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La fée Myrmidette est minuscule mais extraordinairement puissante !
Une toute petite fée vient de naître dans une fleur à peine éclose. Mais elle n’a pas de nom, ne connaît rien à la magie et n’a même pas de baguette magique. Comment pourrait-elle donc devenir une vraie fée ?
Robin, le sage rouge-gorge, est heureusement là pour la guider dans sa recherche. Il lui donnera un nom adapté à sa personnalité et l’aidera à découvrir ses étonnants pouvoirs. Grâce à lui, la minuscule Myrmidette explorera le monde et deviendra un jour la plus puissante de toutes les fées.
Les 7/12 ans sont invités à explorer le monde avec Myrmidette !
EXTRAIT
— Une fée ! Grands dieux, quelle bourde ! C’est vrai, maintenant je vois bien tes jambes, tes bras et tes petites ailes scintillantes. Je te présente à nouveau toutes mes excuses. Je suis un vieux rouge-gorge, vois-tu, et je crois que j’aurais bien besoin de lunettes. Je m’appelle Robin. Et toi, qui es-tu ?
La petite fée hésita.
— Je ne sais pas très bien. Je suis née tôt ce matin, dans une fleur. Personne ne m’a dit mon nom. Crois-tu que j’en ai un ?
Robin l’observa, perplexe.
— Si personne ne t’a donné de nom, peut-être me permettrais-tu de le faire ? Tu es toute minuscule, si mignonne avec tes ailes brillantes et ta robe multicolore. J’aimerais t’appeler Myrmidette, si tu veux bien, car tu es une adorable fée-myrmidon…
— Qu’est-ce que c’est, un myrmidon ? interrompit-elle.
— Cela signifie semblable à une fourmi en grec. Comme tu ressembles à une reine-fourmi ailée, il me semble que ce nom t’irait bien.
— Bon, d’accord, je serai donc Myrmidette, décida-t-elle. Peut-être même simplement Myrmi pour les amis comme toi.
— Chère Myrmi, ce sera pour moi un grand honneur d’être ton ami, déclara Robin de son air le plus digne.
À PROPOS DE L'AUTEURE
Après avoir enseigné durant près de vingt ans, Évelyne Latrémolière a souhaité se consacrer à des activités plus littéraires. Devenue écrivain public, installée en Bourgogne après avoir grandi dans l’Ouest de la France, elle prête sa plume aux autres et écrit également pour elle-même, avec une préférence pour la littérature jeunesse et la science-fiction. La fée Myrmidette est née de cette reconversion.
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Seitenzahl: 64
Veröffentlichungsjahr: 2020
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Évelyne Latrémolière
Myrmidette
ISBN : 978-2-37873-922-5
Collection Saute-mouton
ISSN : 2610-4024
Dépôt légal : mars 2020
© 2020 Couverture Ex Æquo
© 2020 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle, réservés pour tous pays
Toute modification interdite
Naissance d’une fée
Un matin de printemps, au cœur d’une fleur de muflier jaune, naquit une toute petite fée, une fée vraiment minuscule, pas plus grosse qu’un grain de blé ! Le soleil se leva, la fleur s’ouvrit et la petite fée s’éveilla. Elle s’étira et ses ailes frémirent doucement. Les pétales ensoleillés du muflier formaient devant elle comme une piste d’envol. Elle agita ses ailes plus fort et s’élança à la découverte du monde.
La petite fée allait gaiement dans la brise légère du matin. Elle s’arrêta à l’extrémité d’un brin d’herbe pour se débarbouiller dans une goutte de rosée. Elle vit une abeille qui butinait les fleurs d’un lilas et décida de l’imiter. Le nectar était sucré et parfumé. Toute la plante embaumait, au point que cela lui faisait un peu tourner la tête. C’était un délice.
Ragaillardie par ce petit déjeuner, elle repartit comme une flèche. Soudain, alors qu’elle virevoltait autour d’un pommier, elle aperçut une ombre menaçante. En hâte, elle se glissa dans une fente de l’écorce. Baoum ! La branche trembla violemment lorsque le monstre se posa dessus en catastrophe. Il se mit à grogner :
— Raté ! Et en plus, j’ai failli me casser une aile en heurtant cette branche. Ah là là ! Décidément, je deviens trop vieux, il faut que je fasse plus attention.
La petite fée passa prudemment la tête au bord de la fente. Elle aperçut un oiseau brun, avec une jolie tache rouge sur la gorge. Il avait l’air beaucoup moins terrible vu de près et elle osa demander en prenant sa voix la plus sévère :
— Qui es-tu ? Pourquoi m’as-tu foncé dessus ainsi ?
L’inconnu la regarda, stupéfait.
— Mais tu parles ! Tu n’es donc pas un moustique ? Moi qui voulais te manger, c’est vraiment raté.
— Me manger ! En voilà des façons !
— Je suis désolé, vraiment désolé, mais c’est l’heure du petit déjeuner…
— Je ne suis pas un petit déjeuner. Je suis une fée, rugit-elle, horrifiée.
— Une fée ! Grands dieux, quelle bourde ! C’est vrai, maintenant je vois bien tes jambes, tes bras et tes petites ailes scintillantes. Je te présente à nouveau toutes mes excuses. Je suis un vieux rouge-gorge, vois-tu, et je crois que j’aurais bien besoin de lunettes. Je m’appelle Robin. Et toi, qui es-tu ?
La petite fée hésita.
