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Alexandre et Bébert vont de nouveau se trouver confrontés à des assassinats aussi horribles qu'exceptionnels.
Leur enquête va les emmener de Roubaix à Carcassonne, de Strasbourg à Paris.
De découvertes en rebondissements, ils vont, comme à leur habitude, enquêter avec humour et sagacité ! Avec l’aide du spectre Willy. Qui est à l'origine de ces meurtres ? Qu'est-ce que "LE GLAIVE" ? Parviendront-ils à découvrir les responsables de cette horrible histoire ?
À PROPOS DE L'AUTEUR
Né en 1951 à Paris,
Philippe Mary est venu habiter dans le nord très jeune où il fit ses études. Photographe d'art, puis une carrière commerciale, ne le détourneront jamais de son envie d'écrire. Son passage à la retraite lui a permis d’exprimer pleinement cette envie, ce besoin de partager des histoires et de ravir ses lecteurs.
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Veröffentlichungsjahr: 2021
Philippe MARY
Le Glaive
Roman policier
Cet ouvrage a été composé et imprimé en France par
Libre 2 Lire
www.libre2lire.fr – [email protected]
9, rue du Calvaire – 11600 ARAGON
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traductionintégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN Papier : 978-2-38157-226-0ISBN numérique : 978-2-38157-227-7
Dépôt légal : 2021
© Libre2Lire, 2021
Cette histoire est la suite de « L’énigme du canal »
10 août 2007
Comme tous les ans, Alexandre a réuni ses amis dans le café de Maryline, pour son anniversaire. Il est dix-neuf heures, et il attend Mélinda, Bébert (le commissaire Lapierre) et Annelyse. Dans le petit café, l’ambiance est déjà assez chaude ! Il faut dire que Claude Mezraoui alias « Le Boss » est là depuis onze heures du matin ! Alexandre connaît bien Mezraoui, il allait souvent prendre un repas dans le café de ses parents, Claudine et Amar. Ces derniers proposaient un couscous extraordinaire que Claudine préparait sur commande, uniquement pour les amis ! À cette époque, Claude n’avait que dix ans, et était déjà un enfant hyperactif. Depuis, il préfère se faire appeler Ahmed, son deuxième prénom, et il est plus connu sous son pseudonyme, « Le Boss ». Il en a hérité, suite à ses activités peu recommandables de trafiquant de drogue ! Il est toujours flanqué de son ami Henri, un colosse aux biceps impressionnants, et paraît-il, à la gâchette facile ! Lorsqu’Alexandre entre dans le café de Maryline, Mezraoui s’empresse de venir le saluer, ils sont toujours restés en très bons termes, malgré le passé sulfureux du fameux Claude ! Alex accepte de prendre un verre avec les deux amis qui paraissent déjà passablement éméchés. Il prévient Claude qu’il fête aujourd’hui son anniversaire et que, son ami, le commissaire Lapierre, qu’il connaît particulièrement bien…. Sera présent ! Claude avale son demi d’une traite et dit à Alexandre :
Alexandre esquisse un sourire et secoue la tête affirmativement. Il se demande comment ce gamin qu’il avait connu, remuant, d’accord, mais très éveillé et agréable, avait-il pu devenir ce truand, froid et cruel ? il lui répond :
Ils se serrent la main et Claude et Henri quitte le café. En voyant partir les deux acolytes, Alex se dit que, peut-être, la mort de son père avait dû le marquer ! En effet, Amar, ancien harki, avait été tué dans son café par d’anciens fellagas devant sa femme et ses fils ! Claude avait repris le café de ses parents au décès de sa mère quelques années plus tard et en avait fait le siège de son activité inavouable, et d’ailleurs… Inavouée ! Il est maintenant le plus craint des truands de Roubaix, et son intelligence l’a toujours sorti des griffes de ses ennemis, et surtout de celles de Bébert, le commissaire Lapierre, sûrement le seul homme qu’il craigne actuellement. Alexandre en est là de ses réflexions quand Annelyse et Bébert font leur entrée dans le bistrot. Ils saluent les amis présents et nos deux amis rejoignent Alex. Après une accolade soutenue et un :
Ils s’assoient en face de lui et commandent une consommation.
Annonce Bébert avec un clin d’œil et un sourire entendu à l’attention d’Alex. La réponse ne se fait pas attendre, de son comptoir, Maryline lui envoie :
Alexandre lui dit :
Bébert se lève et lance à Maryline :
Il se rassoit en protégeant son visage de ses bras, comme un enfant battu ! Maryline leur apporte les consommations, et en profite pour renverser un verre d’eau sur la tête de Bébert !
