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Partez à l’aventure avec Matarel, un dinosaure pas comme les autres !
Matarel le gentil Dino’ est, comme son nom l’indique, l’histoire d’un dinosaure bien sympathique, un des derniers survivants de son espèce, qui vécut il y fort longtemps et qui risquera sa vie pour sauver d’autres espèces. Pourtant, tout n’avait pas si bien commencé. Découvert à sa naissance dans une grotte, Matarel est une créature monstrueuse, avec 6 pattes et trois queues. Ses ronflements sont insupportables, son odeur repoussante et son comportement pas vraiment amical.
Matarel… est également l’histoire de la colonie des Dino-malins, de son chef le Professeur Ratapoire, de son élève Matikli, de l’école de la forêt, des potions qui soignent les maladies, et bien d’autres choses encore ! Recueilli par la colonie, qui lui apporte aide et protection, Matarel deviendra, après un bon bain de potion magique, pas mal d’aventures extraordinaires et de rencontres inattendues, un véritable héros de roman… Mais ce n’est pas tout ! Matarel… est aussi un jeu, le jeu des mots « trop nouveaux », dont il faut trouver le sens pour avoir une récompense !
Un conte fantastique sur la tolérance et l’entraide, un livre à lire et à jouer
EXTRAIT
Ce jour-là, à la sortie de son cours de judo, Leo eut la surprise d’apercevoir son papy devant la grille du stade Louis II de Monaco. Il se précipita vers lui et tout joyeux
– Papy !... C’est toi qui viens me chercher ?!
– Oui, je viens te garder cet après-midi. Tes parents craignaient d’être retardés. Ils m’ont parlé d’une fête en préparation pour la fin de la semaine. Il serait question… d’un anniversaire ! N’est-ce pas ? !... Tiens, regarde ce que mamie t’a préparé… Tout ce que tu aimes pour ton goûter ! Des galettes au chocolat et une boisson aux fruits rouges.
Le garçonnet satisfait s’empressa de hâter le pas en tiraillant la main de son Grand-père. Il était loin de se douter qu’une agréable surprise l’attendait à la maison.
– Viens vite papy ! Tu m’avais promis une nouvelle histoire !
Pas question de trouver la moindre excuse. Valentin savait que son Petit-fils resterait inactif tant qu’il n’aurait pas obtenu un nouvel épisode d’un précédent récit ou le début d’une aventure à improviser sur le champ. Un divertissement que le brave homme acceptait parfois pendant le goûter, avant de surveiller les devoirs. Un jour, Leo avait affirmé à ses proches que les contes de son papy « c’était mieux qu’à la télé ! »
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Seitenzahl: 84
Veröffentlichungsjahr: 2016
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Tu vas découvrir une histoire touchante.
De plus, tu vas pouvoir jouer !
Note tous les mots « trop nouveaux » comme il est dit dans le conte.
Vérifie le sens auprès des grands ou dans le dictionnaire.
À chaque liste de 10 mots nouveaux vérifiés,
tu as droit à une récompense.
Tes parents vont sûrement t’encourager.
Bonne lecture
Et…
Ce jour-là, à la sortie de son cours de judo, Leo eut la surprise d’apercevoir son papy devant la grille du stade Louis II de Monaco. Il se précipita vers lui et tout joyeux
– Papy !... C’est toi qui viens me chercher ?!
– Oui, je viens te garder cet après-midi. Tes parents craignaient d’être retardés. Ils m’ont parlé d’une fête en préparation pour la fin de la semaine. Il serait question… d’un anniversaire ! N’est-ce pas ? !... Tiens, regarde ce que mamie t’a préparé… Tout ce que tu aimes pour ton goûter ! Des galettes au chocolat et une boisson aux fruits rouges.
Le garçonnet satisfait s’empressa de hâter le pas en tiraillant la main de son Grand-père. Il était loin de se douter qu’une agréable surprise l’attendait à la maison.
– Viens vite papy ! Tu m’avais promis une nouvelle histoire !
Pas question de trouver la moindre excuse. Valentin savait que son Petit-fils resterait inactif tant qu’il n’aurait pas obtenu un nouvel épisode d’un précédent récit ou le début d’une aventure à improviser sur le champ. Un divertissement que le brave homme acceptait parfois pendant le goûter, avant de surveiller les devoirs. Un jour, Leo avait affirmé à ses proches que les contes de son papy « c’était mieux qu’à la télé ! »
Tout au long du chemin – après avoir brièvement rappelé d’anciens récits – Valentin évoqua l’histoire d’un dinosaure vraiment pas comme les autres, dont on avait approché les exploits un jour précédent. Comme tous les enfants de son âge, Leo était incollable sur la vie des dinosaures. Il les connaissait par leurs noms et même par la taille ; au mètre près, il était capable de citer chaque mastodonte, et aucun ne l’effrayait.
