon nombre d’individus.

Dans leur propre pays, les plus riches rabaissent les pauvres. Les gens se tuent par colère, par vengeance, par peur et ignorance. Certains se croient être de grandes victimes, pendant que d’autres se réveillent en prenant la place de qui ils sont vraiment et en maîtrisant leurs pensées, leurs dires et leurs actions. Les tempêtes et raz-de-marée se manifestent de plus en plus sur tout le globe terrestre, pendant que des régions manquent cruellement d’eau et qu’ailleurs une autre forme de vie renaît.

Ce Réveil dans l’atmosphère commença un beau matin, où l’air se mit à être différent, comme un second souffle d’une deuxième chance, tout en Douceur, en Subtilité. Seuls les plus sensibles purent capter et ressentir l’Espoir, deux mille douze ans plus tard, dans cette ère nouvelle, davantage spirituelle. Ainsi à leur façon, ils se mettent à œuvrer afin que cette ère nouvelle puisse prendre place grâce à cet air nouveau.

L’incohérence dans le monde s’est plus que jamais installée.

Il y a ceux qui prônent la guerre en tuant avec des bombes, enseignant à tuer même à des enfants qui ont encore l’âge de porter des couches et boire des biberons. Des scènes de cinéma se créent, en gros plan, montrant des actes de barbarie qu’un peuple aurait fait subir à un autre dans le passé. Certains s’éveillent en se reliant à tous les règnes et aux éléments de la planète Terre, en prenant leur place, avec leurs Essences, en étant qui ils sont vraiment tout en faisant danser leur Être. D’autres imposent leurs vérités, leurs mensonges, tandis que d’autres encore Éveillent le Discernement, la Sincérité, l’Honnêteté, et ainsi de suite.

La Rébellion n’est plus utilisée systématiquement sur le même système énergétique, tout comme La Colère. Le règne humain retrouve des Forces pour utiliser ses Carburants de Vie en ligne haute, celles qui nous permettent de ne plus vivre en "personne-alité", mais de devenir quelqu’un, être !

L’atmosphère changeant, le peuple humain se met au même diapason ; pendant qu’il est raconté, qu’au nom des trois bouddhas vers mille six cent quarante au Japon, des tortures ont été infligées, surtout à des catholiques portugais et espagnols jusqu’à ce qu’ils apostasient, et cela concerne en particulier les Padres ; d’autres enchaînent les actes de pardon.

Par exemple la jeune génération qui demande, très sincèrement et en toute humilité, pardon aux peuples indigènes qui furent bien plus que maltraités lors des colonies…

Grâce à cet acte, certains indigènes, que cela soit chez les Inuits, les Aborigènes ou les tziganes, commencent à pouvoir se relever et peuvent ainsi œuvrer pour leur guérison. L’Essence de la Guérison commence aussi à émerger dans l’atmosphère. Le mouvement de la nouvelle ère se met en place pleinement, de mille et une façons…

Le vent du renouveau,Les Vents des 5 souffles

C’est Ouhoula, la chouette mystique, que l’Air et l’Éther ont décidé d’Inspirer pour permettre la réussite de cette nouvelle ère.

Ainsi, elle transporte en elle la clef de l’Amour et de la Transformation, mais aussi celle de la Connaissance, de la Détermination et de la Ténacité, en plus de ses propres Essences qui sont la Persévérance et le Courage.

Elle se met en tête de ne plus avoir mauvaise réputation, comme l’avait colporté le règne humain, il y a plus de deux mille ans, au début de l’ère chrétienne.

Munie de son Essence principale, le Courage, elle se décide à aller porter secours aux humains, et cela même si, mais puisque ! C’est ainsi qu’elle part dans le fleuve de lait, notre galaxie, pour trouver avec qui elle pourrait expérimenter la transmutation. Par amour du voyage stellaire, elle entreprend un grand périple par différentes constellations pour arriver vers la planète Uranus.1Ces détours lui permettent de prolonger le plaisir de déployer ses ailes et de savourer les différentes vues qu’offre cet immense univers. Elle aime cette planète, car elle peut se ressourcer par son calme, totalement calme ; aucun bruit, le silence absolu. Aucune lumière, rien, tout est noir : le grand noir qui amène un énorme et vaste espace de vide. Les fréquences d’ondes de cette planète sont douces, tout en subtilité, comme les Êtres de Lumière qui l’habitent. Ces Êtres ne sont pas des êtres-matière comme sur la planète Terre. Leur Essence commune est la Guérison. Leur mission est d’envoyer cette Énergie dans toute la Voie lactée, en particulier vers la Terre. Uranus est un allié de cette planète par ses envois d’effluves de différentes Essences, tout comme Jupiter qui est un bouclier permettant que les astéroïdes ne détruisent pas la Terre. Cette planète est particulièrement protégée, car elle est sacrée pour l’Univers.

