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C'est l'histoire d'une charmante jeune femme qui s'aperçoit qu'elle est différente des autres, sans en comprendre les raisons et les causes.. Au cours du 23e siècle, elle fait une étrange découverte qui va définitivement modifier ses convictions et sa vie. Son existence se transforme en péripéties et énigmes qu'elle doit affronter et résoudre, autour d'elle-même et de cette mystérieuse chose. De multiples espérances vont naître, dans cette terrible période où de gigantesques cataclysmes ont déterioré notre planète, réduit la moitié de la population à son ère primitive et donné aux animaux de fantastiques pouvoirs. Cependant, parmi ses nombreux espoirs, un seul est ultime et la voie qui l'y conduit est une fabuleuse aventure, en compagnie de héros empathiques qui évoluent dans un contexte, parfois chaotique, mais surtout rayonnant de somptueux moments de bonheur, dans divers pays du monde. Le secret de leur résistance repose, en partie, sur leur capacité de résilience et leur complicité.
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Seitenzahl: 1031
Veröffentlichungsjahr: 2022
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LA VOIE DE L'ULTIME ESPOIR
Étrange Découverte
ANECDOTE
EN AVANT-PROPOS
AVANT-PROPOS
chapitre 1
Un Voile De Suspicions.
chapitre 2
Dans L’antre De La Démesure.
chapitre 3
Le Rivage De L’enfance.
chapitre 4
Les Coulisses Du Cauchemar.
chapitre 5
L’espion De La République.
chapitre 6
Ténacité Juvénile.
chapitre 7
Poussée À Bloc.
chapitre 8
Consternations Déroutantes.
chapitre 9
Étrange Découverte.
chapitre 10
Tout Problème a une solution.
chapitre 11
Comme autrefois.
chapitre 12
Alternative.
chapitre 13
Justin Ou La Malice
chapitre 14
À Bonne École.
chapitre 15
Secret Partagé.
chapitre 16
Socrate Et La Poésie.
chapitre 17
L’école De La Vie Et Animalerie.
chapitre 18
L’école De La Vie Et Sortilège.
chapitre 19
Maouez-Noz En Furie.
chapitre 20
Dans Les Bras De Vénus.
chapitre 21
Les Transes.
chapitre 22
Face À Face.
chapitre 23
Sursis Accablant.
chapitre 24
Roméo Et Juliette.
chapitre 25
Mutisme.
chapitre 26
Coupable Ou Acquittée.
chapitre 27
Quand Ambitions Riment Avec Cruauté.
chapitre 28
Intimité Bouleversante
chapitre 29
Manou La Mystérieuse.
chapitre 30
Révélation De L’océan.
chapitre 31
Exode Propice.
chapitre 32
Le Professeur Ducheman.
chapitre 33
L’Ultime Espoir.
GLOSSAIRE
LANGUES ET EXPRESSIONS
PRÉHISTORIQUES, RÉGIONALES, MONDIALES LANGAGE SMS ET LANGUES MORTES
BRÈVE AUTOBIOGRAPHIE
LETTRE AUX LECTEURS
CITATION
ANECDOTE
En hommage à mon père, Ancien combattant 39/45 et Indochine, à mes grands-parents maternels, mon grand-père Boyer et ma grand-mère Darty, à mon frère Jean-Marc, ma nièce Stéphanie et à mes Manou, madame Marguerite Juneau et madame Thérèse Ringeval.
En honneur à mes enfants que j’aime, mais aussi, s’ils sont tous toujours de ce monde, donc en honneur ou en hommage, à mes professeurs d’arts plastiques, Mr Pépuy et Mr Nicoleau, à mon professeur de technologie également, à mon professeur de mathématique, Mr Gauvin Alain, au collège, et surtout, à mon professeur de Philosophie au lycée, Mr Leroy Michel, et à toutes les merveilles qui m’ont sublimée de l’enfance à aujourd’hui.
Cette histoire nous entraîne dans les coulisses anticipées des cataclysmes climatiques, dont les effets ont déjà abominablement détruit une grande partie du monde, au XXIIIe siècle, néanmoins, elle n’aborde pas les polémiques, sur l’énergie atomique. En fait, elle ne relate pas particulièrement et directement les catastrophes des centrales ni des lieux stratégiques militaires et les conséquences pour lesquelles les éléments radioactifs réciproques en seraient uniquement liés, dans le sens où les autres éléments dévastateurs, tels que l’eau, la Terre, l’espace et surtout l’homme peuvent en être les facteurs déclencheurs principaux également, voire bien plus cruels, monstrueux et immondes, en matière d’anéantissement. Par contre, cette fiction peut éveiller les consciences sur l’avenir de notre planète et peut amener à y réfléchir calmement, sans heurts ni aucune prétention à l’appui, car, il est question de la liberté d’opinion de chacun, principalement de la liberté d’expression et du respect de ce droit fondamental républicain de la démocratie. La liberté qui est aussi le fondement du respect dans toute société et communauté se traduit par la citation des Lumières et de John Stuart Mill : « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres » et par l’Article 4 de la Déclaration des droits de l’homme « La Liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ». Ne sachant pas ce qui pourrait vous nuire, si ce roman perturbe vos convictions spirituelles ou non spirituelles ou vos idéologies personnelles ou collectives, faites part de bonté, en l’offrant à celui ou celle qui n’y voit aucun inconvénient ou danger, s’il se retrouve accidentellement entre vos mains, ou revendez-le. Mais, rien ni quiconque n’ont le droit de remettre en cause son existence, au nom du coût de sa réalisation, par endettement, au nom de ma résilience, de l’amour et de la patience lesquels j’y ai investis, au nom de mon épilepsie, ma fibromyalgie, ma polyarthrite rhumatoïde mise en évidence récemment et au nom de ma liberté presque retrouvée et bien méritée. (Voir brève autobiographie page → et mots aux lecteurs page →.) Souriez sans raison, la raison va suivre, selon un proverbe. Ma raison est en fin de chapitres. Un homme averti en vaut deux. Celui qui a trouvé les réponses à ses questions, lever le voile sur le côté obscur de sa vie à des fins de la comprendre est un homme épanoui et heureux.
Au-delà, il s’agit d’une fiction en partie réaliste qui mélange les genres, toutefois, à dominance scientifique et anticipative, et connue aussi sous le nom de « croisée des genres », avec des personnalités propres à la fiction, même si elle est rédigée, inconsciemment, sous l’influence indirecte de la mienne et de ce qui se passe dans l’air du temps, notamment pour la thématique judiciaire de la trame. Mon œuvre rentre dans la catégorie loisir littéraire. Cependant, il peut susciter des intérêts, pour la réflexion personnelle autour de la vie, de la nature et de notre écosystème, et soulève des questions philosophiques, pour ceux qui veulent s’y pencher. Par contre, à aucun moment, il ne prétend apporter une réponse à un problème, ni conditionner ni adhérer à un avis ou à un mouvement établi ou envisagé, ni être une leçon de vie, car, chacun en a une et doit en tirer ses propres leçons, sans pour autant omettre que les expériences des autres peuvent être des références et matières à réflexion, durant notre parcours personnel. À chaque âge correspond un niveau de lecture qu’avancent certaines théories qui oublient de préciser que tout dépend de la maturité ou précocité intellectuelle, culturelle et du niveau d’instruction de chaque individu. Deux personnes qui liront le même livre, avec des différences culturelles, intellectuelles et de niveaux d’instruction n’auront ni la même approche ni la même compréhension et perception. Le pire est de sombrer dans l’interprétation abusive et erronée, pour l’auteur, certes, mais davantage pour celui qui en est la source. D’où l’importance de connaître la vie d’un auteur, entièrement ou en partie. Toute ressemblance avec la vie d’autrui n’est que le fruit du hasard ou des interprétations ou des transpositions ou transferts d’un tiers, pour qui il serait préférable de renoncer à poursuivre la lecture, afin de préserver sa sensibilité psychologique ou psychiatrique, d’un ordre émotionnel intense.
