Sciences, technologies et société - Michel Wautelet - E-Book

Sciences, technologies et société E-Book

Michel Wautelet

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Beschreibung

300 questions et réponses pour mieux comprendre les technologies ainsi que leurs implications au sein de notre société. Cette nouvelle édition, liée aux dernières avancées technologiques, contient 50 questions supplémentaires.

Nous vivons incontestablement dans une société où les sciences et les technologies jouent un rôle essentiel. Étant donné le nombre grandissant de questions cruciales, possédant un ou plusieurs aspects technoscientifiques, il est nécessaire que chacun puisse se faire une idée, personnelle, mais justifiée. Mais, entre le spécialiste, le technicien et le citoyen, une étape est généralement manquante. Lorsqu’on essaye d’en savoir plus sur une technologie donnée ou un problème scientifique complexe pour essayer d’effectuer des calculs d’ordres de grandeur, on trouve peu de données utiles. C’est le point de départ de cet ouvrage : associer des connaissances suffisantes de notions fondamentales de sciences à des données techniques afin d’en savoir plus sur une technologie donnée ou un problème scientifique complexe.

C’est donc au travers de 300 questions et réponses que le lecteur pourra appréhender des thématiques aussi diverses que le bâtiment, l’informatique, les énergies ou encore les transports. Ce livre s’adresse à plusieurs catégories de lecteurs. D’abord, au citoyen désireux de se faire une opinion sur certains thèmes à caractère technoscientifique. Au curieux aussi, qui veut savoir sur quoi reposent différentes technologies, quels sont leurs liens et implications avec la société. Aux enseignants, qui trouveront des données numériques, des formules de base pour illustrer leur cours de sciences. La volonté de cet ouvrage est de démontrer qu’il est possible d’appréhender des problèmes de société majeurs, à partir de notions scientifiques vues dans le secondaire. N’est-ce pas une voie à suivre pour recréer une dynamique nouvelle dans l’enseignement des sciences, et pour montrer aux enseignants et aux jeunes l’utilité des cours de sciences ? Ce livre s’adresse aussi à tous ceux qui ont mission d’informer le public. Ils trouveront ici des données, des raisonnements utiles pour, selon leurs propres sources, réévaluer certains chiffres officiels, analyser certains discours techniques ou politiques à l’aide de faits scientifiques et techniques.

La plupart des réponses aux 300 questions qui suivent sont donc accessibles au plus grand nombre, ce qui fait de cet ouvrage un guide pratique à l’usage de tous !

À PROPOS DE LA COLLECTION ACTION!

La pédagogie dans l'enseignement secondaire.
Une collection de pédagogie, pluridisciplinaire, qui propose aux enseignants des pistes concrètes et des outils pour optimaliser leurs pratiques.

