Brève histoire de la Sicile - Jean Jacques Tijet - E-Book

Brève histoire de la Sicile E-Book

Jean-Jacques TIJET

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Beschreibung

Synthèse complète de l'histoire de la Sicile que j'aborde par toutes les occupations qu'elle a subies. Elle comporte 13 chapitres avec 3 cartes et 16 photos personnelles avec explications particulières. Je fournis la possibilité à mes lecteurs de prendre connaissance d'un diaporama d'une centaine de pages créé après mon voyage en Sicile.

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Seitenzahl: 31

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Brève histoire de la Sicile

PréambuleLa Sicile grecqueLa Sicile romaineLa Sicile byzantineLa Sicile musulmaneLa Sicile normandeLa Sicile souabe de Frédéric IILa Sicile angevineLa Sicile aragonaiseLa Sicile piémontaise (ou savoyarde)La Sicile autrichienneLa Sicile sous les Bourbons d’EspagneLa Sicile anglaiseLa Sicile dans le royaume des Deux-SicilesSourcesGalerie de photos personnellesExplications sur les photosPage de copyright

« … il y a au moins vingt-cinq siècles que nous portons sur nos épaules le poids de civilisations magnifiques, toutes venues de l’extérieur ;aucune n’a germé chez nous, nous n’avons donné lelaà aucune. Nous sommes des Blancs autant que vous… et pourtant depuis deux mille cinq cents ans, nous sommes une colonie… »

Propos tenu par le Prince Fabrizio Salina

dansLe Guépardde G. Tomasi di Lampedusa

Aucun territoire dans le monde n’a connu autant de « vagues » colonisatrices que la Sicile, la plus grande île de la Méditerranée appeléeTrinacrie(l’île du Triangle) dans l’Antiquité ; avant de trouver sa place dans le royaume d’Italie – enfin unifiée en 1861 - cette terre située au cœur des grandes routes commerciales de la Méditerranée - entre Occident, Orient et Afrique - a subi successivement et plus ou moins, la domination des Phéniciens, Grecs, Carthaginois, Romains, Vandales, Ostrogoths, Byzantins, Arabo-Berbères, Normands, Souabes, Angevins, Aragonais, Espagnols, Savoyards, Autrichiens, Espagnols de nouveau… sans oublier le protectorat de « nos amis anglais » d’une dizaine d’années au début du XIXe !

La Sicile grecque

Elle commence, selon la légende, en 734 av. J.-C., lorsqu’une simple embarcation en provenance d’Athènes commandée par un certain Théocle échoue sur la plage située aujourd’hui en face de Taormine (qui deviendra Naxos) et se termine par la conquête de Syracuse par une légion romaine commandée par le consul Marcellus en 211 av. J-.C. au cours de laquelle est tué le plus célèbre enfant du pays, Archimède ! Elle remplace l’implantation phénicienne limitée à quelques comptoirs commerciaux sur la côte orientale et repousse vers le centre de l’île les premiers habitants, les mystérieux Sicanes, Sicules et Élymes.

                                           Figure La Sicile grecque (Wikipedia)

La « colonisation » grecque – qui n’en est pas une, absence de relation tant politique qu’économique entre la « métropole » et la colonie – est caractérisée cependant par une importante hellénisation de la Sicile comme la création de magnifiques cités telles Syracuse et Agrigente et par l’édification des premiers grands temples tels ceux de Ségeste et Sélinonte.

Entre le Veet le IIIesiècle av. J.-C. l’île connait une période agitée marquée par des guerres bien souvent entre cités (la Sicile en tant qu’Etat n’existe pas) car, à la tête de celles-ci, œuvre alors un tyran, terme antique qui désignerait aujourd’hui un dictateur. En particulier les conflits entre Sélinonte et Ségeste sont nombreux et c’est cette dernière qui introduit les Carthaginois dans l’île en leur demandant aide et protection.

Les Carthaginois tentent ensuite de conquérir la partie orientale de l’île qu’ils supposent faible après un nouveau conflit entre Syracuse et Agrigente… qui, retrouvant un semblant d’unité devant la menace, font appel – fin 278 av. J.-C. - au célèbre et puissant aventurier Pyrrhus (fils du roi des Molosses d’Epire). Vainqueur dans un premier temps celui-ci échoue devant la forteresse carthaginoise de Lilybée (Marsala) et quitte l’île à l’automne 276. Sa défaite à Bénévent devant les Romains assure à ceux-ci le contrôle de toute la péninsule Italique.

La Sicile devient alors un enjeu stratégique entre Rome et Carthage qui abandonne l’ile après sa défaite lors de la bataille navale des îles Légates (au large de Trapani et de Marsala) en 241 av. J.-C. ; Rome bat définitivement Carthage(la ville, maudite, est complètement rasée) en 146 av. J.-C. et s’affirme comme la nouvelle et formidable puissance méditerranéenne.

La Sicile romaine