Que le bonheur, la paix intérieure, la joie de vivre et l’envie de sourire et de rayonner soient des vôtres, même si des cataclysmes existentiels ont détruit et ravagent encore votre univers personnel. Sinon, construisez ce qui se crée, recherchez ce qui se trouve, imitez ce qui s’admire, en parlant de personnages de valeurs positives, mais surtout, n’y renoncez jamais. Même dans l’obscurité nos yeux s’adaptent pour y percevoir et voir un minimum et la moindre lueur de sortie. Même dans l’impasse, il nous reste l’espoir et le rêve, pour atteindre le bienêtre d’une pleine vie. Dans la lumière comme dans le noir, le rêve n’est ni taxé ni interdit.
Que du bonheur, de pouvoir encore rêver, en toutes circonstances. C’est un des meilleurs élixirs de vie. Alors...
À vos rêves !
EN AVANT- PROPOS
Mon avant-propos présente le cadre géographique et climatologique, ainsi que le contexte économique et social, situant les conditions existentielles et l’époque anticipée, des aventures de La Voie De L’Ultime Espoir. Cette partie est facultative pour la compréhension de l’histoire, mais indispensable, pour les passionnés de romans d’anticipation climatique, par son aspect réaliste. Il est quasiment semblable à peu d’exceptions près à celui du tome I, sauf dans ses deux derniers passages.
Si certains évènements de mon modèle imaginaire de catastrophes climatologiques étaient amenés à se produire, ce serait vraiment dû qu’au hasard, pour quelques-uns et pour d’autres, à une théorie ou à une logique, à la suite de mes recherches, dans des revues papiers et des pages relatives à la science sur le web. Il existe en fait plusieurs modèles de scénarios de catastrophes naturelles, car, la science est en constante évolution en matière de découverte et de ce que l’on croit acquis, sans omettre l’immensité du facteur nommé inconnu ou inattendu. Néanmoins, tout le monde s’accorde à dire que la fin du monde n’est pas pour demain ni dans notre siècle. Si d’autres faits perturbent vos convictions écologiques ou toute autre doctrine, rappelez-vous qu’il s’agit essentiellement d’une science-fiction, dont la morale n’est pas sans des moindres. Celleci n’est autre que la folie humaine, dont les conséquences sont, d’hier à aujourd’hui, incontestables et celles du futur, prévisibles et peuvent être encore bien plus désastreuses et nuisibles, que dans cette fiction en quatre volumes. Ainsi, mes œuvres marient réalisme, humanisme et imagination.
L’imagination, comme les mots et leur définition, prend des caractéristiques multiples, voire infinies. Elle est une grande énigme pour certains spécialistes et philosophes. Newton a découvert la loi gravitationnelle universelle, uniquement en voyant la chute d’une pomme et Archimède a également trouvé ce principe, dans son bain. Même Einstein a dit :
« L’imagination est plus importante que le savoir. »
À bien y réfléchir, elle est née avant la science et ses grandes découvertes.
Elle lui a même servi de tremplin, plus d’une fois. Dans la littérature et l’art pictural, l’imagination n’est plus un mystère non résolu. Pour Jean-Jacques ROUSSEAU, « Le monde de la réalité a ses limites, le monde de l’imagination est sans frontières ». Pour moi, l’imagination est un bien-être situé à la frontière du rêve et de la réalité. Les trois sont immanquablement liés, et également influencés par son subconscient et acceptés ou refusés par sa conscience, si l’on en prend conscience. Mais quand le réalisme fusionne avec l’imagination, dans une fiction, les émotions se libèrent et les sensations comblent les plaisirs de lire.
Libérez-les ! Libérez-vous ! Sans vous laisser prendre, inconsciemment ou consciemment, au piège des définitions multiples de quelques mots, bien audelà des fautes d’inattention. Personne n’en est à l’abri, encore moins quiconque que la vie aura pris pour un bouc émissaire, un martyre ou un souffredouleur, à des fins d’intérêts personnels ou collectifs, dès l’enfance et que les portes des secrets s’ouvrent à l’âge adulte, pour en comprendre les raisons de la descente vers ses abîmes, bien plus que l’ascension vers ses bonheurs. Sans omettre qu’au cours de son existence, il faut apprendre à faire la différence entre l’imagination, la fiction ou la science-fiction et le réel, comme pour le mensonge et la vérité.
Autre raison pour laquelle mon avant-propos se présente ainsi, je rêve d’un monde où les polémiques, les antagonistes et divergents trouvent des solutions et des compromis, lesquels ne détruisent pas les rêves des uns et des autres. Je suis d’une nature sensible et entière qui préfère les pactes à la guerre. Mais, je ne suis pas une pronucléaire comme certains et certaines me l’ont craché, comme du venin de leur colère déplacée et excessive, lorsque j’avais mis un long extrait de cet avant-propos sur le web, car, celui-ci reste une fiction. Tant que la médecine existera et elle doit exister, le nucléaire existera, ainsi que tous les autres domaines vitaux présents et futurs, lesquels n’ont pas forcément un lien avec l’énergie ou l’armement.
La réussite se mesure davantage aux difficultés, voire aux cauchemars existentiels réels et non maladifs que l’on a dû injustement subir pour y parvenir, qu’à sa position sociale. Tout simplement parce qu’une majorité de maladies se soigne, mais la méchanceté perverse, il semblerait que non, depuis des millénaires et la position sociale demeure une facilité, pour parvenir à ses fins, quoi que l’on en dise, pour le contredire et tant mieux pour eux. Envier le bonheur des autres, c’est passer à côté des potentielles portes qui s’ouvrent sur le sien.
Je remercie tous ceux et celles qui m’ont soutenu, dans ma vie réelle et virtuelle, ainsi que ceux et celles qui me liront jusqu’au bout, avant de porter une critique ou un jugement sur mes œuvres ou sur moi, qu’elle soit constructive ou destructive, du moment où les arguments sont assez convaincants, après réflexion. Sachez cependant que certaines remarques et réflexions à travers le récit et ses dialogues sont issues de ma volonté à vouloir respecter l’authenticité des personnages, avec leurs affinités et leurs différences, d’où le réalisme des aventures dans mon roman.
Au-delà de toutes intentions, ma responsabilité s’arrête à la frontière des imaginations débordantes et des interprétations erronées ou malsaines d’autrui, à partir de tous mes écrits et de cette merveilleuse histoire. C’est tellement facile de nuire à un artiste et de le réduire à néant que ça devient une pratique convoitée et universelle. Mon énergie qui m’abandonne de temps en temps, à cause de la maladie, est consacrée à m’aimer suffisamment, pour pouvoir aimer ceux qui m’aiment, qui m’apportent ou m’inspirent le bonheur ou la joie de vivre et d’être, ce que je suis.
Je remercie également d’avance, mes futurs et fidèles lecteurs et lectrices, pour qui je dédicace, la dernière chanson qui clôture le tome II que je vous invite à découvrir, par la suite.
De l’avant-propos ou du premier chapitre,
Bonnes lectures,
Attachez vos ceintures et bon voyage vers et dans le XXIIIe siècle !
De Chris SAVIGNAN
Auteure engagée littéraire et non politique...
Auteure métissée, black, white, blanche et noire ou Gwenn ha du, mulâtre youpinette, beurette, jaune, rouge, depuis plusieurs siècles de générations, d’une honorable classe : celle du cœur, et fière de l’être. Mais surtout et avant tout, humaine, citoyenne de lʼunivers et terrienne, et par déduction réaliste et logique.
