Philo-Filou - Mary-Claude Pasquier - E-Book

Philo-Filou E-Book

Mary-Claude Pasquier

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Beschreibung

Philo-Filou, ce sont des histoires romancées porteuses de messages ayant leurs sources dans la Bible. Les valeurs humaines qui en ressortent, ainsi que les contre-valeurs seront actualisées en mettant en scène des animaux des Préalpes dans un décor bucolique.

Dix chapitres accompagnés de questions aideront les enfants de 10 ans et plus à porter un regard réaliste face aux attitudes surprenantes des petits aventuriers de la forêt et de la ferme.

 A lire par plaisir en gardant précieusement ces quelques « graines de sagesse » découvertes tout au long de ces récits afin qu’elles deviennent des points de repères pour vivre dans la paix, la tolérance et la bienveillance ! 









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Seitenzahl: 109

Veröffentlichungsjahr: 2025

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Du même auteur

Exernat alis mo et quae et, comni qui ius arum, 2019.

Et eosandic tectempor as sit, solenis maxim audi du 9 juin au 6 octobre 2020.

© 2025, Mary-Claude Pasquier.

Reproduction et traduction, même partielles, interdites.Tous droits réservés pour tous les pays.

ISBN 9782889820993

Sommaire

Introduction

Première partie

CHAPITRE 1. La bienveillance de Zibulon

CHAPITRE 2. La jalousie de Titus

CHAPITRE 3. Daphnée la menteuse

CHAPITRE 4. Zac le dérobeur

CHAPITRE 5. Marjolaine la dirigeante et Capucine l’arrogante

CHAPITRE 6. Bigoudi, Nonnette, Padouk et Agathe les éternels mécontents

CHAPITRE 7. Cannelle l’envieuse

CHAPITRE 8. Câline une chèvre reconnaissante

CHAPITRE 9. César l’orgueilleux et Gaston le futé

CHAPITRE 10. Rambo et Yoyo les rebelles

Deuxième partie

CHAPITRE 1. La bienveillance de Zibulon

CHAPITRE 2. La jalousie de Titus

CHAPITRE 3. Daphnée la menteuse

CHAPITRE 4. Zac le dérobeur

CHAPITRE 5. Marjolaine la dirigeante et Capucine l’arrogante

CHAPITRE 6. Bigoudi, Nonnette, Padouk et Agathe les éternels mécontents

CHAPITRE 7. Cannelle l’envieuse

CHAPITRE 8. Câline une chèvre reconnaissante

CHAPITRE 9. César l’orgueilleux et Gaston le futé

CHAPITRE 10. Rambo et Yoyo les rebelles

Annexe 1

Annexe 2

Introduction

Les histoires fantastiques de ce livre sont inspirées de textes bibliques. Elles racontent la vie familière des animaux de la forêt et des animaux domestiques. Tous vivent des aventures originales autour de leur lieu de vie. Leur comportement y est parfois curieux mais ressemble étrangement à la vie des gens.

Elles ont été écrites dans le but de se réapproprier quelques récits bibliques de l’Ancien et du Nouveau Testament afin de redécouvrir les valeurs morales fondamentales qui en font partie, telles la bienveillance, la solidarité, le respect, le pardon, la douceur, la serviabilité, la compassion et bien d’autres encore. Ces histoires bibliques ont été transmises par des croyants en Dieu dans le but de vivre en paix dans le respect des uns et des autres et dans la connaissance de Dieu. Malgré son « grand âge », la Bible est porteuse de messages pour notre société actuelle, mais n’oublions pas évidemment les livres sacrés des grandes religions du monde qui en contiennent tout autant. Tous ces anciens écrits sont pour nous aujourd’hui des points de repère, des « boussoles », car leurs sources sont sûres. À l’heure actuelle, avec la multitude de réseaux d’informations qui nous arrivent de partout, il est souvent difficile de savoir en qui faire confiance, quel chemin prendre, où se situe le bien, où se cache le mal.

Les récits bibliques révèlent également des contre-valeurs, telle la malveillance, la jalousie, l’envie, l’agressivité, la tentation et d’autres encore. Les conséquences y seront perceptibles.

Chacune des histoires romancées de Philo-filou fait ressortir des règles de vie. Elles mettent en lumière les messages des textes bibliques. Ceux-ci sont réactualisés sous forme de fable, en portant une attention délicate à la richesse de la nature. Des animaux de chez nous invitent à les redécouvrir.

Selon la foi chrétienne, l’être humain, créé à l’image de Dieu, a les capacités et la liberté de choisir sa vie, par exemple : vivre égoïstement en préférant la richesse et la puissance ou au contraire, vivre en se mettant au service des autres, en préférant le partage, le dialogue. En réalité, ce dilemme fera partie de la vie de chaque individu.

Les dix chapitres de la première partie de ce livre font ressortir les valeurs conduisant à la paix, à la tolérance, au partage et au bonheur, puis, inévitablement, mettent en évidence les contre-valeurs menant à la souffrance, à la discorde, à la division et au pire, à la mort.