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Seitenzahl: 405

Veröffentlichungsjahr: 2017

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TABLEDESMATIÈRES
Couverture
Titre
Copyright
Collection
Les auteurs
Avant-propos à la 4e édition
Introduction
1. Quels sont les liens entre les sciences, les technologies et la société ?
2. Quelles sont les catégories principales de problèmes scientifiques vis-à-vis de leurs implications pour la société ?
3. Comment les scientifiques réagissent-ils par rapport à la place de la science dans la société ?
4. Quels sont les liens entre sciences fondamentales, sciences appliquées et technologies ?
Chapitre 1 - Les énergies
Introduction
5. Pourquoi l’énergie est-elle nécessaire dans notre civilisation occidentale ?
6. Quelles sont les principales questions qui se posent à notre société concernant le problème de l’énergie ?
7. Quels sont les principaux types d’énergie disponibles ?
8. Quelles sont les principales utilisations actuelles des énergies ?
9. Quelles seront les parts des différents types d’énergie vers 2050 ?
Les énergies fossiles
10. Quelle quantité de carbone y a-t-il sur Terre ?
11. Que sont les réserves d’énergies fossiles ?
12. Quelles sont les réserves estimées d’énergies fossiles ?
13. Qu’est-ce que le « pic du pétrole » ?
L’énergie solaire
14. Quelle est la quantité d’énergie fournie par le Soleil au niveau de la Terre ?
15. Qu’est-ce qui régit le rendement des transformations d’énergie ?
16. Quels sont les rendements des diverses transformations d’énergie ?
L’énergie photovoltaïque
17. Quel est le principe de fonctionnement des cellules photovoltaïques ?
18. Quel est le rendement de transformation d’énergie lumineuse en énergie électrique des cellules photovoltaïques ?
19. En Europe, quelle aire de cellules photovoltaïques serait-elle nécessaire pour fournir une puissance électrique moyenne de 1 kW ?
20. Quelle serait l’aire du parc de cellules photovoltaïques nécessaire pour alimenter l’Union européenne en électricité par cette seule énergie ?
21. Le photovoltaïque est-il plus utile dans les pays en voie de développement qu’en Europe ?
22. Quels sont les problèmes du développement de l’énergie photovoltaïque ?
23. Quelle est la quantité actuelle d’énergie fournie par l’énergie photovoltaïque ?
L’énergie solaire thermique
24. Quel est le principe de fonctionnement du chauffe-eau solaire ?
25. Dans nos régions, combien d’énergie peut-on espérer récupérer par an par m2 de panneau solaire ?
26. Dans le nord de la France et en Belgique, quelle aire de panneaux solaires est-elle nécessaire pour fournir l’énergie de la moitié de l’eau chaude sanitaire d’une famille ?
L’énergie solaire thermodynamique
27. Qu’est-ce que l’énergie solaire thermodynamique ?
28. Comment utilise-t-on un moteur Stirling pour utiliser l’énergie solaire ?
29. Quel est le principe des cheminées solaires ?
30. Quel est le principe des centrales solaires à capteurs cylindro-paraboliques ?
31. Quel est le principe des centrales solaires à concentration ?
32. En 2012, la production mondiale d’électricité se montait à Eel,m = 22600 TWh. En supposant un rendement moyen de conversion de l’énergie solaire en énergie électrique de Rt = 20 %, quelle aire de désert serait-elle nécessaire pour alimenter (H =) 90 % de l’humanité en électricité par l’énergie solaire ? On suppose que C = 50 % des centrales solaires sont occupées par des héliostats ; le reste sert à l’entretien et à l’infrastructure des centrales solaires. On néglige les pertes dans les lignes électriques entre les déserts et l’utilisateur.
L’énergie éolienne
33. Qu’est-ce que l’énergie éolienne ?
34. Quel est le principe des éoliennes ?
35. Quelles sont les quantités d’énergie éolienne disponibles ?
36. Quels sont les avantages de l’énergie éolienne ?
37. Comment peut-on évaluer la puissance fournie par une éolienne ?
38. Quelle est la puissance réellement fournie par une éolienne ?
L’énergie hydroélectrique
39. Quel est le principe de fonctionnement des centrales hydroélectriques ?
40. Quel est l’état actuel du développement de l’énergie hydroélectrique ?
41. Quelle est la puissance électrique potentiellement fournie par le barrage des Trois Gorges (Chine) ?
La géothermie
42. En quoi consiste la géothermie ?
43. Une installation géothermique typique fournit de l’eau chaude à Tin = 70 °C, à un débit de Dgeo = 200 m3.h–1. L’eau circule dans les installations de chauffage de plusieurs bâtiments, et en sort à Tfin = 40 °C. Quelle est la puissance thermique utile, Pth, de cette installation géothermique ?
44. Quelle est la quantité de CO2 par an non rejetée dans l’atmosphère, grâce à l’utilisation géothermique précédente ?
La biomasse
45. Qu’est-ce que la biomasse ?
46. Quelles sont les possibilités de la biomasse ?
47. Quelle superficie faudrait-il pour satisfaire les besoins énergétiques de l’Union européenne par la biomasse ?
48. Qu’entend-on par biocarburants de première, deuxième et troisième générations ?
49. Combien de litres de biocarburants sont-ils produits par ha de culture ?
50. Qu’est-ce que les algocarburants ?
51. Comment évalue-t-on le rendement réel de la synthèse des algocarburants ?
52. Tous les avions volant dans le monde consomment environ 200 milliards de litres de kérosène par an. Quelle serait la superficie de cultures de micro-algues à cultiver pour alimenter ces avions ?
53. Quels sont les problèmes liés à la valorisation énergétique de la biomasse ?
L’énergie de fission nucléaire
54. Comment appréhender la question nucléaire ?
55. Quel est le principe de la fission nucléaire ?
56. De quoi est constitué un réacteur nucléaire ?
57. Quel est le rendement énergétique d’une centrale nucléaire ?
58. Quel est le bilan énergétique et nucléaire d’une centrale nucléaire ?
59. Qu’est-ce que le MOX ?
60. Quelles sont les catégories de déchets nucléaires ?
61. Qu’est-ce que le cycle du combustible nucléaire ?
62. Quelles sont les solutions possibles pour se débarrasser des déchets nucléaires de haute activité ?
63. Quels sont les risques d’accidents nucléaires ?
64. Quels sont les liens entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire ?
65. Combien d’éoliennes, de cellules photovoltaïques sont-elles nécessaires pour fournir la même quantité d’électricité qu’une centrale nucléaire de 1 GW ?
L’énergie de fusion nucléaire
66. Qu’est-ce que l’énergie thermonucléaire ou de fusion nucléaire ?
67. Quelles sont les conditions requises pour obtenir la fusion nucléaire contrôlée ?
68. Qu’est-ce que la fusion nucléaire par confinement inertiel ?
69. Qu’est-ce que la fusion nucléaire par confinement magnétique ?
70. Quels sont les principaux obstacles à la réalisation de réacteurs de fusion nucléaire ?
Utilisation rationnelle de l’énergie
71. En quoi consiste l’utilisation rationnelle de l’énergie ?
72. Quelles sont les possibilités de l’utilisation rationnelle de l’énergie ?
Stockage de l’énergie
73.  Quels sont les moyens de stockage d’énergie ?
74. Quels sont les types de stockage thermique de l’énergie ?
75. En quoi consiste le stockage par chaleur sensible ?
76. En quoi consiste le stockage par chaleur latente ?
77. En quoi consiste le stockage chimique ?
78. Quelles sont les possibilités du stockage électrique ?
79. Quelle quantité d’énergie peut-on stocker dans une batterie au plomb ?
80. Quel est le principe du stockage de l’énergie électrique par les barrages ?
81. Quelle puissance électrique est-elle délivrée par les barrages de Grand’Maison (Isère, France) et de Coo (Belgique) ?
Les risques technologiques
82. Quels sont les risques des sources d’énergie ?
83. Comment comparer les risques liés à diverses sources d’énergie ?
84. Le fait d’inclure les catastrophes nucléaires modifie-t-il le classement des risques des différentes centrales énergétiques ?
Énergie et environnement
85. Quel est l’effet direct de la production énergétique de l’humanité sur le réchauffement climatique ?
86. Quelle énergie est-elle nécessaire à la fabrication de divers éléments de notre vie quotidienne ?
Émission, piégeage et stockage du CO2
