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Encyclopaedia Universalis

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Beschreibung

Les champignons sont des organismes eucaryotes, c'est-à-dire pourvus de véritables noyaux (avec membrane nucléaire, chromosomes et nucléole) dont les divisions impliquent des séquences mitotiques régulières . Les actinomycètes, qui sont un groupe de procaryotes parmi les bactéries, n'appartiennent...

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Seitenzahl: 48

Veröffentlichungsjahr: 2016

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ISBN : 9782341003124

© Encyclopædia Universalis France, 2019. Tous droits réservés.

Photo de couverture : © D. Kucharski-K. Kucharska/Shutterstock

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Champignons

Introduction

Les champignons sont des organismes eucaryotes, c’est-à-dire pourvus de véritables noyaux (avec membrane nucléaire, chromosomes et nucléole) dont les divisions impliquent des séquences mitotiques régulières. Les actinomycètes, qui sont un groupe de procaryotes parmi les bactéries, n’appartiennent donc pas aux champignons.

Ces derniers possèdent un appareil mitochondrial comme tous les eucaryotes, mais restent dépourvus de chloroplastes : ce sont donc, comme les animaux, des organismes hétérotrophes qui dépendent, pour leur nutrition carbonée, de la présence de matières organiques préformées. Toutefois, ils possèdent, comme les végétaux, une paroi cellulaire périphérique et, dans le cytoplasme, des vacuoles turgescentes. Les myxomycètes, à structure de type plasmodial, nus et capables d’englober des proies, ne peuvent donc pas être maintenus au sein de l’ensemble des champignons.

L’appareil végétatif des champignons est un thalle, qui peut être unicellulaire (levures et « formes levures ») ou, le plus souvent, filamenteux (mycélium, dont la croissance est localisée aux apex) ; il n’existe pas de véritables tissus comme chez les plantes supérieures ou chez les animaux. Le mycélium n’est généralement pas cloisonné chez les « champignons inférieurs » (zygomycètes et gloméromycètes) : un nombre plus ou moins grand de noyaux cohabitent alors dans le cytoplasme commun. Chez les « champignons supérieurs » (ascomycètes et basidiomycètes), le mycélium est cloisonné mais, selon le degré de synchronisme entre les mitoses et la formation des cloisons, les articles peuvent être uninucléés ou plurinucléés. De plus, les cloisons qui se forment de la périphérie vers le centre, à la manière d’un diaphragme qui se ferme, peuvent laisser un pore central simple (ascomycètes et téliobasidiomycètes) ou de structure complexe (eubasidiomycètes). Les champignons n’ont donc pas l’organisation cellulaire typique que l’on observe habituellement chez les plantes ou chez les animaux. Les organisations cellulaires et les études génétiques ont conduit à distinguer un véritable règne « champignons » proche du règne animal, des espèces autrefois dites « inférieures » étant associées aux algues.

Les champignons saprophytes, qui croissent sur la matière végétale en décomposition, sont, avec les bactéries, les grands destructeurs de la matière organique morte ; ils dégradent les molécules complexes, libérant ainsi les éléments minéraux prélevés dans le sol ou dans l’atmosphère par les autres êtres vivants. Le mycélium hypogé des champignons (micromycètes et macromycètes) du sol contribue à la formation de l’humus et maintient la fertilité des terres cultivées. En revanche, cette action destructrice s’exerce également sur les biens de consommation et les produits manufacturés : les dégâts causés par les polypores destructeurs du bois dans les maisons ou par les innombrables moisissures sont loin d’être négligeables.

Si les méfaits des espèces parasites sont évidents, leur action cependant ne s’exerce pas toujours au détriment de l’économie humaine. Parmi les champignons entomophages, certains s’attaquent à des insectes malfaisants, réduisant leur population et limitant ainsi leurs dégâts : on a pu envisager l’emploi de Beauveria bassiana dans la lutte biologique contre la larve du hanneton. De même les nématodes, dont certains se nourrissent aux dépens de racines vivantes, sont détruits dans le sol par un groupe spécialisé d’hyphomycètes prédateurs.

Enfin, par la sécrétion de substances toxiques ou inhibitrices, ou par une action parasitaire directe (par exemple avec les Trichoderma), les micromycètes saprophytes du sol s’opposent efficacement à des espèces parasites, Pythium ou Fusarium. Le domaine des biopesticides exploitant ces propriétés est en développement, en remplacement de la lutte chimique.

L’emploi de champignons dans l’alimentation humaine est une pratique fort ancienne, et largement répandue parmi les populations les plus diverses. Quelques espèces de champignons comestibles sont cultivées industriellement ; pour d’autres, les recherches concernant leur culture se poursuivent.

1. Les structures végétatives

Chez les champignons filamenteux, la paroi qui enveloppe le filament est stratifiée, chaque strate étant constituée d’un réseau microfibrillaire noyé dans une matrice homogène ; les fibrilles peuvent être disposées assez régulièrement ou réparties apparemment sans orientation privilégiée. La nature chimique des constituants de la paroi varie selon les groupes, mais les données ne sont pas suffisamment exhaustives pour qu’on puisse en tirer des arguments systématiques sûrs.

Au niveau de l’apex, siège de la croissance, la paroi n’est pas encore organisée en microfibrilles et apparaît moins rigide que le long des parties plus âgées. La zone cytoplasmique sous-jacente montre souvent un « spitzenkörper » sphérique, organite constitué d’un amas de petites vésicules et d’éléments courts du réticulum endoplasmique. Des vésicules s’en détachent pour déverser leur contenu au niveau du plasmalemme apical, apportant vraisemblablement les matériaux nécessaires à l’édification de la jeune paroi en croissance. Toutefois, on ne sait pas si ces processus sont entièrement actifs ou partiellement passifs, les vésicules n’apportant, pour pallier une lyse apicale, que les éléments destinés à l’extension d’une zone pariétale continuellement peu rigide, qui cède sous l’effet de la pression exercée par un cytoplasme actif et en expansion. En effet, si la croissance est topologiquement apicale, elle fait intervenir en réalité toutes les zones sous-jacentes, comme le montrent les importants courants cytoplasmiques dirigés vers les apex.