Ouhoula prend du temps sur Uranus pour voir comment les différentes Énergies y fonctionnent. Pour voir aussi dans quelle autre constellation elle pourrait commencer la transmutation de sa mauvaise réputation. Elle trouve Andromède, qui a dû elle aussi transmuter par son histoire. Maintenant elle est une constellation qui fait rêver, entre autres, les êtres humains. Mais dans le temps d’avant, Andromède, par ses histoires de vie, ne faisait pas rêver, par exemple voici une de ses histoires :

Andromède était la fille de Céphée, le roi éthiopien, et de Cassiopée. Cassiopée s’était vantée qu’elle et sa fille étaient plus belles que les Néréides. Celles-ci se plaignirent de cette insulte à Poséidon qui était leur protecteur. Alors il envoya un déluge et un monstre marin pour dévaster leur ville. Céphée consulta l’oracle de Zeus Ammon pour trouver comment se protéger. Il lui fut répondu qu’il n’y avait qu’une solution : il lui fallait offrir au monstre marin sa fille Andromède en sacrifice. Ses sujets l’avaient donc contrainte à l’attacher nue à un rocher et à l’abandonner là pour être dévorée. La légende veut que Persée, en longeant la côte de la ville sur sa licorne-cheval nommée Pégase, vit Andromède portant seulement quelques bijoux, alors il vola vers elle. Puis il aperçut Céphée et Cassiopée qui l’observaient anxieusement du rivage. Il se posa à terre auprès d’eux pour leur proposer un pacte : s’il sauvait Andromède, elle deviendrait son épouse et elle retournerait avec lui en Grèce. Persée s’éleva de nouveau dans les airs en tenant fermement sa serpe, puis il plongea vers la mer et trancha la tête du monstre. Malheureusement, Céphée et Cassiopée ne l’acceptèrent qu’à contrecœur comme gendre. Néanmoins, sur l’insistance d’Andromède, le mariage eut lieu immédiatement. Mais les festivités furent brutalement interrompues par Phinée, le frère jumeau du roi Bélos, qui arriva à la tête d’une troupe en armes réclamant Andromède pour lui-même. Il était sans aucun doute envoyé par Cassiopée. En effet, elle et son mari Céphée, avaient pu retirer leur parole à Persée sous prétexte que la main d’Andromède lui avait été accordée contre leur gré, à cause des circonstances et que Phinée leur avait demandé avant lui.

Dans la bataille qui s’ensuivit, Persée abattit de nombreux adversaires. C’est alors, qu’il était prêt à succomber, qu’il fut contraint, de changer en pierre ses ennemis. Il y en avait cent. Poséidon plaça les images de Céphée et Cassiopée au milieu des étoiles. Et Athéna mit Andromède dans une constellation plus digne, parce qu’elle avait insisté pour épouser Persée et ainsi respecter la promesse de ses parents.

Ouhoula regarde alors sur Terre, s’il y a un humain avec les mêmes vibrations qu’Andromède. Elle repère Sacha, une jeune terrienne qui semble liée à cette constellation par ses vibrations.

Sacha est une jeune adolescente reconnaissante vis-à-vis de ses parents. Elle a un frère. C’est une famille unie par l’Amour et l’Éveil, donc ils savent déjà que les difficultés sur Terre sont là pour nous permettre de grandir : comprendre en apprenant de ses erreurs. Du coup les densités communément appelées défauts humains, sont plus facile à transmuter, à changer, à modifier, à nettoyer, à ranger pour pouvoir rapidement évoluer, apprendre.

Ouhoula choisit simplement de commencer sa transmutation en aidant Sacha, car il lui semble qu’elle sera un entraînement plus simple que les enfants de son âge. Car en plus de ses vibrations provenant de l’éveil de sa famille, elle s’intéresse déjà au yoga et plus précisément au système des états de conscience non ordinaires. Donc elle va pouvoir entrer en contact avec elle plus facilement qu’avec un autre terrien plus endormi.

