Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
« Ensemble, il faut bouger les lignes » sont les mots répétés par Mélissa Hanus lors de ses discours.
Plus jeune députée de Belgique, elle incarne une génération décidée à affronter l’immobilisme politique et à remporter de nouvelles victoires.
Huitième d’une famille de neuf enfants, elle est toujours allée plus loin que ce qu’on attendait d’elle. Cet ouvrage en est le récit inspirant qui nous encourage à la suivre.
« Loin des dynasties politiques, Mélissa a longtemps fait son chemin toute seule, la fleur au fusil,
sans autre boussole que ses valeurs et son idéal. »
Paul Magnette dans la préface.
Dès son arrivée à la Chambre des représentants en 2019, elle s’oppose frontalement à l’extrême droite et entreprend ensuite de trouver une voie pour y faire face. Par l’enquête, les rencontres et une méthode rigoureuse, Mélissa Hanus nous emmène avec elle dans les coulisses d’un dossier qu’elle instruit en vue de tenter de définancer le parti flamand d’extrême droite.
Dans ce premier livre qu’elle signe, Mélissa Hanus exprime sa volonté et redonne l’espoir à chacun. « Bouger les lignes » est plus qu’un slogan.
À PROPOS DE L'AUTEURE
Mélissa Hanus est Députée fédérale de Belgique. Elle est élue le 26 mai 2019 dans la circonscription de la Province de Luxembourg. Née le 8 octobre 1992 à Arlon, elle a obtenu un Master en Sciences du Travail à l’Université Libre de Bruxelles en 2016 puis une Agrégation en Sciences Sociales à l’Université de Liège en 2019. Lors de son premier jour à la Chambre des Représentants, Mélissa Hanus portait un T-shirt à l’effigie de Martin Luther King comme symbole contre la montée de l’extrême droite en Belgique.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 135
Veröffentlichungsjahr: 2021
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Je remercie infiniment, pour leurs conseils, l’ensemble des personnes qui m’ont aidée à instruire ce dossier et à écrire ce livre. Je garderai en mémoire chacun de nos échanges et moments particuliers. Vous avez rendu cet ouvrage possible. Amicalement.
Mélissa
Préface
La politique est un lieu de contrastes, un lieu où se traduisent les principales divisions de la société et où se heurtent des intérêts très divergents. Certains se font élire pour maintenir un ordre social et des hiérarchies avantageuses, d’autres, comme l’exprime ici avec ferveur Mélissa Hanus, entendent « bouger les lignes » et créer de nouveaux rapports de forces, plus favorables aux dominés, aux exploités et aux exclus. L’affrontement est inévitable et tout l’art de la politique est de civiliser celui-ci pour épargner à la société une violence de tous les instants.
Mélissa a choisi la voie du socialisme démocratique et des progrès graduels. Un choix de cœur et de raison, bien plus que de tradition ou d’héritage, puisque dans sa famille on ne « naît » pas socialiste, on le devient. Loin des dynasties politiques qui, à gauche comme à droite, ont déjà pavé bien des routes, Mélissa a longtemps fait son chemin toute seule, la fleur au fusil, sans autre boussole que ses valeurs et son idéal. Très tôt, elle est sortie du rang pour aider les jeunes de sa commune d’abord, les étudiants ensuite, dont elle a été une très active représentante face aux autorités académiques et politiques. Elle y a mis tant d’énergie et de conviction que sa personnalité a fini par rayonner bien au-delà des cercles estudiantins, forçant la curiosité et l’intérêt des responsables du PS luxembourgeois, qui ont eu l’excellente idée de lui proposer un rôle et des responsabilités. La suite, on la connaît : une première expérience triomphale lors des élections communales à Étalle, un poste d’échevine et plus tard, aux législatives de 2019, une campagne tonitruante qui lui ouvre les portes de la Chambre des représentants. À 26 ans, Mélissa devient la plus jeune députée du pays.
