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John m’embrasse lentement le cou. Il caresse ma poitrine, il caresse tout mon corps.
Mes tétons tendus de désir sont à l’air, offert à sa bouche, offert à lui, à tout son désir.
Je brûle d'envie. J'en frémis. Je jette des petits coups d’œil à mon mari...
Je ferme les yeux, enfin, et je lâche prise, totalement. Je sens ses lèvres embrasser ma peau, comme offerte tout à lui...je suis en dehors de moi, en dehors de mon corps.
Ses mains chaudes caressent délicieusement tout mon corps.
Histoire de Sexe (6000 mots) très très excitante !
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Veröffentlichungsjahr: 2017
Katia Lopez
Baisée
par
deux
Hommes
"John m’embrasse lentement le cou. Il caresse ma poitrine, il caresse tout mon corps. Mes tétons tendus de désir sont à l’air, offert à sa bouche, offert à lui, à tout son désir.
Je brûle d'envie. J'en frémis. Je jette des petits coups d’œil à mon mari...
Je ferme les yeux, enfin, et je lâche prise, totalement. Je sens ses lèvres embrasser ma peau, comme offerte tout à lui...je suis en dehors de moi, en dehors de mon corps.
Ses mains chaudes caressent délicieusement tout mon corps."
L’être humain est insatiable. Et cette insatisfaction perpétuelle est encouragée par la société de consommation dans laquelle nous vivons. J’en suis le premier naïf. Le dernier téléphone, les chaussures à la mode, les sorties dans telle boîte ou tel restaurant huppé. Le dernier aspirateur sans bruit, la télévision incurvée qui nous appâte avec les nouveaux gâteaux de telle marque que nous finirons par acheter. J’en suis là. Je suis insatisfait. Sitôt j’achète un nouvel appareil, j’en suis déjà lassé. Avec les femmes, il n’en a jamais été de même, voilà 17 ans que je chéri la mienne. Nous avons eu 3 enfants et je ne l’ai jamais trompée. Mais j’ai un jour senti la pression de cette société qui prône la nouveauté, la jeunesse et la beauté peser sur moi. J’ai eu envie d’autre chose, j’en ai eu marre de jouir une fois par semaine en missionnaire, j’en ai eu assez de voir ma femme lasse et résignée lorsqu’elle me regarde. Il faut qu’on parle.
- Anna ?
Pierre vient de faire irruption dans la cuisine. Je suis en train de faire la vaisselle après le dîner de ce soir, les enfants sont dans leur chambre. Avoir des enfants adolescents, c’est vraiment le bonheur. Ils sont presque autonomes, je souffle enfin. Ça fait maintenant 16 ans que je ne suis qu’une maman et cela commence à me peser, je peine à trouver le temps de prendre soin de moi et je sens que Pierre ne me regarde plus. Notre rapport sexuel hebdomadaire est plat, routinier. Je ne suis pas comblée. Pourtant je l’aime, je l’adore. Quand je fais un point sur ma vie, je ne suis qu’un cliché. Une quarantenaire de femme au foyer mal baisée, avec quelques bourrelets.
- Anna, il faut qu’on parle.
Il faut qu’on parle ? Il me fait peur tout à coup. Il veut me quitter ça y est ? J’aurai tout gagné tiens. Le cliché serait aboutit. Je pose mon torchon et m’assois à table face à lui.
- Qu’est-ce qu’il se passe Pierre ?
Il croise les jambe, se tient les mains sur la table. On dirait le chroniqueur d’une émission politique. Cela m’amuse mais je ne lui montre pas, il a l’air grave.
- Que penses-tu de notre couple aujourd’hui ?
- Je pense qu’on s’est enfermés dans la routine Pierre.
- Dis-m’en plus !
- On baise une fois par semaine et c’est triste à mourir. Je suis moche, et on ne fait plus rien tous les deux. Pourtant on pourrait ! Les enfants sont grands maintenant…
- Anna, tu as tout à fait raison. On doit réagir. Je t’aime et je ne veux pas qu’on se sépare pour de telles raisons.
- Est-ce que… Est-ce que tu as déjà pensé à me tromper ?
- Non ! Bien sûr que non. J’aimerai juste… Pimenter notre intimité. [...]