Alexandre et Annelyse éclatent de rire, comme tous les clients du café ! Bébert, relève la tête, une mèche de cheveux trempée sur le visage.
Cette dernière, bonne fille, lui rétorque :
C’est à cet instant que Mélinda entre dans le café, suivie des amis d’Alex, Martine, Bernard et Michel, la fête peut commencer, il ne manque plus qu’Hugo le médecin légiste et Viviane la juge d’instruction, mais ils ont prévenu qu’ils seraient un peu en retard. Il est maintenant vingt et une heures, Hugo et Viviane sont arrivés, et la fête bat son plein ! Maryline prévient ses amis, et néanmoins clients, qu’elle compte fermer à vingt-deux heures ! Devant le tollé général, elle accepte, dit-elle, de fermer à vingt-deux heures cinq ! En fait, la soirée se terminera à vingt-trois heures trente ! Tous nos amis se séparent, et chacun et chacune rentrent chez soi, passablement éméchés ! Ce vendredi fut bien chargé, Alexandre et Mélinda, n’aspirent qu’à une chose, dormir ! Toutefois, de retour chez eux, Mélinda s’empresse de sortir du frigo une superbe salade composée de pomme de terre, tomates et œufs dont elle a le secret. Après ce repas « Pantagruélique », nos deux amis se décident enfin à aller se coucher !
11 août 2007
À travers les rideaux de la chambre, Alexandre voit la lueur étincelante du soleil. Encore une belle journée en perspective, se dit-il ! Il s’étire dans son lit et s’aperçoit que Mélinda n’est pas là ! L’odeur du café le rassure, elle s’est déjà levée ! Il sort de son lit en se grattant… la tête ! Il enfile un peignoir et descend retrouver Mélinda qui l’attend dans la cuisine la cafetière à la main ! Un bol de café et deux tartines beurrées plus loin, Alex décrète qu’il est l’heure de prendre une bonne douche, et sans plus attendre il fonce vers la salle de bain, d’un air décidé ! Maryline l’arrête d’un geste et lui dit :
D’un air dépité, Alexandre s’exécute. Une demi-heure après, il sort de la douche, un bon coup de peigne, un peu de déodorant, il s’habille, et satisfait de lui-même, il s’apprête à retourner dans la cuisine, quand Mélinda l’appelle du salon, elle est devant la fenêtre et lui dit :
Alex s’approche de la fenêtre, il regarde, lui aussi dehors et voit, en effet, le commissaire garer sa voiture devant chez lui !
La sonnette retentit, Alexandre se précipite pour ouvrir à son ami. Ce dernier, sourire aux lèvres, lui tape sur l’épaule en entrant, et lui lance :
Alexandre le regarde, interloqué, décidément, il ne changera jamais avec ses plaisanteries de corps de garde ! Il lui rétorque :
Bébert esquisse un sourire et se retourne vers Mélinda, il l’embrasse rapidement puis, prenant Alex par le bras, il lui dit :
Alex lui montre un fauteuil et lui dit :
Bien installé dans son fauteuil, notre ami, explique à Alexandre ce qu’il attend de lui :
Alexandre le regarde, étonné.
Alexandre l’arrête d’un geste de la main.
Il se recale dans son fauteuil, Bébert lui tapote sur la main, d’un air entendu :
Alex se demande pourquoi il est copain avec un emmerdeur pareil !
Bébert, un grand sourire aux lèvres s’exclame :
Évidemment, se dit Alexandre, il a raison, mais pas sûr que Willy marchera dans la combine !
Bébert le rassure :
Mélinda leur apporte deux tasses et les remplit de café, les deux amis boivent le liquide chaud et sucré. Ceci fait, le commissaire se lève et prend congé avec force remerciements à la maîtresse de maison qui n’en demandait pas autant ! Avant de monter dans sa voiture, il se retourne et dit à Alexandre :
Il ferme la porte de la maison, Mélinda lui demande :
Elle lui rappelle qu’ils ont rendez-vous à quatorze heures avec le patron du camping « L’orée du bois » pour signer la location d’une parcelle afin d’y mettre le mobil-home qu’ils viennent d’acheter. Il est déjà dix heures du matin, il faut se préparer à partir parce qu’il y a une bonne heure de route pour arriver au camping, et ils doivent encore faire quelques courses avant. Sur le camping, ils optent pour une parcelle assez grande et peu arborée, et signent le contrat de location, il n’y a plus qu’à faire installer leur mobil-home ! Cette visite, au camping, les a relaxés un peu, et sur le retour, Alexandre et Mélinda se sentent très bien ! Arrivés à Roubaix, ils vont directement chez Maryline. Mezraoui est déjà là, il fait signe bonjour à Alex, nos deux amis le rejoignent après avoir salué la patronne.