La chevêchette intervient discrètement, dans le subtil. Comme le jour où elle orienta Sacha vers la rivière, pour qu’elle puisse ressentir et comprendre, que l’eau de la rivière et que l’eau de son corps ne font qu’un. Alors elle décida que c’était le moment pour elle d’aller voir un autre humain davantage dans la difficulté. Elle sait que Sacha a compris l’essentiel pour qu’elle puisse réaliser sa mission de vie, mais elle n’en a pas encore conscience. Cette mission est d’éveiller son règne avec les qualités de l’Être endormi chez les dormeurs ou en somnolence chez d’autres.

Elle reviendra la voir, car même si elle est née dans ce début de nouvelle ère à peine marquée de cette nouvelle atmosphère teintée d’airs plus mouvants, ses parents, eux, sont nés dans l’ancienne atmosphère bien pesante… Et le début de l’Éveil de cet enfant ne lui permet pas d’acquérir suffisamment de maturité, alors elle lui laisse expérimenter la vie et ne vient à Sacha que pour lui suggérer des idées ou mettre des rencontres sur son chemin, que cela soit de son règne, ou d’autres règnes et d’autres mondes. Ouhoula a beaucoup d’affection pour Sacha qui se montre appliquée dans son apprentissage et soucieuse de respecter la vie. Il y a ce fameux jour dans la rivière qui toucha particulièrement la chouette, lorsqu’elle put voir agir la magie de l’âme de l’eau du corps de la fillette, interagir en Puissance avec celle de la rivière et lorsque Sacha comprit que grâce à l’eau de son corps elle pouvait être en vibration, en communication avec toutes les autres eaux. Ce fut un très joli spectacle de voir toutes ces Fleurs de Vie danser entre elles. Je suis bien plus que simple matière, je ne suis pas seulement constituée d’oxygène, de carbone, d’hydrogène, d’azote, de calcium, de phosphore, de soufre, de potassium de sodium, de chlorure de magnésium, de fer, de cuivre, d’iode ou de manganèse. Je suis des vibrations, des fréquences, je suis reliée aux uns et aux autres. Mon eau se met sur la vibration des nourritures que je lui donne par mes pensées et mes émotions. L’eau me reflète et l’eau reflète aussi mon entourage… L’eau communique avec nous et l’eau peut être un moyen de communication… J’existe !

Je suis pleine de Vie en dynamique avec la Vie parce que je suis bien plus qu’un simple atome, je suis une Conscience, je suis un Être, je suis du règne humain en reliance avec le cosmos !

Sacha, bouleversée par cette découverte, n’eut plus jamais le même rapport avec elle-même et l’Univers. Ce jour-là elle prit un engagement envers elle-même et la planète, en se concentrant sur l’eau de son corps pour la mettre sur la même vibration que celle de la rivière : aujourd’hui je m’engage à œuvrer pour le bien-être de la planète, pour qu’un beau jour l’humanité puisse se réveiller et s’apercevoir par elle-même de toute sa Beauté. En se laissant émouvoir, les larmes coulent sur son visage, elle comprend aussi qu’elle est une ligne de l’eau qui est comme une ligne de conduite : le besoin de pleurer lorsqu’elle ne va pas bien puis lorsqu’elle est en joie. Elle se sent bien sous la pluie, aime sauter dans les flaques d’eau, mettre sa main dans la mer ou l’océan même l’hiver, mettre son pied dans le fleuve même s’il est sale, et ainsi de suite. Elle a besoin d’être reliée à l’eau.

Elle s’en alla voir son Maître en yoga pour le tenir au courant de cette découverte. À partir de ce moment-là, les échanges ne furent plus de simples échanges Maître-élève, même si ce Maître ne l’a jamais considérée comme une élève classique, puisqu’elle avait déjà été sensibilisée par les états de conscience non ordinaires lors d’un accident qui la cloua au lit pendant de longs mois.

C’est à partir de sa connexion avec l’eau qu’elle s’ouvrit pleinement au yoga dont une partie est l’expansion de conscience qu’elle travailla avec assiduité sous le contrôle de ce Maître. Leur relation était devenue davantage d’égal à égal, faite du partage d’expériences vécues avec des suggestions pour approfondir l’expérience ou la compréhension. Des suggestions pour explorer d’autres champs ? Non, Sacha est bien trop curieuse pour avoir besoin d’un Maître ou de quiconque pour avoir des idées, des questions.

