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Aurélie pensait maîtriser sa vie. Officier de police judiciaire, elle affrontait chaque jour la violence des autres. Mais cette nuit là, tout a changé. Une attaque. Un traumatisme. Un ennemi invisible qui rôde encore. Désormais, sa force est sa seule arme. Entre enquête, souvenirs douloureux et quête de vérité, Aurélie devra plonger au plus profond d'elle même pour reprendre le contrôle.
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Seitenzahl: 177
Veröffentlichungsjahr: 2025
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‘‘Un grand merci à Fayssal pour son soutien précieux et son regard bienveillant.’’
Au sein des communes de Torcy, là où la vie semble s'écouler paisiblement entre les rues et les résidences, se cachent parfois des réalités sombres et des drames inattendus. C'est dans cet univers en apparence ordinaire que nous plongeons à travers le récit fascinant de Franck Martin, un individu au comportement erratique et aux agissements tumultueux.
Aux côtés de Franck, émerge le personnage d'Aurélie, une policière déterminée qui incarne la volonté de maintenir l'ordre et la sécurité au sein de la communauté. Son rôle est crucial dans la traque des criminels et la résolution des conflits qui ébranlent la quiétude des habitants.
Dès les premières pages, nous sommes témoins des interactions complexes entre ces personnages, où le bien et le mal se côtoient, où la justice se confronte à l'injustice. Les rebondissements judiciaires, les enquêtes policières et les affrontements au sein de la communauté offrent un tableau saisissant de la complexité des relations humaines et des défis auxquels sont confrontés ceux qui œuvrent pour la paix sociale.
À travers le destin tumultueux de Franck Martin et le dévouement d'Aurélie pour la préservation de l'ordre, se dessine une réflexion profonde sur la nature humaine, la quête de justice et les dilemmes moraux qui jalonnent notre existence. Entre tensions sociales, drames personnels et quête de rédemption, chaque page nous plonge un peu plus au cœur des passions humaines et des enjeux de notre société contemporaine.
Dans ce récit captivant, les lignes se brouillent entre le bien et le mal, entre la lumière et l'ombre, nous invitant à explorer les nuances subtiles qui façonnent nos vies et nos interactions. Entre espoir et désespoir, entre résilience et désillusion, c'est un voyage au cœur de l'âme humaine qui nous est offert, où chaque rebondissement révèle un peu plus la complexité de notre condition.
Que le lecteur se prépare à une plongée envoûtante dans les méandres de la psyché humaine, où se mêlent les tourments de l'âme et les défis de la société moderne. À travers les péripéties de Franck Martin et les actions d'Aurélie, c'est une exploration profonde de notre humanité qui nous est proposée, où se mêlent la violence et la compassion, la justice et la rédemption.
Dans les ruelles ombragées de Champs sur Marne et les environs de Torcy, là où se mêlent les murmures de la nuit et les ombres furtives, l'univers impitoyable de la justice et du crime déploie ses intrigues tortueuses. Au cœur de cette région paisible, des destins se croisent, des vies se brisent, et la frontière entre le bien et le mal semble parfois s'estomper dans un étrange ballet macabre.
Au sein du commissariat de Torcy, symbole de l'autorité et du devoir, les agents de la loi veillent sur la tranquillité des habitants. Parmi eux, Aurélie IVANOVA, jeune et déterminée, arborant fièrement son titre d'Officier de Police Judiciaire. Son regard vif et sa détermination farouche font d'elle une pièce maîtresse de l'échiquier policier, prête à défendre la justice avec une passion inébranlable.
Mais dans l'ombre des rues pavées de Champs sur Marne et des environs, un autre protagoniste attend son heure. Franck Martin, nom respecté dans les cercles obscurs de la région, arpente les rues avec la nonchalance d'un prédateur sûr de sa proie. Délinquant
Endurci et habitué des cours de justice, il agit en solitaire, manipulant les fils du crime avec une habileté machiavélique, semant la terreur et la désolation sur son passage.
Ce soir-là, alors que la région s'assoupit dans l'illusion de la sécurité, le destin va réunir ces deux figures antagonistes dans un affrontement inévitable. Les rues résonnent bientôt du fracas de la violence, alors qu'Aurélie, en sortant du commissariat de Torcy, devient la cible d'une attaque impitoyable. Son expérience et son courage sont mis à rude épreuve alors qu'elle se retrouve confrontée à la noirceur de l'âme humaine, à la cruauté insidieuse de ceux qui défient la loi.
