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L'auteure décline sur différentes tonalités la thématique inépuisable de l'amour.
Une poésie en féminité, en douceur, en violence, en rondeur, en élégance.
Laissez-vous envoûter par les voluptueuses musiques des mots qui vous offriront les images, les couleurs, les parfums !
Des poèmes langoureux inspirés par l'univers musical.
EXTRAIT DE
SÉRÉNITÉ
Un halo de lumière poudrée
enveloppe l’intimité de ma sphère.
Des notes pures et sensuelles
subliment mes sentiments,
les exaltent, les enchantent
tandis que je me sens flotter
au-dessus d’un lac de félicité.
Murmures et confidences
se reflètent en surface
de mon âme blessée qui tente son envol
vers la plénitude de l’instant.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Née en 1948,
Liliane Fauriac a enseigné dans plusieurs écoles primaires de la Haute-Vienne. Une double passion, celle de l'écriture et celle de la marche où elle puise énergie et inspiration, l'a conduite à publier son premier ouvrage en 2011.
Son goût pour les voyages et les rencontres y est imprimé comme dans les livres suivants, à travers des descriptions poétiques. Elle l'exprime avec la sensibilité et l'enthousiasme qui l'anime. Impliquée dans la vie associative, dynamique et ouverte, elle aime partager ses émotions au fil des mots écrits le plus souvent en écoutant ses musiques.
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Seitenzahl: 36
Veröffentlichungsjahr: 2018
ARABESQUES
Cet ouvrage a été composé par les Éditions Encre Rouge ISBN papier : 978-2-37789-003-3
®
7, rue du 11 novembre – 66680 Canohes Mail : [email protected] Graphisme : Laure Thizon
Un halo de lumière poudrée
enveloppe l’intimité de ma sphère.
Des notes pures et sensuelles
subliment mes sentiments,
les exaltent, les enchantent
tandis que je me sens flotter
au-dessus d’un lac de félicité.
Murmures et confidences
se reflètent en surface
de mon âme blessée qui tente son envol
vers la plénitude de l’instant.
Plus de renoncement, de déception, ni de regret.
Seulement l’élévation vers la pureté,
la beauté vertigineuse d’un amour absolu
dilué dans les larmes tombées
du lac de souvenirs trop doux.
Conjugué en musique, à tous les temps,
porté au-delà des limites du corps meurtri,
conduit aux frontières intemporelles,
vers les paisibles champs de lumière,
à l’ombre fraîche des fontaines,
mon amour éclate et resplendit
comme un astre éternel
irradiant l’infinie vastitude de la sérénité.
Nul ne sait d’où il vient.
Nul ne sait où il va.
Ni pourquoi, ni comment.
Il nous choisit, nous habite,
nous emplit d’une joie indicible,
nous enveloppe d’un voile chatoyant.
Il nous extirpe des ténèbres
et nous plante en pleine lumière.
Il nous transporte et nous hisse
au sommet de la grâce.
Il nous explore, nous pétrit,
nous inspire, nous exalte.
Il cristallise nos désirs, nos espoirs.
Et puis, au crépuscule d’un été nébuleux,
il épuise la source et reprend son envol.
Il nous vide, nous déserte et nous laisse
apeuré, démuni, au seuil du doute,
déposant au fond de notre cœur
Cœur et chair en suspension,
l’esprit transite dans l’espace
entre bonheur et frustration
vers un sublime face à face.
Une étrange navigation
par les nuées et les nuages
suspend le souffle, les émotions
au fil d’un espoir, d’un présage.
Flottent les rêves, les sensations
en apnée au-delà des heures.
Des images en surimpression
frôlent les songes en douceur.
Le corps épouse des variations :
élégantes nuances, sons feutrés,
il vibre, chante sa partition
en silence nomade, il oscille.
Vagabonde discrétion
de l’attente la plus fébrile.
Des milliers d’amulettes
Essences en gouttelettes
Immobiles et muettes
Perles en apparence
Déferlent en transparence
Condensé d’élégance
Perception fragile et éphémère
Concentré d’univers
Dans l’impalpable sphère
Qu’un rayon de soleil les irise
Un souffle les déstabilise
Elles oscillent, se rétablissent
Suspendues elles s’affolent
Au fil d’une herbe folle
Puis fécondent le sol
Rosée du matin clair
Élixir qu’on espère
(concerto n°5 Beethoven)
Le souffle puissant de la musique
me libère du carcan d’un amour meurtri.
Il m’enlève, m’allège, m’élève.
Des lambeaux de tristesse se délitent
emportant avec eux les larmes de l’oubli,
voguant en solitaires sur l’océan des regrets.
L’énergie des ondes musicales
m’aspire dans une spirale d’espérance
vers une source de lumière.
Mon esprit lucide et disponible
accueille la vibrante, étrange,
délicieuse sensation de planer sur la portée.
Le concerto impérial, triomphant de la peur,
me dépose au cœur de l’énergie vitale
où bat la pulsation primordiale.
J’avance vers l’harmonie du cœur,
dépassant le passé,
confiante en l’avenir
Dans une symphonie de bleu et de blanc
Je quitte le sol et mes repères
Pour planer au-dessus des nuages,
Au-delà des ondulations fluides,
Mouvantes masses grises qui encombrent le ciel.
J’emporte dans mon cœur
Des trésors-souvenirs.
Quelques trouées encore laissent filtrer
Des îlots de tristesse cloués au sol :
Les dernières accroches
À tout ce qui entrave
Un envol vers la sérénité,
Le silence et la paix.
À la lisière du blanc et du bleu infini
À la limite du réel et du rêve
Du concret et de l’absolu.
Je dilue ma tristesse
Dans l’océan de plénitude.
Je franchis la frontière
De mes désirs d’ailleurs.
Dans mon cœur coquillage
Lourd de splendeurs,
Avide de tendresse,
Je grave des images
Et mes pas sur le sable.
Caresse du vent,
Douce alliance des eaux et du ciel,
Dunes et vagues se mêlent
Dans un tourbillon d’émotions.
Vibrations de la houle aux ailes du désir :
Désert et océan unis dans un acte sacré.
Vapeurs parfumées
Bougies allumées
Cascades enflammées
Brumes troublantes
Chaleur ambiante
Mains caressantes
Volutes sensuelles
Douceur irréelle
Pureté rituelle
Féminité complice