— Je ne sais pas très bien. Je suis née tôt ce matin, dans une fleur. Personne ne m’a dit mon nom. Crois-tu que j’en ai un ?
Robin l’observa, perplexe.
— Si personne ne t’a donné de nom, peut-être me permettrais-tu de le faire ? Tu es toute minuscule, si mignonne avec tes ailes brillantes et ta robe multicolore. J’aimerais t’appeler Myrmidette, si tu veux bien, car tu es une adorable fée-myrmidon…
— Qu’est-ce que c’est, un myrmidon ? interrompit-elle.
— Cela signifie semblable à une fourmi en grec. Comme tu ressembles à une reine-fourmi ailée, il me semble que ce nom t’irait bien.
— Bon, d’accord, je serai donc Myrmidette, décida-t-elle. Peut-être même simplement Myrmi pour les amis comme toi.
— Chère Myrmi, ce sera pour moi un grand honneur d’être ton ami, déclara Robin de son air le plus digne.
Myrmidette hésita un instant puis demanda :
— Tu es vraiment savant. Où as-tu appris le grec ?
— Je ne connais pas le grec, répondit-il en riant, mais je suis vieux et j’ai appris au hasard des rencontres quelques mots. Surtout ceux qui m’intéressent comme les fourmis, parce que ça se mange. D’ailleurs, je n’ai toujours pas eu mon petit déjeuner, grogna-t-il. Ça devient urgent. Mon estomac gargouille si fort qu’on doit l’entendre à dix lieues à la ronde.
— Qu’aimes-tu manger ?
— J’adore les insectes, surtout les coléoptères. J’aime bien aussi les vers, les chenilles et les petites graines.
— Est-ce que les insectes sont des bêtes avec des ailes ?
— Pas toujours, répondit Robin. On reconnaît surtout un insecte au fait qu’il a six pattes. D’un autre côté, je ne compte pas les pattes avant de manger et je ne suis pas contre les araignées, malgré leurs huit pattes. C’est assez bon aussi.
— Bon… Ça se discute, rit Myrmi. Personnellement, je n’ai aucune envie d’en manger. En plus, c’est beaucoup trop gros pour moi.
— Mais non, il existe des insectes de toutes les tailles, des gros, mais aussi des microscopiques. Et ils sont très nourrissants. Tu n’as qu’à les griller, si tu veux, ce sera tout croustillant, croquant… Un délice, je t’assure, insista Robin.
— Je veux bien te croire, mais je n’ai rien pour griller un insecte.
— Puisque tu es une fée, tu dois pouvoir faire apparaître un gril par magie. Vas-y !
— Mais je ne connais rien à la magie, gémit Myrmidette dépitée. Comment fait-on ?
Robin réfléchit.
— D’abord, il te faudrait une baguette. C’est bien connu, toutes les fées ont une baguette magique. Je ne sais pas où tu pourrais t’en procurer une. Allons demander à l’Oracle.
— L’Oracle ? Qui est-ce ?
— C’est un vieux lutin très sage, qui habite au fond de la forêt. Je vais te conduire chez lui. Mais d’abord, je prends un casse-croûte.
Et il se mit à picorer quelques insectes dans les creux de l’écorce.
Un coléoptère
L’Oracle
Une fois Robin enfin rassasié, les deux amis s’élancèrent, voletant de concert. Ils arrivèrent bientôt dans la partie la plus dense de la forêt. Ils durent ralentir pour se faufiler prudemment entre les branches enchevêtrées. Myrmidette aperçut un très vieil arbre, au tronc énorme. Une cheminée laissait échapper un filet de fumée. Devinant que c’était le domicile de l’Oracle, elle chercha la porte. Bizarre ! Pas de porte…
— Robin, demanda-t-elle, c’est là, n’est-ce pas ? Où est la porte ?
— On dit que l’Oracle ne se montre que s’il le veut bien et uniquement à ceux qui en ont vraiment besoin. Comment signaler notre présence ?
Posés sur une branche auprès du vieil arbre, Myrmidette et Robin réfléchissaient. La nuit tomba alors qu’ils réfléchissaient toujours. Ils s’endormirent, Myrmidette blottie bien au chaud entre les ailes de son compagnon. Au matin, ils furent réveillés par un pivert qui tapait vigoureusement sur un arbre voisin. Robin s’étira doucement et dit :
— Je n’ai toujours pas d’idée, mais j’ai faim, moi aussi !
Il se posa par terre, fouillant dans les feuilles mortes pour trouver à grignoter. Pensive, Myrmidette écoutait le tap-tap du pivert. Soudain, elle attrapa une brindille et vola jusqu’à la cheminée qui fumait toujours. Elle se mit à taper dessus avec sa brindille, produisant une musique joyeuse.
— Tu es géniale, Myrmi, s’écria Robin. Il la rejoignit et frappa lui aussi du bec sur le chapeau de la cheminée.
Un grognement monta du fond de l’arbre. Myrmidette et Robin arrêtèrent leur concert. Le silence revint. Alors ils recommencèrent à tambouriner encore plus fort, sur un rythme endiablé. Un rugissement les arrêta. Une grande fenêtre apparut dans le tronc du vieil arbre. La tête d’un lutin surgit. Il était encore plus barbu que le Père Noël et sa chevelure hirsute n’avait pas croisé de peigne depuis au moins un siècle !
— Petits chenapans, tonna-t-il, à quoi jouez-vous ?