87. Quelles sont les principales sources de CO2 dues à l’activité humaine dans le monde ?
88. Quelle est la quantité de CO2 émise par seconde par une centrale thermique électrique (TGV) de Pel = 300 MW, dont on suppose que le rendement énergétique est de Rt = 40 % ?
89. Quelles sont les méthodes de piégeage du CO2 ?
90. Quelles sont les méthodes de stockage du CO2 ?
91. Quelle est la masse de CaCO3 ou de MgCO3 solides à évacuer par an d’une centrale thermique de 300 MW ? Combien de camions (charge utile de 40 t) seraient-ils nécessaires ?
92. D’après différents scénarios, le potentiel de piégeage de CO2 est estimé à 9–12 % des émissions mondiales en 2020. En supposant que les émissions seront alors de 15 Gt par an, quels seront les volumes correspondants de CO2 gazeux (conditions standard) ou stockés sous forme de MgCO3 ?
Chapitre 2 - Le transport
Introduction
93. Quels sont les problèmes liés à l’énergie de la voiture et des transports ?
Énergétique de la voiture à moteur à combustion
94. Quelle énergie est fournie par la combustion d’un litre d’essence ?
95. À quelle puissance (énergie par seconde) remplit-on son véhicule à la pompe à essence ?
96. Quelle est la quantité de CO2 émise par une voiture à essence ou au diesel ?
97. Quelle est la quantité de CO2 émise par unité d’énergie (J, kWh) lors de la combustion de l’essence ?
98. Quelle énergie dépense une automobile moyenne pour parcourir cent kilomètres ?
99. Quelle est la puissance dissipée par une voiture roulant à vitesse constante sur une route horizontale ?
100. Comment varie la puissance dissipée par une voiture roulant à vitesse constante, en fonction de l’inclinaison de la route ?
101. La puissance nominale des voitures est beaucoup plus importante que ce qui serait nécessaire pour atteindre les vitesses maximales permises sur autoroutes. À quoi sert cette puissance supplémentaire ?
102. Quel est le rendement énergétique d’une voiture moyenne à moteur à essence roulant à 90 km/h ? Et à 120 km/h ?
Les biocarburants
103. Quelle est la superficie cultivée nécessaire pour obtenir 1 000 litres de biocarburant liquide ?
104. Si le parc automobile de l’Union européenne était alimenté uniquement par des biocarburants, quelle serait la superficie de biomasse nécessaire ?
La voiture électrique
105. Qu’est-ce qu’une voiture électrique ?
106. Quels sont les types principaux de voitures électriques ?
107. Quelle est l’énergie minimale dépensée par une voiture électrique pour parcourir 100 km à une vitesse constante de 90 km/h ?
108. Les constructeurs de voitures électriques conçoivent que chaque propriétaire pourra recharger les batteries à domicile, via une simple prise de 230 V, 16 A. Dans ces conditions, combien de temps faudra-t-il pour recharger la voiture étudiée à la question 107, avec une autonomie de 100 km ?
109. Certains constructeurs annoncent que les batteries de la voiture électrique pourront être rechargées en des temps courts, d’environ tch = 5 minutes. Quelle sera alors la puissance fournie par l’alimentation électrique du chargeur d’électricité pour recharger la voiture étudiée à la question 107, avec une autonomie de 100 km ? On suppose que le rendement (optimiste) de la charge est de Rt = 90 %.
Les batteries
110. Quels sont les types de batteries envisageables pour alimenter une voiture électrique ?
111. Comment fonctionne une batterie au plomb ?
112. Quelle est la quantité d’énergie électrique stockable par kilogramme de batterie au plomb ?
113. Quelle serait la masse de batteries au plomb nécessaire à une voiture électrique moyenne circulant à 90 km/h, avec une autonomie de 100 km ?
114. Comment fonctionne une batterie au nickel-cadmium ?
115. Quelle est la quantité d’énergie électrique stockable par kilogramme de batterie au nickel-cadmium ?
116. Quelle serait la masse de batteries au nickel-cadmium nécessaire à une voiture électrique moyenne circulant à 90 km/h, avec une autonomie de 100 km ?
117. Quelles sont les performances d’autres types de batteries ?
Les piles à combustible
118. Qu’est-ce qu’une pile à combustible ?
119. Quels sont les types de piles à combustible ?
120. Quelle est la quantité d’énergie fournie par mole (et kilogramme) d’hydrogène dans une pile à combustible ?
121. Quel est le rendement thermodynamique des piles à combustible ?
122. Quelle serait la consommation d’hydrogène d’une voiture électrique moyenne circulant à 90 km /h sur une distance de 100 km ?
123. En supposant que l’hydrogène soit stocké dans des bonbonnes, sous une pression p = 7 x107 Pa, quel serait le volume d’hydrogène nécessaire pour une autonomie de 100 km dans les conditions précédentes (Valeur donnée par les constructeurs) ?
124. Quel serait le volume d’hydrogène liquide nécessaire pour une autonomie de 100 km dans les conditions précédentes (Valeur donnée par les constructeurs) ? La masse volumique de l’hydrogène liquide est ρ.–3) = 71 kg.m2(Hl
125. Quelles sont les autres méthodes envisagées pour le stockage de l’hydrogène dans les véhicules ?
126. Comment stocker l’hydrogène sous forme d’hydrure ?
127. Comment peut-on produire de l’hydrogène par décomposition de l’ammoniac ?
128. En quoi consiste le stockage par adsorption sur des nanotubes de carbone ?
129. Quelle est la quantité théorique d’énergie nécessaire pour fabriquer 1 mole (et 1 kilogramme) d’hydrogène par réaction de reformage du méthane ?
130. Quelle est la quantité théorique d’énergie nécessaire pour fabriquer 1 mole (et 1 kilogramme) d’hydrogène par réaction de reformage du méthanol ?
131. Quelle est la quantité d’énergie électrique nécessaire pour fabriquer 1 mole (et 1 kilogramme) d’hydrogène par électrolyse de l’eau ?
Comparaison des sources d’énergie
132. Quel est le volume d’hydrogène liquide nécessaire pour fournir la même énergie qu’un litre d’essence ? Et la superficie de colza à cultiver ? Et la masse de batteries au Pb, au Ni-Cd, au Li ?
Les centrales électriques
133. À quoi sont destinés les véhicules électriques ?
134. Si le parc automobile actuel de l’Union européenne était remplacé par des voitures électriques avec batteries, combien de centrales électriques seraient-elles nécessaires pour l’alimenter ?
135. En considérant le cycle total de l’énergie, la voiture électrique avec batteries est-elle plus ou moins énergivore que la voiture à essence ?
136. Si le parc automobile actuel de l’Union européenne était remplacé par des voitures avec piles à hydrogène, combien de centrales électriques seraient-elles nécessaires pour l’alimenter ?
137. Si le parc automobile actuel de l’Union européenne était remplacé par des voitures avec piles à hydrogène, quelle serait la consommation annuelle de gaz naturel nécessaire pour l’alimenter ?
La voiture solaire
138. La voiture solaire est-elle une solution réaliste ?
Autres voitures
139. Quelle est la puissance du compresseur domestique devant fournir de l’air comprimé à une voiture à air comprimé, avec une autonomie de 100 km à 90 km/h, sachant que la compression prend 2 h ?
Énergétique de la construction automobile
140. Quelle quantité d’énergie est-elle nécessaire pour la fabrication d’une automobile moyenne ?
141. Si une automobile avait une durée de vie moyenne de cinq ans, de combien d’énergie aurait-on besoin, par an, pour fabriquer le parc automobile de l’Union européenne ?
142. Si l’énergie était fournie par des centrales électriques, combien de centrales seraient-elles nécessaires pour fabriquer le parc automobile de l’Union européenne ?
143. Si la durée de vie des automobiles doublait, comment varierait l’énergie nécessaire à la fabrication automobile de l’Union européenne ? Et le nombre de centrales électriques nécessaires à la fabrication automobile de l’Union européenne ?
144. Sachant que, selon certaines estimations, un recyclage adéquat des matériaux permettrait d’économiser un tiers de l’énergie nécessaire à la fabrication des automobiles, combien de centrales électriques seraient-elles nécessaires pour l’Union européenne ?
Le train
145. Quelle est la puissance nécessaire pour déplacer un TGV à une vitesse de 300 km/h ?
146. Quelle est l’énergie consommée par un TGV pour parcourir 100 km ?