En revanche, par son caractère plutôt Pitta, selon la notion āyurvédique des trois Forces Pitta, Kapha, Vata, elle a du mal à se canaliser pour approfondir. Elle n’y pensera même pas. Un livre à peine lu qu’elle en commencera un nouveau, sans même prendre le temps d’analyser consciencieusement ses premières réflexions. Comme toute bonne Pitta elle agit tout de suite ; ses neurones sont très actifs et la patience n’est pas de mise. Par ses qualités vives d’esprit, elle a du mal à comprendre ceux qui sont Kapha, plus lents, ayant besoin d’un temps après la lecture d’un texte, qui eux soufflent, respirent, se reposent pour intégrer les nouveaux apprentissages, profondément en eux et qui n’agissent que par une motivation. Par exemple recevoir une récompense. Sacha, comme toutes les Pitta, fait tout vite, bien trop vite. Dans le sens où elle peut lire d’une traite, fermer le livre et dire : voilà l’analyse du livre ! Et en reprendre un autre immédiatement. William, son frère, est principalement Vata. Il va prendre le temps avec sagesse, il va respirer à chaque moment qui lui semblera opportun, fera des poses pour analyser une première fois, puis prendra le temps d’aller voir s’il peut comprendre quelque chose de plus profond que par la première analyse et puis en fera une troisième, par exemple. Mais William, Vata, est bien trop jeune pour n’être que Sage, il a tendance, par exemple, à remettre à demain ce qu’il n’aime pas faire, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus reporter. Idéalement ce qu’il n’aime pas faire, ce qui l’ennuie, il le donne à faire à quelqu’un d’autre, il sait bien déléguer. Un Kapha acceptera de faire ce qu’il a à faire, mais il prendra du temps pour comprendre, dormir, et puis une fois prêt il le fera, sauf si on lui met la pression. Sacha le fera tout de suite sans prendre le temps de savoir si, par exemple, la boutique est ouverte, s’il y a plusieurs solutions au problème ; elle agit tout de suite avec la première idée, la première réflexion, et ainsi de suite. Elle peut commencer à faire du bricolage sans même s’assurer que son projet est réalisable.

Ouhoula s’engage alors à aider Sacha pour qu’elle puisse transmuter au plus vite ses traits de "personn-alité" afin de pouvoir agir sans ses densités humaines, mais avec les qualités et les compétences de ses Essences, pour ainsi devenir quelqu’un, un être à part entière et ne plus rester une personne qui reproche aux autres, au destin, au manque de chance, à son passé, ses difficultés.

Pour Sacha, grâce au début du Réveil de sa famille, cela n’est pas très difficile à faire. Parfois c’est un peu tendu, car lorsque l’Énergie de la Colère Pitta est là, c’est vite tout feu tout flamme en elle. La colère de ce Feu existe en tout individu, mais davantage dans le Dosha, l’Intelligence du corps, Pitta. La Chouette a compris que c’est cette Intelligence du corps qui permet à l’ensemble des règnes de la planète Terre, de pouvoir agir, faire.

C’est dans les moments de colère de Sacha qu’Ouhoula se sert des Visions pour inspirer l’adolescente, afin qu’elle puisse apprendre au plus vite comment mieux se servir de cette Essence la Colère, pour qu’elle puisse devenir une Puissance de Vie et non de destruction. Au fil du temps, Ouhoula s’aperçoit qu’avec Sacha elle s’entraîne à l’enseignement de l’éducation de l’Être.

Toutefois, il y eut ce jour où la chouette se fit envahir par le découragement. Elle avait beau insuffler à cette terrienne qu’elle pouvait s’affirmer devant son frère, son père et sa mère en maîtrisant son Feu Pitta, Sacha partait tout de même dans la colère, même si elle réussissait à capter les différentes vibrations qu’émanait chaque émotion. Ce jour-là fut un jour de trop, la Chouette tomba dans la fatigue ne comprenant pas pourquoi il était si difficile pour le règne humain d’agir sereinement, comme par exemple de pouvoir créer instantanément au lieu de détruire, de blesser l’autre par colère. Elle se demanda : pourquoi elle ne va pas directement en haute fréquence puisqu’elle sait ? Elle le sait, car elle fait partie des nouvelles générations qui sont dans une atmosphère devenant plus aérienne, grâce aux gaz moins lourds, et cette famille qui possède l’Essence d’Amour, entre autres !