Et tandis que la région retient son souffle, Aurélie se tient en embuscade, prête à plonger dans les méandres de l'enquête pour traquer le mal jusqu'à sa source. Car dans cette lutte sans merci entre l'ombre et la lumière, entre la justice et le crime, chaque coup porté, chaque choix fait, façonne le destin fragile de ceux qui osent affronter les ténèbres.
À la fin, la vérité éclate, non seulement grâce au dévouement d'Aurélie, mais aussi grâce à la collaboration des membres de la justice. Le procureur, les officiers de police judiciaire, et d'autres acteurs clés de l'appareil judiciaire ont apporté leur expertise et leur soutien pour démêler les fils de cette histoire, inspirée par des faits plus ou moins véridiques. Leur engagement conjoint a permis de révéler la vérité et de mettre en lumière la force de ceux qui œuvrent ensemble pour la vérité et la justice.
Prologue :
Chapitre 1 : L'Abîme
Chapitre 2 : Un Passé Marqué
Chapitre 3 : Dîner avec папа (Papa)
Chapitre 4 : En Souvenir de la Mama
Chapitre 5 : Angèle, 18 ans, victime d'un viol
Chapitre 6 : L’Ombre Déchue
Chapitre 7 : Le Labyrinthe de la Justice
Chapitre 8 : L'ombre menaçante de Franck
Chapitre 9 : Première Garde à Vue de Franck
Chapitre 10 : Découverte du Château de
Chapitre 11 : Retour au Travail et Nouvelle
Chapitre 12 : La Surprise de Papa
Chapitre 13 : Convocation de Franck MARTIN
Chapitre 14 : Tempête Crépusculaire
Chapitre 15 : L'Ombre Persistante
Chapitre 16 : À la Recherche de la Vérité
Chapitre 17 : Un Soutien Familial
Chapitre 18 : Leçon du Passé
Chapitre 19 : Retour à la Maison
Chapitre 20 : Les Méfaits de Choupette
Chapitre 21 : Confrontation Explosive
Chapitre 22 : Audition Tumultueuse
Chapitre 23 : Retour à la Liberté
Chapitre 24 : Vol au Centre Commercial
Chapitre 25 : Des Messages d'Hostilité
Chapitre 26 : La Disparition Troublante
Chapitre 27 : Éruption de Peur
Chapitre 28 : Tensions dans l'allée
Chapitre 29 : Inquiétudes et Solitude
Chapitre 30 : Papa et Emma
Chapitre 31 : La Rencontre
Chapitre 32 : Estelle LANDRON, une Top
Chapitre 33 : La Remise en Question
Chapitre 34 : RDV avec Estelle
Chapitre 35 : Téléphone avec Estelle
Chapitre 37 : Coupe de cheveux chez Elodie
Chapitre 38 : Traumatismes
Chapitre 39 : Elles font l’amour
Chapitre 40 : Coming-out
Chapitre 41 : Préparation face à la grève des
Chapitre 42 : Excès de vitesse sur la N104
Chapitre 43 : Suivi de la grève des agriculteurs
Chapitre 44 : Retour d'un problème avec
Chapitre 45 : Énervement de Franck MARTIN
Chapitre 46 : Franck MARTIN en Garde à Vue
Chapitre 47 : Plainte de la voisine et son mari
Chapitre 48 : Audience au tribunal de Meaux
Chapitre 49 : Allumette dans la poudrière
Chapitre 50 : Le dernier soir de liberté
Chapitre 51 : Passage de Franck MARTIN
Chapitre 52 : Confrontation dans la prison
Chapitre 53 : Tentative d'empoisonnement
Chapitre 54 : Convivialité au restaurant
Chapitre 55 : Congé forcé
Chapitre 56 : Début du voyage
Chapitre 57 : Voyage haut Isère
Chapitre 58 : Voyage Bourgoin Jallieu
Chapitre 59 : Le retour du voyage
Chapitre 60 : La reprise du travail
Chapitre 61 : Confrontation en prison
Chapitre 62 : La libération de Franck MARTIN
Chapitre 63 : Retour tumultueux de Franck
Chapitre 64 : Dernière Promenade au parc
Chapitre 65 : 10 Minutes avant le drame
Chapitre 66 : La dégringolade de Thomas
Chapitre 67 : Le deuil de Richard
Chapitre 68 : Enterrement d’Aurélie
Chapitre 69 : La mort de Thomas
Nous sommes vendredi soir il est 19h, Aurélie sort du bureau de police ou elle travaille pour récupérer son véhicule, elle a rendez-vous avec son amie Emma DAILLAND. Elle voit un homme qui attend et qui l'interpelle.