147. Sachant qu’un Thalys peut transporter 377 passagers, quelle énergie par passager est-elle nécessaire pour parcourir 100 km ?
148. En tenant compte de la chaîne énergétique, de l’énergie primaire au TGV, le TGV est-il plus ou moins énergivore (par passager) que la voiture ?
L’avion
149. Quelle est l’énergie dépensée par un Airbus A310 pour parcourir 100 km ?
150. Sachant qu’un Airbus A310 peut transporter 246 passagers, quelle énergie par passager est-elle nécessaire pour parcourir 100 km ?
151. Quelle serait la superficie des ailes d’un avion alimenté à l’énergie solaire, avec les mêmes caractéristiques que celles d’un Airbus A310 ? On suppose que le Soleil est au zénith de l’avion.
152. Dans le futur, certains envisagent de couvrir les ailes des avions de panneaux photovoltaïques, afin de fournir tout ou partie de l’énergie électrique nécessaire à alimenter les ordinateurs de bord et autres accessoires. Sachant que la superficie utile des ailes d’un Airbus A310 est d’environ Aailes = 200 m2, quelle puissance électrique serait-elle fournie ainsi ? On suppose que le Soleil est à 45° au-dessus de l’horizon.
153. En tenant compte de la chaîne énergétique, de l’énergie primaire à l’énergie consommée, l’avion est-il plus ou moins énergivore (par passager) que la voiture ? Et que le TGV ?
Les transports et l’environnement
154. Quelle est la quantité de CO2 émise chaque année dans l’atmosphère par les transports ?
155. Quelle est la quantité de gaz à effet de serre (CO2) émise lors du transport des aliments ?
156. Quelle est l’émission de CO2 due au transport de haricots du Kenya vers l’Europe ?
157. Quelle est l’émission de CO2 due au transport d’une pomme de Nouvelle Zélande vers l’Europe ?
158. Qu’est-ce qu’une surface dépolluante à base d’oxyde de titane ?
159. Quels sont les principaux contaminants gazeux présents dans nos villes, et comment exprime-t-on leur quantité dans l’atmosphère ?
160. Combien de NO2 respire-t-on par jour ?
Chapitre 3 - Le bâtiment
Le chauffage
161. Quelles sont les caractéristiques thermiques des isolants, dans le bâtiment ?
162. Comment calcule-t-on le coefficient de transmission thermique, U, d’un mur entier ?
163. Qu’est-ce qu’un VIP (Vacuum Insulation Panel) ?
164. Quelle épaisseur de VIP faudrait-il pour obtenir la même performance que la laine de roche classique ?
165. Comment peut-on évaluer les caractéristiques thermiques d’un bâtiment ?
166. Quelles sont les conditions à remplir pour une utilisation rationnelle de l’énergie thermique d’un bâtiment en hiver ? En été ?
167. Quel est le rôle du thermostat ?
168. Quelles sont les sources de chaleur dans un bâtiment de bureaux ?
169. Quelle est la quantité de chaleur dégagée par un être humain ?
170. Quelles sont les sources de pertes de chaleur dans un bâtiment ?
171. En hiver, comment varie la consommation d’énergie d’un bâtiment de bureaux lorsque la température extérieure varie ?
172. En hiver, comment varie la consommation d’énergie d’un bâtiment de bureaux en fonction de son isolation thermique ?
173. En quoi le bilan thermique d’une maison familiale est-il différent de celui d’un immeuble de bureaux ?
174. En fonction de l’isolation thermique, comment varie la consommation d’énergie d’une maison familiale en hiver ?
175. Comment se comparent la consommation d’énergie, en hiver, d’une maison quatre façades et celle d’une maison deux façades ?
176. Combien d’énergie peut-on économiser lorsqu’on utilise l’énergie solaire entrant au travers des vitrages (effet de serre) si la maison est bien ou très bien isolée ?
177. En quoi la domotique est-elle utile pour effectuer des économies d’énergie ?
Vitrages isolants et colorés
178. Quels sont les rôles du verre dans les habitations ?
179. Quel est le principe d’action des verres à couches ?
180. Quelles sont les caractéristiques lumineuses et énergétiques des vitrages ?
181. Qu’est-ce qui différencie un vitrage adapté au climat chaud de celui adapté au climat froid ?
182. Quel est le principe du verre à couches coloré ?
Surfaces super-hydrophobes
183. Qu’est-ce qu’une surface hydrophobe, hydrophile ?
184. Comment varie la hauteur d’une goutte d’eau posée sur une surface, en fonction du type de molécules présentes ?
185. Qu’est-ce qu’une surface super-hydrophobe ? Quelles en sont les applications potentielles ?
186. Sur une surface super-hydrophobe, quel est le pourcentage d’air et de matériau en contact avec une goutte d’eau ?
Sécurité et surveillance
187. Quels sont les principaux types de détecteurs permettant de repérer une présence dans l’obscurité ?
188. Quelle est la nature du rayonnement émis naturellement par le corps humain et son environnement ?
189. Dans l’infrarouge, comment distinguer le corps humain de son environnement ?
190. Comment mesurer les pertes thermiques d’un bâtiment ?
Le four à micro-ondes
191. Quel est le principe du four à micro-ondes ?
192. Pourquoi y a-t-il des endroits plus froids que d’autres dans un plat chauffé dans un four à micro-ondes ?
193. Pourquoi un four à micro-ondes est-il plus « écologique » qu’un four traditionnel ?
Éclairage
194. Quels sont les paramètres utiles dans la détermination des caractéristiques des lampes ?
195. Quelle est la puissance électrique consommée par une lampe à incandescence à filament de W de 100 W fournissant, sur une aire de 1 m2, le même éclairement lumineux que le Soleil. On suppose que la surface reçoit du Soleil une puissance électromagnétique de PSol = 900 W.m–2 ? Et une LED performante ?
196. De combien de % diminue-t-on la consommation énergétique des lampes, lorsque l’on remplace des lampes à incandescence de 100 W (kW = 17,5 lm/W) par des LED performantes (kLED = 200 lm/W) ? On suppose que l’éclairement lumineux reste inchangé.
Cités végétales
197. Quelle est la superficie de cultures nécessaires à l’alimentation d’un être humain pendant un an ?
198. Dans les conditions de la question précédente, quel est le pourcentage de la superficie de grands centres et agglomérations urbaines (F : Paris Île-de-France, Lille métropole, Lyon, Aire métropolitaine marseillaise ; B : Région de Bruxelles capitale) qui devrait être cultivée pour alimenter la population ?
199. Dans les agglomérations considérées dans la question précédente, quel est le pourcentage de leur superficie qui devrait être cultivée pour que la biomasse fournisse 10 % de leur énergie ? On suppose que 50 % de l’énergie de la biomasse est convertie en énergie utile.
Fermes verticales
200. Quelles seraient l’aire totale et l’aire au sol de fermes verticales de 30 étages (de même superficie chacune) capables de nourrir 10 000 personnes ? On suppose que le rendement énergétique est égal ou 4 fois celui du rendement des cultures habituelles.
201. Dans la ferme verticale de la question précédente, supposons que l’éclairement soit fourni par des lampes LED optimales, donnant le même éclairement que le Soleil. Quelle est la puissance électrique nécessaire pour alimenter ces LED’s ?
202. Dans les conditions précédentes, quelle est la consommation électrique par habitant nécessaire pour fournir l’alimentation d’un être humain ?
Chapitre 4 - Les technologies de l’information et de la communication
Les origines
203. Quelles sont les origines des TIC ?
204. Quels sont les éléments des systèmes d’information et de communication ?
205. De quoi sont matériellement constitués les systèmes d’information et de communication ?
Les ordinateurs
206. Qu’est-ce qu’un ordinateur ?
207. De quoi sont constituées les machines intelligentes ?
208. En quoi un ordinateur est-il une machine intelligente ?
209. Quels sont les éléments d’un ordinateur ?
210. Quelle est la consommation électrique d’un ordinateur ?
Les supercalculateurs
211. Qu’est-ce qu’un supercalculateur ?
212. Dans un ordinateur, combien d’énergie consomme une opération arithmétique de base (addition) ?
213. Quelle est la puissance électrique consommée par un supercalculateur de 1 Pflops ?
La vie des ordinateurs
214. Comment fabrique-t-on un ordinateur ?
215. Pourquoi la fabrication d’un ordinateur requiert-elle de nombreuses étapes ?