Mais Ouhoula ne se souvenait plus que c’est elle qui sait cela, que Sacha est endormie, moins que son entourage certes, mais elle est encore endormie…

La Chouette décide de se rendre visible en se matérialisant, espérant que cela lui fera un électrochoc plus efficace qu’une Vision télépathique. Elle décide cela, car elle se demande si Sacha doute de ses Visions. « Peut-être qu’elle les remet en question puisqu’elle ne me voit pas dans le monde-matière, donc peut-être qu’elle croit que ce n’est pas vrai. Il semble que Sacha se satisfait uniquement de la vision classique humaine en se fixant sur les faits concrets bien denses de matière et sur ses émotions humaines ! Je vais me montrer sur le rebord de sa fenêtre en lui envoyant les mêmes pensées : qu’elle regarde les choses d’un angle de vue différent de celui perçu de prime abord ; que ce qui se passe n’est pas forcément injuste et que l’on peut créer avec le Feu. Il faut le maîtriser ce Feu, alors, lorsque la colère arrive il ne faut pas la refouler, mais créer avec les Essences de la Douceur, du Discernement, de la Patience et bien d’autres. Il faut créer ! L’arrivée de ce Carburant donne le signal de départ : c’est maintenant qu’il faut agir pour construire. Il faut absolument que je lui transmette cela de façon pragmatique pour qu’elle comprenne. Agir pour créer, pas seulement pour se rebeller contre ce avec quoi on n’est pas d’accord, ou contre le : je veux ! Elle doit aussi comprendre l’élan du "je veux !" pour ses besoins égotiques : « Je veux que mon frère fasse cela », parce qu’elle est investie d’un élan, d’un rôle : « Je dois arriver à faire prendre conscience à mon frère qu’il ne s’affirme pas assez ».

Songeuse, la Chouette se repose sur Uranus qui est toujours paisible, dans le silence absolu, très pratique pour bien entendre ses propres pensées afin d’émettre clairement et de façon fluide les bonnes ondes… Ainsi Ouhoula commence par se ressourcer en Respirant par les 5 Vayus, les 5 Vents : Le Prana Vayu, pour son esprit, son cœur, sa conscience et son énergie vitale. Udana Vayu, parce qu’entre autres il nous donne le pouvoir de transcender le monde extérieur ; alors Ouhoula se visualise en train de réussir pendant qu’elle respire. Ce vent donne des valeurs plus élevées avec un pouvoir de discernement plus profond. Ensuite elle respire avec Samana parce qu’il équilibre les parties supérieures et inférieures des corps-matière et leurs énergies respectives ; il équilibre aussi les parties extérieures et intérieures du corps. Elle se montre plus attentive pour le Vayu Vyana, car lorsqu’il est fort, il permet d’effectuer des mouvements puissants en ayant de solides articulations. Vyana nous permet d’effectuer des exercices et travaux physiques. Mais attention, il peut disperser notre énergie, comme le Feu de Pitta.

Eurêka, en refaisant ces exercices la Chouette prend conscience que Sacha est trop jeune pour arriver toute seule à maîtriser tous ces Vents en elle, en plus des émotions et des densités appelées défauts du genre humain. Si elle-même n’avait pas fait cette pause sur Uranus pour se recharger, elle n’aurait pas remarqué que Vyana était en train de répandre tous azimuts en elle, ce qui fait qu’elle commençait à s’épuiser d’impatience… Pour finir, la chevêchette Respire avec Apana qui soutient et contrôle toutes les autres formes de Vents.

Une fois reposée, Ouhoula décide de changer de constellation pour se rapprocher de la planète Terre. Elle s’arrête sur celle de Poupe et sur l’étoile Canopus.

À nouveau l’oiseau se reconcentre sur Sacha et sa famille. Elle ne peut pas intervenir sur son frère William, car la structure de son corps énergétique a trop de rectangles. Ouhoula a déjà fait l’expérience qu’avec les rectangles c’est trop difficile et plus lent qu’avec les triangles et les boucles. Par ses expériences, Sacha réunit bien plus de critères, dont le principal est sa conscience.

