2,99 €
"Les Bouquets de la Passion" par Saint Bonaventure est une œuvre empreinte de profondeur spirituelle qui nous guide à travers les mystères de la foi chrétienne et de la Passion du Christ. Cet ouvrage est une véritable offrande de réflexion et de méditation pour tous ceux en quête de compréhension et d'élévation spirituelle.
Dans ce recueil, Saint Bonaventure nous offre une mosaïque de méditations et de prières, chacune plus inspirante que la précédente. À travers des mots d'une grande poésie et d'une profonde érudition, il nous invite à contempler les enseignements de Jésus et à plonger au cœur de sa souffrance rédemptrice. Chaque page de cette œuvre est comme un bouquet spirituel, offrant des pensées et des prières qui touchent l'âme et élèvent l'esprit.
Que vous soyez un chercheur spirituel, un croyant en quête d'approfondissement de sa foi ou simplement un amoureux de la littérature spirituelle, "Les Bouquets de la Passion" vous envoûtera par sa beauté et sa profondeur. Saint Bonaventure nous rappelle que la Passion du Christ est un miroir de l'amour divin, et à travers ces pages, il nous invite à contempler ce miroir avec des yeux émerveillés. Une lecture qui nourrit l'âme et qui vous laissera des bouquets de spiritualité à chérir pour longtemps.
Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:
Veröffentlichungsjahr: 2023
Copyright 2023
Cervantes Digital
All rights reserved
Les Bouquets de la Passion
Saint Bonaventure
I. Pour le jour du dimanche, premier bouquet, formé de la prière du Jardin des Olives et de la prise de Jésus.
II. Deuxième bouquet, formé des insultes reçues chez Anne et Caïphe, et du reniement de Pierre.
III. Troisième bouquet, formé du couronnement d'épines et du crucifiement.
IV. Quatrième bouquet, formé de ce qui se passa pendant que Jésus était sur la croix, et de son dernier soupir.
V. Cinquième bouquet, formé de ce qui se passa pendant le temps que Jésus demeura suspendu sur la croix après sa mort.
VI. Sixième bouquet, formé des sept sceaux qui furent brisés dans la Passion de Jésus-Christ.
VII. Septième bouquet, formé de la Résurrection, et de l'Ascension de Jésus-Christ et de l'envoi de l'Esprit-Saint.
I. Pour le jour du dimanche, premier bouquet, formé de la prière du Jardin des Olives et de la prise de Jésus.
« Mon bien-aimé est pour moi comme un bouquet de myrrhe; je le tiendrai constamment appliqué sur mon sein. » C'est ainsi que parle l'âme dévote pour montrer qu'elle porte sans cesse en son coeur l'amertume de Jésus-Christ, réunie par ses soins comme eu un faisceau. Et vous aussi, si vous désirez purifier vos pensées par la méditation de la mort du Sauveur, empressez-vous d'en former des bouquets destinés à demeurer fidèlement en votre mémoire. Nous vous offrons ici en abrégé la Passion dans l'ordre suivi par les Evangélistes, afin que, selon la méthode donnée au traité précédent, méthode qui consiste à considérer l'oeuvre, le mode et la cause de cette Passion, vous y trouviez un ample sujet de méditation, et que ce peu de mots vous fournisse des réflexions abondantes.
Pensez donc comment, après cette auguste solennité de la Cène dont nous avons parlé, et l'action de grâces dont elle fut suivie, pensez comment Jésus-Christ, Dieu et homme, voyant que son heure approchait, se leva pour aller à la mort. C'est là l'oeuvre qu'il a accomplie. Quant à la manière, représentez-vous comment le Seigneur agit intérieurement et extérieurement. En s'en allant il prédit la fuite de ses apôtres, il annonce le triple reniement de Pierre, et autres choses. Et là il faut encore considérer l'oeuvre; mais en même temps pensez à la manière dont il parle extérieurement, et quel sentiment règne intérieurement en son coeur; ce que vous ferez en toutes ces méditations sans qu'il soit nécessaire de vous en avertir de nouveau.
Ayant donc pris avec lui Pierre, Jacques et Jean, le Seigneur leur dit: « Mon âme est triste jusqu'à la mort. » Et ensuite les ayant laissés, il va prier seul sur la montagne. Après qu'il eut renouvelé trois fois sa prière, l'image de la mort, la peine intérieure et la crainte produisirent en son corps une sueur de sang, et par là il nous montre combien sa douleur était inénarrable, car nous ne lisons nulle part que jamais rien de semblable soit arrivé à personne. Alors un ange vient fortifier son Seigneur.
Pensez comment Jésus-Christ s'en va au-devant de ses ennemis; comment il s'offre de lui-même à eux et les renverse contre terre par sa parole. Après cela il reçoit le baiser de Judas, il est pris par les Juifs, entraîné, lié et conduit à la maison d'Anne, et c'est à ce moment que tous ses disciples prennent la fuite.