Son Grand-père n’avait que de vagues connaissances sur le sujet. Si bien qu’il demandait régulièrement à son Petit-fils de l’informer de ses dernières découvertes.
Oui, c’était Leo qui enseignait à son papy… qui en profitait aussitôt pour inventer une nouvelle histoire !
Valentin se plaisait à imaginer quantité d’aventures extraordinaires qui tenaient en haleine toute la maisonnée, surtout lorsque la maman de Leo invitait les copains et les copines.
Ce jour-là, le garçonnet ignorait qu’une belle fête avait été organisée par ses parents pour son anniversaire. Le portail du jardin à peine franchi, nombre de ses petits camarades se précipitèrent bruyamment vers lui, des cadeaux plein les bras, sous le crépitement des appareils photo de quelques adultes. La joyeuse réunion avait été anticipée sur celle du week-end, pour respecter précisément le jour anniversaire et bien sûr pour créer la surprise. Leo, émerveillé, avait bien apprécié !
Après le goûter, tous avaient rejoint le salon, en observant en silence l’installation du papy conteur. Comme d’habitude, les plus petits du premier rang suivaient ses gestes au ralenti, en profitant de ses regards chaleureux. Leo avait informé discrètement son meilleur copain Thomas, qu’il connaissait déjà l’histoire du jour ; celle d’un curieux dinosaure du nom de Matarel. Une histoire qui ne se confondait avec aucune autre. C’est cela qui plaisait à Leo. Lui, si bien informé sur les évolutions de la vie sur la Terre, depuis la terrible éruption volcanique Sibérienne ; la seconde des plus grandes destructions de l’Histoire, avec 90% des espèces à jamais disparues, il y a 250 Millions d’années. Lui, si admiratif du célèbre Thrinaxodon, ce vrai débrouillard qui protégeait ses petits coûte que coûte !
Il est toujours considéré comme l’ancêtre du chat ; et probablement de l’espèce humaine. Leo, que son papy caressait du regard lorsqu’il lui parlait du Permien, cette époque assimilée à une sorte de petit paradis avant la terrible catastrophe. Leo enfin, qui ne s’intéresserait bientôt qu’à ce drôle de « Dino » comme il avait fini par le désigner, lorsque son Grand-père avait commencé à lui raconter les premiers exploits, peu de temps auparavant. C’était longtemps, très longtemps après la terrible éruption ; après l’époque des trois grandes espèces animales dont celle des reptiles à sang froid – ce qui les avait particulièrement protégés – celle des fameux mammaliens dont certains recouverts de poils, aux museaux moustachus ; oui, les ancêtres du chat ! Et la troisième, celle des prodigieux dinosaures chers à Leo. Mais le temps précisément choisi par le prudent conteur, était celui de la fin du Crétacé, après le fantastique Jurassique, alors que tant de dinosaures parmi les plus impressionnants avaient déjà disparu, après la chute probable d’une météorite géante.
Longtemps, longtemps après, de nouvelles végétations étaient apparues et quantité d’espèces animales inconnues avaient recommencé à peupler la planète…
L’histoire du papy conteur se déroulait dans le grand nord de l’actuelle Europe ; au cœur d’une magnifique région verdoyante couverte de landes, de forêts, de prairies aux herbes extravagantes, des premiers figuiers et des tout premiers magnolias. Et de l’eau ! Beaucoup d’eau de tous les bleus possibles, avec d’innombrables rivières, des lacs, des fjords et autres cascades au débit surprenant. L’ensemble était barré au Nord par une immense chaîne de montagnes, aux grottes mystérieuses inquiétantes, où personne ne se risquait.
… Après tant et tant de catastrophes naturelles et de combats monstrueux entre les espèces pour leur survie, les nouvelles tribus d’animaux qui avaient toutes de quoi se nourrir - grâce à un climat relativement clément - finirent par s’entendre, se comprendre et parfois par se respecter ! Mais cette attitude, encore trop récente, soulevait bien des questions.