Elle prend un certain temps pour se matérialiser en jolie chouette blanche, avec quelques petites taches couleur terre, pour faire un clin d’œil complice à la fillette. Elle se matérialise seulement et directement sur le rebord de la fenêtre, à regret, car elle aurait aimé sentir la sensation physique de voler dans l’Univers, frôler les anneaux de certaines planètes et leurs satellites, les étoiles, les astéroïdes, glisser dans les bras spiraux, les nébuleuses, les gaz, l’atmosphère de l’espace… Mais non, même pour elle la chouette mystique, il est physiquement impossible de voler dans cette immense et infinie voûte céleste.

Une fois sur le rebord de sa chambre, elle y voit l’adolescente en train d’essayer de se calmer. Sacha sait que cela ne sert à rien de s’énerver, mais il y a maintenant toutes ses hormones agitées qui s’ajoutent aux difficultés déjà présentes en elle. Alors Ouhoula cherche à attirer son attention en faisant rayonner davantage son Énergie pour qu’elle puisse la ressentir.

Cela fonctionne, car en un bref instant Sacha se retourne dans sa direction ayant reconnu le parfum et la sensation de cette Énergie, qui là est plus dense, plus intense. La colère disparaît au moins pour un moment et Sacha s’exclame :

⸺ Tu existes ! C’est bien que tu sois là, car on n’écoute pas ce que je dis. Ma mère est sévère, mon père est autoritaire. Ils ne comprennent rien à rien.

Se confie -t-elle soulagée, dans l’espoir de recueillir un peu de complicité, car mis à part son Maître indien, elle ne peut raconter ses visions à personne d’autre. L’oiseau mystique lui répond :

⸺ Déjà respire avec tes Vayus ! Je resterai le temps nécessaire, donc rien ne presse… Tu sais, toi tu apprends avec quelqu’un d’expérimenté et ta structure te permet d’avoir plus de conscience sur ce sujet… Tu as une famille avec plus de rectangles, c’est donc plus difficile pour eux… Utilise ta colère, mais avec les intentions de sortir des conflits en simplicité. Et même, encore mieux, par l’entraînement tu sauras communiquer avec ton règne sans conflit en respectant les deux parties. Tu es une partie de ta famille, alors il n’est pas logique d’aller contre elle, tu dois être avec elle. Peut-être qu’avec ton Aisance à rentrer en contact avec l’espace et ta Puissance, tu pourras aider ceux qui ne savent pas, pour qu’eux aussi puissent se relier à La Vie. Utilise tes moments avec ton Maître pour aller plus loin dans ta maîtrise humaine afin de mieux faire avec ton Être. Mets dans la confidence ton frère en lui faisant sentir l’eau, l’air et les autres éléments. Aide-toi de la Discipline de tes parents qui te pèse, elle te permettra de créer au lieu de vouloir à tout prix rester calme. Agis dès que tu sens que le Feu monte, en faisant attention d’utiliser cette Intelligence du corps pour l’évolution, à la bonne intensité et au bon endroit. Alors entraîne-toi bien à profondément ressentir en toi les Énergies, toutes les différentes Énergies du principe de tes trois Intelligences du corps, celles de ton esprit et de ta reliance avec ton règne et les autres. Actuellement tu disperses ton Feu trop vite, car dès que tu as un peu capté quelque chose, tu crois avoir saisi la somme de tout ; alors tu agis précipitamment, sans même faire attention à quoi que ce soit. Non ! Il te faut creuser encore plus et plus, tout au fond de toi, et là, à un moment donné, lorsque tu auras été suffisamment en profondeur, naturellement ton Être t’ouvrira une porte d’une autre dimension, différente de celle de ta première compréhension. Continue et laisse-toi du temps, comme tu dois laisser du temps aux autres. Je ne viendrai plus te voir matérialisée, mais comme avant en Vision ; c’est plus simple pour moi. Alors ose croire à ce que tu Vois, Entends, Capte. Cela signifie que nous sommes reliées. Le doute est le muscle de la foi… mais à un moment donné il faut cesser de douter, car au lieu d’être constructif le doute devient un frein.

Doucement, Ouhoula se dissipe pour disparaître.

