TroGlück et VaLuck - Anne Chicard - E-Book

TroGlück et VaLuck E-Book

Anne Chicard

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Beschreibung

Inspiré des Lettres persanes de Montesquieu, TroGlück et VaLuck est un conte philosophique à destination des petits et des grands. Il évoque et incarne l'une des valeurs fondamentales de notre République, la Fraternité. Ce conte est un prétexte à la discussion, aux rapprochements, aux échanges, à la réflexion philosophique...

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EPUB

Seitenzahl: 28

Veröffentlichungsjahr: 2017

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« Une des fonctions essentielles du conte est d’imposer une trêve au combat des hommes. »

DANIEL PENNAC

« Conter son rêve, c'est être revenu à l'état de veille. »

SÉNÈQUE

« La vie ressemble à un conte : ce qui importe, ce n'est pas sa longueur, mais sa valeur. »

SÉNÈQUE

« Un conte sans moralité est comme une noix vide qui ne vaut pas d’être cassée. »

J. H. EWING

Sommaire

TroGlück et VaLuck

Lettres persanes de Montesquieu (1721)

Histoire des grottes Loubière de Chateau-Gombert à Marseille.

D’où viennent les prénoms TroGlück et ValLuck ?

Il y a fort longtemps, bien avant que Marseille soit cette grande ville que nous connaissons aujourd’hui, il existait un village qui s’appelait Château Gombert. Ce village se distinguait dans toute la cité phocéenne par une particularité : il possédait des grottes, les grottes Loubière.

C’est pour cela qu’on surnommait le village de Château Gombert « le village des Troglodytes ».

Néanmoins, quand on parlait du « village des Troglodytes », on avait l’impression qu’il y avait deux villages dans le village. En effet, la moitié des habitants vivait dans les grottes et l’autre moitié habitait dans la vallée.

Tant et si bien que les villageois s’étaient donnés eux aussi des surnoms. Les habitants des grottes étaient appelés les Troglois et ceux de la vallée, les Valois.

Quand les Troglois et les Valois se rencontraient, ils se disaient « bonjour » du bout des lèvres. Dès qu’ils avaient le dos tourné, ce n’était que médisances, railleries et moqueries. Si un Valois vendait de la marchandise à un Troglois, c’était toujours au prix le plus cher, et inversement.

Vous imaginez bien qu’Il était encore moins question qu’un Troglois épouse une Valoise, et inversement.

Cependant il y avait deux villageois qui n’avaient pas le même comportement que tous les autres. Il y avait TroGlück, un Troglois des grottes Loubière et ValLuck un Valois de la vallée de la Loubière et de la Baume.

Quand TroGlück et ValLuck se rencontraient sur les chemins des collines, ils se donnaient des nouvelles et s’échangeaient des astuces. Ils s’invitaient régulièrement à manger.

TroGlück et ValLuck se désolaient de l’attitude des autres villageois qu’ils trouvaient vraiment dommageable pour l’ensemble du village.

Une année, il a plu, tellement plu, que tous les champs ont été inondés de telle sorte qu’il n’y eut quasiment aucune récolte.

Les Valois mettant leur orgueil dans leurs poches, allèrent trouver les Troglois pour leur demander de l’aide.

Les Valois ont demandé aux Troglois de partager leur stock de nourriture qu’ils avaient conservé bien au frais dans leurs grottes.

Mais la réponse des Troglois était claire :

« Après toutes vos médisances, vos railleries et vos moqueries, vous voudriez qu’on vous aide : hors de question ! »

Cette fin de non-recevoir fut fatale aux Valois qui périrent presque tous affamés.

L’année suivante, il plut normalement et il y eut juste quelques récoltes, à peine suffisantes pour les Valois qui avaient survécu. De leur côté, les Troglois avaient épuisé toutes leurs réserves ; les stocks des grottes étaient vides. Ils sont allés trouver les Valois pour leur acheter les fruits de leur récolte comme ils le faisaient habituellement.

Mais ce fut une fin de non-recevoir. Les Valois refusèrent de vendre leurs récoltes aux Troglois même au prix le plus cher :

« Vous avez refusé de nous aider l’an dernier ; tous nos voisins ont péri par votre faute. Pour la peine, nous refusons de vous vendre quoique ce soit ».