Attention, Marion ! - Fanny Joly - E-Book

Attention, Marion ! E-Book

Fanny Joly

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Beschreibung

Marion et son frère Charles sont les héros préférés des 10/15 ans dans JE BOUQUINE (Bayard) chaque mois depuis 1995. Désormais en numérique. Youpi !

Bouh ouh ouh… Tempête de larmes ! Rage et désespoir ! Charles a piqué le carnet intime de Marion, là où elle écrit en long et en large qu’elle est amoureuse de Félix (meilleur copain dudit Charles)… Et maintenant, à QUI le voleur va-t-il montrer son butin ? À Fé… OH, NOOON ! Comment empêcher ce désastre ?

Retrouvez Marion et son frère Charles dans une nouvelle aventure palpitante !

EXTRAIT

Mon frère surgit. Je suis scotchée, tétanisée.
- Je… Je cherche le… raccord de la pompe à vélo…, je bafouille d’une voix blême.
Charles est déjà à quatre pattes, le tesson de bouteille à la main.
- C’est quoi, ce travail ? Tu te paies ma tête ?
Il me regarde comme s’il allait s’en servir pour m’assommer.
« Allons Marion, ne te laisse pas abattre : la meilleure défense c’est l’attaque ! » m’ordonne la petite voix de ma tête.
J’obéis :
- Mollo hein, c’est plutôt TOI qui te paies MA tête ! abois-je. Tu bois du whisky, maintenant ? Il ne manquait plus que ça !
- De quoi tu te mêles !?! Non mais de quoi tu te mêles !?! Je le crois pas !!!
- Moi non plus, je le crois pas ! Tu peux m’expliquer pourquoi t’as des dopes dans ta chambre, aussi ? Bravo, Monsieur le Spécialiste de la Lutte Anti-Tabac ! T’aurais pas fumé le raccord de la pompe à vélo, par hasard ? Méfie-toi, c’est mauvais pour les bronches !

À PROPOS DE L'AUTEUR

Née en 1954 dans une famille nombreuse, Fanny Joly commence très tôt à écrire des petits sketchs avec sa sœur Sylvie. Pendant plus de vingt ans, elle travaille comme conceptrice-rédactrice dans la publicité mais n'abandonne pas pour autant l'écriture. C'est en devenant maman qu'elle se lance tout naturellement dans la littérature pour enfant. Aujourd'hui Fanny Joly a écrit plus de 200 ouvrages pour tous les âges et a été récompensée par une trentaine de prix littéraires.

Fanny Joly fait lire et rire la jeunesse, tous âges confondus, depuis 1986. Elle a publié plus de 400 albums et romans, vendus à des millions d’exemplaires, traduits en 25 langues (au moins). Trois de ses séries sont adaptées en dessin animé (Gudule, Hôtel Bordemer, Les Enquêtes de Mirette). Fanny a reçu plein de prix. Ce qui lui fait le plus plaisir ? Presque toutes ces récompenses lui ont été décernées par des jurys de lecteurs…

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EPUB

Seitenzahl: 47

Veröffentlichungsjahr: 2018

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Couverture

Ce roman est paru pour la 1re fois en août 2006 dans Je Bouquine n °270 (Bayard).

www.fannyjoly.com

CHAPITRE 1Tranquille…

Le soleil brille sur Issy-les-Moulineaux. Les grilles du collège sont fermées, bouclées, cadenassées pour deux grand mois. Youpi ! Mazaud-dit-Sado, notre redoutable redouté CPE, doit être loin à l’heure qu’il est… Où peut-il partir en vacances ? Je le verrais assez bien visiter le bagne de Cayenne. Ou la prison d’Alcatraz… Et Fulmio, le plus cruel des profs de maths ? Pourquoi pas en train de faire des pâtés sur une banquise au Groenland, pendant que sa maman, assise sur un pliant, le surveillerait tout en tricotant (avec des moufles) un de ces horribles pulls couleur caca d’oie qu’il arbore tout au long de l’année ?

Moi, en tout cas, je suis bien tranquille, allongée en travers de la pelouse du n° 25 rue des Acacias (autrement dit chez moi). Bon, bien sûr, j’ai quelques soucis : mes braves parents n’ont rien prévu pour « nos » vacances du mois d’août. Mais nous ne sommes que début août… Ils ont encore le temps d’organiser un fabuleux voyage à Hawaï ou Honolulu. On peut rêver…

En attendant, la vie est belle. En réalité, la vie serait tout à fait belle si je n’avais pas un frère et s’il n’était pas en vacances à Issy-les-Moulineaux, au n° 25 rue des Acacias très exactement. Ces derniers temps, j’ai l’impression que Charles essaie de battre le record du type le plus infect de l’Ouest parisien, et à mon avis, il est bien placé.