Le doute s’installe immédiatement chez Sacha sur ce qu’il vient de se dérouler, mais elle sent que l’affirmation de ce qu’elle vient de vivre se met en place, naturellement et profondément. Elle observe en elle comme une paix qui est en train de s’installer. Puisqu’elle est totalement calmée, elle décide de rentrer en état de conscience modifié en méditant, pour s’interroger davantage sur qui elle est vraiment. Elle en profite aussi pour intégrer totalement en elle tout ce qu’elle a pu entendre de son amie la Chouette, qui vient de s’envoler tout aussi subtilement qu’elle est apparue. Dans cet état de conscience non ordinaire, l’adolescente perçoit une sensation, une Énergie différente. Tout en l’accueillant, elle se met à danser d’une façon inhabituelle. Avec joie et une grande certitude, elle décide d’appeler cette danse, sa danse de l’Être. Elle fait le choix ferme, en s’engageant avec elle-même, qu’à chaque fois qu’elle aura un doute, elle s’interrogera avec sa danse de l’Être pour expérimenter et voir ce que le doute peut lui apporter.

La Chouette comprend à ce moment-là l’importance de concrétiser, de temps à autre, les Visions de Sacha en apparitions plus "réelles". Elle sait maintenant qu’elle a bien toutes les cartes en main pour arriver à se réaliser pleinement ; il faut simplement laisser le temps au temps, donc le temps nécessaire pour l’entraînement.

Il lui faut se préparer à quitter cette terrienne pour qu’elle puisse, à son tour, davantage transmuter. Elle se dit que le bon moment pour quitter les humains sera arrivé lorsqu’ils prononceront « chouette alors ! » ; cela signifiera qu’ils ont bien intégré en eux qu’une chouette peut être une amie qui soutient, une donneuse de bonnes idées, une sensation de joie et non une messagère de mauvaises nouvelles.

Le lendemain Sacha se sent plus forte car soutenue par ce quelque chose de nouveau en elle, cette énergie qui la fait danser, vibrer, rayonner. À son réveil elle se sent déterminée à partager ses expériences énergétiques, sa reliance avec les éléments, avec son frère. Déjà pour commencer je vais lui faire sentir l’eau, ses vibrations, nos vibrations : j’émets… je reçois. Voilà ! Il me faut trouver une méthode pédagogique pour arriver à lui transmettre ces notions et l’éveiller… Pour les autres et pour moi-même, je dois faire un pas après l’autre bien posé, pour que cela soit bien solidement ancré, acquis.

Sacha, ce matin, est totalement rassurée ; elle sait qu’elle a tout pour y arriver. Il lui faut simplement s’entraîner à ne pas aller plus vite que la musique, et en plus, elle a pu constater les bienfaits de ses précédents apprentissages ; il ne lui reste qu’à continuer…

Au petit déjeuner, son frère William est présent. Il se met à regarder sa sœur d’une façon différente, quelque chose en elle a changé. Il la sent plus légère, plus tranquille. Il apprécie, c’est plus simple pour lui qui est de tempérament plus en retrait, avec la finesse de l’observation, et par son Essence la Gentillesse il agit de façon plus empathique que Sacha. Il lui sourit en toute spontanéité, chaleureusement.

Sacha saute sur l’occasion : elle le regarde aussi, lui montre qu’elle a bien senti son rayonnement, et à son tour lui renvoie sa chaleur humaine fraternelle. Les parents, présents également, sont rassurés de voir que la colère de la veille n’existe plus, et que bien au contraire ils ont l’impression que Sacha s’est remise en question. En tout cas ils l’espèrent, car ils ne céderont pas sur le fait qu’elle doit trouver un métier sérieux, dans le sens bien réaliste.

Le papa, Petru lui demande ce qu’elle compte faire ce dimanche.

⸺ Expérimenter la chimie et l’eau avec William, veux-tu ? demande-t-elle à William, en le regardant.

Celui-ci, étonné, acquiesce. La maman, Élia, répond :

⸺ De la chimie !? Sacha s’il te plaît, sois prudente. Que comptes-tu faire au juste ?
⸺ Maman… Nous avons appris en cours ! Je voudrais seulement reproduire la même chose, mais d’une autre manière.
⸺ Sacha… écoute, je ne suis pas à l’aise à l’idée que tu manipules tout un tas de trucs en sachant que cela peut mal tourner !
⸺ ‘Man fais-moi confiance… lui dit-elle en l’embrassant sereinement sur la joue.