Une famille de petits dinosaures rescapée du dernier cataclysme, s’était imposée à toutes les autres espèces. Les « Dino-malins » étaient capables d’observer, d’échanger des idées – on s’exprimait beaucoup en ces temps -là ! – de partager la nourriture, de constituer des réserves, de réfléchir, de décider pour les plus faibles. Face aux bouleversements imposés par la nature, ils avaient compris qu’ils devaient forcément se protéger et surtout s’entraider pour ne pas disparaître à leur tour ; et leurs voisins avec eux !…
Lorsque Valentin s’interrompait en roulant des yeux de tous côtés, comme il venait de le faire à propos des échanges fréquents entre les espèces, la petite assemblée avait saisi qu’elle était aussitôt invitée à la réflexion.
… Dans ce tableau merveilleux, un événement inattendu allait bientôt surprendre jusqu’aux plus dégourdis. C’était vers la fin du printemps. La nature s’en donnait à cœur joie. Les ruisseaux bruissaient joyeusement ; tous les arbres se paraient de leurs plus belles feuilles et d’autres, pour la première fois, se mirent à fleurir.
Chez les petits dinosaures, on célébrait l’événement en poussant des cris, en sautant, en dansant même, sur des rythmes… venus du fond des âges, aux dires des plus sages…
À la façon dont il plissait encore les yeux, Valentin donnait à penser qu’il était vraiment bien informé. Qu’il était dans la confidence de secrets qu’il allait enfin révéler.
… Alors que chez les petits Dinos, tous festoyaient sans retenue, l’un d’entr’eux, l’air soucieux, se tenait à l’écart. Matikli le discret, était le cinquième d’une tribu diverse, parmi ses frères et sœurs, ses parents, grands-parents, arrière-grands-parents, ses oncles et ses tantes et une nuée de cousins et de cousines, sans compter les sympathisants, toujours les bienvenus au sein du clan.
En se joignant au groupe, chaque nouvel arrivant devait simplement s’engager à renforcer les liens d’amitié ; on devenait un ami sûr en partageant tous les efforts, toutes les joies, toutes les peines.
Ainsi, le dernier venu bénéficiait de la protection de chacun. On le soignait, on l’abritait, on lui faisait une place. Et ce, malgré les différences. Tel avait un gros nez, d’autres de petites pattes arrière. D’autres encore portaient des plumes, pondaient des œufs et allaitaient leurs petits !
– Un peu comme le platypus en Australie ! s’écria Leo, qui avait de la famille dans ce lointain pays.
– Oui ! Sauf que l’ornithorynque, c’est ainsi qu’on l’appelle chez nous, n’a pas de plumes mais une fourrure... et un bec de canard ! » S’empressa de rectifier son papy – à la surprise générale après sa dernière affirmation – en promettant pour une prochaine fois, la présentation de Dukilu, « un animal vraiment surprenant !... sur lequel il connaissait quantité d’aventures merveilleuses.
Lorsque Valentin revint à voix feutrée vers le petit dernier du nom de Matikli, toute l’assemblée avait senti que ce curieux personnage allait jouer un rôle déterminant parmi les siens.
… Quoique de taille modeste, le dernier de la lignée des « dinosaures-pensants » – autoproclamés « Dino-malins » – avait été repéré par tous les siens dès le plus jeune âge. C’était celui qui avait le plus de facilités pour apprendre ; « et surtout pour se souvenir ! » avait insisté Valentin, en roulant des pupilles malicieusement ; « sans mémoire, pas d’histoire ; pas de souvenirs, pas de réflexion ; et donc pas beaucoup de progrès... »
La petite Marion, au premier rang, avait timidement levé un doigt et sans y être invitée, s’écria :
– Mais alors, ils savaient tous parler ! ?
– Et alors, comme à la télé ! Comme dans les B.D. ! S’empressa de préciser Thomas, en citant tour à tour « les drôles de Petites Bêtes, Babar, le livre de la Jungle ou encore les amis de Mickey » où les personnages s’expriment aisément, toutes espèces confondues.
Le papy conteur, le front interrogatif tout plissé, après un lourd silence, demanda :
– Qui connaît les fables de La Fontaine ?
Quelques doigts s’agitèrent et l’un des excités du dernier rang s’exclama,
– Le Corbeau et le Renard !
Rassuré, Valentin fit promettre à Jérémie – l’intervenant si fier de son savoir – de réciter un peu plus tard quelques vers de cette fable aux réflexions et aux échanges si naturels !
– Oui, bien sûr, les animaux discutent entre eux ! Il suffit de tendre l’oreille de la curiosité pour les entendre…
Le conteur avait joint les gestes aux mots en chuchotant, la main autour de son oreille, les yeux levés balayant tous les angles du plafond ; et le premier rang des tout petits, bouche bée, en cadence avec lui. Tous étaient attentifs au moindre mouvement, comme le constatait le brave homme.
… Matikli
