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Cette fiche propose une analyse approfondie de la notion d'inconscient, avec une introduction générale, l'analyse des diverses approches philosophiques du concept et une synthèse de ce qu'il faut en retenir. La fiche est complétée par une liste de citations clés et une sélection des principaux sujets tombés au bac de philo ces dernières années en lien avec la notion.
• L'introduction présente les principales problématiques qu'implique le concept d'inconscient.
• Ensuite, l'analyse se penche sur les approches des différents philosophes, en confrontant les points de vue de Leibniz, de Nietzsche, de Freud, de Bergson, d'Alain et de Sartre.
• Enfin, après un bref résumé de l'analyse dans lequel on se focalise sur l'essentiel, on trouve des citations assorties d'explications, ainsi que des sujets bac sur l'inconscient.
Cette fiche est destinée avant tout à un public de néophytes et aux lycéens qui préparent le bac de philo. Retrouvez la collection complète sur
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Seitenzahl: 24
Veröffentlichungsjahr: 2013
La philosophie classique a défini l’inconscient de manière négative en l’assimilant à du non-conscient. L’inconscient était alors réduit à « ce qui n’est pas conscient ».
À partir du XVIIe siècle, certains philosophes accordent cependant une existence relative à l’inconscient. Mais celui-ci continue malgré tout à être perçu comme ce qui n’est pas, pas encore ou plus du conscient, par défaut d’intensité, d’intérêt ou de sens.
Nietzsche est le premier penseur à remettre en question le statut privilégié de la conscience dans la vie psychique puisqu’il affirme l’existence d’une pensée inconsciente, faite d’instinct et de passions, qui gouverne la conscience. Mais c’est avec la psychanalyse que l’inconscient devient un concept défini positivement : il possède une existence à part entière dans le psychisme, et est animé par des lois et des mécanismes qui lui sont propres. La vie psychique comprendrait d’ailleurs davantage d’inconscient que de conscient.
Cette mise en cause de la souveraineté du sujet sur ses pensées par la psychanalyse engendre un problème éthique : en effet comment l’individu pourrait-il encore être moral et tenu pour responsable de ses actes s’il est gouverné par son inconscient ?
Niveaux de lecture :
*** : incontournable
** : à ne pas négliger
* : pour approfondir
La tradition philosophique occidentale a pour noyau dur la célèbre maxime de Socrate (470-399 av. J.-C.) : « Connais-toi toi-même », qui était placée sur le fronton du temple de la pythie de Delphes (prêtresse d’Apollon qui rendait les oracles à Delphes). Celle-ci enjoint les hommes à regarder en eux et à assumer la responsabilité de ce qu’ils sont, de ce qu’ils pensent et de ce qu’ils font, bref à avoir conscience d’eux-mêmes. « Connais-toi toi-même » était suivie de la mention : « et tu connaîtras l’univers et les dieux. » Ainsi, depuis l’Antiquité, la tradition a tendance à faire de la conscience la voie d’accès à la vérité et à la sagesse.
René Descartes (1596-1650) est l’héritier de cette tradition puisqu’il fait de la conscience le fondement de toute connaissance. En effet, l’homme peut douter de tout : de l’existence effective de son corps ou du monde autour de lui, mais pas de l’existence de sa pensée et donc du fait qu’il existe. Le cogito étant la seule certitude, il s’agit du point de départ de la connaissance.
BON À SAVOIR :
Le terme « cogito » renvoie à une expression latine de Descartes : Cogito ergo sum, « Je pense donc je suis ». Il est devenu un substantif pour désigner la conscience qu’a le sujet de lui-même.
Le philosophe français établit un dualisme radical entre le corps et l’esprit :
il y aurait d’un côté la pensée identifiée à la conscience, à savoir le cogito ;d’un autre, les mécanismes du corps.Ce dualisme permet par exemple d’expliquer pourquoi le cœur bat sans que la conscience ne l’ait commandé : selon Descartes, pensée et corps sont clairement séparés. Ainsi,