« Qu'est-ce que vous me voulez ? »
« Mmmmm »
Il attrape la jeune femme violemment, l'agresseur plaque fortement sa main sur sa bouche, Aurélie ne pouvait plus parler, puis il la traine le long du parking la serrant fort avec l'autre bras et la bloque dans le coin d'un mur et d'une poubelle. Quelques mètres les séparaient du parking, plus personne ne pouvait les voir. Il prend le sac à main de la jeune femme et le jette quelques mètres plus loin.
Aurélie se sent impuissante, il la frappa au ventre vers le diaphragme, son souffle se coupe, elle suffoque entre le choc et la main qui l'empêche d'hurler, le coup lui fit si mal qu'elle n'avait plus la force de parler
« Ne crie pas, ne parle pas, laisse-toi faire, ça va aller, tu vas aimer ce que je vais te faire... » puis il chochotte à son oreille « sache que j'ai un couteau sur moi, regarde ! Si tu parles, je te tue. Alors laisse toi faire ! »
Il attrape l'écharpe d'Aurélie et sangla sa bouche pour libérer sa main. Il la frappe aux cotes. Elle pleure. Les larmes coulent. Elle veut appeler à l'aide mais elle est terrifiée. C'est une scène de cauchemar, il fait noir, elle qui aime avoir le contrôle, cette fois elle ne peut rien faire. Sa robe blanche vire au marron sale et puant, la poubelle déposant une odeur sur ses vêtements et sa veste préférée que sa mère lui avait offerte... il pleuvait... mais si ce n'était que cela...
« Je t'en supplie ! »
A travers le tissu qui bloquait sa bouche semi ouverte.
« Plus tu parles, plus tu m'excites ma belle. »
Il commença alors à la déshabiller, se frotte sur elle, renifle son cou.
« mmmmmh ma belle mmmmh »
Il pose sa main le long de sa jambe, lui tâte fortement sa poitrine... ''pourquoi moi ? Pourquoi il m'arrive cela ? Si seulement j'avais mon arme sur moi pour me défendre, ou mon taser ... Non ne me touche pas ! non !!''
Pensa Aurèlie. Puis elle eut le réflexe de vouloir le pousser, afin de tenter d'attraper son téléphone et fuir. Il se braque et la pousse violemment contre la poubelle et le mur, il l'étrangle, les yeux exorbités.
« Je te dis de ne pas bouger tu comprends ou pas ??? »
Il la frappe ensuite au visage.
« Recommence encore une seule fois et mon visage sera le dernier que tu verras ! »
Il déteste qu'on le défi. Elle se soumet par épuisement, par fatalité et pour ne pas être frappée une nouvelle fois ... Poussant sa tête sur le côté, ses yeux pleins de larmes, appelant au secours en silence en regardant au loin une des seules voitures encore visibles sur le parking... "au secours, aidez-moi je vous en supplie, mes collègues vous êtes où ? Si seulement vous passiez par là... un de vous pourrait me sauver"... Aucun mot ne sortait de sa bouche, ses pensées s'envolent dans le silence le plus total. Son téléphone commence à sonner pendant cette scène terrifiante : C'est son amie Emma qui commence à s'inquiéter ne voyant pas arriver Aurélie à leur RDV entre filles, alors qu'elle avait envoyé un SMS pour prévenir qu'elle partait de son travail. Le chemin était censé n'être que de 5min.
Emma commence à s'inquiéter... si seulement elle savait...
Pendant cet acte odieux, un homme cagoulé passait en courant comme un voleur, comme s’il ne voulait pas se faire attraper. Aurélie pensait que cet homme allait l'aider mais pas du tout, il courait le plus vite possible, en passant à côté d'eux, avec un gros sac noir dont les objets à l'intérieur faisaient un bruit comme des morceaux de métal qui se cognaient. Aurélie essaye de pousser un cri à travers la main de son assaillant :
Le violeur : Ferme ta gueule salope, ferme ta putain de gueule je te dis ! Tu vois, même ce gars en a rien à foutre, laisse-toi faire ma poupée.
Aurélie laissait sortie des larmes, sa seule lueur d'espoir venait de partir en courant en passant ainsi comme si de rien n'était... elle ne voyait pas le visage de son agresseur, elle n'a pas vu qui passait à côté d'eux, elle voyait seulement cette ombre qui l'insulter et la touchait, avec son béret dont elle ne voyait même pas la couleur.