En dépit des réformes de l’État successives, le Parlement fédéral reste le lieu par excellence où s’affrontent les courants idéologiques qui traversent notre pays de gauche à droite et du Nord au Sud. Les échanges peuvent être durs et les propos déstabilisants pour quelqu’un qui découvre cet univers. Mélissa ne se laisse pas impressionner, toutefois, et dès sa prestation de serment, elle décide de s’attaquer de manière frontale à l’extrême droite.
Face à elle, l’autre plus jeune député de l’Assemblée, un élu du Belang, arbore tous les signes du conservatisme réactionnaire et sa rhétorique méprisante contraste avec la simplicité généreuse de Mélissa. L’affrontement symbolique est parfait, il plaira aux politologues et il marquera ce début de législature.
Refusant la banalisation du racisme et des discriminations, elle mène l’enquête, instruit méthodiquement son dossier et propose aujourd’hui un moyen concret de priver le Vlaams Belang de sa dotation publique.
En politique, la jeunesse n’est certes pas une qualité en soi, puisque la fougue et l’énergie peuvent contribuer au meilleur comme au pire. Elle a en revanche toute sa place dans les lieux de décision lorsqu’elle s’applique à démonter les mécanismes de l’injustice et à proposer des solutions innovantes, celles qui rendent le progrès tangible pour chacun et l’espoir possible pour la société tout entière. Au Parti Socialiste, nous avons foi en cette jeunesse courageuse incarnée par Mélissa, capable de s’attaquer sans trembler aux citadelles de la droite et de l’extrême droite. Les plus expérimentés savent que les victoires politiques s’arrachent au prix de confrontations usantes et exténuantes, tandis que les plus jeunes ont en eux la force et la détermination indispensables au combat. Un parti comme le PS, qui porte en lui la contestation et le changement, a un besoin vital de personnalités comme celle-ci et il continuera avec enthousiasme à leur confier des responsabilités.
Dans cet ouvrage, Mélissa nous fait vivre son parcours hors du commun et son témoignage nous invite à méditer une fois encore la question tellement essentielle, pour nous socialistes, de l’émancipation. Huitième d’une fratrie de neuf enfants, élevée dans un environnement où l’on connaît la valeur du travail et le prix de chaque chose, la jeune députée luxembourgeoise incarne non seulement une farouche volonté de s’en sortir, mais une résolution inébranlable à soutenir les efforts d’autrui. Quand on est socialiste, l’émancipation personnelle ne suffit pas, en effet : elle n’est jamais qu’un moment singulier de cette grande aventure collective qu’est le Progrès pour tous. Je félicite Mélissa, très chaleureusement, et je lui souhaite un parcours politique semé de combats qui changent le monde.
Paul Magnette
Président du PS
Introduction
À l’heure d’écrire ces lignes, je suis à mon bureau, à mon domicile de Sainte-Marie-sur-Semois, nous sommes en juillet 2021. Après deux semaines d’entraide aux sinistrés des inondations qui ont terriblement touché les Provinces de Luxembourg et de Liège, j’ai décidé, lors de la trêve parlementaire d’été, de rouvrir les pages d’un projet d’ouvrage laissé entre parenthèses après des crises successives connues au niveau sanitaire, politique et climatique.
Dans les difficultés, notre pays a régulièrement fait la preuve que sa devise « l’union fait la force » tenait toujours la route. Cela s’est particulièrement vérifié lors de la crise sanitaire et lors des conditions météorologiques extrêmes que nous avons connues en 2020-2021.
Il y a un an à peine, cette union nationale était pourtant rudement mise à l’épreuve, lors des négociations pour la formation d’un Gouvernement fédéral.
À l’époque, tenter de réconcilier les intérêts divergents des partis politiques belges pour mener un projet commun relevait quasiment du dilemme cornélien.
Pour un premier mandat de députée, voilà une conjoncture politique que je n’aurais pu imaginer un an plus tôt, lorsque je pris la décision d’entrer en campagne du haut de mes 26 ans.