Auteure Extra de toutes les autres planètes ou de tous les peuples extraterrestres... Quoique ! Il semblerait que l’humanité puisse en être les descendants, voire les métisses extrauniverselles. Nous avons tous, selon la science, des particules extraterrestres dans notre corps. Il nous reste à découvrir si nous avons des ancêtres et parents à travers toutes les dimensions universelles et cosmiques.
Au passage, salut, les extracousins ! Du moins, tous ceux qui au-delà de leurs apparences ont du cœur et sont pacifiques et authentiques.
Auteure extraordinaire pour quelques personnes, géniale ou Terrible pour d’autres individus. Mais, en réalité, simple et humble.
AVANT - PROPOS
Finistère, janvier 2247.
Un jour, après avoir surmonté le choc de mes plus gigantesques péripéties et découvertes, j’ai fait le rêve éveillé d’un roman qui sous son format livre s’ouvrirait comme l’on ouvre une boîte à musique, dans laquelle se trouve le jardin des préventions humanistes et universelles, à des fins de sauvegarde de l’espèce humaine, de ses valeurs, son éthique et de notre écosystème. Ce matin de janvier 2247, ce rêve prend forme au bout de ma plume et mon encrier...
Dès les années 1850, certains scientifiques avaient pris conscience de l’importance vitale des relevés climatiques. De réelles menaces de grandes catastrophes naturelles, provoquées par un dysfonctionnement de l’effet de serre étaient annoncées à travers le monde, après le XIXe siècle. En conséquence, la destinée de la Terre devenait, sur 350 ans de cette période à aujourd’hui, le centre d’intérêt des hommes. Les colloques nationaux et mondiaux se succédaient d’une année à l’autre et se concluaient toujours par des mises en garde, à toutes les nations, des dangers probables pour l’équilibre de notre écosystème, dans les années futures. 255 ans se sont écoulés entre l’appel de la conférence de Rio, à la responsabilité internationale pour sauvegarder la planète et cette journée du 23 janvier 2247. En ce jour, je fête également mes 31 ans. Au même moment, en Inde, une réunion de l’ASP (Assemblée universelle écologiste pour la Sauvegarde de la Planète) se déroule. L’ASP y a rassemblé tous les hommes d’État de tous les pays, les membres de la CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques), le GIUEC* (Groupe International et universel d’Experts sur l’évolution du Climat) de la SDLP* (projets et stations orbitales de Sauvegarde de la Planète) les plus grands scientifiques de l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) et de l’OMM (Organisation Météorologique Mondiale). Le thème principal tourne autour de la situation climatique mondiale actuelle et des causes scientifiques qui l’ont créée, depuis les cataclysmes les plus meurtriers que l’on ait connus sur deux siècles, jusqu’en 2220. Actuellement, celle-ci est toujours consternante, mais les conséquences sur la Terre et les êtres vivants s’annoncent sous un angle bien plus positif qu’il y a 150 ans.
Durant les années 1980, l’évolution du monde avait constitué un sujet intensément débattu, à travers les programmes télévisés et dans la presse, car, durant des millions d’années, le climat, après la seconde ère primitive, avait enchaîné des périodes froides et chaudes, sans porter d’énormes préjudices à la planète, du moins, sans remettre entièrement en cause son existence, grâce à un effet de serre plutôt peu virulent et agressif. L’effet de serre est l’emprisonnement dans l’atmosphère de la chaleur du soleil et de celle que la Terre renvoie vers l’espace. Sans elle, la température de la planète serait de – 18° Celsius, selon des estimations théoriques. La chaleur captée est conservée dans un espace délimité, d’où le comparatif à une serre.
Entre deux cataclysmes imprévisibles, issus de phénomènes qui régissent le cycle des phases paléoclimatiques, la nature avait régulé harmonieusement ses rejets de gaz qui, dans l’atmosphère, avaient parfaitement assuré l’équilibre des taux existants, après la période glaciaire. Cependant, l’arrivée de l’ère industrielle et du développement d’une politique de production excessive provoquait une hausse fulgurante des gaz à effet de serre, laquelle se traduisait par un réchauffement inquiétant de la planète. La productivité de masse des usines, les activités humaines, telles que la combustion en excès de fossiles, la consommation des dérivés pétroliers, pour le chauffage et les véhicules, ainsi que la surpopulation qui avait entraîné, pour des raisons alimentaires, une intensification de l’agriculture et de l’élevage, étaient les principaux facteurs du déséquilibre de notre biosphère. À la pollution de l’air s’ajoutait celle de l’eau, pour laquelle l’origine se situait également sur le plan des activités agricoles, industrielles et domestiques, mais aussi par des naufrages successifs de certains pétroliers et des dégazages sauvages de quelques cargos de quelques compagnies de commerces, provoquant de sinistres et funèbres marées noires. Avec la croissance de la population, dès le début du XXe siècle, la demande en eau potable s’était accrue de façon fulgurante. Le premier forum de l’eau, tenu à Marrakech au Maroc, mit en évidence ce constat alarmant. À l’époque, les premières grandes prévisions des effets d’une croissance des températures présentaient une succession de cataclysmes, tous pratiquement conséquents les uns des autres et pour certains à l’origine du premier. Des années 1990, jusqu’à l’aube du XXIe siècle, les grands risques majeurs, estimés sur cent ans et débouchant sur des conséquences diverses furent une élévation de la température sur la Terre et une augmentation du niveau des mers et des océans. Le troisième rapport du groupe des experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat estima, en 2001, l’évolution de la chaleur moyenne de la planète comprise dans une fourchette de 1,5 ° C à 5,8 ° C et l’augmentation du niveau moyen marin de 9 cm à 88 cm par rapport à 1990, sur un siècle. En 2007, le rapport de conférence des scientifiques à Paris confirma le réchauffement de la planète et alarma aux dirigeants de tous les États, dans tous les pays, des risques encourus par l’humanité. Le monde entier craignait la série de catastrophes scientifiquement prévues et se mobilisait pour agir en dépit de la réticence de quelques-uns. Les Grenelles de l’environnement s’enchaînèrent, avec des projets, des décisions, des solutions et des actions de bon augure, pour l’avenir de la planète et de son écosystème. Des Sommets, en complément au protocole de Kyôto, notamment celui de Durban se renouvelèrent également, afin d’apporter une mince avancée à ce combat pour la vie. Et bien d’autres mesures virent le jour, au fil du temps.
La croissance des océans, laquelle était une certitude, par la fonte des glaciers polaires et par la dilatation des eaux des mers les plus chaudes, provoquerait la disparition de certaines îles et quelques atolls, ainsi que toutes les zones côtières des continents. Le bouleversement climatique se traduirait non seulement, par des fréquences violentes et accrues des inondations, des ouragans, des tempêtes et des cyclones tropicaux, dans les coins où sévissaient déjà ces phénomènes, mais aussi, par une intensification de la perturbation des pluies déjà très rares, dans les régions victimes de pénurie d’eau. Par conséquent, des prévisions telles que « des sécheresses plus récurrentes au nord de la zone subtropicale et un renforcement de la désertification, dans les zones arides ou semi-arides, seraient attendues » étaient diffusées par tous les médias scientifiques. Pendant ce temps, l’Europe et tous les pays nordiques sombreraient dans un froid glacial, par la déviation du Gulf Stream, le courant chaud de l’Atlantique. Celle-ci résulterait de la réduction de la densité de l’Océan Atlantique nord, par le mélange de l’eau douce de la fonte des glaces du pôle Nord, à l’eau salée des mers du Nord. Cette chute de densité empêcherait la montée, en provenance du Sud, du courant chaud océanique du Gulf Stream qui réchauffe les vents d’ouest arrivant sur l’Europe. D’autres conséquences, surtout des pénuries aggravées d’eau douce et consommable sur l’ensemble de la planète, une modification massive et définitive des écosystèmes, l’augmentation des répercussions préjudiciables, sur la santé mondiale, ainsi qu’une recrudescence des maladies infectieuses qui, pour alors, avaient été éradiquées du Nord, comme la dengue, le paludisme ou la fièvre jaune, le choléra, Ébola, par des voies naturelles et des incidents humains, se produiraient également. On avait déduit aussi parmi les conséquences néfastes du réchauffement de la planète, la destruction de la couche d’ozone, un déclin du taux de récolte, dans les secteurs de l’agriculture, de la foresterie et des pêches et une forte recrudescence d’incendie et de feux de forêts mondiales, ainsi qu’une déforestation massive autorisée et clandestine. Sur le plan humain, des explosions de stress négatif, de respirations d’airs très malsains et d’ingestions de produits contaminés et nocifs, engendreraient un accroissement fulgurant et dangereux de troubles psychiatriques et psychologiques, dans tous les secteurs d’activité, ainsi qu’à tous les niveaux socio-économiques. Toutes ces conséquences réunies causeraient un retour des maladies et virus préhistoriques. Ces aggravations proliféreraient, également, de sensibles mutations génétiques de la majorité des êtres vivants existants, ainsi que des apparitions de nouvelles espèces.