216. Quelle est l’évolution prévue de la taille minimum des éléments des ordinateurs ?
217. Comment parvient-on à dessiner les éléments d’un ordinateur un grand nombre de fois ?
218. Quels sont les principaux produits chimiques utilisés pour la fabrication des puces électroniques ?
219. Comment pourrait-on réduire la quantité de produits chimiques nécessaires à la fabrication des puces électroniques ?
220. Quelle est la quantité d’énergie nécessaire à la fabrication d’un ordinateur ?
221. Quelle est la composition moyenne d’un ordinateur et de ses accessoires ?
222. Pourquoi le recyclage d’un ordinateur est-il difficile ?
223. Comment se comparent les bilans écologiques des ordinateurs et des machines à écrire ?
Capacités de stockage
224. Quel est le langage utilisé par les ordinateurs ?
225. Que fait-on lorsqu’on appuie sur une touche du clavier d’un ordinateur ?
226. De quelle capacité de mémoires d’ordinateur a-t-on besoin pour stocker une page de texte ?
227. De quelle capacité de mémoires d’ordinateur a-t-on besoin pour stocker une seconde de son ?
228. De quelle capacité de mémoires d’ordinateur a-t-on besoin pour stocker une image ?
229. Qu’est-ce que la compression d’images ?
230. De quelle capacité de mémoires d’ordinateur a-t-on besoin pour stocker un film commercial moyen ?
231. Combien de pages de texte, d’images, de secondes de son et de film peut-on stocker sur un CD-ROM ?
232. Combien de pages de texte, d’images, de secondes de son et de film peut-on stocker sur un DVD ?
233. Qu’est-ce que la mémoire Flash ?
234. Quelle est la capacité de stockage d’une clé USB à mémoire Flash ?
Le réseau Internet
235. Qu’est-ce que le réseau Internet ?
236. Quelles sont les vitesses de transfert sur Internet ?
237. Comment peut-on évaluer le temps de transfert d’une page de texte par le réseau Internet ?
238. Comment peut-on évaluer le temps de transfert d’une seconde de son par le réseau Internet ?
239. Comment peut-on évaluer le temps de transfert d’une image par le réseau Internet ?
240. Comment peut-on évaluer le temps de transfert d’un document filmé par le réseau Internet ?
Les fibres optiques
241. Quels sont les avantages des fibres optiques par rapport aux fils métalliques pour la transmission de l’information ?
242. Quel est le principe de la transmission de l’information par fibres optiques ?
243. Comment sont constituées les fibres optiques ?
244. Quelles sont les catégories principales de fibres optiques ?
245. Quelles sont les capacités de transfert des fibres optiques ?
GSM et UMTS
246. Quel est le principe de fonctionnement des GSM ?
247. Quel est le principe de fonctionnement de l’UMTS ?
Le système GPS
248. Quel est le principe de fonctionnement du système GPS ?
Big Brother ?
249. Combien de bits sont-ils nécessaires pour identifier chaque être humain ?
250. Combien d’objets différents peut-on identifier grâce à un nombre de 8 octets = 64 bits ?
251. En supposant que, en moyenne, chaque habitant des pays développés téléphone 1 h/jour, combien d’octets sont-ils échangés chaque année par personne, par les habitants de la Belgique (11 M hab), de la France (65 M hab), de l’Europe (500 M hab), du monde développé (1 G hab) ?
252. Combien d’octets sont-ils stockés dans les ordinateurs des entreprises, au niveau mondial ?
253. Quelles sont les capacités de stockage de Google, de Facebook, de la NSA ?
254. Quelles sont les capacités de stockage requises par la multiplication des utilisations de smartphones, tablettes, etc. ?
255. Combien de bytes (B) sont-ils nécessaires pour cartographier la surface terrestre ?
256. Quelle est la capacité de stockage des GPS, permettant de se repérer en Europe ?
Télécommunications et champs électriques
257. Quelle est la valeur du champ électrique à laquelle nous sommes exposés lorsque nous utilisons un GSM ?
258. Quel est le champ électrique auquel nous sommes soumis de la part du Soleil, sachant que, au niveau du sol, la densité de puissance maximale est de  1 000 W/m2 ?
Chapitre 5 - Micro- et nanosciences
Introduction
259. Microsciences et nanosciences : science-fiction ?
260. Comment reculer les limites de la miniaturisation ?
261. Qu’entend-on par microtechnologies et nanotechnologies ?
262. Pourquoi cherche-t-on à diminuer la taille des composants ?
263. Quelles sont les différences majeures entre notre monde et les domaines des micro- et nanosciences et nanotechnologies ?
Les lois d’échelle
264. Quelle est l’utilité des lois d’échelle ?
265. Comment varient les différentes forces mécaniques lorsque L varie ?
266. Comment varient les énergies lorsque L varie ?
267. Comment varient les fréquences de résonance lorsque L varie ?
268. Comment varient les tensions subies par les matériaux solides lorsque L varie ?
Les fluides
269. Comment varient les mouvements dans les fluides lorsque L varie ?
Électromagnétisme
270. Comment varient les grandeurs électriques lorsque L varie ?
Thermodynamique
271. Comment varient les grandeurs thermodynamiques lorsque L varie ?
Optique
272. Comment varient les paramètres optiques lorsque L varie ?
Mécanique quantique
273. Comment varient les grandeurs quantiques lorsque L varie ?
Le monde de Microcosmos
274. Quelles dimensions doivent avoir les pattes des petites bêtes pour que celles-ci supportent leur propre poids ?
275. Quelles sont les forces qui gouvernent l’adhésion des petites bêtes sur le sol, les murs, le plafond ?
276. Pourquoi les petites bêtes ne sont-elles pas des êtres à sang chaud ?
277. Pourquoi les yeux des petites bêtes sont-ils différents des nôtres ?
278. Pourquoi les petits animaux semblent-ils se déplacer plus vite que les grands ?
279. Les petits animaux entendent-ils les mêmes sons, aux mêmes fréquences que les grands ?
280. Pourquoi les petits animaux sautent-ils aussi haut ?
281. Pourquoi de petits animaux arrivent-ils à pousser des masses beaucoup plus importantes qu’eux-mêmes ?
Les microtechnologies
282. En photolithographie, qu’est-ce qui détermine la taille des éléments que l’on peut obtenir ?
La physique des microtechnologies
283. Quelles sont les différences entre les machines thermiques classique et micrométrique ?
284. Comment tourne un micromoteur électrique ?
285. Comment varie le nombre de Reynolds dans les petites canalisations ?
286. Les micromachines sont-elles plus sensibles que les macromachines ?
Les nanotechnologies
287. Quelle serait la longueur d’un fil obtenu en mettant bout à bout tous les atomes contenus dans un litre d’air ?
288. En supposant que l’on peut écrire (avec des atomes) une lettre dans un carré de 10 atomes sur 10 atomes, combien de dictionnaires peut-on écrire sur 1 cm2 ?
289. Comment varie l’aire spécifique de cubes lorsque leur dimension diminue ?
290. Quelle est l’aire spécifique d’une poudre de carbone (d’une masse totale de 1 g), formée de nanoparticules sphériques de rayon r = 10 nm ?
291. Quel volume de gaz (azote) peut-on adsorber sur 1 g de la poudre de carbone de la question précédente ?
292. Combien d’atomes y-a-t-il aux sommets, sur les arêtes, les faces et à l’intérieur d’un cube ?
293. Comment varient les réactivités de poudres de nanoparticules cubiques en fonction du degré de découpage, n ?
294. Quelle est l’énergie requise pour placer un électron sur une nanoparticule ?
295. Comment se manifestent les effets quantiques ?
Dimensions caractéristiques en nanotechnologies
296. Quel est le diamètre d’une sphère pour laquelle le nombre d’atomes en surface est égal à 1 ou 10 % du nombre total d’atomes de la particule ?
297. Quel est le nombre d’atomes dans une sphère pour laquelle le nombre d’atomes en surface est égal à 1 ou 10 % du nombre total d’atomes de la particule ?
298. Quelle est la longueur du côté d’un cube pour lequel le nombre d’atomes en surface est égal à 1 ou 10 % du nombre total d’atomes de la particule ?
299. Quel est le nombre d’atomes dans un cube pour lequel le nombre d’atomes en surface est égal à 1 ou 10 % du nombre total d’atomes de la particule ?
300. Qu’est-ce que l’effet gecko, et quelle force par cm2 peut supporter une surface à effet gecko ?
Pour en savoir plus
Remerciements