Il commença alors à mettre sa main, et ses doigts dans son vagin. C'était horrible. Douloureux, humiliants. Ses ongles râpaient sa paroi interne. Puis il baisse son pantalon et le pire arriva... Aurélie déglutissait de douleur, pleurait, attendait que cela se finisse, regardait au loin pour tenter de n'être seulement spectatrice de cette scène. Sauf qu'elle était bien victime d'un crime affreux : un viol....
« Oui c'est bien, laisse-toi faire ma belle. Tu vois quand tu es sage, cela se passe bien. Mmm tu sens bon, j'adore ton parfum... mmmm »
Tout en reniflant son odeur avec insistance. Et il continua ... jusqu'à la fin. Elle sentait son souffle dans son cou, elle tournait le plus possible sa tête tout en fermant les yeux de terreur.
« Je sais où tu as l'habitude d'aller, où tu travailles, je connais tes amis. Si tu parles, je tuerais en premier tes amis, puis toi en dernier »
Il part, fier tel un champion ayant gagné un trophée, s'en va comme si de rien n'était et croise même au loin un des policiers, un collègue d'Aurélie, en leur souriant « bonsoir messieurs". Pendant qu'Aurélie s'écroule au sol, jambes repliées, culotte aux chevilles. Les mains sales contre son visage, elle défait l'écharpe qui l'empêchait de demander de l'aide. Chuchotant alors tout doucement.
« Aidez-moi, aidez-moi, c'est horrible, non »
Elle cache ses jambes avec le bas de sa robe. Elle pleure. L'odeur de la poubelle infestait tous ses vêtements. Et l'odeur de son agresseur restait imprégné aussi. Son parfum. Et les images commençaient à la hanter. Elle prit la force de se relever. Remettre sa culotte. Cherche ses clés, son sac. Essuie ses larmes mais elles coulent toujours... Elle rentre dans sa voiture en regardant partout autour d'elle. Sans répondre aux appels d'Emma, elle lui envoie un SMS en urgence « je suis épuisée je rentre chez moi enfin de compte ». Emma étant fragile, elle ne voulait pas l'inquiéter... elle tape sur son volant « ce n’est pas possible !! » puis elle fuit à toute vitesse.
Elle rentre chez elle, et se déshabille. Allume sa cheminée et jette son manteau, sa robe et son foulard au feu. Elle s'écroule en pleure... par terre. Les bras enroulés autour de ses épaules comme pour se rassurer. Elle pleure et se plie en deux, le front au sol.
« Pourquoi, non, non pas ça. Maman je ne sais si je vais tenir le coup, c'est trop dur, pourquoi tu n'es plus là, pourquoi ? »
Et pleure devant les flammes qui effaçaient les premières preuves pouvant les relier à son agresseur. Mais Aurélie ne pensait pas à cela, elle se sentait sale. Elle part vers sa baignoire, jette sa culotte, se déshabille totalement puis se douche et se lave, 1 fois, 2 fois, 3 fois, 4 fois... mettant même un jet d'eau jusque dans son intimité pour tout enlever. En pleurant, et en hurlant.
« Nooon pas ça »
Elle sentait dans ses doigts le sperme qui sortait, c'était horrible pour elle, son corps la dégoûtait.
Elle met son pyjama. Se regarde dans le miroir, voit son parfum, le prends et le jette contre le miroir qui se brise, le parfum se casse également et se vide dans le lavabo, son reflet la répugne... son parfum lui rappel cet acte odieux.
Elle ferme alors toutes les portes. Les rideaux, les volets, vérifiant que personne ne l'observe et se mets en boule dans son lit, et pleure encore et encore... comment cela pouvait-il lui arriver à elle. Son téléphone continue de vibrer. Emma demande si elle était bien arrivée chez elle. Elle lui répond que oui et de ne pas s'inquiéter.
Le lendemain, elle se lave de nouveau plusieurs fois. S'habille. Et pleure... Plus de manteau, il n'y avait plus ce cadeau offert par sa mère de son vivant. C'était un des seuls souvenirs qui lui restaient de leur dernière journée shopping entre mère et fille, leurs moments préférés.
Elle se mets à pleurer... assise par terre, tenant ses jambes contre sa poitrine, contre un mur elle réfléchit « je n'aurais jamais dû brûler mes vêtements, je n'aurais jamais dû me laver. J'aurai dû courir au commissariat voire mes collègues, que l'OPJ puisse lancer des examens et lancer une enquête. Prélever le sperme, son ADN sur mes vêtements... pourquoi ai-je fais cela... ? » elle pleure comme une enfant « pourquoi, pourquoi, maintenant c'est trop tard, personne ne va me croire ». Les mains contre ses joues et ses yeux, elle essuie son visage humide et les déferlantes. Puis se lève d'un coup.