Il boit une bonne rasade de bière et continue :
Alexandre et Mélinda éclatent de rire.
Alexandre et Mélinda demandent chacun un rosé, et nos compères continuent leur conversation, parlant de choses et d’autres, jusqu’à ce que Claude décide de partir, il est dix-neuf heures, Alex lui demande ce qu’il a prévu ce soir, ce à quoi il répond :
En effet dans quelques jours, le 15 août, va se dérouler une des plus grandes braderies de Roubaix dans la rue de la vigne. Alexandre et Mélinda vont venir s’y promener, c’est une journée très agréable, colorée, populaire, et souvent très chaude. Ils confirment donc qu’ils viendront dire bonjour à sa petite famille sur leur stand avec grand plaisir. Tandis que Claude s’éloigne, Alex appelle Bébert, il lui demande de le rejoindre chez Maryline, il n’a pas besoin d’insister ! Vingt minutes après, notre fin limier entre dans le café et vient s’asseoir au comptoir à côté d’Alex. Il constate que Maryline n’est pas derrière son comptoir.
Il a à peine fini sa phrase que les deux femmes reviennent dans le bistrot. Mélinda vient s’asseoir à côté des deux hommes, et Maryline retourne derrière son comptoir après avoir salué Bébert. Curieux ! se dit Alex, aucun des deux n’a fait de réflexion ou lancer un bon mot pour agacer l’autre !
Je me disais bien, se dit Alex, ça ne pouvait pas durer !
Maryline lève les yeux au ciel et dit à Alexandre :
Les deux amis s’installent à une table un peu à l’écart, et Alex rend compte de son entrevue avec Mezraoui. Le commissaire est redevenu très sérieux et il ne rigole plus ! Il écoute attentivement Alex puis il lui dit :
Bébert se lève et sort du café sans faire de plaisanterie ce qui surprend Alexandre, il doit vraiment être contrarié, se dit-il ! Il rejoint Mélinda au comptoir et après avoir pris un dernier verre. Ils prennent congé de Maryline et rentrent chez eux. À la fin du repas, Alexandre dit à Mélinda :
Alexandre sourit et lui rétorque :
La soirée se passe sans problème, et Alexandre se prépare à sortir vers vingt-deux heures. Mélinda lui demande si elle peut venir avec lui, Alex accepte en lui recommandant de ne pas approcher du ponton où il retrouve Willy ! Les voilà partis ! Quelques minutes après, ils arrivent sous le pont Nyckès, Mélinda reste sous l’édifice tandis qu’Alexandre descend sur le ponton. Il s’assoit sur le bord et attend. Quelques minutes après, il sent une présence humide près de lui ! Il se retourne et voit la masse imposante de Willy qui lui sourit.
Willy avance d’un pas tandis qu’Alex se remet debout face à lui.
Alexandre, un peu surpris de la réaction positive de Willy, se dit que finalement cette rencontre commence plutôt bien ! Il lui explique la raison de cette rencontre avec le plus de détails possibles, et notre spectre l’écoute, religieusement, si j’ose dire ! Son exposé terminé, Alex, demande à Willy :
Notre revenant, semble hésitant puis il se penche légèrement et répond :
Alexandre se rend bien compte que Willy a raison.
Willy acquiesce de la tête et disparaît dans l’eau irisée du canal. Alex rejoint Mélinda, et tous deux, main dans la main, remontent le canal humant l’air de cette chaude soirée d’été. Ils se retrouvent bientôt devant le café de Maryline, Bébert est déjà là, il leur ouvre la porte :
Sans se démonter, Alexandre fouille dans sa poche et en sort une pièce ce cinq centimes qu’il dépose d’un air dédaigneux dans la main du commissaire. Il passe devant lui, et il sent une main ferme prendre son épaule.
Alex se retourne, tend la main et répond :
Bébert, l’air chagriné, lui rend la pièce.
Une voix s’élève de l’intérieur :
Alex et Bébert rejoignent Mélinda qui s’est installée au comptoir, à côté d’Annelyse. Alex se penche au-dessus de celui-ci pour embrasser la patronne. Les quatre amis trinquent à cette soirée… Mémorable…, comme toutes les autres, d’ailleurs. De retour chez eux, Alexandre et Mélinda s’empressèrent de se coucher. La nuit se passe dans la chaleur moite de l’été, et nos deux amis ont bien du mal à trouver le sommeil.