Les trois premiers chapitres de la Genèse en deuxième partie du livre révèlent véritablement quelles ont été les conséquences du choix de l’homme et de la femme en faveur des promesses du serpent.

Ce livre peut être abordé de plusieurs manières :

 en lecture suivie en parcourant les dix chapitres les uns après les autres

 en choisissant l’un ou l’autre des chapitres en fonction de ses intérêts

�en s’inspirant de l’atelier de travail ci-après pour un travail de réflexion personnelle ou en groupe

Atelier de travail

Philo-Filou invite à la réflexion et propose pour un jeune public dès 10 ans, ou accompagné d’un parent, d’un(e) enseignant(e), d’un(e) catéchiste ou d’une autre personne intéressée de :

1. Retrouver dans l’une ou l’autre de ces histoires le plus grand nombre de valeurs morales comme par exemple : le pardon, la bienveillance, l’attention aux autres, l’acceptation des différences, la confiance, le respect, etc.

2. Retrouver le plus grand nombre de contre-valeurs, telle la jalousie, l’envie, l’égoïsme, la haine, le vol, la possession, etc…

Pour mieux les retrouver dans les histoires, quelques réponses sont proposées à la fin du livre dans l’annexe 1. Pour les comprendre encore mieux, quelques définitions se trouvent dans le lexique de l’annexe 2.

3. Choisir l’animal qui t’a donné envie de le suivre, t’a influencé, t’a donné du courage, t’a énervé, t’a déçu ?

4. Relire les textes bibliques cités en référence qui se trouvent en deuxième partie de ce livre.

Première partie

CHAPITRE 1

La bienveillance de Zibulon

Un dindon sauvage revêtu de grandes plumes noires se promène dans une forêt où feuillus, sapins, épicéas de toutes tailles se partagent un coin de terre particulièrement radieux et propice à la vie de nombreux animaux.

Très dégourdi, le petit solitaire se fraye un passage en escaladant de ses pattes agiles les nombreuses racines et branches habillant le sol. Cet endroit lui semble idéal, il y picore des petites graines sauvages, des feuilles sèches, des petits fruits. Il est bien gourmand et profite de ce petit garde-manger. Ce dindon a l’air de bien se nourrir, il est un tantinet rondelet. Son plumage n’est pas très élégant, sa tête et son cou manquent malheureusement de quelques plumes, seules quelques touffes beige claire égaient le bout de ses ailes. Avec insouciance, il continue allègrement sa balade au gré de son envie et de sa curiosité.

Deux oies bavardes empruntent le même chemin. Elles viennent certainement de la ferme que l’on aperçoit depuis la lisière de la forêt, elle appartient à Maurice, le fermier. Il s’agit de Craquette et Biscotte, ses deux rôdeuses. Avaient-elles envie de s’évader un moment, de faire des rencontres ? Ou peut-être trouveraient-elles un petit en-cas à se mettre sous la dent ? Car ces charmantes dames aiment bien manger également, elles ne sont que rarement rassasiées

Elles s’approchent du dindon. Content de pouvoir peut-être sympathiser avec ces deux jolies oies, il ralentit son pas et attend en les saluant de sa voix basse un peu rauque. « Ciao les belles ! J’espère que vous trouvez votre bonheur, profitez bien, bonne balade les amies ! C’est alors qu’il se rend compte du regard plutôt agressif de ces charmantes oies. Auraient-elles peur de lui ? Il reste calme et comprend vite qu’elles ne sont pas d’humeur à lui adresser la parole. Il s’apprête à continuer son chemin lorsque les oies se sentent en force et commencent à l’attaquer. Craquette crie : « Tu n’as pas le droit d’être là, tu es moche d’ailleurs comme tes parents et tes frères et sœurs ! ». Biscotte enchaîne avec des coups de becs dans le cou, sur la tête, continue avec des coups de pattes. Les deux oies insistent si violemment que le dindon perd l’équilibre et trébuche sur le sol. Il se dit qu’en faisant semblant de ne plus bouger, elles le laisseront tranquille. Mais l’acharnement de ces oies continue. On dirait qu’elles prennent plaisir à montrer leur force. Les plumes du dindon se font arracher et des petits saignements apparaissent sur le cou. Le pauvre dindon a mal, il crie et n’en peut plus. « Au secours, laissez-moi, je ne vous ai rien fait ! ». Il reste couché sur le sol, cette fois, il n’a plus la force de bouger. Si personne ne vient l’aider, ce sera fini pour lui, il deviendra une proie facile pour les animaux de la forêt. Quant à Craquette et Biscotte, elles rentrent simplement à la ferme comme si rien ne s’était passé, satisfaites de leur promenade, en laissant le dindon à moitié mort.

Un léger bruit de feuillages se fait entendre. Un petit chevreuil curieux montre le bout de son museau. Habitant de cette forêt, il rôde de-ci, de-là, à la recherche de nourriture. A-t-il entendu les appels au secours du dindon ou a-t-il vu la scène, caché derrière un petit buisson ? Son œil est étonné, presque inquiet, il a l’air si gentil, si inoffensif. Discrètement, il s’approche du dindon et se rend compte que c’est grave. Le dindon ne bouge plus, ne crie plus. C’est alors que le petit chevreuil s’en va au pas de course, sans prendre de nouvelle du dindon en le laissant stupidement à terre. Pourquoi fuit-il, est-ce qu’il a eu peur ?