Au lendemain du scrutin, c’était toutefois un cas de figure qui m’inquiétait après l’annonce des derniers résultats. La droite et la gauche, effritées, les extrêmes ayant déjoué tous les sondages, l’éclatement du paysage politique belge prenait forme au sein de l’hémicycle de la Chambre des représentants.
Le jour de ma prestation de serment, j’ai pris conscience d’une réalité que l’on ne peut observer qu’à la Chambre. Il s’agit de la présence à la fois marquante et glaciale d’élus d’extrême droite qui siègent au sein de la maison de la démocratie belge. Ce jour-là, je portais mon T-shirt de Martin Luther King, comme symbole fort face à l’extrême droite. Après avoir neutralisé l’action potentielle du plus jeune élu du Vlaams Belang, le polémique Dries Van Langenhove, j’ai réalisé que, pour notre pays et notre démocratie, je devais trouver un moyen de repousser l’extrême droite et ses idéaux menaçants pour nos droits humains.
Ce livre, je l’espère, ouvrira une première voie et donnera des clés utiles dans la lutte contre les extrêmes au 21e siècle. Je souhaite également que mon histoire personnelle puisse redonner espoir aux citoyens. En partant de rien, il est possible de mener des combats. En s’entourant des bonnes personnes et avec une volonté qui nous prend au ventre, il devient alors possible de s’engager pour des causes qui nous transcendent. Ce récit est une invitation au dépassement de soi, à sortir de la peur pour vaincre ceux qui utilisent cette peur pour l’instrumentaliser à leurs fins. À partir d’une action symbolique, le jour de mon entrée au Parlement, j’ai décidé d’aller plus loin en me battant, par la voie législative, contre l’extrême droite en Belgique.
Chapitre I Huitième d’une fratrie de neuf
Un jour, je me rendais à mon école secondaire d’Habay, comme j’en avais l’habitude. Je prenais ce bus bondé qui sentait le cheveu gras et la transpiration adolescente. Cela devait être un mardi.
En cours ce jour-là, une question fondamentale était posée par notre professeure titulaire : « Quelles études allez-vous suivre plus tard ? » Voilà le genre de question qui apparaît dans l’esprit d’un élève comme un véritable examen de hiérarchie sociale. Sans doute notre professeure n’avait-elle pas considéré la portée d’une telle question. Parce que, dans la tête d’un élève, ce n’est pas l’intérêt pour une discipline qui est primordial, mais plutôt à quel type de vie je suis censée prétendre en fonction de mes derniers bulletins scolaires, des revenus de mes parents et de ce qui serait culturellement acceptable pour ma famille. Et c’est ainsi que l’on constate, au départ d’une simple question, les différences sociales des uns et des autres, et que l’on ressent le malaise de ceux qui, tout comme moi, attendront de passer en dernier, histoire d’avoir le temps de trouver une réponse crédible. Après avoir entendu certains élèves dire qu’ils iraient en kot à Louvain pour étudier la médecine ou à Liège pour faire ingénieur civil, mon cœur commençait à s’emballer car je ne savais que répondre. Bien sûr que je ne pouvais prétendre à ce genre de perspectives, moi cette fille à la fois timide, discrète et rebelle, et dont on savait qu’elle était la huitième d’une famille de neuf enfants de milieu modeste.
Instinctivement, je me suis référée aux parcours scolaires les plus remarquables de ma fratrie : ma sœur aînée avait réalisé un Bachelier en secrétariat de direction à Arlon et la troisième était en train de suivre des études supérieures à Virton pour devenir institutrice. Comme je détestais l’école à cette époque, je suis restée rapidement sur la première proposition. « Moi, j’aimerais étudier assistante de direction à Arlon, comme ma grande sœur », ai-je alors répondu. Face à cette professeure d’économie, cette option était, à mon grand soulagement, passée comme une lettre à la poste. Pour les autres élèves aussi, ce choix d’études, dans mon cas, semblait apparemment correct et envisageable puisqu’aucune question complémentaire ne m’a été posée. Ouf, j’avais réussi cet examen sociologique et m’en était sortie avec brio. Ce choix hypothétique d’études paraissait convenir à ce à quoi je pouvais aspirer comme vie plus tard.