La pollution au banc des accusés.
Au-delà des conséquences de quelques phénomènes cosmiques, de l’absence de certaines techniques de géo-ingénierie impliquant la gestion du rayonnement solaire (SRM) et en dehors des éruptions solaires qui contribuèrent également au réchauffement de la planète et de sa surface, la cause incriminée dans les probabilités d’experts avait été incontestablement la croissance des gaz à effet de serre siglés : GES, par l’activité intensive humaine. Ces derniers sont essentiellement composés de vapeur d’eau, de dioxyde de carbone, de méthane, de chlorofluorocarbure, d’ozone et de protoxyde d’azote dans des proportions assurant le bon équilibre de l’effet de serre et de certains autres gaz mineurs à l’infinité décimale. L’effet de serre et l’ozone sont indispensables à la planète. Le premier permet de conserver la température idéale à la survie de tout organisme vivant et constitue un phénomène naturel, combinant un équilibre atmosphérique des gaz qui le composent, tels que le dioxyde de carbone, le chlorofluorocarbure et le méthane, les principaux responsables d’une augmentation des températures de la Terre. Ces derniers sont produits, excessivement, par les activités humaines, mais également par les zones marécageuses, les animaux d’élevage et certains arbres des forêts tropicales qui rejettent du méthane, et enfin par le rejet excessif de CO2 des Océans chauds. Le second, l’ozone, nous protège des rayons ultraviolets, en la filtrant dans la stratosphère (la haute atmosphère). Et l’un des dysfonctionnements de l’effet de serre se traduit par une augmentation de l’ozone, dans la troposphère (la basse atmosphère) et une diminution de la couche d’ozone indispensable à la protection des rayons nocifs du soleil, dans la haute atmosphère. Cette conjoncture pourrait amener à penser que les émissions d’ozone qui proviennent des interactions des gaz produits, par les activités humaines, sous l’effet de l’ensoleillement comblent le déficit d’ozone de la stratosphère ou, dans un terme plus familier, rebouchent le trou de la couche d’ozone. Cependant, en vérité, cette pollution s’accumule dans la troposphère, à cause de la frontière qui maintient une séparation absolue, entre la stratosphère et la troposphère, c’est-à-dire entre la haute et la basse atmosphère. Elle constitue non seulement un véritable danger pour la santé, mais également une excellente condition, pour la croissance de l’effet de serre. D’où la menace de toutes modifications volontaires ou involontaires du taux de compositions en gaz de l’atmosphère, sur l’équilibre climatique viable et sain de siècle en siècle, laquelle se traduirait par des cataclysmes massivement destructeurs.
Malgré l’éveil de la lucidité collective et de la recherche approfondie, de la science, la conjoncture catastrophique pouvant décimer de façons fulgurantes la planète entière n’effleura aucune pensée. Pourtant, elle existait à travers ces deux gaz les plus incriminés, dans une augmentation de l’effet de serre, le dioxyde de carbone et le méthane. Sans origines apparentes ou découvertes par les campagnes de recherche de la cause de cette émanation, ces gaz s’étaient diffusés démesurément dans l’atmosphère. Le taux de CO2 avait été si élevé que la saturation de l’atmosphère et des mers était annoncée par les climatologues, dans un avenir proche. Cependant, les hommes n’en avaient pas été totalement indifférents pour autant. Ils s’étaient réveillés progressivement aux dangers d’un bouleversement climatique, grâce aux multiples incidents successifs et marquants de l’histoire de l’humanité, avant le déferlement de l’impensable chaos naturel, par des mouvements et des campagnes à titre associatifs, contre la pollution.
Le combat national.
Les États avaient réagi rapidement, afin d’établir des plans censés repousser l’échéance de ces prévisions catastrophiques et mortelles. Ils avaient organisé des conférences, dont le protocole de Kyôto de 1997 qui avait prévu une baisse des gaz à effet de serre, pour les pays développés. Ce dernier, trop controversé, ne fut ratifié que sept ans plus tard et qu’en grande partie au départ par les pays membres de l’Union européenne. L’UE se composait de 25 pays, en 2004, puis de 27 peu de temps après. Il rentra en vigueur, en 2005, grâce à la ratification du 55e pays. Chaque État de 35 pays industrialisés et de la Communauté européenne s’était engagé à réduire leurs émissions de GES (gaz à effet de serre), à des teneurs inférieures aux niveaux produits en 2012, pour l’horizon 2020, ensuite, d’autres objectifs, toujours orientés vers la baisse, furent fixés, à d’autres intervalles, à la fin de chaque échéance. Lors d’une organisation mondiale tenue à Genève, en 1998, l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture) et l’ONU (Organisation des Nations Unies) avaient orienté leurs travaux, dans le sens d’une réflexion collective, au sujet de la gestion durable d’une richesse essentielle qui n’avait été ni illimitée ni équitablement répartie, l’eau potable. Cet élément indispensable à toute forme de vie amorçait une longue période de pénurie. La source intarissable tarissait. En mars 2000, la Commission mondiale de l’eau pour le XXIe siècle avait présenté son rapport, lors du forum mondial qui s’était tenu à La Haye. Celui-ci recommandait déjà l’investissement mondial annuel consacré à cette ressource, en vue de répondre au besoin de l’accroissement de la demande mondiale future. Au crépuscule de 2007, le secrétaire général de l’ONU engagea la communauté internationale à faire de l’assainissement, l’élément fondamental de la dignité humaine, une de ses priorités. Le premier sommet européen sur le sujet du réchauffement climatique s’était tenu à Paris en 1961. Cette année-là, il se conclut sur un nouveau quota de réduction des GES, pour une période différente.
Les États membres adoptèrent une politique énergétique commune. Plusieurs sommets se succédèrent, se modifièrent au fil des ans, à travers les continents et offraient une évolution au protocole de Kyôto. Par la suite, d’autres pays s’alliaient à cette cause, en négociant leur quota de rejet, lors de leur ratification, à chaque nouveau protocole, mais certains d’entre eux campèrent sur leur position de refus, durant de très longues années, notamment les États-Unis et la Chine, d’autres chefs de régions changèrent rapidement leur engagement et quelques-uns abandonnèrent leur choix de départ, pour s’investir dans le combat écologique. L’Europe ne formant plus qu’un continent, de la France aux pays de l’Est, seul le quota global obtenu par la moyenne des quotas de chaque pays membre comptait dans l’engagement pris avec le protocole, dès 2160. Ce qui profita à la France qui, en 2162, afficha un pourcentage de diffusion de dioxyde de carbone et de méthane s’élevant à 39 %, lequel avait sensiblement continué à augmenter, sans raison justifiable. Elle était sur le point de dépasser le taux des pays non ratifiés et de ceux qui, malgré leur ratification, ne respectaient aucun décret, par ambition financière. L’objectif de repousser les échéances du déclin de notre planète, dans son cycle de vie, était sérieusement remis en cause.