Rien que ce matin, par exemple, il successivement : réveillée à 8hl7au son de son maudit saxophone (en pleines grandes vacances, il faut le faire !) ; insultée à 9h09 sous prétexte que j’avais osé mettre un peu de musique alors que Monsieur venait de décider de travailler (en pleines grandes vacances, il faut le faire !) ; liquidé les Cherry Chocos sous mon nez au petit déjeuner, une fois de plus (c’est un de ces gags récurrents, ce genre de comique de répétition ne me fait pas du tout rire) ; branché l’arrosage automatique juste après que je m’étais installée sur l’herbe en vue de bronzer ; aboyé « T’es de la police ? » à 10h57 quand je lui ai demandé où il partait et s’il rentrerait déjeuner.

« N’y pense plus, Marion ! me souffle une petite voix dans ma tête. Ton maillot est sec maintenant. Ton portable n’a pas été arrosé, les branches du châtaignier Vont protégé. Les oiseaux gazouillent. Les UV caressent ton épiderme. Negâche pas ces précieux instants. Oublie Charles comme il t’oublie. »

Excellente idée. Je vais essayer. Ce n’est pas facile. Quand je repense au coup qu’il m’a fait hier encore…

Touit touit touit touit !

Tiens, mon téléphone sonne. Répondons, ce sera toujours mieux que de ruminer.

- Marion ?

- Camille ! T’es où ?

- Tu devineras jamais : chez moi !

- Comment ça, chez toi ? Ici, à Issy ?

- Ouais !

- C’était pas hier que tu partais au Mexique ?

- Ben, normalement si… Mais finalement, non ! Viens chez moi, je vais te raconter.

- Non, viens, toi ! Charles n’est pas là, je suis tranquille dans le jardin, j’ai pas trop envie de bouger.

Silence au bout du fil. Bécasse que je suis : l’absence de mon frère n’est pas une bonne nouvelle pour tout le monde, et surtout pas pour ma meilleure amie. De même que j’ai du mal à oublier Charles, je n’arrive pas à me souvenir que Camille s’obstine à le trouver supersympa…

- Viens, j’te dis, insiste ma copine, j’ai commandé des sushis pour le déjeuner.

- Ben, tu les apportes !

- J’peux pas. Le livreur n’est pas encore passé, je l’attends, allez, remue tes fesses !

Avec Camille, j’ai rarement le dernier mot. Est-ce elle qui possède trop d’autorité ou moi pas assez ? Peu importe, j’aime bien aller chez elle, de toute façon. Ça me change. J’ai l’impression de voyager, dans une autre ville, une autre vie, une vie où la moquette épaisse remplace le parquet (qui grince), où les placards débordent de nouveautés fraîchement achetées (chez moi, on passe notre temps à serrer le budget), où on écoute les derniers hits musicaux (le père de Camille est producteur de musique), ou on regarde les derniers DVD sur un écran PLASMA KING SIZE (à la maison, l’antique télé est planquée dans un coin et plus souvent éteinte qu’allumée, surtout en présence des parents)…

Un quart d’heure plus tard, je m’engouffre dans l’ascenseur de Camille… juste derrière le livreur de Sushis Express. Ma copine nous ouvre, en peignoir. Elle échange la boîte de sushis contre une signature, puis referme la porte sur le livreur pressé. L’entrée de l’appartement est encombrée de valises et de sacs de voyage.

- C’est génial, ce système de livraison de sushis : mon père a pris un abonnement, observe ma copine en m’entraînant vers le salon (Camille vit avec son père, ses parents ont divorcé quand elle était encore bébé. François Moquin travaille comme un fou, d’où forte consommation de nourritures toutes prêtes… à être livrées. Des spécialités dont, chez moi, on ignore jusqu’à l’existence !).

- Alors, tu pars quand ? je lance.

Je suis tellement habituée à voir ma meilleure amie s’envoler pour les quatre coins du monde dès le premier jour des vacances, que je n’ai pas le moindre doute : pour moi, c’est clair, elle va partir, c’est une question d’heures.

- Je ne pars plus, Marion. Je RESTE !

Je cache mal ma joie.

- C’est pas vrai !

- Si ! soupire ma copine, cachant mal sa contrariété. Quand je pense au programme qu’on avait : Cancùn, la pyramide de Chichén Itzà, les vestiges mayas, la vallée d’Oaxaca, je suis dégoûtée ! Papa va essayer de mettre sur pied un autre voyage pour le mois d’août mais c’est pas gagné…