En fin de journée, après ce moment particulier à l’école, je suis rentrée chez moi avec une nouvelle conviction : pour « quelqu’un comme moi », je devrai, pour mon avenir, manœuvrer habilement entre mes aspirations profondes et ce qui est « socialement acceptable ».
Mais la question initiale de cette professeure continuait de me tarauder. Qu’avais-je vraiment envie de faire plus tard ?
Je me suis d’abord interrogée sur la possibilité de suivre le même chemin professionnel que ma mère. Puis, quand je la voyais rentrer de son travail de technicienne de surface, chaque jour plus éreintée, j’avais toujours plus d’empathie pour elle et me demandais la raison pour laquelle nous n’étions pas plus riches. J’entendais souvent dire qu’il faut « travailler plus pour gagner plus ». Au vu du travail acharné de mes deux parents, nous aurions dû être millionnaires ! C’était toutefois loin d’être notre cas, même si, quelque part, je restais persuadée que notre condition financière nous permettait de voir la vie avec plus de valeur et de profiter d’autant plus des choses simples. Nous étions ensemble, et c’était le plus important.
Mais ce sentiment n’allait pas résoudre la question de mon orientation. Choisir une discipline et renoncer à d’autres était pour moi un exercice trop difficile. Mon unique certitude sur mon avenir était mon envie grandissante de lutter contre les injustices. À 15 ans, je me voyais déjà m’engager pour les autres et tenter d’aider ceux qui ont le moins. C’est ainsi que j’ai essayé, à plusieurs reprises, d’interpeller les responsables de ma commune quant à l’absence de local pour les jeunes dans mon village d’Étalle, en Province de Luxembourg. Nous étions des jeunes sans lieu pour nous rencontrer, nous n’avions ni repère ni la confiance des autorités communales pour nous faire entendre. Été comme hiver, nous nous retrouvions sous le préau du complexe sportif, lieu qui restait fort inconfortable. C’est sous ce préau que nous discutions, écoutions de la musique punk-rock, imaginions notre vie plus tard. Certains s’essayaient à la pratique d’un instrument, d’autres au skate-board. Si, quelque part, nous étions attachés à cet endroit, il nous était tout de même parfois difficile de supporter le froid de l’hiver ainsi que la sensation d’être reclus, « ceux que l’on doit cacher » derrière le complexe.
En milieu rural, ne pas disposer d’un lieu ni d’un encadrement public pour la jeunesse est un manquement que je considère aujourd’hui comme hautement sérieux. En dehors du milieu scolaire, essayer des expériences nouvelles, rencontrer les autres fait partie du développement essentiel pour chaque adolescent. En l’absence d’opportunité et de structure pour ce faire, les jeunes y perdent beaucoup. C’est d’autant plus vrai dans un territoire rural où les espaces culturels sont souvent dispersés entre villages et de facto peu accessibles pour nombre d’adolescents n’habitant pas ces mêmes villages. L’offre faible de transports en commun en milieu rural alimente ce phénomène.
À Étalle, notre groupe de jeunes avait le sentiment de rester aux yeux des autorités des « fumeurs de joints », des « traînards », qui ne méritaient pas la considération d’un dialogue d’égal à égal.
C’est justement sur ce dernier point que j’ai compris à l’époque le déséquilibre qu’il pouvait y avoir dans des négociations bipartites. Peu importe les arguments que nous avancions, nous n’étions tout simplement pas légitimes vis-à-vis de l’autorité communale. Pour être entendus et convaincre notre interlocuteur, celui-ci doit nous estimer, accorder un intérêt à notre discours. À partir de là, on peut espérer dialoguer sur un même pied d’égalité et obtenir son adhésion. C’est un enseignement que j’ai toujours gardé en mémoire depuis lors.