Pourtant, l’État français comme d’autres pays développés, si ce n’est plus que tous les autres, avait déployé fermement, depuis les années 1990, la totalité des moyens qui avaient existé à l’époque, pour s’aligner avec ses confrères, durant une longue période, mais surtout dès 2068. Sans hésitation et même au prix de sacrifier les classes sociales moyennes et pauvres, les autorités avaient changé entièrement de cap, dans sa politique écologique et avaient intensifié leurs efforts, dans une politique de sensibilisation de plus en plus profonde, de tous les citoyens, sur la propreté de la planète et sur les gestes de la vie courante qui avaient permis de réduire les émissions des GES. Pourtant, la majorité des classes sociales étaient confrontées à d’énormes difficultés financières, à leur mal-être engendré par l’assistanat abusif, le déni de leur dignité d’homme et de femme, et leurs maladies physiques et psychiques provoquées par la pollution, un déséquilibre alimentaire et la famine. D’une décennie à l’autre, les ministres et les députés avaient mis l’accent, sur l’utilisation des matrices d’énergie, produisant moins d’oxyde de carbone et de substances préservant nos exploitations, en eau potable. Le nucléaire qui servait d’énergie de base, durant des siècles, avait été réduit à une infime production et sécurisé à tout niveau, afin de faire face à une panne ou un hors service généralisé de notre écosystème producteur d’énergie, déjà actif, et d’éviter le stockage et le recyclage en masse des déchets radioactifs. Cette réduction avait été compensée par des énergies produites par les éoliennes, la géothermie, les océans, les lacs, les rivières et le soleil, dans un seuil de nuisance toléré par la population. Un arsenal de gaz naturel qui constituait une réserve de sécurité en cas de black-out énergétique de substitution nucléaire avait été construit sur différents sites sécurisés, en parallèle d’un reboisement conséquent des forêts et jungles lesquelles avaient été dévastées durant des millénaires, à des fins d’activités humaines et dans de terribles incendies cataclysmiques. Tous ces investissements permirent aussi le passage en douceur du règne du pétrole, sans pour autant y mettre fin, par des installations nationales des réseaux de transports électrifiés collectifs et individuels pour certains, avec des générateurs personnels à énergie solaire ou végétale pour d’autres. La majorité des déchets issue des activités humaines étaient recyclés ou transformés en énergie. La nation française avait accentué le mouvement existant, depuis la fin du XXe siècle, de la réduction des activités agricoles intensives et de l’élevage de masse, source de méthane et de protoxyde d’azote, au-delà des installations de méthanisations, pour la production d’énergie et de bien d’autres traitements. Le but était aussi d’éviter une surproduction et une pandémie mondiale de l’obésité qui touchait principalement la classe sociale supérieure. Dans le secteur de l’agriculture, le bio s’élargit, de plus en plus, dans la quasi-totalité des domaines et activités, même dans la restauration rapide. Les nations entières avaient incité les villes à mettre en place de plus en plus d’espaces verts, pour apporter à tous les pays leurs propres puits de carbone qui, sans en résoudre le problème, pouvaient retarder l’échéance du réchauffement de la planète, sur trois cents ans. Dès juillet 2004, la France se dota d’un plan climat ingénieux, dont les premières lignes eurent été travaillées et modifiées, par la Mission interministérielle sur l’Effet de Serre (MIES), au fil des années. Quarante ans plus tard, le seuil de la misère nationale et mondiale était sur le point d’atteindre le sommet de la honte. Mais l’écologie en plein essor et le nucléaire en voie d’activité extrêmement réduite conservaient leur priorité vitale planétaire, dans le but de sauvegarder le prix et le poids d’une technologie controversée qui pourrait s’avérer salvatrice, au cas où un problème inattendu et non anticipé des énergies durables, confrontées à de puissants cataclysmes et à une insuffisance massive de production, surgirait. Par contre, tous les deux demeuraient très coûteux, générateurs d’emplois, d’énergie de masse et de sécurité garantie, et restaient la priorité générale et universelle.
En France, cette réduction s’était opérée en fonction des dangers imminents et avec humanisme, du moins en apparence, sans omettre quelques incidents. En vérité, ce qui faisait le malheur des uns faisait le bonheur des autres, de siècle en siècle. Parallèlement, la solidarité populaire gouvernementale et celle du privé, nationale et internationale s’activaient, malheureusement, plus ou moins, selon les périodes, afin de préserver la vie des extradémunis. Une catastrophe économique nationale et internationale avait amorcé ses prémices et s’installait progressivement et proportionnellement à l’indice des prix croissants des nouvelles et moins récentes technologies durables et des énergies propres, dont les rapports qualités, coûts et prix n’avaient pas été pris en compte, dans le calcul de leur amortissement, suffisamment tôt, ni leur capacité de résistance, contre les intempéries aggravantes, d’une année à l’autre. Alors que certains mouvements exigeaient la baisse des prix des matières premières et des coûts de production, dans ce domaine prioritaire et surtout vital, en prévision d’une potentielle hécatombe financière et humaine, mais principalement, pour permettre un véritable retour au plein-emploi, par l’écologie et la sortie d’un taux de chômage fulgurant et mortel.
Quelques années plus tard, les états négocièrent pour le mécanisme de flexibilité, dans l’application du protocole de Kyôto, lequel l’avait rendu plus souple et efficace, pour affronter les périodes de crise économique. Au cours des années 2060, la France avait massivement encouragé la production et le commerce autour du biocarburant, comme le pétrole artificiel à base d’algues, les voitures hybridairs et de l’électricité, comme les véhicules électriques et hybrides des particuliers, dont les constructions étaient devenues moins polluantes et onéreuses, ainsi que ceux des transports publics. Elle avait généralisé les infrastructures des transports, tels que les TGV et les tramways, pour éradiquer la croissance de la pollution de ce secteur d’activité. Elle avait également privilégié la recherche, afin de trouver la meilleure solution en matière de récupération et de stockage de sa production de gaz nocifs, de sa création de produits à usages domestiques et agricoles biodégradables et non pollueurs. La production et la consommation des matières premières bio, dont les produits étaient astucieusement triés, pour ses effets bénéfiques, s’étaient développées rapidement, à des coûts minimisés et accessibles à toutes les classes de la population. Au fil des années, la sécurité et la protection autour de tous ceux qui se rapportent au nucléaire et à la radioactivité furent la seconde prérogative mondiale, car, des carences énergétiques s’installaient rapidement, dans les pays frontaliers et pour qui notre territoire était totalement devenu le principal fournisseur. La révolution du bio gagnait tout le pays, dans tous les domaines. Au détriment de la recherche médicale génétique, contre les maladies mortelles et des alertes de plusieurs mouvements écologistes contre la malbouffe et la famine liée à la pauvreté, elle avait rejeté tous protocoles de recherche sur les cellules souches embryonnaires, et tous projets contre les OGM, à l’exception de ceux de certains secteurs de l’agriculture. Pour amplifier l’initiative française, une campagne internationale de recherches scientifiques permit de mettre au point une série de produits alimentaires et médicinaux de vétérinaire, lesquels eurent enrayé la production en méthane des animaux et des marécages, à une échelle mondiale et sans danger pour l’homme, après 20 ans de protocole d’essais cliniques. Ce qui profita également à l’agriculture internationale et à la production alimentaire du monde. En 2070, elle remplaça tous les bitumes des rues, par des composants absorbeurs des GES, ainsi que certains matériaux de construction, tels que les plaques de balustrades des balcons des bâtiments. Elle encouragea également chaque citoyen, à redécouvrir des structures traditionnelles de constructions écologiques, à base de terre crue, de bois, d’algues d’isolation des façades extérieures et bien d’autres matériaux écologiques, dans les régions adaptées à ces différentes matières, et avec des normes anticycloniques, anti-inondations et parasismiques, pour les autres.