Cette nouvelle édition comporte des dessins inédits de

Pour toute information sur notre fonds, consultez notre site web : www.deboeck.comL’éditeur remercie tous ceux qui ont accepté de lui accorder l’autorisation de publier dans le présent ouvrage les extraits dont ils détiennent les droits de reproduction. En dépit de ses recherches et sollicitations, l’éditeur n’a pas réussi à joindre certains ayants droit. Qu’ils soient avertis ici qu’il reste à leur disposition pour satisfaire, le cas échéant, à la législation sur le droit d’auteur.Photo de couverture : probabl. Exposition internationale de Charleroi 1911 © coll. privée Rémi Bertrand Maquette : Communications Mise en pages : Nord Compo Crédits : © Jean Imhof/Fotolia (question 209).

© De Boeck Éducation s.a., 2014 Fond Jean Pâques, 4 – 1348 Louvain-la-Neuve

Même si la loi autorise, moyennant le paiement de redevances (via la société Reprobel, créée à cet effet), la photocopie de courts extraits dans certains contextes bien déterminés, il reste totalement interdit de reproduire, sous quelque forme que ce soit, en tout ou en partie, le présent ouvrage. (Loi du 30 juin 1994 relative au droit d’auteur et aux droits voisins, modifiée par la loi du 3 avril 1995, parue au Moniteur du 27 juillet 1994 et mise à jour au 30 août 2000.) La reprographie sauvage cause un préjudice grave aux auteurs et aux éditeurs.Le « photocopillage » tue le livre !

EAN 978-2-8041-8665-4

Cette version numérique de l’ouvrage a été réalisée par Nord Compo pour le Groupe De Boeck. Nous vous remercions de respecter la propriété littéraire et artistique. Le « photoco-pillage » menace l’avenir du livre.

ACTION

Une collection pluridisciplinaire pour les enseignants, replaçant les grands enjeux de société au cœur de l’école !

BADA Fr., ROBINET C.,Poésie et oralité. Comprendre le texte poétique pour le dire, 2014 (sciences humaines)

COBUT G.(sous la direction de), Comprendre l’évolution 150 ans après Darwin, 2009 (sciences et mathématiques)

CONDÉ M., FONCK V., VERVIER A.,À l’école du cinéma. Exploiter le film de fiction dans l’enseignement secondaire, 2006 (ouvertures)

DE KEERSMAECKER M.-L., DETRY A., DUFAYS J.-L.(sous la direction de),Interdisciplinarité en sciences humaines. Huit disciplines, cinq projets pédagogiques,

2014 (sciences humaines)

DERROITTE H.,Donner cours de religion catholique. Comprendre le Programme du secondaire, 2009 (sciences humaines)

ETIENNE D., Enseigner les langues étrangères. Quels sont nos objectifs et nos priorités ? 2011 (sciences humaines)

GERARD F.-M., BIEF, Évaluer les compétences. Guide pratique, 2e édition, 2009 (pédagogie générale)

KOSTRZEWA F., Ateliers d’écriture. 26 lettres en quête d’auteurs, 2007 (sciences humaines)

LELEUX F., Pour une didactique de l’éthique et de la citoyenneté.

Développer le sens moral et l’esprit critique des adolescents, 2010 (sciences humaines)

MÉRENNE-SCHOUMAKER B., Didactique de la géographie.

Organiser les apprentissages, 2e édition, 2012 (sciences humaines)

PEETERS L., Méthodes pour enseigner et apprendre en groupe, 2e édition, 2009 (pédagogie générale)

REY B., Discipline en classe et autorité de l’enseignant. Éléments de réflexion et d’action, 2e édition, 2009 (pédagogie générale)

REY B., STASZEWSKI M.,Enseigner l’histoire aux adolescents, Démarches socio-constructivistes, 2010 (sciences humaines)

SOUVERYNS P., HEINS P., [Re]lire Magritte. 7 clefs pour comprendre une œuvre d’art, 2009 (ouvertures)

SPROD T.,La science dialoguée. Une autre approche de l’enseignement des sciences, 2013 (sciences et mathématiques)

WAUTELET M., DUVIVIER D.,Sciences, technologies et société. Guide pratique en 300 questions, 4e édition, 2014 (sciences et mathématiques)

WIAME B.(sous la direction de), Enseignant et neutre ? Les obligations en Communauté française de Belgique, 2e édition, 2009 (pédagogie générale)

Les auteurs

Michel Wautelet est physicien, professeur e.r. de l’Université de Mons (Belgique). Ses travaux concernent, notamment, l’étude des relations entre sciences, technologies et société. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Les nanotechnologies (dir.) (Dunod, Paris, 3e édition, 2014) et Vivement 2050 ! Comment nous vivrons (peut-être) demain (L’Harmattan, Paris, 2007).

Damien Duvivier est physicien, docteur en Sciences de l’Université de Mons (Belgique). Sa thèse de doctorat portait sur la mouillabilité des surfaces. Il reste impliqué dans des projets de vulgarisation scientifique.

La première édition de Sciences, technologies et société a reçu le prix Joseph De Keyn de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et Beaux-Arts de Belgique.