Toutefois, lorsque l’on est jeune, femme, issue d’un milieu socioculturel modeste, il est fréquent que notre capacité de persuasion soit considérée comme moindre. Ayant pris conscience de ce fonctionnement normalisé dans notre société, j’ai ensuite décidé de me battre sans relâche pour accroître cette légitimité et enfin être entendue pour mes idées.
Chapitre II Congrès
Àla fin de mes études secondaires était revenue la question existentielle de mon ancienne professeure d’économie : que voudrais-je faire plus tard ?
Alors âgée de 17 ans, j’ai décidé de m’orienter vers la gestion des ressources humaines, domaine d’études qui correspondait à ma fibre sociale. J’y voyais une opportunité d’aider les autres, et plus particulièrement ceux qui triment dans leur boulot pour un bas salaire, à l’instar ce qu’avaient connu mes parents durant leur carrière professionnelle. Seulement, ce domaine d’études n’était pas accessible à Arlon ni même en Province de Luxembourg. Le seul moyen pour moi était de partir en kot à Namur pour suivre ce cursus à la Haute École Namur-Liège-Luxembourg (Hénallux). C’est ainsi que, la gorge nouée, j’ai pris mon courage à deux mains pour aborder le sujet avec mes parents. Je me vois encore, les joues rouges, dans la cuisine, en train de chercher un moyen d’amener le sujet sur la table. Ma mère était en train de repasser les tonnes de linge de notre grande fratrie. Après quelques instants d’échanges (principalement non verbaux), je me suis rendu compte que cette voie n’était pas possible, que notre famille n’était pas en mesure de supporter une telle charge financière. Je n’ai pas insisté.
À la suite de cette discussion, j’ai compris que mon avenir se dirigeait à nouveau vers un bus TEC du Sud-Luxembourg. La prédiction que j’avais faite lors de ce fameux cours d’économie du mardi allait donc devenir réalité.
Si nous n’avons pas eu toutes les possibilités que des moyens financiers peuvent offrir, jamais je ne regretterai d’avoir grandi dans une famille nombreuse. Cela m’a permis de devenir la personne que je suis aujourd’hui, et j’ai adopté sur cette base les valeurs qui ont guidé mes actions et mes projets pour la suite de ma vie.
Dans une famille nombreuse, nous comptons naturellement les uns sur les autres. Si ma mère avait besoin d’aide dans son boulot de technicienne de surface à l’école, Danaëlle, Mérybelle, Noëline ou moi étions directement volontaires pour nettoyer une classe, sortir les poubelles ou laver les bancs. Si mon frère Aurélien avait des difficultés dans une matière particulière, il pouvait compter sur ses aînés pour lui réexpliquer. Si ma grande sœur Karen se lançait dans la rénovation d’une maison, elle pouvait compter sur nous pour détapisser, ranger, décaper, etc. Si Marc-Antoine avait dû refuser une invitation à un voyage entre amis, il pouvait compter sur toute notre fratrie pour lui changer les idées et lui montrer ô combien il est bon de rester à la maison en famille.
La fraternité avait pour nous un sens fondamental.
À Étalle, nous vivions heureux dans une maison avec des chambres jusque dans le grenier, un peu comme celle des Weasley dans Harry Potter. Durant nos vacances d’été, nous réalisions des petits travaux pour rendre notre maison toujours plus belle et confortable. Quand ceux-ci étaient terminés, nous repartions, vers la seconde quinzaine du mois d’août, à l’école où ma mère travaillait pour entreprendre avec elle le grand nettoyage d’été avant la rentrée scolaire. C’est en ces lieux que j’ai été le témoin de la tâche immense que ma mère s’était donnée pour soutenir son école. Elle avait pris l’initiative de mettre en place un système de tri des poubelles pour l’ensemble des classes qu’elle devait nettoyer. À l’époque pourtant, le tri des déchets était vu par beaucoup comme une perte de temps. Certains lui disaient : « C’est un travail de damné ! »