En dépit de tous ses efforts identiques à ceux des autres pays de la CE, la Communauté Européenne, la France se détachait rapidement des normes européennes, fixées pour l’ensemble de celle-ci, sur la pollution de l’air. L’impact positif qu’avaient les actions identiques dans tous les autres pays souleva le doute et la suspicion, à travers l’ensemble des territoires. Dans la même période, les nombreuses enquêtes du MEDD (Ministère de l’Écologie et du Développement Durable), menées par le CITEPA (le Centre Interprofessionnel Technique d’Études de la Pollution Atmosphérique), auprès des principales activités susceptibles de produire et rejeter des gaz à effet de serre, en parallèle à ceux du Laboratoire central des Préfectures de police, ne permirent pas de déceler la cause de cette croissance. Chaque industrie était passée au peigne fin, or, aucune d’entre elles n’avait été incriminée, « un peu comme si que cette pollution extrême venait de nulle part. » Les soupçons tournèrent alors, vers cet accroissement de délinquants, lequel avait pris de l’ampleur, d’année en année, et dont tous les partisans s’amusaient à mettre le feu dans les voitures ou à commettre des attentats à la bombe revendiqués, parfois au nom des extrémistes orientaux qui avaient été déjà très actifs et meurtriers, depuis les années 1980, mais qui n’avaient pas toujours été à l’origine de ces actes criminels, à partir du XXIe siècle. Dès la première décennie du XXIIe siècle, par voie de conséquence, le Ministère de la Défense étudia un système de sécurité permettant de détecter et de localiser n’importe quel individu, en situation de flagrants délits, par une implantation de puces* électroniques, laquelle démarra en 2175, à la population entière, même aux nouveau-nés, et par une instauration de couvre-feux nationaux, pour les enfants d’un certain âge. Cette mode se mondialisa et donna l’opportunité à toutes les nations de réduire leur taux de criminalité, sans pour autant résoudre le problème des quotas d’émission des GES et en entravant le fondement du principe de la démocratie et des droits de l’homme. Au terme de la troisième période d’engagement à la réduction des GES, en 2166, malgré ses progrès exemplaires, pour enrayer définitivement à la pollution de l’eau et de l’air, la France fut montrée du doigt, pour avoir atteint un quota de 64 % d’émission, alors que le reste du monde affichait, au plus haut, un taux additionnel de 12 %. Le dioxyde de carbone, le méthane et le dioxyde d’azote étaient essentiellement les gaz incriminés, dans cet effrayant pourcentage. En conséquence, la science s’associait à nouveau à la biotechnologie, à la chimiotechnologie, à la physiotechnologie, à la macrotechnologie, à la microtechnologie, ainsi quʼà la nanotechnologie, au-delà de celles qui étaient déjà en vigueur, pour créer un autre système efficace de récupération de ces gaz. La difficulté de ce projet résidait dans l’emplacement de leur stockage, car leur recyclage, à des fins énergétiques et dans la fabrication d’un nouveau plastique, avait atteint leur taux de saturation. Tous les pays qui possédaient des compagnies pétrolières surmontaient cet obstacle, par le remplissage des poches de pétrole, vidées de tout son contenu. D’autres avaient repris le système Castor expérimenté au Danemark en 2007. Ces États s’unirent pour prendre à leur charge la moitié de la production française en GES. En parallèle, dans l’espoir de mettre un terme à cette pollution excessive, les experts internationaux s’étaient appliqués pour en découvrir la cause. Deux ans plus tard, ils déclenchèrent l’état de catastrophe mondiale. Le pourcentage du taux d’émission des GES français afficha de nouveau un niveau tellement élevé qu’il anéantissait tous les efforts fournis sur le plan européen et mondial. Les concentrations en CO2 qui sont comprises entre 190 ppm (partie par million) des ères glaciaires et 300 ppm des périodes chaudes s’élevèrent, cette fois, à 1040 ppm. Pour le CH4 (le méthane) qui fluctue entre 350 ppm et 750 ppm, les mesures s’approchèrent des 2600 ppm.
Les catastrophes naturelles.
En 2167, les scientifiques qui avaient prévu une augmentation des températures de 8 ° C, sur un siècle, durent réviser leur estimation, car l’évolution de la chaleur s’éleva de 5 ° C, sur une décennie, puis de 7 ° C les cinq années suivantes. Pourtant, le soleil avait cessé sa phase éruptive violente et les conditions nécessaires à une baisse des températures, lesquelles étaient mondialement déployées. Les conséquences commencèrent à se faire ressentir, dès 2168 par des phénomènes modifiés d’El Niño, dus à la croissance fulgurante des températures, au-dessus des Océans chauds. El Niño avait été jusqu’à présent, un phénomène océanique cyclique d’une périodicité allant entre 2 et 7 ans et d’une durée de 12 à 18 mois, et succédé par le phénomène contraire appelé La Nina qui avait été caractéristique d’une situation climatique normale de ce lieu du globe. Il s’était caractérisé par le réchauffement d’un immense réservoir d’eaux superficielles, de l’ordre de 4 à 6 ° C, dans l’océan Pacifique équatorial et il s’était accompagné d’une interaction entre l’océan et l’atmosphère qui perturbait les courants marins, la position relative de l’équateur thermique, le régime des alizés et plus généralement la circulation atmosphérique. Toute la ceinture tropicale du globe avait subi un bouleversement climatique qui provoquait régionalement des précipitations très intenses ou d’immenses tornades, dans le Pacifique Est, pendant que la sécheresse avait sévi, dans le Pacifique oriental. Cette fois, les El Niño étaient plus répétitifs et plus violents, sur des intervalles réguliers de deux années, au lieu de sept, durant parfois 32 mois et donnant une impression de continuité du phénomène. Pour parfaire son effet dévastateur, la ceinture tropicale du phénomène océanique et atmosphérique s’élargit au-delà de cette frontière, allant jusqu’au 40° de latitude nord et sud de la planète. Ses caractéristiques se différenciaient aussi par le réchauffement de la mer, dans de nouveaux lieux du globe, dont les conséquences variaient selon le climat de chaque coin de notre planète. Ces monstrueux phénomènes se relevèrent dans l’Atlantique équatoriale sud, par une remontée des eaux chaudes de l’océan Indien, due à l’absence de remontée d’eau froide, phénomène plus connu sous l’appellation d’Upwelling, situé à la frontière des deux océans et associé au Gulf Stream de l’Atlantique. Ainsi, El Niño contribua à la formation des cyclones, à peu de kilomètres des Bermudes, touchant, cette fois, essentiellement l’Europe, par ses zones côtières ouest.