Avant-propos à la 4e édition

UNESOCIÉTÉTECHNOSCIENTIFIQUEENÉVOLUTION

Nous vivons incontestablement dans une société où les sciences et les technologies jouent un rôle essentiel. Après la Seconde Guerre mondiale, notre société occidentale a découvert la puissance de la science et des technologies. S’en est suivie une époque d’euphorie scientifique dans les années 1960-1970 – les Golden sixties. Tout le monde était persuadé que les sciences représentaient le sommet du génie humain. Les sciences allaient permettre de résoudre tous les problèmes. La conquête de l’espace, l’avènement de l’électroménager, l’automobile pour tous, la télévision, le confort domestique, l’abondance de biens étaient des facteurs qui ne pouvaient que développer notre croyance dans la toute puissance des sciences et des techniques.

Puis, retour de manivelle, dans les années 1970-1980, les hommes découvrent la fragilité de ce nouveau monde. La crise pétrolière de 1973, les accidents de pétroliers, la chute de quelques avions porteurs de bombes nucléaires, la pollution de rivières et des villes, le réchauffement de l’atmosphère, la course effrénée aux armements entraînent un insidieux sentiment de catastrophisme. Tout cela est-il aussi sûr qu’on a voulu nous le faire croire ?

Au catastrophisme des années 1980 succède la mise en perspective des problèmes dans la décennie 1990 avec, en prime, la fin de la Guerre froide et l’éloignement – mais pas la disparition – du spectre de la guerre nucléaire. Simultanément, on se rend compte que le développement anarchique ne peut se poursuivre indéfiniment. Et la préservation de l’environnement devient une préoccupation de toutes les générations. Il s’agit donc d’initier un système de « développement durable », dans lequel tout le monde devra trouver son compte.

Le passage au nouveau millénaire voit le début de prises de décision importantes pour la survie de l’humanité. Ceci a lieu en même temps que l’arrivée de la crise pétrolière de 2008, suivie de celles des finances, de l’économie, etc. Mais il faut prendre des décisions. Et il ne s’agit pas que de nous, les citoyens des sociétés développées. Mais de toute l’humanité. Il ne faut pas que les habitants des régions en voie de développement atteignent un niveau satisfaisant de développement en répétant nos erreurs. Mais comment faire ?

Un élément important de toute solution passera indubitablement par la prise en compte des aspects scientifiques et technologiques. On ne peut résoudre la question des énergies, de la pollution, etc. en oubliant ou négligeant les technosciences. Or, le monde est complexe, et les solutions le sont aussi.

DELANÉCESSITÉD’ÉVALUATIONSDEDONNÉESTECHNOSCIENTIFIQUES

Étant donné le nombre grandissant de questions cruciales, possédant un ou plusieurs aspects technoscientifiques, il est nécessaire que chacun puisse se faire une idée, personnelle, mais justifiée. Pour cela, des données numériques, des évaluations simples (mais non simplistes) sont nécessaires. À ce stade, on se retrouve souvent confronté à un dilemme : moi, non spécialiste, suis-je suffisamment informé pour me forger ma propre opinion, ou dois-je faire appel – et confiance – aux experts ? La réponse n’est pas évidente. Néanmoins, le point de départ de ce livre est que, moyennant des connaissances suffisantes de notions fondamentales de sciences – telles que vues dans l’enseignement secondaire – plus des données techniques, il est possible, dans de nombreux cas, de faire soi-même des calculs d’ordres de grandeur. Ceux-ci peuvent nous permettre de faire la part des choses dans les discours de politiciens ou de décideurs, ou dans les articles généraux des journaux, les renseignements (pas toujours exacts) fournis sur Internet. Il s’agit d’une démarche citoyenne essentielle.

UNCHAÎNONMANQUANT

Entre le spécialiste, le technicien et le citoyen, une étape est généralement manquante. Lorsqu’on essaye d’en savoir plus sur une technologie donnée ou un problème scientifique complexe pour, à partir des principes scientifiques fondamentaux, essayer d’effectuer des calculs d’ordres de grandeur, on trouve peu de données utiles. Il est assez facile de trouver des articles ou ouvrages de vulgarisation, des sites Internet. On trouve aussi, parfois, des données techniques pointues. Mais, entre les deux, il n’y a guère d’informations utiles. Ce fut la principale difficulté de la rédaction de ce livre : la collecte de données numériques, le « décorticage » de technologies et de questions scientifiques. Trouver un chiffre nécessaire à une évaluation requiert parfois plusieurs heures de recherche. Si le présent ouvrage permet aux lecteurs de trouver des informations manquantes, un de nos objectifs serait atteint.

UNPUBLICMULTIPLE

Ce livre s’adresse à plusieurs catégories de lecteurs. D’abord, au citoyen désireux de se faire une opinion sur certains thèmes à caractère technoscientifique. Il trouvera ici de quoi nourrir sa réflexion. Au curieux aussi, qui veut savoir sur quoi reposent différentes technologies, quels sont leurs liens et implications avec la société. Aux enseignants, qui trouveront des données numériques, des formules de base pour illustrer leur cours de sciences. Notre volonté est de démontrer qu’il est possible d’appréhender des problèmes de société majeurs, à partir de notions scientifiques vues dans le secondaire. N’est-ce pas une voie à suivre pour recréer une dynamique nouvelle dans l’enseignement des sciences, et pour montrer aux enseignants et aux jeunes l’utilité des cours de sciences, des mathématiques élémentaires ? Ce livre s’adresse aussi à tous ceux qui ont pour mission d’informer le public. Ils trouveront ici des données, des raisonnements utiles pour, selon leurs propres sources, réévaluer certains chiffres officiels, analyser certains discours techniques ou politiques à l’aide de faits scientifiques et techniques.

DESDONNÉESQUIÉVOLUENTETÉVOLUERONT

Le présent ouvrage est basé sur notre intérêt, sur nos opinions également. Lorsque l’on traite de problèmes de société, même à caractères scientifique et technique, il ne faut pas perdre de vue que l’être humain est subjectif. Nous en sommes conscients. Il convient que le lecteur le sache également. Le but de l’ouvrage est, certes, de donner des chiffres utiles, mais surtout de montrer comment traiter différents problèmes. Les données numériques sont tirées d’ouvrages, d’articles, de sites Internet trop nombreux pour être tous cités. Mais les chiffres évoluent, le lecteur peut avoir des informations différentes de celles présentées ici. Le but du livre est que tout lecteur puisse, à partir de ses propres informations, refaire ses propres calculs pour se forger sa propre opinion.

DESTHÈMESPERSONNELS

Bien entendu, les thèmes impliquant les sciences, les technologies et la société sont nombreux. Nous avons dû opérer une sélection en fonction des questions, nombreuses, que nous nous posons. C’est pourquoi, plutôt que de fournir un texte continu, nous avons préféré une suite de questions-réponses, aussi progressive que possible. D’autres questions sont possibles. Nous invitons le lecteur à nous les faire connaître. Ce livre n’est pas un texte fini, ni doctrinal. Il se veut honnête, le plus exact possible. Et lorsqu’il y a un doute ou matière à contestation des chiffres, cela est noté. Mais nous ne sommes pas omniscients. Bien entendu, pour rédiger l’ouvrage, des discussions, des échanges avec divers spécialistes ont eu lieu. Il ne faut pas perdre de vue que, ici, nous nous limitons à des problèmes simples. Nous nous intéressons à des questions du style « Yaka ». Restons cependant conscients que la solution pratique peut être – et est le plus souvent – complexe. Il est évident qu’il y a loin du principe de base à la réalisation technique pratique.