Elle croise son reflet dans le miroir du couloir, touche son visage qui portait plusieurs hématomes. Elle ne pouvait pas sortir ainsi. Impossible.
Elle se maquille alors avec un fond de teint épais, puis cache ses bleus au visage. Enfin, elle porte un masque chirurgical pour cacher un maximum sa mâchoire bleutée suite aux coups reçus. Suite à la pandémie, elle passait inaperçue avec ce camouflage de fortune.
Aurélie monte à l'étage, en haut de sa penderie elle prend une boîte à chaussure, prends son arme personnelle et des munitions. « Plus personne ne pourra me faire cela, plus jamais on ne me touchera de la sorte, qu'il vienne m'approcher une nouvelle fois ! »
Ensuite elle sort. Avec son masque, son arme dans son sac. Mais ne sent tout de même pas en sécurité. Elle regarde partout, partout, chaque personne et chaque geste. De peur d'une nouvelle agression
Elle part à la pharmacie et demande à avoir la pilule du lendemain, car évidemment, elle ne prend pas de pilule contraceptive donc cet imprévu demandait à agir rapidement. Le pharmacien lui demande gentiment quand a eu lieu la relation sexuelle afin de l'aiguiller au mieux pour l'utilisation et l'efficacité du traitement.
Elle qui était si sociale avant ce crime, elle commença à se mettre dans une furieuse colère.
« Est ce que je vous pose des questions de la dernière fois que vous avez baisé votre femme ??? Donnez-moi cette pilule et taisez-vous. Je sais ce que je fais. »
Il la regarde étonner, et perturbé par ce changement de comportement soudain, elle qui était si souriante et joviale, si belle, son visage s'était comme refermé, sombre et froid. Elle tremblait.
« Vous êtes sûre que tout va bien ? »
Aurélie baisse les yeux vers le comptoir puis le regarde dans les yeux et lui montre le médicament en tendant la main droite, lui faisant comprendre de lui donner ce qu'elle venait chercher, ceci sans parler.
Elle part avec son paquet puis prends le médicament chez elle. Regardant partout autour d'elle sur le chemin de peur de croiser un autre agresseur ou même son agresseur. Les odeurs des poubelles sur son passage la dégouttent à avoir envie de vomir...
Son père Richard Brosse, l'appelle pour prendre des nouvelles comme à son habitude. Mais elle ne répond pas, il ne s'inquiète pas plus que cela, car il sait que sa fille a un train de vie mouvementé. Il tentera de nouveau plus tard.
Le soir même, elle devait retrouver de nouveau son amie Emma cette fois pour aller au cinéma, mais ne la rejoint pas. Emma appelle le père d'Aurélie pour savoir s'il savait ce qu'il se passe. Mais il ne savait pas de son côté, confirmant qu'en effet d'habitude, elle répond toujours, même avec un petit message quand elle n'est pas disponible. Et là silence radio...
Ses proches commencent alors à se poser des questions...
Son Emma fonce chez Aurélie, tente de toquer à la porte car Aurélie ne répond toujours pas au téléphone. Aurélie avait oublié cette fameuse soirée cinéma. Elle devait rencontrer une connaissance d'Emma en vue d'un possible Crush.
« Aurélie je sais que tu es là, tout va bien ? J'ai essayé de t'appeler et pas eu de réponse à mes messages. Te rappelles tu que nous avions un ciné ce soir ? Tu devais rencontrer Thomas »
À travers la porte Aurélie lui réponds et lui ment
« Excuse-moi, je dois m'isoler, je suis atteinte d'une sorte de grippe peut-être le Covid19, et il ne vaut mieux pas que nous nous croisons avant un moment si ça ne te dérange pas, désolée de ne pas t'avoir répondu au téléphone et aux messages ! »
Emma repart, après lui avoir souhaité bon courage elle lui envoie un
Texto de bon rétablissement, ne sachant pas qu'elle lui cachait une horrible vérité. Elle prévient aussi Richard que sa fille est malade et doit se reposer.
Aurélie n'est pas prête à en parler à qui que ce soit, ni ses proches, ni à son travail, ni à elle-même d'ailleurs... S'emprisonnant dans un déni total suite à cette agression sexuelle ... ce viol qui changera sa vie à tout jamais.
« Je ne serais plus jamais la même ! ».
