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Pour le deuxième jour du Carnaval de Printemps, tout le monde s'affaire dans le petit village de Bluebells. C'est aujourd'hui que doit avoir lieu la traditionnelle course d'aviron qui verra les enfants s'affronter sur les eaux de la rivière. Quel événement ! Grands et petits sont sur des charbons ardents ! Quant au grand chef globe-trotter Sir Harald Sheep, il se prépare à organiser le dîner d'inauguration de son escale à Bluebells, où il est arrivé quelques jours plus tôt pour installer son restaurant éphémère. Mais la mauvaise humeur de son assistant pourrait bien avoir raison de sa patience ! Et si le jeune Angus pouvait, à lui tout seul, gâcher cette belle journée de célébration ? Pas sans que Mme Poppy et ses amis ne s'en mêlent, assurément !
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Seitenzahl: 43
Veröffentlichungsjahr: 2020
A Louis et Rose,
Etre votre maman est la plus merveilleuse aventure qui soit
I love you to the Moon and back
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Une recette de Mme Poppy
Préparation :
En ce début de printemps, c’est dans le village de Bluebells, au cœur de la forêt d’Evergreen, que le célèbre cuisinier globetrotter Sir Harald Sheep avait posé ses valises. Comme chaque année, les villageois s’apprêtaient à célébrer le retour de la belle saison à l’occasion du carnaval de printemps, une grande fête qui durait une semaine et prévoyait de nombreuses festivités pour petits et grands.
Cette année, le maire de Bluebells, Seamus le Cerf, avait décidé d’apporter un peu de nouveauté aux célébrations et il avait demandé à Sir Harald de venir installer son restaurant éphémère dans le village, pour la semaine.
Lassé de cuisiner toujours au même endroit, le grand chef mouton s’était en effet lancé quelques mois auparavant dans un tour du monde des saveurs, pour faire découvrir sa cuisine au plus grand nombre. Ainsi, accompagné de son assistant Angus, une jeune oie taciturne et peu aimable, il sillonnait les routes à la recherche d’endroits où il pourrait installer son restaurant pour quelques jours, avant de repartir pour de nouvelles aventures.
C’est ainsi que, deux jours plus tôt, Angus et lui s’étaient installés dans l’ancienne école du village, réaménagée en restaurant pour l’occasion, afin d’y organiser trois dîners de fête.
Bien que d’un naturel quelque peu austère, Sir Harald avait été agréablement surpris par la bonhommie des villageois. Sortant de sa réserve habituelle, il s’était tout de suite senti à l’aise parmi eux. Il faut dire qu’il règne à Bluebells une douceur de vivre tout à fait remarquable et que ses habitants sont des créatures particulièrement accueillantes.
Sir Harald avait été ravi de prendre part au défilé d’ouverture du carnaval, qui avait eu lieu le lendemain de son arrivée. Avec joie, il était parti à la découverte de Bluebells et de ses environs, se mêlant au joyeux cortège formé par les villageois. Il avait également participé au goûter qui avait été servi ensuite, et avait découvert avec surprise les pâtisseries savoureuses préparées par Paul Lapin, un jeune cuisinier au talent très prometteur.
Fort satisfait de sa journée, et prêtant peu d’attention aux bougonneries de son assistant plus maussade que jamais, Sir Harald avait ensuite passé la soirée à préparer le menu pour son premier dîner, prévu pour le lendemain.
Au petit matin, alors que les premiers rayons du soleil venaient caresser le village encore assoupi, Sir Harald franchissait la porte de son restaurant d’un pas vif et décidé. Il était suivi d’un Angus à l’œil vitreux et à la mine peu réjouie, les bras chargés de prospectus. Tous deux fendirent l’air frais du matin et se dirigèrent vers le panneau d’affichage qui se trouvait sur la façade de la mairie.
− Angus, donnez-moi une affiche, je vous prie ! ordonna le grand chef.
Son assistant lui tendit le tas de papier qu’il portait avec peine et le mouton se saisit de la première feuille de la pile. Il la placarda sur le tableau et se recula d’un pas pour en vérifier le contenu. Sur un fond beige, rédigé en lettres dorées, on pouvait y lire :
Satisfait, il reprit :
− Angus ! Faites le tour des maisons du village et glissez l’un de ces tracts dans chaque boîte aux lettres ! Et faites vite ! Nous avons mille choses à préparer pour ce soir ! Pendant ce temps, je vais me rendre chez Patrick Lapin pour récupérer notre commande de fruits et légumes !
Sitôt dit, sitôt fait. Il partit d’un bon pas, laissant plantée là la jeune oie, courbant sous le poids de son fardeau de papier. De fort mauvaise humeur et la mine renfrognée, Angus se mit en route à son tour, en traînant les pieds.
Sir Harald traversa la grand’ place, encore vide à cette heure bien matinale, pour se rendre chez Patrick et Petunia Lapin, qui vivaient de l’autre côté du village, dans une petite maison creusée à flanc de colline. Passionné de jardinage, Patrick Lapin était renommé dans toute la forêt d’Evergreen pour la qualité de ses fruits et de ses légumes. C’est donc tout naturellement que Sir Harald avait fait appel à ses services pour s’approvisionner en produits de premier choix.
A mesure qu’il approchait de la demeure des Lapins, une odeur alléchante de chocolat chaud et de pâtisserie vint lui chatouiller les narines et attiser sa curiosité.
− Tiens ! Il semblerait que l’on cuisine, par ici ! pensa-t-il, amusé.
Il arriva enfin à destination et frappa à la porte. Il entendit un bruit de pas et la porte s’ouvrit, laissant apparaître un jeune lapin tout blanc, vêtu d’un tablier par-dessus sa salopette rouge.