Puis elle ajoute :

⸺ On n’utilisera aucun produit chimique.

Élia, comme la plupart des mamans, se sent rassurée. Alors Sacha pour la taquiner précise :

⸺ On utilisera seulement les gaz de nos corps.

Petru se met à rire en disant à sa femme qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter, car ils savent bien que leur fille a la tête sur les épaules ; de plus, son frère est avec elle, donc ils peuvent veiller l’un sur l’autre et il a l’intention d’aller voir leurs expérimentations du jour. Il lui rappelle qu’hier c’est fini, qu’aujourd’hui c’est un nouveau jour :

⸺ Alors observons ce qu’aujourd’hui nous présente…

Petru prend les mains de sa femme qui était en train de ranger la table, la dirige vers l’entrée, prend leurs deux légers gilets de printemps, et ainsi en amoureux ils partent se promener sur leur belle île, voir la mer en se laissant ainsi transporter par le son des vagues qui est à la fois un remède et un plaisir pour ce couple uni.

Un peu plus loin Ouhoula se met à entendre :

⸺ Chouette, tu ne trouves pas ? En ce début de printemps la mer est cool, relax, tranquille… 

C’est William qui s’adresse à sa sœur, elle lui répond :

⸺ Carrément chouette !

C’est à ce moment-là, que Ouhoula, avec une totale satisfaction en voyant Sacha à l’œuvre avec son frère, décide de se diriger vers un autre humain.

Voilà, il est temps pour moi de les laisser, et en plus je me sens prête à vraiment entrer en action avec un terrien beaucoup plus endormi, avec beaucoup plus de densités, de difficultés de vie à transformer en Compétences et en Puissances de vie. Je reviendrai voir Sacha, plus tard !

C’est ainsi que la Chouette finit la transmutation de Sacha en allant éveiller Jade, une fillette d’environ six ans d’âge terrien. Sur Terre, elle habite en ce moment près d’un petit bois, en plein milieu des champs. Sa maison est très petite, sans grand confort, il n’y a pas d’électricité, ni d’eau courante, pas de salle de bains et les commodités sont à l’extérieur. Il faut aller chercher l’eau à la pompe, derrière la maison, ou parfois l’eau peut être prise à la source. Cette petite source coule régulièrement et timidement à l’avant de la maisonnette.

Jade vient d’Uranus, mais elle ne s’en souvient pas. Elle est venue comprendre le règne humain, car les Êtres de sa planète sont de l’Énergie pure, c’est-à-dire que ce sont des êtres sans corps, sans matière. Ils vivent dans un monde appelé le monde subtil. Leur rôle est d’envoyer de l’Énergie Guérissante à toute la planète Terre, à tous les règnes du plus invisible au plus dense et aussi à tous les éléments. Leur but est d’aider la planète Terre à accueillir La Vie dans la densité, qui est aussi appelée matière, pour que le règne humain puisse continuer à venir remplir sa Mission d’Être dans l’Évolution, par sa transmutation.

Jade aime beaucoup aller voir couler la petite source, jouer dedans, lui parler, chanter avec elle. La fillette ne s’y se sent pas seule, car elle a l’impression que l’eau s’occupe d’elle et qu’elle répond à ses questions. Jade est une enfant qui a une vie plus complexe que la plupart des autres enfants dans cet hémisphère nord du globe terrestre, qui vivent dans un pays riche.

Elle affectionne beaucoup cet endroit et ce moment de sa vie, car en plus d’y être libre, elle peut jouer avec le vent, l’eau, le soleil et la terre, sentir l’herbe sous ses pieds.

Auparavant elle était dans un hôpital, pour subir une intervention chirurgicale au niveau du ventre. Elle y est entrée en urgence.

Nectarius s’était bien appliqué à l’accompagner, il était resté sur le rebord de la fenêtre, gelé par le froid de l’hiver, afin d’alléger sa solitude.

La mère de Jade, qui en avait à nouveau la garde, l’avait déposée en vitesse dans le centre hospitalier et était revenue pour la reprendre, plusieurs semaines après.

Jade ne savait pas depuis combien de temps elle était dans cet hôpital, car elle n’avait plus du tout la notion du temps. Elle s’était habituée à cette forme de vie, en se détachant de tout ce qui pouvait s’y passer.