À cause de quelques incidents mineurs de quelques centrales nucléaires, toujours en activités réduites et de nombreuses et phénoménales éruptions des plus grands et terribles volcans terrestres et océaniques au monde, l’acidité et la radioactivité avaient atteint un taux mortel, pour certaines espèces de notre écosystème, et les cancers affichaient un accroissement fulgurant, chez les êtres vivants. Leur croissance au niveau des océans avait été observée par la disparition de la faune et la flore des espèces marines, notamment des phoques et des éléphants de mer, ainsi qu’une forte réduction des populations de baleines, de dauphins et de calamars. À la suite de ces nouvelles données climatiques, on comptabilisa aussi de terribles et massives pertes animales et humaines, par des cataclysmes et leurs répercussions sociales et financières dévastatrices, avec l’altération des repères humains et des valeurs monétaires, ainsi que des conséquences médicales inhumaines. La réapparition de contaminations excessives de choléra, que l’augmentation de la température des eaux douces eut proliféré des planctons porteurs de son vibrion, fut l’une des retombées, mais également d’autres virus et infections bactériennes préhistoriques, dont les glaciers polaires avaient été le temple de leurs sauvegardes, durant des siècles, ainsi que le retour de grandes pestes noires et l’apparition de nouvelles infections mortelles. D’autres conséquences, surtout la destruction totale d’une grande partie de la flore terrestre par inondation, des pluies violentes, des ouragans répétitifs, des éruptions volcaniques intempestives déversant des fleuves de laves destructrices, de tous les paysages, sur leur passage terrestre et océanique, se manifestèrent. D’autres phénomènes de plus en plus puissants et funestes se multiplièrent également. Parmi eux, il y eut de multiples tsunamis, de diverses causes, dans les océans, des tremblements de terre de magnitudes 11 à 17, lesquels engendrèrent des effondrements de falaises et des glissements de terrain, la pollution des eaux de mer et de sources d’eau douce, telles que les nappes phréatiques qui furent infectées par des pluies acides et radioactives. La pénurie des eaux potables, liées à de grandes périodes de sécheresse qui suivirent, ainsi que d’énormes pertes matérielles dans l’habitat et les infrastructures des villes se produisirent, en dépit de toutes probabilités. Une longue période de panique s’installa dans le monde entier. Le crash du secteur des assurances s’ensuivit. Celui-ci se répercuta aussi dans les autres secteurs financiers. Il fallait agir de manière radicale. Les conférences mondiales réunissant les membres de l’ONU, de l’UNESCO, les dirigeants de chaque État et les plus grands experts du globe de ce siècle en matière de climatologie, de biologie, de chimie, de physique, de technologie et d’architecture se succédèrent. Mais, ils ne purent que constater leur impuissance, au sujet de l’ampleur actuelle des phénomènes et leur rencontre se concluait par des mesures de prévention à prendre, par chaque pays, notamment par tous ceux dont le niveau terrestre se situait en dessous du degré d’élévation de la mer. La première consistait à construire deux rangées de barrages de 280 mètres de hauteur pour la première, et de 200 mètres pour la seconde, tout le long de leurs zones côtières, afin d’éviter l’inondation qui serait provoquée par la fréquence et la puissante croissance des tsunamis et par la continuité de la fonte des calottes glaciaires, ayant atteint pratiquement la position du permagel ou permafrost au nord. Ils fixèrent l’échéance du projet sur cinquante ans, mais son coût ne permettait pas aux pays les plus démunis de se protéger, à l’exception de certains qui bénéficièrent d’un investissement mondial solidaire, car, ces fonds de solidarité étaient restreints et la liste des prétendants longue. De plus, par instinct de survie du genre humain et animal et appuyé par différentes thèses scientifiques, ils avaient ratifié le nouveau protocole de Kyôto, dès sa mise en service, malgré leur pauvreté. Ce projet prit forme dans l’immédiat et s’acheva en 2180, en défigurant définitivement l’Atlas côtier planétaire, mais, par instinct de survie du genre humain et animal. Les autres mesures portaient sur la protection des individus, contre les autres intempéries dévastatrices, sur la façon de les anticiper et les possibilités de préserver la faune et la flore de la planète. En complément des parcs d’attractions animaliers et aquatiques respectant les normes de sécurité et de survie des bêtes, des fermes de préservations et d’élevages des espèces aquatiques et terrestres se multiplièrent aux quatre coins du globe, afin de compenser les pertes, déjà définitives pour des milliers d’espèces et repeupler en masse notre planète. Ces différentes initiatives, en dépit de leur utilité irrévocable et d’un accord collectif mondial de tous les peuples, affichèrent leur préjudice néfaste. Tous ces chantiers ruinèrent la majorité des États qui les mirent en œuvre. La pauvreté financière mondiale s’installait à vive allure, avec ses conséquences sur la qualité de vie et le niveau intellectuel des êtres humains, mais des élans de solidarité naissaient, dans quasiment tous les coins du globe. Au-delà de toutes attentes et, au plus grand désespoir et mécontentement de L’UNESCO, de l’ONU et des ONG, les disparités entre le nord et le sud de l’équateur s’élargissaient davantage, ainsi que celles qui sévissaient dans tous les régimes politiques, de tous les pays pauvres et en voie de développement.
En 2220, les prévisionnistes furent horriblement stupéfaits, face à l’ampleur et à la précipitation de tous les évènements. Au-delà de toutes prévisions, en milieu d’année, des pluies de météorites et de trois petites comètes, par collision avec les plaques tectoniques des mers et des océans de plusieurs lieux du globe, provoquèrent de mégas explosions volcaniques océaniques qui soulevèrent de gigantesques vagues dévastatrices, sur les côtes des continents et des îles avoisinantes, dépourvues de barrières protectrices. Des débris de tous nos déchets spatiaux, lors de nos multiples conquêtes des autres planètes et exoplanètes de notre univers avaient dévié le flux de météores de la ceinture de Van Allen, vers l’espace, dans lequel un phénomène inconnu avait perturbé leur cycle d’errance et les avait, accidentellement, dirigés vers la Terre. Les impacts des gigantesques météorites renforcèrent le réchauffement des eaux salées de notre planète et provoquèrent un brutal déplacement des pôles magnétiques qui finalement, reprirent leur position d’origine, après un bombardement radioactif de moyenne durée, toujours en provenance de ce qui en restait de la ceinture de Van Allen et issu aussi des éruptions solaires. Sur un an, les zones polaires devinrent de vastes étendues d’eau qui élevaient le niveau de la mer, présentant un taux d’acidité record également, de 150 mètres, par rapport à celui qui s’affichait en 2007. À l’effigie des pays démunis, même avec leur système de sécurité, un grand nombre de zones côtières, d’îles et d’atolls furent rayées de la carte planétaire, car ils étaient, l’un comme l’autre, situés en dessous du niveau de la mer et les dimensions des barrages de certains d’entre eux s’étaient avérées inappropriées. Les pertes humaines se comptaient par milliers, surtout dans les zones où aucune anticipation de la sécurité des individus n’avait été élaborée. Par contre, la réduction attendue de la densité de l’Arctique et de l’Atlantique Nord fut évitée, par un dépôt excessif de sodium provenant des météorites qui gisaient dans les profondeurs de ces océans. Ce qui favorisa la montée et l’élargissement du courant chaud du Gulf Stream, bien au-delà de l’Islande, jusqu’à l’Arctique. Le climat de certaines zones du globe en subit à nouveau de terribles conséquences. L’année suivante, une succession de séismes de magnitudes allant de 9 à 17,6 et liée à plusieurs mouvements de nouvelles plaques tectoniques et de multiples effondrements de certaines surfaces de plusieurs continents, dans différentes parties du globe provoqua d’autres monstrueux tsunamis de 545 à 600 mètres de hauteur et bien plus élevés pour certains qui renouvelèrent des catastrophes terrestres plus terribles et accentuèrent les effets dévastateurs précédents. Les vagues inondèrent les villes côtières pourvues et dépourvues de barrages, en atteignant des hauteurs de 5 m 90 par endroits, jusqu’à 150 m à d’autres. Les murs de sécurité ne purent que désamorcer les vagues et diminuer leur impact sur les terres, mais épargnèrent beaucoup de vie, pour les populations qui s’étaient préparées par des entraînements anticipés, à se réfugier dans les hauteurs. La puissante pression de l’eau qui s’exerça contre toutes ces barrières de protection, de part et d’autre, de tous les continents équipés en démolit quelques-unes d’entre elles, en provoquant une submersion totale de certaines côtes. Les résidents des îles et des zones côtières menacées furent évacués vers des terres d’asiles plus cléments, ainsi que ceux du continent africain, néanmoins, la majorité de ceux qui comptaient uniquement sur leur système de sécurité périrent. Passé ces cataclysmes successifs, les climatologues relevèrent un inquiétant et terrible bouleversement des courants atmosphériques et marins provenant d’un phénomène complètement différent d’El Niño, partant du Gulf Stream et inconnu des climatologues et météorologues. Leurs prévisions affirmant une intensification des phénomènes existants, par des pluies abondantes, dans les zones humides et une sécheresse accrue, dans les zones arides furent contrecarrées par des situations, tout à fait inverses, et parfois inattendues. Les saisons telles qu’elles se présentaient, dans chaque coin du globe, disparurent entièrement et définitivement.