 

Tout à coup, un autre habitant des lieux passe par là. Un blaireau avec sa petite frimousse noire et blanche s’approche en grignotant quelques fruits sauvages. Il s’arrête tout près du dindon le regard tout attristé en observant longuement l’état pitoyable de la petite victime. Il se frotte contre lui avec douceur et chaleur en le réconfortant. Il n’a pas peur de sa taille, ni de ses blessures et réfléchit comment lui porter secours. « Mon ami, lui dit-il, n’aie pas peur, je m’appelle Zibulon, j’habite ici depuis longtemps, alors je veille et il m’arrive très souvent de venir en aide. Si tu acceptes je viens te porter secours, laisse-toi faire, je vais prendre soin de tes blessures. »

Le terrier du blaireau est à quelques pas et celui-ci est très spacieux. Il y a longtemps qu’il a servi de tanière à plusieurs familles de blaireaux et ceux-ci l’ont chaque fois agrandi un peu plus. Courageux, le charmant blaireau prend le dindon par les pattes et le tire délicatement jusqu’à l’entrée de son petit gîte.

« Reste là, mon ami car tu ne pourrais pas te faufiler dans les petits chemins souterrains creusés par mes amis les blaireaux, ta taille n’est pas adaptée. Par contre, tu peux te reposer et reprendre des forces en restant quelque temps à cet endroit car cette petite cachette est sûre, c’est une entrée bien protégée, sous les racines de cet arbre. De nombreuses branches, de la mousse et des feuilles font office de toit. Cette cachette discrète a servi d’accueil à de nombreux visiteurs de passage ! ».

Zibulon, soucieux de son protégé, part à la recherche de quelques graines, insectes et baies sauvages. Il n’a pas besoin d’aller bien loin car le coin garde-manger de son terrier est bien garni. Il dépose cette nourriture tout près de la tête du dindon et reste à ses côtés en espérant que le dindon reprenne un peu de vitalité.

Rapidement, le dindon commence à remuer ses plumes. Avec une certaine fragilité, il cherche à se remettre sur pattes, mais paraît très effrayé et se camoufle sous le tas de feuilles. En découvrant le blaireau assis tout tranquillement près de lui, en regardant ses petits yeux noirs amicaux, le dindon prend confiance et est réconforté par cette présence bienveillante. Il ose alors dévorer les quelques graines mises à sa disposition. Zibulon est très heureux et pour montrer au dindon qu’il peut maintenant s’en aller s’il en a envie, il lui lance quelques chatouilles avec son museau. Maintenant, le dindon se sent prêt, il porte encore quelques signes de ses blessures, mais elles vont vite se guérir car un dindon, c’est solide !

Après avoir remercié cordialement le blaireau, il va continuer sa balade dans la forêt, retrouver ses nombreux amis qui y habitent, et se montrera véritablement plus méfiant.

Perchés sur une branche d’un sapin blanc, Pikachou le hibou et Jenny sa compagne ont l’air très amoureux. Serré contre sa compagne, Monsieur Hibou lui donne délicatement un petit bisou. Ils sont comme seuls au monde et pourtant ils ont assisté malgré eux à cette surprenante aventure. Dotés d’une vue exceptionnelle et d’une ouïe très affûtée, ils ont été les témoins des comportements étonnants des visiteuses d’aujourd’hui. Pikachou a envie de s’exprimer sur ses états d’âme : « Ma Jenny, si le blaireau n’était pas venu porter secours, serais-tu venue avec moi pour entourer et protéger le dindon et si besoin lui donner quelque chose à grignoter ? » « Mais bien sûr, mon Pikachou, répond-elle, et je n’aurais pas oublié de lui faire un gros câlin ! ». Mais pourquoi les deux oies ont-elles attaqué le dindon sans aucune raison, pourquoi s’acharner de la sorte, ont-elles eu peur de sa voix, avaient-elles des préjugés sur les dindons, ne le trouvaient-elles pas beau, et comment ont-elles pu repartir sans se préoccuper de l’état du dindon ? Monsieur Hibou lui répond : « Moi aussi, je suis choqué que l’on puisse avoir des gestes si violents, comme si cela était normal, comme si cela était un jeu où le gagnant est celui qui cogne le plus fort ! C’est de la méchanceté gratuite et cela devrait être puni. » Pikachou revient sur la générosité du blaireau : « Il faut louer haut et fort le comportement du blaireau, il s’est montré très proche, patient, et prévoyant. Bravo petit blaireau pour ta serviabilité, ta charité, ta gentillesse, tu es un exemple à suivre ! ».

 

INSPIRÉ DE L’HISTOIRE BIBLIQUE« Le bon Samaritain », Luc 10, 29-37

 

Atelier de travail personnel ou en groupe

 Retrouve dans cette histoire quelques valeurs ou (et) contre-valeurs