DESPRÉ-REQUIS… FACULTATIFS

Un livre comme celui-ci repose sur un certain nombre de connaissances de base, que nous supposerons acquises. Pour en profiter pleinement, le lecteur doit connaître, ou se rappeler, les notions fondamentales de sciences vues dans le secondaire. Pas de complexes, cependant. Moyennant un minimum d’efforts, le lecteur curieux pourra, nous le croyons, tirer profit de ce livre ! Il n’y a pas de formules mathématiques compliquées. À quelques rares exceptions près, il n’y a que des additions, soustractions, multiplications et divisions. De plus, il n’est pas nécessaire de comprendre chaque formule pour appréhender l’esprit de toutes les réponses faites aux problématiques abordées. La plupart des réponses aux 300 questions qui suivent sont donc accessibles au plus grand nombre, ce qui fait de cet ouvrage un guide pratique à l’usage de tous !

Michel Wautelet Damien Duvivier

Introduction

1. Quels sont les liens entre les sciences, les technologies et la société ?

Aujourd’hui, il est évident que nous vivons dans une société dans laquelle les sciences jouent un rôle important. Ceci se remarque principalement dans les technologies diverses, qui résultent des applications des sciences. Toutefois, les technologies ne sont pas que des applications des sciences, mais le résultat d’interactions entre divers acteurs scientifiques, techniques, commerciaux, psychologiques, politiques, financiers, etc. Par ailleurs, si les sciences influencent la société, il est tout aussi évident que la société influence les sciences. Ceci se voit dans la manière dont le public perçoit les sciences et les scientifiques, dont les politiciens et les industriels financent les recherches scientifiques et techniques, etc.

2. Quelles sont les catégories principales de problèmes scientifiques vis-à-vis de leurs implications pour la société ?

Selon leurs implications sur le fonctionnement de la société, on peut classer les problèmes scientifiques de différentes manières. La première est de les classer selon leurs implications indirectes et directes. Il y a d’abord la connaissance « pure » (cosmologie, particules élémentaires) qui, en soit, a peu d’implications directes pour le fonctionnement de la société (nous ne considérons pas ici les retombées indirectes, dues à la mise au point d’appareils qui, plus tard, pourront être appliqués à des problèmes plus terre à terre). Ensuite, il y a la connaissance de ce qui nous entoure dans la nature (la météo, les orages...). Puis viennent les objets de notre vie quotidienne (outils, électroménager, automobile...). Les technologies industrielles et les applications militaires des technosciences viennent ensuite. Et enfin les problèmes globaux, comme les changements climatiques. Du premier type de problème aux suivants, le nombre d’acteurs non scientifiques intéressés au problème croît continûment, de quelques-uns à toute l’humanité.

On peut aussi classer les problèmes selon leur degré de complexité. Dans les relations entre les sciences et la société, plusieurs niveaux de « complexité » existent. Ces niveaux sont associés à des rôles différents de la science dans la société même, mais aussi à des méthodes scientifiques différentes. On peut classer les problèmes scientifiques en trois catégories, liées à trois catégories d’expertise scientifique.

Ces catégories sont définies en termes de deux paramètres : l’incertitude des systèmes et l’enjeu des décisions.

Lorsque les deux paramètres sont faibles, on est dans le domaine de la science appliquée. Tous les acteurs du domaine appliquent les mêmes conventions, les mêmes modèles et résolvent les problèmes de la même manière. Ils sont donc aussi d’accord sur les conclusions à tirer et les décisions (techniques) à prendre, qui concernent d’ailleurs des problèmes sur lesquels ils sont seuls experts. C’est le cas, notamment, des ingénieurs d’une entreprise, qui mettent au point un procédé interne de fabrication, ou réparent un appareillage en panne. C’est aussi le cas des applications militaires, dont les spécialistes savent comment les fabriquer. Ici, les connaissances scientifiques seules peuvent permettre d’appréhender la majeure partie du problème. Pour comprendre les effets des explosions nucléaires, par exemple, ou les caractéristiques et l’emploi des missiles intelligents, les connaissances scientifiques sont suffisantes (moyennant, évidemment, la connaissance de l’état actuel d’avancement des technologies).

Lorsque les deux paramètres ont une valeur plus élevée, quelque chose de plus doit être introduit. Ce que l’on peut appeler le jugement, ou le savoir-faire ou l’expérience personnelle. C’est le domaine de la consultance professionnelle. Si les enjeux de la décision ne sont pas faibles, il faut faire appel à d’autres que des techniciens. Et il peut y avoir désaccord entre eux. Néanmoins, souvent, les différentes parties peuvent se mettre d’accord sur une méthodologie pour résoudre le problème et pouvoir prendre la décision adéquate. Donc, ici, les scientifiques ne sont plus seuls compétents et d’autres acteurs sont nécessaires, comme, souvent, des économistes. Un exemple est celui des énergies. Savoir quel type d’énergie utiliser dans le futur n’est pas qu’un problème de technologies ; il y a des questions économiques (le coût du kWh), écologiques (les conséquences environnementales), sociologiques (le public sera-t-il d’accord), politiques (la dépendance vis-à-vis d’un approvisionnement extérieur), géographiques (où placer des éoliennes), etc.

Lorsque les deux paramètres sont élevés, et une nouvelle méthodologie, une nouvelle conception de la sorte de science appropriée sont nécessaires. C’est le domaine de ce que l’on peut appeler la science post-normale (post-normal science). Les incertitudes sont grandes, comme le sont les enjeux. Un exemple-type est celui du changement climatique. Les incertitudes sur les effets, individuels et combinés, de l’accroissement de CO2, du rôle de l’océan, du Soleil, des changements de climats, de la déforestation, de la démographie, de la pollution, des émissions volcaniques... sont grandes. Les effets sont peut-être contradictoires et un petit changement d’un des paramètres (même inférieur aux « incertitudes de mesure ») peut modifier complètement les scénarios prévus. D’autre part, aucun spécialiste des disciplines invoquées (météorologue, chimiste de l’atmosphère, océanologue, écologiste, démographe, informaticien...) ne possède tous les éléments en main et ne peut honnêtement pas être certain des incertitudes des autres. Donc il ne peut tirer lui-même de conclusion certaine, pas plus qu’aucun autre individu, à quelque niveau d’information ou de décision qu’il soit. Pourtant, il faut prendre des décisions, aux enjeux importants pour le futur de l’humanité. Et ce sans négliger l’entrée d’autres acteurs dans le débat, qui n’est pas exclusivement scientifique, comme les citoyens du monde, les politiciens, les économistes. En résumé, dans ces domaines, «