En France, il n’en résistait plus que deux, l’été et l’hiver, entrecoupés régulièrement de courants d’air chaud ou de froid, parfois en opposition avec la saison qui sévissait. La saison chaude démarrait aux environs de juin, pour s’achever en février et laisser place au froid glacial. Le Sud qui jusqu’alors était confronté à des étés caniculaires, d’un climat tempéré méditerranéen se transforma en zone climatique tempérée continentale, avec des périodes hivernales polaires. Tandis que le Nord qui affichait une douce atmosphère continentale se transforma en zone semi-tropicale l’été qui, parfois, sur de courtes périodes se rafraîchissait brutalement, en opposition à un froid très glacial en hiver où les pluies de grêles atteignaient des proportions cataclysmiques, lorsque cette saison s’annonçait polaire, ou à de monstrueuses tornades dévastatrices, lorsqu’elle s’avérait plutôt douce sur le relief terrestre et froid, dans la basse atmosphère. Parfois, on essuyait de monstrueux ouragans au-dessus de l’Atlantique nord, lesquels la traversaient jusqu’à l’Europe centrale, dans leurs puissances destructrices. Il en résulta l’un des plus violents cyclones, en 2221, accompagnés de terribles vents poussant des pointes de 450 km/h qui par l’effet de surprise de certains citoyens non informés occasionnèrent des milliers de morts et des blessés par centaines de mille, ainsi que des dégâts matériels indéchiffrables, après un été caniculaire, en opposition au froid vif et mortel de cette même année. Néanmoins, pour des raisons que l’on ignore toujours, l’hiver le plus critique se déroula en plein été de janvier 2239 qui affichait des températures comprises entre – 18° et – 32° Celsius.
En Amérique, les grandes forêts amazoniennes dépérissaient par la continuité des vagues de chaleur imprévisibles, à cause du manque de vigilance et de prévisions de leurs experts en climatologie et en météorologie qui n’avaient pas anticipé une modification de tous leurs acquis dépassés de l’époque. Cette déforestation désastreuse augmenta le taux d’émanation de méthane, de certains arbres tropicaux et celui du dioxyde de carbone de l’ensemble d’entre eux. Elle se produisit, sans aucun recours, au prix de la dangereuse disparition de la biodiversité de la faune et de la flore de la canopée. Pendant ce temps, plusieurs États américains et canadiens souffraient des pluies de mousson, inondant les villes et provoquant des pertes humaines, par l’apparition massive de la dengue, de la fièvre jaune, et d’autres virus et maladies préhistoriques, dont des mutations successives les transformèrent en de véritables meurtriers en série. La planète était déchiquetée dans sa chair et son âme, mais, elle s’accrochait et s’en relevait, tant bien que mal, à chaque terrible coup qui la frappait, la blessait et la déstabilisait.
Le côté positif.
Sur une nouvelle décennie, les pays qui avaient énormément investi dans la construction du barrage, puis subi des pertes matérielles et humaines, causées par des successions de catastrophes naturelles incontrôlables et des dérèglements climatiques persistants, eurent beaucoup de difficultés à retrouver une croissance économique saine et enrichissante. Ils étaient pratiquement tous dirigés par de vieux politiciens, dépassés par les évènements et tombés pour la majorité d’entre eux, dans un désarroi qui provoqua leur obstination destructrice, se traduisant par des excès d’agressivité. Tous les pays se remettaient plus ou moins difficilement des cicatrices laissées par dame nature, grâce à des actions d’ordre privé. Après 2230, l’impact sur la vie sociale internationale se fit énormément ressentir, par une forte montée de la délinquance qui avait pourtant été en parfaite régression. Cette croissance s’était déclenchée, en aval d’un taux de chômage exorbitant et d’un abandon total du combat à mener, pour sortir d’une situation de crise, de toutes les sociétés démunies en capacité et en possibilité physiques, intellectuelles et économiques. Cette pauvreté financière et érudite provoqua une misère extrêmement déstabilisante et mortelle, dans le monde entier qui amorça, à nouveau, une profonde régression, dans l’évolution de l’espèce humaine.
La France n’avait pas été épargnée par la violence et de la décadence mondiale, mais, l’objet de ses préoccupations était de trouver l’origine de son taux extrêmement élevé d’émissions des gaz à effet de serre, avant que la sanction des autres états ne tombât. L’évolution intense de la délinquance allait de pair, avec celle de la pollution. Le système de détections des criminelles et des délinquants par les puces* électroniques n’apportait plus de résultats éloquents. Les autorités compétentes avancèrent la thèse d’une défaillance de la puce,* découverte par ces jeunes malfaiteurs qui étaient pour la plupart d’entre eux de petits génies de l’électronique, de l’informatique, du numérique, de la robotique de hautes résolutions et à service divers, de la technologie bionique, quantique et de la neurotechnologie, malheureusement, dans les mauvais camps, selon leur vision.
Dans la même période, les scientifiques mondiaux, dépassés par les échecs expérimentaux terrestres, se réunirent pour mettre en place un progrès technique de grande envergure, une immense et grandiose station orbitale d’expérimentations, pour la sauvegarde de la Terre, bien plus vaste que nos plus grandes villes terrestres. Des savants de tout âge y séjourneraient, afin d’étudier le phénomène du réchauffement de notre monde et y rechercher une solution, intermédiaire, au-dessus de la stratosphère. Les progrès technologiques en matière de préventions climatologiques évoluaient au détriment des autres domaines, tels que les infrastructures de l’habitat, l’éducation et l’instruction des enfants et les activités autour de l’art et des loisirs, tout en épargnant l’énergie, le transport terrestre et la santé. En contrepartie, la science médicale prenait un retard considérable, par manque de budget et du fait de revenir sur des pathologies d’une époque lointaine. En dépit de cela, l’espoir de voir cette tumeur climatique se résorber subsistait, dans tous les esprits et les idées pleuvaient, aux quatre coins du monde. Le peuplement des exoplanètes s’avérait, financièrement, impossible à l’échelle mondiale. L’humanité était contrainte de découvrir une solution d’urgence, définitive ou même provisoire.
Deux solutions et un espoir.
En 2232, cette idée ingénieuse et salvatrice, mais surtout très coûteuse de ces scientifiques, laquelle se prénomme « opération SDLP* (Sauvegarde De La Planète) », permit de faire chuter la température de la terre de 5° Celsius, dès la quatrième année de son fonctionnement. Durant deux ans, des techniciens scientifiques du monde entier plaçaient six stations orbitales aux six coins cardinaux du globe, pour y ancrer d’immenses canaux à projection d’un champ magnétique, au milieu duquel circulait une rivière, autour de la planète. L’objectif était de pallier la défaillance de ce bouclier protecteur, à la suite du basculement presque total des pôles magnétiques, de ces derniers siècles et dont les bombardements radioactifs célestes furent, heureusement de courtes durées. Ce champ magnétique artificiel permettait de nous protéger des attaques radioactives spatiales, de renvoyer une partie des rayons du soleil vers l’espace et retenait les ultraviolets, et la rivière compensait l’évaporation de l’eau terrestre et par voie de conséquence, diminuait considérablement la formation d’ouragans monstrueux, dans notre basse atmosphère. La gestion des rayonnements consistait à canaliser la chaleur du soleil, sans faire chuter excessivement les températures de la planète et sans retenir les rayonnements de chaleur émis par la