Les Vingt-Cinq Mémoriaux - Saint Bonaventure - E-Book

Les Vingt-Cinq Mémoriaux E-Book

Saint Bonaventure

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Beschreibung

Découvrez "Le Bouquet du Chrétien" de Saint Bonaventure, une œuvre qui capture l'essence même de la dévotion chrétienne. Ce recueil exquis offre une collection de prières, de méditations et de conseils spirituels qui guident le lecteur dans une profonde réflexion sur la foi et la vie chrétienne.

Saint Bonaventure, théologien franciscain et docteur de l'Église, nous guide à travers une exploration enrichissante de la spiritualité chrétienne, offrant des perspectives profondes sur l'amour de Dieu et la voie de la sainteté. "Le Bouquet du Chrétien" est une ressource précieuse pour ceux qui cherchent à approfondir leur relation avec Dieu et à vivre une vie plus enrichie par la foi.

Chaque page de ce livre résonne avec la sagesse intemporelle de Saint Bonaventure, invitant les lecteurs à contempler la beauté de la foi chrétienne et à trouver inspiration et guidance dans leur cheminement spirituel. Que vous soyez un chercheur spirituel ou un croyant passionné, "Le Bouquet du Chrétien" vous accompagnera dans votre voyage vers une communion plus profonde avec Dieu.

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Veröffentlichungsjahr: 2023

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Copyright 2023

Cervantes Digital

All rights reserved

 

ISBN: 978-1-312-05062-4

 

Les Vingt-Cinq Mémoriaux

Saint Bonaventure

 

PROLOGUE.

MÉMORIAUX GÉNÉRAUX.

MÉMORIAUX PARTICULIERS.

Conclusion de cette lettre.

 

PROLOGUE.

 

Bonaventure de Bagnorea à son bien-aimé en Jésus-Christ, à son frère dans le Seigneur, à celui qui, ayant dépouillé le vieil homme, désire vivre pour Jésus-Christ et mourir au monde.

 

Vous m'avez conjuré avec les instances les plus vives, mon bien-aimé frère dans le Seigneur, lorsque nous demeurions sous un même toit, de vouloir bien vous visiter dans la suite par quelque lettre d'encouragement. Une telle prière, je l'avoue, a ramassé des charbons ardents sur ma tête. Mais, par sa persévérance amoureuse, votre humilité si profonde a vaincu l'orgueil de mon inflexibilité, et j'ai promis de satisfaire votre désir, quoiqu'il eût été beaucoup plus dans l'ordre que je reçusse de vous ce que je m'engageais à vous envoyer. Cependant, puisque l'ardeur incessante de votre tendresse m'a forcé de devenir insensé en ce point, je vais tenter de faire, autant qu'il sera en moi, ce que vous me demandez, sans pourtant m'astreindre à vous écrire rien de spécial, mais me contentant de choses simples et sans apprêt que je m'étais proposé de recueillir pour mon usage, et dont vous connaissez déjà un certain nombre.

 

Je commence d'abord par avertir votre charité, mon frère, que, nul ne pouvant servir Dieu d'une manière parfaite s'il ne s'efforce de se séparer totalement du monde, il nous faut, si nous voulons marcher à la suite du Sauveur, obéir sans réserve à la parole du Prophète; il faut, après avoir rompu les draines du péché, nous décharger encore des fardeaux qui nous accablent, afin que, débarrassés de ce qui tient à la terre, nous puissions suivre notre Rédempteur en toute liberté. « Celui qui est enrôlé au service de Dieu, dit l'Apôtre, ne s'embarrasse point dans les unitives du siècle. » Ne promettons dore jamais à notre coeur de conserver la moindre sollicitude pour les choses créées, si ce n'est qu'autant qu'elles excitent en nous l'ardeur du divin amour et de la charité; car la multitude des objets périssables venant à séjourner plus qu'il ne faut en notre esprit, non-seulement y amène la distraction, mais elle y interrompt le repos délicieux dont jouit une âme rendue à la paix. De là naissent ensuite des désirs qui soulèvent en cette âme un ébranlement violent, et la plongent en des agitations tanguantes et importunes. Déposons plutôt le fardeau onéreux de toute affection aux choses terrestres, et, n'ayant plus rien qui retarde notre marche, courons à celui qui nous invite avec amour, à celui en qui se trouvent la nourriture véritable ses âmes et la paix suprême qui surpasse tout sentiment.

 

« Venez à moi, dit-il, vous tous qui êtes dans lu peine et qui êtes surchargés, et je vous soulagerai. »

 

O Seigneur! de qui avez-vous besoin? Pourquoi nous appelez-vous? Qu'y a-t-il de commun entre vous et nous? O parole vraiment toute de tendresse! Venez à moi, dites-vous, et je vous soulagerai. O condescendance admirable de notre Dieu! ô charité ineffable! Qui jamais a agi de la sorte? Qui jamais a entendu, qui jamais a rien vu de semblable? voilà qu'il invite ses ennemis, qu'il exhorte les coupables, qu'il appelle avec amour les ingrats. « Venez à moi, vous tous qui ôtes dans la peine et apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur; prenez mon joug sur vous, et vous trouverez le repos de vos âmes. » O douces paroles! paroles déifiques, plus pénétrantes que le glaive le plus aigu; elles transpercent le coeur jusqu'en ses profondeurs, et par l'excès de leur tendresse elles atteignent jusqu'à la division de l'âme. Réveille-toi donc maintenant, ô âme chrétienne! à l'effusion d'une telle charité, aux délices d'une telle douceur, au parfum d'une telle suavité. Oui, celui qui n'a point senti un tel langage, est malade; il est éloigné de la voie, il est proche de la mort. Je t'en conjure, ô mon âme! remplis-toi d'ardeur, engraisse-toi sans réserve, enivre-toi de douceur. Non, que personne ne t'empêche d'entrer, de tenir, de goûter. Que cherchons-nous davantage? qu'attendons-nous encore? que désirons-nous de plus? En Jésus-Christ nous avons tous les biens. Nais, ô folie prodigieuse! ô infirmité déplorable! ô méchanceté détestable! Nous sommes appelés au repos, et nous poursuivons le travail; on nous offre le soulagement et nous cherchons la douleur; on nous promet la joie et nous soupirons après la tristesse. Oui, notre infirmité est vraiment prodigieuse; notre perversité, vraiment déplorable. Voilà que nous sommes tous devenus comme des êtres insensibles, pires que des simulacres. Nous avons des yeux, et nous ne voyons pas; nous avons des oreilles, et nous n'entendons pas; nous avons une raison, et nous sommes sans discernement; nous regardons comme amer ce qui est plein de douceur, et comme plein de douceur ce qui n'est qu'amertume. O Dieu! qui corrigera une perversité si profonde? qui pourra satisfaire pour une méchanceté aussi grande? Assurément nous ne trouverons en nous rien qui atteigne un but semblable, à moins que nous ne le recevions de votre bonté. Vous seul, Seigneur, pouvez nous corriger; vous seul pouvez satisfaire pour nos crimes, car vous seul connaissez l'argile dont nous sommes formés; vous seul êtes notre salut et notre rédemption; mais vous accordez ces faveurs à ceux-là seuls qui, reconnaissant leur misère dans toute sa profondeur, ne mettent leur espérance qu'en vous pour en sortir.